Céline

Comment tout a commençé
samedi 24 octobre 2015
par  saintalp
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PROLOGUE

J’allais me rendre à la gendarmerie lorsque le téléphone sonna. Je décrochais, heureux d’avoir un prétexte pour différer une démarche dont je savais déjà qu’elle ne servirait à rien. Aller à la gendarmerie pour y déclarer que ma femme avait disparue depuis deux jours. On allait me dire qu’elle était majeure et qu’elle pouvait partir et disparaitre comme elle voulait, sans avoir de compte à me rendre. Et qu’est ce que ce serait s’il me fallait entrer dans les détails. Ma femme ? Pas vraiment, nous n’étions pas mariés. Quel âge ? Dix ans de moins que moi. Comment nous nous étions rencontrés ? Je rentrais un soir d’une petite fête, il devait être trois heures du matin quand je l’avais vue apparaitre dans le halo de mes phares. Elle était nue, appuyée contre un arbre, le long du fossé. J’avais pilé, bien sûr et descendu de voiture. Quand je m’étais approché, j’avais vu que son corps était recouvert de bleus et de balafres dont certaines saignaient encore. Elle tremblait de la tête aux pieds et dès qu’elle m’aperçut, elle se mit à genoux en me suppliant de ne plus lui faire de mal. J’eus beaucoup de peine à la rassurer et à l’emmener jusqu’à ma voiture où je l’enroulais dans une couverture. Comme elle refusait que je la conduise à l’hôpital, je l’emmenais chez moi où je la lavais et la pansais. Après une tisane, elle s’était endormie dans mon lit. Le lendemain, j’eus du mal à la reconnaitre, à la place de la femme épuisée et abattue, j’avais en face de moi une jeune fille pleine de santé qui refusa de se rendre à la police. Ce qui est arrivé, m’avait-elle-dit, je ne veux plus en entendre parler. Puis elle m’avait remercié et était partie. Je pensais ne jamais la revoir et pourtant, elle revint quelques jours plus tard. Nous nous étions finalement mis en ménage, elle avait arrêté ses études de droits pour venir m’aider au bar et trois années s’étaient écoulées sans que jamais elle ne me parle de ce qu’elle avait vécu avant le soir de notre rencontre. Sa famille ? Elle n’en avait plus aucune.
C’est à tout cela que je pensais en décrochant le téléphone. Au bout du fil, une voix d’homme résonna :
" — Bonjour, je m’appelle Karl et je viens vous donner des nouvelles de votre compagne ..
— Vous savez où est Céline, le coupais-je, passez la moi !
— Une seconde, voulez-vous, j’ai beaucoup de choses à vous dire..."
Et cet inconnu, ce Karl me raconta une histoire étrange mais que je sus tout de suite être vraie, car elle expliquait et révélait les motifs de tout ce que la conduite de Céline avec moi avait d’étrange. Il m’avait dit, ce sera peut être un peu long mais il faut que je commence par le début. Céline était masochiste, la lecture d’histoire d’O lui avait révélée sa vraie nature et elle avait dès son adolescence cherché " le bonheur dans la souffrance ".La mort de ses parents et son entrée à la fac lui avait permis de passer aux choses sérieuses. Elle avait trouvée un maitre sévère et exigeant qui l’avait comblée au delà de tout ce qu’elle avait pu imaginer. Un soir, pourtant, il l’avait livrée à une bande de jeunes inexpérimentés qui l’avaient fait tellement souffrir qu’elle s’était enfuie de la maison où elle était torturée. Après avoir errée pendant des heures dans les bois, elle m’avait rencontrée. Ma gentillesse l’avait tellement surprise qu’elle était tombée amoureuse de moi. Elle avait alors rompue avec son passé. Lorsque ses pulsions étaient revenues, elle les avait combattues de toutes ses forces. Peine perdue, elle ne parvenait plus au plaisir, n’osait pas m’avouer pourquoi et était tout doucement en train de devenir folle. Elle ne voulait pas me perdre mais ne voulait pas m’avouer ce qui lui manquait. Elle s’était mise sérieusement à penser à mettre fin à ses jours et puis, un matin, en revenant d’une course, elle avait croisée par hasard celui qui avait été son maitre. Au trouble qui l’avait envahie, elle avait alors compris qu’il ne servait à rien de lutter. Elle l’avait abordé et lui avait tout expliqué.
"— Elle vous aime plus que tout mais il lui faut vivre sa vraie vie. Alors, elle a décidé de vous montrer ce qu’est sa nature profonde. Ensuite, ce sera à vous de décider si vous voulez l’y accompagner ou pas. Venez demain soir à cette adresse, vous la verrez."

