MII épisode 16 et épisode 17

samedi 6 juin 2009
par  lahoule
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EPISODE 16

Driiing, driiiing, driing !

— Allô !

— C’est moi ! Je te téléphone entre deux séances, je rentre demain !

— Je me réjouis ! Tu sais, j’ai fait quelques changements à la maison. J’espère que tu vas aimer !

— Je te fais confiance, tu as les meilleurs goûts !
— Alors. À demain, je t’embrasse tout partout !

MII raccroche et reste silencieuse au bord du lit perdue dans ses pensées.

— Dans quelle situation je suis. Mon amant qui va rentrer et cette folie que je suis en train de vivre avec mon maître et je ne peux me passer ni de l’un et ni de l’autre !
Driiing, driiing !

— Oui allô !

— Tu es debout ?

— Oui Maître ?

— Nue et écartée ?

— Oui, maître !

En effet, au moment où MII a perçu la voix de son maître, immédiatement elle s’est mise dans la position pour lui parler, assise, bien droite, les jambes ouvertes, la poitrine pointant en avant.

— Comment te sens-tu depuis hier soir ?

— Maître, vous me faites vivre des choses que jamais je n’aurais crû imaginables. Rien que d’y penser, je sens le trouble me gagner, j’ai envie d’être la plus soumise des soumises et vous faire plaisir au-delà de moi-même !

— C’est bien !

— Maître ! Puis-je poser une question ?

— Oui !

— Maître, que dois-je faire, mon amant revient demain ?

— Et alors ?

— Mais je suis votre soumise et je ne peux pas vivre deux choses comme cela ! Je me trahis moi-même !

— Et bien tu l’informeras que tu ne t’appartiens plus et que tu le quittes !

— Mais je ne veux pas le quitter !

— Alors informe-le de ta situation de soumise et vous verrez bien ce qu’il en adviendra !

— Je ne pourrai jamais !

— Tu dois choisir ! Si tu attends que je choisisse pour toi, tu te trompes. Maintenant tu connais le registre dans lequel j’interviens dans ta vie et ce n’est que dans celui-là ! Le reste t’appartient !

— Mais … !

— Pas de mais, c’est comme ça !

— Maître, vous allez venir ce soir ?

— Question inutile, tu ferais mieux de réfléchir à la conduite que tu vas devoir tenir !

— Bien, maître.

Il raccroche, sans en entendre plus. MII est désespérée.

— Que faire ? Je vais tout lui avouer et advienne que pourra !

La fin de la journée de MII se passe dans le trouble le plus total, Hésitant dans tous ses faits et gestes, paniquant à l’heure d’affronter son dilemme, constamment troublée sexuellement au plus haut point. Ce sont ses seins qui sont le plus sensibles. Gonflés comme des outres, les tétons turgescents des suites des traitements incroyablement excitants qu’ils ont subis. Jamais MII n’aurait pensé pouvoir jouir uniquement au contact d’aiguilles sur ses seins. Et après qu’on les lui ait tirées, le simple effleurement faisait monter le plaisir. C’est à peine si elle supporte la plus petite caresse, le plus petit frottement de tissu. En même temps ce trouble, permanent maintenant, achève de la mettre dans un état de double contrainte. Comment résister à la folie de ces traitements et comment revenir à son état quotidien ? Avouer serait peut-être tout perdre. Garder le silence c’est une contradiction invivable. Plongée dans ces sentiments inconfortables et pourtant troublants, MII essaie de manger un peu, de regarder la télé, tout en sentant son corps quémandant, exigeant son plaisir. Elle résiste à s’asseoir dans le siège du lit, à écarter les jambes et s’octroyer cette délivrance nécessaire. Deux ou trois fois déjà, nue, elle s’est agenouillée sur le siège, les jambes écartées, les reins creusés, attendant une hypothétique caresse ou cinglée, mouillant toujours davantage, mais résistant à la tentation, puis renonçant, retournant à la télé, pour revenir ensuite et s’asseoir en ouvrant complètement les jambes, cette fois pour voir son intimité vermeille en plein miroir. En effet, elle s’aperçoit seulement maintenant que son miroir a été déplacé et qu’elle lui fait face quand elle est assise si impudiquement.

—  Quelle folie !

