Une Rencontre étonnante -1-

Retour de mission
mercredi 26 novembre 2003
par  Jean
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Où comment un lien d’autorité s’établit entre une vierge pas farouche du tout, très coquine même, et un militaire habitué à commander.

1 - Retour de mission
2 - La découverte du plaisir
3 - Galop d’essai
4 - La fin du voyage
5 - Derrière la porte
6 - Complément d’informations
7 - Nuit d’amour
8 - Cueillir la fleur
9 - L’interrogatoire
10- La voisine
11- Un sensuel duo
12- La suite des évènements
13- Le camionneur
14- Elle aime ça !
15- Et pourtant ce n’est pas la fin

****

Quel âge avait-elle ? 20, 22 ans ? Guère plus, en tout cas pas moins. Elle était là, assise presque en face de moi. Depuis qu’elle était entrée dans le compartiment, elle ne cessait de me regarder, mais uniquement à la dérobée... Comment je le savais ? Tout simplement dans le reflet de la fenêtre où je la voyais comme dans un miroir, je la regardai en face, mais elle ne le voyait pas... tandis que moi, je pouvais la voir me fixer du regard.

J’étais seul dans le compartiment, et j’avais étendu mes jambes sur le fauteuil en face. Elle était passée dans le couloir après un arrêt dans une gare. Puis elle était revenue et, ouvrant la porte coulissante, elle m’a demandé s’il y avait de la place de libre. Simple demande de politesse, car à l’évidence, il n’y avait pas de place marquée "réservé" et les portes bagages ne contenaient que mon sac.

Je répondis évasivement un oui de circonstance et me replongeai dans la lecture d’un magazine d’info.

Elle avait mis son sac en hauteur, à peine ai-je remarqué dans le mouvement qu’elle fit, qu’elle était un peu enveloppée et ses fesses remplissaient bien un pantalon de toile bleue et un polo blanc sous lequel on devinait l’attache et les bretelles d’un soutien gorge assez ordinaire. Elle n’a pas attiré mon attention outre mesure et je n’ai pas envisagé de lier conversation.

Mais son petit manège m’avait surpris. La première fois, normal qu’elle me regarde pendant que j’ai la tête tournée, sûrement l’attitude d’une fille sérieuse ou coincée qui ne regarde pas un homme en face, ça ne doit pas se faire a-t-on du lui dire dans son éducation. Puis je me suis amusé à lever les yeux de mon hebdo et à regarder par la fenêtre. En fait je la regardais en reflet sur la vitre. Et là, j’ai bien été obligé de constater qu’elle me dévisageait de la tête aux pieds. Alors j’ai décidé de la laisser faire pour voir jusqu’où elle irait. Parfois je replongeais dans ma lecture et elle détournait la tête. Une fois mon regard accrocha le sien, mais elle baissa le nez de suite. Si je n’avais pas vu son petit manège avant, j’aurais pris ça pour de la timidité. Profitant qu’elle avait le regard fixé sur le couloir, je la dévisageai en détail.

Elle était brune aux cheveux mi- longs, un visage quelconque, ni beau ni laid, des épaules arrondies et une poitrine assez volumineuse, mais qui me paraissait flasque bien qu’elle remplit avantageusement les bonnets de son soutif.

Ne me demandez pas combien elle faisait, je n’ai jamais su à quoi correspondaient les chiffres et les lettres de ce vêtement. Sa peau était blanche, presque laiteuse, probablement une fille qui ne devait pas aller en vacance au bord de la mer, ni faire beaucoup de sport.

L’impression qui se dégageait d’elle était celle d’une fille ordinaire, naturelle et sans artifice, un peu grosse mais sans excès, comme le sont hélas les jeunes d’aujourd’hui gavés de boissons sucrées et de barres énergétiques. Son visage, à y regarder de plus près avait un petit côté mélancolique attendrissant. Ah oui, j’oubliais de préciser, elle avait des yeux clairs, ça je l’avais remarqué quand elle est entrée dans le compartiment.

Puis je repris mon observation. Elle reprit la sienne. Je décidai de faire semblant de dormir, les yeux mi- clos, je l’observai pour voir la suite des évènements.