CHAPITRE UN

J’avais eu un peu de mal à trouver l’adresse de ce manoir qui se trouvait pourtant presqu’à la sortie de la ville. J’hésitais un instant avant de sonner, contemplant la lourde porte en bois et les hauts murs qui cernaient le parc. Dès que j’appuyais sur la sonnette, la porte s’ouvrit et un homme grand et lourd, vêtu légèrement malgré le froid me souhaita la bienvenue ;
— Je suis Karl, me dit-il, c’est moi qui vous ai téléphoné.
Je lui demandais aussitôt où était ma femme.
"Venez", me répondit-il simplement puis il me fit traverser le parc et entrer dans le manoir. Tout en marchant, il me rappela de ne pas oublier ce qu’il m’avait dit au téléphone. La gorge sèche, je ne pus qu’hocher la tête. Il ouvrit alors une porte. Je fus presque suffoqué par l’odeur lorsque je pénétrais dans la pièce. Même Karl, qui ne l’avait quitté que pour aller m’accueillir à la porte d’entrée, eut une moue de dégout. C’était un mélange à la fois âcre et fade, qui prenait à la gorge et dont l’air chaud était si imprégné qu’on avait l’impression qu’il vous empoissait la figure. Je savais que cette odeur venait de ce que, dans cette pièce et depuis des heures, une femme, ma femme, Céline, celle que j’aimais plus que tout au monde, avait été livrée à une quinzaine d’hommes et de femmes pour qu’ils lui fassent subir tout ce que leur sadique imagination avait pu imaginer.
La plupart étaient assis ou allongés, certains encore nus, d’autres déjà rhabillés, tous l’air à la fois épuisés et rassasiés. Seuls deux hommes s’occupaient encore d’elle. Ils l’avaient allongée sur le dos sur une étroite table en forme de croix qui ne la soutenait que des épaules aux hanches. Deux chaines descendues du plafond écartelaient ses jambes agitées de longs tremblements. Seuls quelques lambeaux de bas noirs l’habillaient encore. Ses bras étaient écartés en croix et fixés à la table par de gros bracelets de cuirs noirs. Je ne voyais que le milieu de son corps, sa peau si blanche marbrée de traces de coups et luisante de sueur. Celui qui la prenait cachait le bas de son corps. L’autre, poussant avec force son sexe dans sa bouche, l’obligeait à incliner si douloureusement son visage vers le bas qu’on pouvait craindre que son cou ne se rompe.
J’essayais d’avaler ma salive, mon cerveau soudain enflammé par le spectacle qui s’offrait à moi, découvrant de nouveaux détails qui s’imprimaient dans ma mémoire de telle façon que je savais que ne les oublierait jamais. Elle portait encore ses sandales noires à talons aiguilles qu’elle avait acheté juste avant de disparaitre. Celui qui se faisait sucer tenait dans ses mains ses cheveux souillés et trempés pour l’obliger à incliner encore plus sa tête. Lorsqu’il sentit qu’il allait jouir, il se retira et lâcha sa semence sur son visage blême et luisant de sueur. Comme s’il n’attendait que ça, celui qui la pénétrait se retira et vint prendre sa place, me découvrant son entrejambe marqué de coups et dégoulinant de sperme et de mouille. Ses lèvres étaient rougies et portaient encore de larges pinces bien visibles puisqu’ils avaient rasé son pubis. Voyant qu’il allait lui aussi jouir dans sa bouche, j’eus un mouvement involontaire mais déjà mon hôte me prit le bras pour me signifier qu’il ne fallait pas que je bouge. Je regardais donc cet homme jouir dans la bouche de mon épouse .Et comme épuisée, ma femme ne parvenait pas à relever sa tête pour avaler le sperme de l’homme, il passa sa main sous son cou et la lui releva. Ses cheveux noirs trempés et souillés contrastaient avec sa figure blanche où ses yeux noyés dans les cernes ne réagissaient plus. Lorsqu’elle eut déglutie, l’homme la lâcha et elle laissa de nouveau sa tête basculer en arrière.