Elle aperçoit le précieux liquide qui s’échappe de sa source et glisse vers son œillet qui a changé d’aspect, maintenant qu’il prend l’habitude d’être ouvert, offert comme son sexe. Elle ne peut s’empêcher de glisser son doigt sur toute cette surface humide et les ondes de plaisir reprennent de plus belles. Au moment où elle s’y attend le moins, elle est prise d’un orgasme qu’elle ne peut retenir et se met à crier en se fermant la bouche de l’autre main. L’onde de plaisir est profonde, pénétrante comme un sexe et elle se tortille sur son siège en de longs gestes ondulants. Ouvrant les jambes comme pour respirer par son sexe, les fermant brusquement pour emprisonner sa main. Cela ne fait qu’augmenter les ondes dévastatrices. Jamais au grand jamais elle n’avait été capable de pousser son plaisir solitaire à de telles hauteurs.

Epuisée, elle s’endort, une main refermée sur ses plaisirs, l’autre derrière la tête, comme si elle était attachée.

Elle ne peut se rendre compte que quelqu’un entre dans la chambre, sur la pointe des pieds, et, pendant un long moment la contemple dans son abandon. Elle pose alors le sac qu’elle transporte, l’ouvre et en tire alors un bandeau de soie noire que délicatement elle referme sur les yeux de MII qui ne se réveille pas.

Lentement, elle emprisonne ses chevilles sur les étriers du siège, puis fait de même avec les bras qu’elle attache loin derrière la tête. MII se met à gémir et à bouger, mais on ne peut pas savoir si c’est l’éveil ou si elle est en train de rêver.

Une fois sanglée, ouverte, la personne abaisse une manette du siège et le fait basculer en arrière. MII se retrouve couchée sur le dos, les jambes grandes ouvertes, exhibant son sexe détrempé. Elle n’a pas le temps de reprendre ses esprits qu’elle se sent pénétrée par un sexe qu’elle connaît et qui la remplit si bien. Immédiatement, une puissante décharge d’adrénaline la traverse de part en part. Sa peau se réveille, ses nerfs s‘échauffent, ses muscles se tendent avant d’exploser. MII jouit interminablement.

— Encore, oh, encore, s’il vous plaît maître, encore, j’aime, j’aime, j’aiiiiime !

Le pal va et vient dans sa grotte, semble hésiter et brusquement se projette au tréfonds de l’antre. MII encourage la pénétration par des mouvements du bassin, des contractions de son périnée, de son sexe pour tenter d’enserrer plus fortement encore le sexe qui l’ente. Cela ne fait qu’augmenter son plaisir et les jouissances s’ajoutent les unes aux autres. Elle sue par tous les pores et ne cesse d’en réclamer plus.

Sans un mot, le maître abandonne le sexe, s’agenouille et amène ses lèvres contre celles de son esclave de plaisir. Il commence alors à glisser sa langue sur les bords qui sont devenus si lisses maintenant qu’ils sont totalement dépourvus de la moindre pilosité. La langue se promène sur les arêtes glissantes de cyprine, s’arrête sur le clitoris pour en faire le contour comme si elle voulait en prendre la mesure, en faire le tour. Il le mordille
MII a le clitoris gorgé de plaisir, excité comme un sexe mâle et les moindres contacts des papilles de la langue provoquent des ondes de plaisir. En même temps, un doigt de faufile dans son œillet. Son premier mouvement est de se refermer naturellement, mais la légère pression qu’il subit suffit à la détendre et elle s’offre à cette enivrante pénétration. Le doigt diabolique ne se contente cependant pas d’une simple pénétration. Non, les doigts agissent par des rotations en direction de son sexe, comme si par son œillet le maître voulait gagner les parties les plus sensibles du sexe. Ce manège la met sur des charbons ardents. Les soupirs, les respirations saccadées, les cris de plaisir se succèdent à un rythme infernal. MII crie qu’elle en veut encore, qu’elle ne veut pas que cela s’arrête..

— Plus fort, ouiiiii, comme cela, ouiiii encore, Non, pas làààà, ouiiii, iciiii ! Oh, merci maître, merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Apaisée, mais fourbue, MII s’endort dans ses liens…

A son réveil, elle est dans son lit, le plateau du déjeuner à côté d’elle. Elle se rend compte que cela ne peut-être que son amant.