Elle me regardait toujours, mais je voyais qu’elle se mettait à bouger sur son fauteuil. Elle étendait ses jambes à l’horizontale, puis les croisait. Et ce, plusieurs fois... Comme quelqu’un qui retient un besoin pressant. Je voyais sa poitrine se soulever et sa respiration s’accélérer. Cela dura quelques petites minutes, puis elle émit un gémissement plaintif, mais bref comme celui d’un jeune chiot. Mais c’est pas possible, elle est en train de jouir... alors là, c’est la meilleure.

Je fis celui qui avait été réveillé par son cri, je la regardai franchement et lui dis :

— Quelque chose ne va pas mademoiselle ?

— Non, non, si, si, je... bafouilla- t- elle

— Que vous arrive- t- il ?

— Je...

— Oui ? vous... ?

— Non, non, ça va bien, je m’étais assoupie... mentit- elle effrontément

— Est- ce moi qui vous fait cet effet ?

— Pardon ? vous qui... quoi... ?

— Suis la cause de votre trouble ?

Elle rougit comme une tomate et sembla paniquer, une émotion forte la fit se lever d’un coup.

— Vous... vous... excusez- moi, je... je...

— Mais ne vous excusez pas je ne veux pas vous gêner

— Vous ne me gênez pas du tout au contraire, je...

Là elle compris qu’elle venait de se dévoiler et s’assis en sanglotant.

— Je vous jure c’est la première fois que ça m’arrive, s’il vous plait ne dites rien à...

Elle s’excusait comme une petite fille prise en faute la main dans le pot de confiture.

— Mais vous n’avez pas à vous excuser mademoiselle, vous n’avez rien fait de mal et à qui voulez- vous que je raconte ça ?

— Je ne sais pas, je suis honteuse, je ne voulais pas, ça m’a pris comme ça, je...

J’ai fait celui qui ne comprenait pas ce qu’elle entendait par "ça m’a pris comme ça"

— Quoi ? qui, vous a pris comme ça ?

— De jou...

Et là elle rougit encore une fois comme une tomate bien mure, elle comprit que je l’avais piégée.

Elle contre attaqua,

— C’est de votre faute aussi, avec votre uniforme, l’armée m’a toujours intéressée, j’aurais voulu être un homme pour faire l’armée.

Ah oui, j’avais oublié de me présenter, je suis militaire de carrière et je suis dans le train qui me ramène de mission et je voyage en tenue de combat couleur camouflage du désert. Et paraît- il que l’uniforme me va bien... En plus j’ai les tempes grisonnantes, ce qui me donne un certain charme, du moins si je vous crois mesdames.

Et me voilà engagé (normal pour un militaire) dans une conversation sur les grandeurs et servitudes de la condition militaire. Je ne vous dirai pas tout ce que nous avons échangé comme banalités et lieux communs. Mais je viens directement à la petite phrase qui m’a fait "tilt" dans le cerveau...

— S’il vous plait, dites-moi comment faites-vous à l’armée pour vous vous passer de femmes pendant vos missions ?

Là, je me suis dit : "ma belle, toi tu es soit une allumeuse, soit une sacrée coquine qui phantasme sur l’uniforme". Et tout s’est éclairé en moi, son retour sur le compartiment, alors que le train n’est pas rempli et qu’il y a de nombreuses places vides ailleurs. Sa manière insistante de me regarder, non pas moi en tant qu’homme, mais en tant que militaire en uniforme, synonyme d’autorité, sa jouissance et surtout le fait qu’elle s’excusait d’avoir joui. La manière de la prononcer aussi avec une petite voix moitié suppliante, moitié quémandeuse... Et cette certitude me donna une décharge d’adrénaline.

— C’est simple, à l’armée il y a ceux qui commandent et ceux qui obéissent. Tout est dans l’art de la maîtrise de son corps. C’est la tête commande et le corps qui obéit.

— Ah... et vous y arrivez bien vous ?

Deuxième décharge d’adrénaline... en moins d’une minute ça m’a fait un drôle d’effet.

— Bien sur, sans problème, mais vous entrez là sur un terrain privé... qui risque de vous entraîner loin...

Sa respiration s’amplifia, elle avala sa salive et dans un souffle elle me dit :

— Et alors ça vous pose un problème ?

— Moi non, mais vous êtes plus jeune que moi et je ne sais pas quelle est votre expérience en la matière.

— Heu... je...

— Oui, vous me semblez ne pas avoir froid aux yeux, mais quelle est la part d’allumeuse en vous ? Qui me dit que vous n’êtes pas en train de vous amuser avec moi ? Les jeunes filles modernes s’émancipent vite de nos jours. Une aventure avec vous ne serait pas pour me déplaire, Voulez-vous continuer ? A vous de décider, mais si vous acceptez, ce sera difficile de faire marche arrière... après.