.Aussitôt, Karl se dirigea vers ma femme et détacha d’abord ses jambes qui retombèrent sans force de chaque côté de la table puis ses bras. Il faisait tout cela lentement, avec précaution, n’enlevant que les chaines et lui laissant les lourds bracelets de cuir. Enfin, la prenant par le milieu du corps, il la fit s’asseoir avec précaution. Elle tremblait comme une feuille et serait certainement tombée s’il l’avait lâché. J’essayais de croiser son regard mais elle n’avait plus la force de tenir sa tête et ses cheveux couvraient en partie ses seins. Il se mit alors à lui parler à l’oreille et elle finit par relever son visage exsangue et me regarda vaguement. Au bout de quelques minutes, Karl finit par lui dire de se lever et elle essaya avec précaution de lui obéir. Dès qu’elle eut posée ses pieds par terre, elle eut une grimace de souffrance qui lui tordit tout le visage. Se tournant vers Karl, elle l’implora à voix si basse que je ne compris pas sa supplique. Il se contenta de rire et se tournant vers moi, s’écria :
— Cher ami, cette esclave est décidément impayable, elle me demande la permission d’ôter ses chaussures. Qu’est ce que vous en pensez ?
J’ouvris la bouche sans pouvoir articuler un mot, incapable de faire autre chose que de dévorer des yeux la loque qu’avait fait Karl de ma femme. Il ajouta en ricanant :
— Il faut que je vous dise qu’un de mes amis a trouvé amusant tout à l’heure de lui fouetter la plante des pieds, Oh ! Quelques coups seulement, rien de bien méchant, quoi, puisqu’elle était attachée les pattes en l’air, ça n’était pas très douloureux mais pour marcher, maintenant, bien sûr, ça va être un peu plus chaud.
Tout en disant cela, il l’avait bloquée fermement contre elle avec son bras droit pendant que de sa main gauche, il saisissait la pointe de son sein et commençait à le tordre. Il ne serrait pas bien fort mais ses pointes avaient dues être torturées maintes et maintes fois au cours de la nuit puisque cela suffit à la faire se tordre en arrière en poussant un cri d’une voix que je ne reconnus pas tant elle était rauque. Karl relâcha alors sa pression et me regarda en souriant
.Serrant les dents, elle se mit debout, appuyée le plus possible sur la pointe des pieds. Sans pitié, Karl lui fit mettre ses mains sur la nuque et lui dit d’aller dans le petit salon.
— Ce monsieur a demandé que tu y sois placée pendant qu’il regardera sur grand écran tes exploits de cette nuit, allez, file !
Et Céline lui obéit, non sans lui avoir lancé un dernier regard rempli de supplication. Marchant avec précaution, elle quitta la pièce, ses frêles épaules tremblant pendant qu’elle avançait en se tenant le plus possible sur la pointe des pieds. Dès qu’elle fut dans la petite pièce, deux valets la firent mettre à genoux sur une plaque garnie de pointes obliques sur laquelle ils fixèrent ses chevilles et ses cuisses au moyen de larges courroies de cuir. Pendant que je m’installais en compagnie de Karl dans un confortable canapé, les deux hommes mirent à Céline un lourd carcan de bois pourvu d’une chaine qu’ils attachèrent au plafond en la tendant de manière à ce que ma pauvre épouse soit obligée de se tenir la plus droite possible. Aussitôt après, l’écran placé en face de nous s’illumina et pendant plus d’une heure, je pus voir Céline battue, torturée, fouettée et prise par tous ses orifices. Je la vis ramper et supplier pour échapper aux supplices divers qu’on lui imposait. Je la vis avaler des giclées de sperme, des jets d’urine, les recracher en pleurant et hoquetant puis être suppliciée jusqu’à ce