En effet, celui-ci entre dans la chambre, nu comme au premier jour et saute dans le lit en l’embrassant. Elle n’a pas le temps de répondre au baiser que déjà il la retourne et s’allonge sur elle, lui écarte les jambes et plonge son sexe dans la grotte brûlante. Immédiatement, elle part dans des jouissances multiples comme les rafales d’un ouragan.

— Plus fort, ouiiiii, comme cela, ouiiii encore, Non, pas làààà, ouiiii, iciiii ! Oh, merci, merciiii !

Il y a comme un parfum de déjà ressenti dans ses cris. Elle s’en rend compte, mais ne peut les éviter. Elle n’en a pas envie, au contraire. Les ondes de plaisir la ravagent de la tête aux pieds dans des flux et reflux incessants. Ce sexe qui la taraude lui est tellement familier ! Elle ressent les ondes de plaisir comme lorsque c’est son maître. Il y a longtemps qu’elle n’a pas fait l’amour ainsi complètement libre de ses mouvements, même si son amant la tient aux jambes, quand il est sur son dos et par la taille lorsqu’ils sont de côté. Elle adore que son amant la tienne étroitement à la taille. Ainsi se réveille la délicieuse contrainte du corset, les liens auxquels maintenant elle a de la peine à se passer.
Après l’amour, MII a faim et elle se jette sur le plateau de déjeuner. Les cafés se suivent, les tartines beurrées sont rapidement ingurgitées…

— Je dois te parler…

— Pas maintenant, je viens d’arriver et j’ai des tas de choses à faire !

— C’est vraiment important …

— Cela ne peut pas attendre un petit peu ?

— Non, je ne crois pas !

— Alors parlons !

— Ecoute, je ne sais pas si j’ai rêvé ou pas, mais il m’est arrivé des choses que je n’arrive pas à croire et que je dois partager avec toi !

— Vas-y, je t’écoute !

Alors MII prend son courage à deux mains et commence d’abord très timidement à narrer les péripéties qui lui sont arrivées. Plus elle raconte, plus elle se trouble de sa narration. Elle sent ses pointes de seins grandir, durcir, son sexe mouiller abondamment. Son amant s’en rend compte, mais ne l’interrompt pas. Il pose simplement une main sur un sein et caresse la cuisse de l’autre. MII a fermé les yeux et l’histoire se poursuit pendant longtemps. A un certain moment, son amant la chevauche et la pénètre pendant qu’elle raconte. MII perd alors pied et littéralement coule d’une jouissance incroyable. Elle ne cesse de jouir de réclamer qu’il continue à la baiser, fortement, sauvagement en la maintenant très fortement parce c’est comme si elle voulait se dégager. Les jouissances à nouveau ne cessent de monter et remonter. Dans son esprit, son amant et son maître la prennent en même temps, la maintiennent tous les deux pour son plaisir.

— Aaaaaahhhh ! Encorrrrrrrr ! Je suis totalement à toiiiiii !

Elle s’évanouit à nouveau. Ces pertes deviennent de plus en plus fréquentes et au moment de sombrer dans son plaisir elle en goûte tout le nectar.

A son réveil, MII est dans le noir le plus total. Nuit ou bandeau sur les yeux ?

— Alors on s’est fait baiser toute la journée par son amant ? Lui as-tu parlé de ta soumission ?

— Je lui ai tout raconté, Maître, mais comme si j’avais rêvé, fantasmé !

— Si bien qu’il ne peut pas connaître la vérité de ton esclavage ?

— Non, maître, mais il a senti mon excitation et n’a pas arrêté de me faire l’amour et je n’ai pas cessé de jouir et de penser à ma situation. Plus j’y pensais et plus je jouissais fort. Maître, j’ai honte de moi !

— De ton plaisir ?

— Non, maître, de celui-ci, j’en suis fière ! C’est mon double jeu qui me fait honte ! Je ne supporte pas cette trahison !

— Tu as le choix de le quitter !

— Non, maître, je suis votre soumise sexuellement comme je lui suis soumise amoureusement !

— Bravo, pour une amoureuse, tu as une belle conscience de la fidélité !