Elle sembla mesurer toute la complexité de la situation et surtout prendre conscience que si nous continuions cette conversation, cela risquait de nous entraîner assez loin.

— Je... je...

— Alors c’est oui ou c’est non ? Réfléchissez, mais pas trop longtemps, je n’ai pas de temps à perdre avec vous si vous n’êtes pas intéressée.

Mon ton incisif la déstabilisa. Elle garda le silence, je la dévisageai sans scrupule, comme un homme regarde une femme qu’il va posséder, comme un maître son esclave. De la tête au pied en m’attardant sans équivoque sur son visage, ses seins, ses cuisses. Sa respiration était haletante.

— Alors c’est oui ou non ?

— Oui... dit-elle dans une toute petite voix, oui, mais...

— Alors là, pas question, c’est oui ou non, pas de mais, les conditions sont claires, vous êtes adulte et d’après ce que j’ai vu de vous, vous n’êtes pas une oie blanche, ni une vierge effarouchée. Vous n’êtes pas obligée de dire oui. Vous pouvez dire non... ou rien dire du tout, vous prenez votre valise et sortez du compartiment... ça vous fera un joli souvenir pour remplir vos rêves nocturnes.

Elle me regarda, des larmes embuèrent ses yeux clairs. "Tu es allé trop loin" me dis-je en moi-même. Je la fixai du regard, elle baissa les yeux et dit en prenant une inspiration comme si elle plongeait en eaux profondes :

— Oui

— Oui quoi ?

— Oui... je veux bien continuer cette conversation.

— Et les suites ?

— Les suites ?

— Oui les suites, vous les acceptez ?

— Oui je les accepte.

— Cela pourra aller jusqu’aux relations sexuelles ?

— Et alors, j’aime le sexe et je ne pense pas que vous me violerez.

— Très bien, on verra.

Elle essuya ses yeux et se moucha.

— Et comment allez- vous faire maintenant ?

— Faire ? pourquoi ?

— Pour continuer avec moi ?

Merde, ça c’est une bonne question, j’étais parti dans mon phantasme et voilà que c’est ce même phantasme qui me ramène à la réalité... oui, comment je vais faire maintenant, parce qu’en plus je me sens responsable de la situation et j’ai la gorge qui s’assèche à vitesse grand V.

Vite, vite réfléchissons, gagnons du temps.

— Nous verrons bien, après tout l’amour est aveugle, alors nous avancerons à tâtons, dis-je en souriant et en faisant le geste d’avancer mes mains vers elle.

Voilà une phrase qui me plait, elle est venue comme ça, inspirée par je ne sais quelle partie de mon cerveau.

— Oui ... à tâtons, me rétorqua-t-elle en souriant également et en faisant le même geste des mains.

Et là... troisième montée d’adrénaline... pour ceux qui connaissent l’effet que ça fait, je peux vous dire que trois poussées en moins de cinq minutes, ça vous fatigue un homme normalement constitué. J’éprouve en même temps une joie profonde, une satisfaction comme jamais je ne l’ai éprouvée, comme si j’avais gagné au loto une somme énorme... et là, je crois bien que je venais de gagner au loto et un drôle de lot en plus...

— Doucement petite, doucement, n’allons pas trop vite, vous ne me connaissez pas, je ne connais pas vos limites, ni vos désirs profonds.

— Vous avez raison, vous êtes sage, je vous fais entièrement confiance.

Elle avait dit ça comme une grande. Brusquement une angoisse me saisit... . Dans quel piège me suis-je fourré ? C’est pour une caméra cachée ? Une farce ? Qui ? Quoi ?

Du coup c’est moi qui ai besoin de respirer. Pour faire diversion, je me lève, elle se lève aussitôt et nous nous retrouvons face à face. Elle a les bras le long du corps, sa poitrine se soulève par saccades, je la sens tendue...

Une subite pulsion me fait dire :

— Tu veux vivre une expérience sexuelle inédite, forte ?

Je viens de la tutoyer pour la première fois.

— Oui, me dit-elle dans un souffle.

— Alors mets-toi à genoux.

Et la voilà qui s’exécute. Elle tombe à genoux devant moi levant la tête, immobile, semblant attendre la suite.