qu’elle s’abaisse à lécher par terre ce qu’elle avait laissé échapper. Lorsque je compris que je ne pourrais plus supporter ce spectacle encore un instant, je demandais à Karl d’arrêter la vidéo. Je me levais et quittais la pièce. J’entendis Karl se lever et me suivre. Avant de quitter la pièce, il ordonna aux valets de laisser mon épouse dans sa position jusqu’à ce qu’il revienne. Puis il me conduisit jusqu’à son bureau où il commença par me verser un verre d’alcool. Je l’avalais d’un coup, restais silencieux quelques secondes puis me lançais :
— O.K, vous aviez raison, j’ai cru apporter à ma femme le bonheur mais tout ce que j’ai réussi à faire, c’est de l’amener au bord de la folie à force de frustration. Si elle n’avait pas eu la force de retourner vous voir, dieu sait où elle serait aujourd’hui. Je l’aime et ne veux que son bonheur, dites-moi ce qu’il faut faire.
— C’est très simple, elle vous a montré la route à suivre, elle est revenue ici, alors il faut l’y laisser.
— Combien de temps, lui demandais-je ?
— Je suis incapable de vous répondre mais je pense que ce sera assez long, certainement plusieurs semaines, voire quelques mois. Cela vous pose-t-il un problème ?
— Je pourrais toujours m’arranger mais je veux pouvoir la voir quand je voudrais !
— Cela va de soi. De toute façon vous recevrez un compte-rendu régulièrement et je vous appellerais souvent.
Que pouvais-je faire d’autres que de laisser Céline vivre sa vie ? Elle avait essayé de trahir sa nature profonde par amour pour moi et elle avait failli en mourir. Je dis donc à Karl que je lui confiais ma femme pour le temps qu’il jugerait bon.
— Quand voulez vous que je vous l’amène, lui demandais-je ?
— Vous ne comprenez rien, me répondit-il, maintenant qu’elle est ici, il est hors de question qu’elle reparte.
La encore, je ne répondis rien et me contentais d’acquiescer silencieusement. J’avais pensé qu’après ce qu’elle venait de subir, elle aurait besoin de repos. Si j’avais pu croire cela, je fus vite détrompé. Je fus d’ailleurs courtoisement invité par Karl a assister à la suite des opérations. Nous retournâmes dans la pièce où se trouvait ma femme. Sur un ordre de Karl, les deux valets la délivrèrent de ses liens. Une fois détachée puis déchaussée, elle dut se rendre dans une pièce carrelée où elle fut attachée par les pieds la tête en bas et longuement arrosée par un puissant jet d’eau manié par Karl lui-même. Lorsqu’il s’arrêta enfin, Céline resta un moment attachée, oscillant doucement au bout de sa chaine en gémissant. La chaine fut enfin amenée et les valets vinrent la détacher puis la sécher. Comme elle ne parvenait plus à tenir debout, l’un d’eux la tint sous les bras pendant que l’autre la frottait avec une serviette rêche. Céline fut enfin amenée dans un dortoir où se trouvaient déjà toutes les autres filles du manoir. Là, au lieu de pouvoir se reposer dans un lit comme les autres filles, elle fut placée sur un plateau de bois, les bras et les jambes attachées en croix par des cordes de chanvre. Je vins m’incliner devant elle, lui prit la tête délicatement et l’embrassais sur la bouche. Elle me rendit son baiser et murmura : je t’aime.




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Commentaires

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lundi 26 octobre 2015 à 19h20 - par  Henic

C’est ce qui s’appelle un début en fanfare, pour ne pas dire rude ! La dureté de Karl et la douceur stupéfaite du compagnon forment un contraste tel qu’on a du mal à imaginer qu’ils puissent se côtoyer, même pour peu de temps, face à ce que subit Céline.

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