Je lui prend la tête à deux mains et lui plaque le visage sur mon pantalon à hauteur de mon ventre. Je lui frotte la bouche sur le tissu. Elle ouvre la bouche, ses dents entrent en contact avec la bosse de mon sexe. Elle est abandonnée, molle, c’est moi qui me sert d’elle. Cela n’a rien d’érotique et ça fait retomber la pression qui étreignait mes reins.

— Relève-toi. Quelqu’un pourrait passer, dis-je pour faire diversion... Assoie-toi et faisons mieux connaissance. Après tout je ne sais pas qui tu es. Je ne sais même pas ton prénom.

Elle se lève, fouille dans son sac à main et me tend son permis de conduire.

— Je m’appelle Dominique SZ... . J’ai 25 ans et je suis agent comptable à France Télécom. J’habite 342 rue de Lattre de Tassigny à N... .

Je la croyais jeune fille, brusquement elle m’apparaît jeune femme... ça me rassure un peu quelque part...

— Que font tes parents ?

— Mon père est chauffeur routier et ma mère est mère au foyer, j’ai deux frères plus âgés que moi et deux sœurs, plus jeunes...

— Quel âge ?

— Mes frères 30 et 28 ans, mes sœurs 24 et 16 ans.

— Quelles sont tes relations avec ta famille ?

— J’en ai très peu, ils habitent loin et je ne les vois qu’une ou deux fois par an, en été aux vacances et à Noël. Mais je m’entends bien avec eux... plus avec mon père...

— Tes frères ?

— Ils sont mariés, l’aîné est militaire aussi, l’autre est ouvrier dans une usine.

— Tes sœurs ?

— La grande on est fâchées, elle, pas moi, mais la plus jeune... je l’aime beaucoup, on s’écrit et on se téléphone souvent. Elle est en terminale, elle veut être médecin.

En disant ça, je sens que sa voix s’anime... ses intonations se font plus vives...

— Oui, à seize ans, elle est en avance, elle doit être intelligente, tu l’aimes beaucoup... comment ?

Elle rougit... Je n’insiste pas, mais je me réserve le droit d’approfondir le sujet.

— Parle-moi de toi, de tes envies, de ta sexualité, quand as-tu perdu ton pucelage ? Qu’aimes-tu faire en amour ?

— Que voulez-vous que je vous dise ? Je ne sais pas quoi vous dire... ni comment commencer...

— Dis-moi alors, tout à l’heure tu as joui, n’est- ce pas ?

— Oui, mais je ne le voulais pas.

— Allons allons, me raconte pas de salade, on ne jouit pas sans le vouloir. Comment as-tu appris à jouir sans te toucher ?

Elle rougit, baissa la tête et resta muette.

— Je savais que tu me regardais, je te voyais dans la vitre du compartiment. Comme je faisais le geste de montrer son reflet dans la vitre, elle regarda mon doigt et le temps qu’elle s’accommode à la vision, son regard accrocha le mien.

— Ho, je... je... Elle était troublée d’avoir été dévoilée.

— Hé oui ma petite, tu ne peux pas me mentir, je t’ai vue. Alors dis moi, comment as-tu appris à jouir sans te toucher ?

— Je ne l’ai jamais dit à personne... ça me gêne beaucoup...

Toi ma belle, pensai-je, tu es en train de me tester en résistant, tu étais beaucoup plus souple tout à l’heure...

— Il faut savoir ce que tu veux. Si tu ne me racontes pas on ne pourra pas aller bien loin tous les deux...

— Et vous ? vous me raconterez aussi ? dit- elle avec un petit air de défit dans le regard.

— OK, promis...

— Quand j’étais jeune, en montant à la corde... comme je n’arrivai pas bien à monter, j’avais peur de tomber, alors je serrais la corde entre mes cuisses et j’essayai de me hisser avec la force de mes bras, J’ai ressenti une chaleur dans le ventre, comme lorsque je faisais pipi après m’être retenue longtemps, mais en bien meilleur, le frottement de la corde entre mes cuisses était bien localisé, je sentais que c’était un endroit précis. Je me mis à trembler. Le prof de gym m’a demandé de redescendre, il croyait que j’avais peur. Mais je garde un souvenir inoubliable de ce moment.

— Quel âge avais- tu ?

— Je venais de rentrer en sixième, j’avais eu douze ans en début d’année scolaire, je me rappelle plus quel mois c’était, en tout cas moins de treize ans.




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