— Je sais Maître et j’en suis mortifiée ! La seule parade que je me trouve est de ne pas avoir choisi mon état de soumise. Je ne pouvais pas savoir qu’après que vous m’ayez violée, attachée, fessée et fouettée se révélerait en moi une part inconnue dont je ne peux plus me passer, qui me fait peur et me lie indéfectiblement à vous.

— Oui, certes, mais tu n’hésites pas à me tromper !

— Je suis à vous et si je vous trahis, j’en connais le prix, punissez-moi, comme vous en avez le droit.

— C’est exactement ce que je vais faire ! Debout, jambes écartées, bras ouverts au baldaquin…

Et les coups de fouets claquent les uns après les autres, comme un métronome, avec une précision diabolique. MII rapidement est écarlate et humide, les ondes de plaisir ne tardent pas à monter le long de ses jambes pour gagner son sexe, les pointes de ses seins. Sa peau devient brûlante et la douleur s’estompe pour laisser place à un plaisir d’autant plus violent qu’il a été retardé !

Je suis à vouuuuuus ! Je jouiiiiis de votre fouet ! J’ai besoin de vouuuus ! Aaaaahhhhhh !

— Dorénavant, chaque fois que tu seras seule à la maison, tu auras le devoir de me prévenir sur mon portable, afin que je vienne te punir des moments que nous n’avons pas passé ensemble et de ceux que tu as passés avec ton amant !

— Mais s’il revient à l’improviste ?

— Alors il verra bien que tu ne fantasmais pas et que tu m’appartiens totalement et que je peux tout exiger de toi !

— Bien, maître !

Comme il est venu, il disparaît. Tel le voleur de sa liberté, le violeur de son intimité.

— Je suis à lui et ne peux plus faire autrement. Je suis à mon amant comme à mon maître. Dans les deux cas, je suis soumise ! se dit MII en soupirant et en sentant son sexe se contracter de plaisir et d’humidité !

EPISODE 17

La vie de MII prend un contour de plus en plus compliqué ! Il y a celle de la réalité de son amant, faisant l’amour constamment comme ils en ont l’habitude pendant les vacances qui rythme les journées de folies épuisantes. Et il y a l’autre, celle de la crainte ou de l’espoir qu’à un moment ou à un autre, son maître ne surgisse à l’improviste et que tout soit découvert. Elle a de plus en plus de peine à taire son secret. Et, paradoxe des paradoxes, il y a le manque.

Depuis que son amant est revenu, elle n’a pas reçu de visite de son maître, même lorsqu’une soirée ou deux elle a été seule à la maison. Elle ressent au fond d’elle, un besoin impérieux de ses contraintes, de ses exigences, de ses ordres. Elle en a eu peur d’abord, a dû les accepter par la suite et maintenant les attend. Elle n’a plus été attachée, plus fouettée depuis huit jours. Elle ne peut s’empêcher de les compter !
Bien sûr, elle a joui souvent intensément, ressenti de manière permanente le trouble en elle, l’humidité dans son sexe. Cependant, le manque reste ce manque. Il ne s’apaise pas bien au contraire. Comment se fait-il que son amant ait si peu réagi aux changements dans la chambre à coucher, à sa façon de se laisser aller dans le plaisir ?
Certes, il a bien relevé l’aspect majestueux du nouveau lit. Mais il n’a pas commenté les détails, les nombreux anneaux aux montants et autour du sommier. Il semble ne pas avoir remarqué le siège devant le lit ?

Pour sa part, elle n’a pas osé se confier.

Il s’est plutôt émerveillé des nouveaux sous-vêtements, de la disparition des collants.

Il n’a pas encore vu le fond de l’armoire qui cache les corsets. Plusieurs fois, MII l’a ouverte, les a contemplés avec envie, s’en est troublée, mais n’a pas osé … en parler.

— Amour, je vais repartir pendant trois jours demain pour aller faire une course de montagne, je te téléphonerai !

— Je n’ai pas envie de me retrouver seule encore une fois pendant ces vacances !

— Ce ne sera pas long et tu en profiteras pour cultiver tes fantasmes et avoir une folle envie de moi !

— …..

Son amant à peine loin, MII se précipite dans l’armoire, déplace les habits qui cachent les corsets, en extrait un et va devant la glace. Elle le dispose devant elle et se reprend à rêver. Elle s’aperçoit que ses corsets sont terribles. Ils font rêver, la poussent à vouloir les revêtir et hélas, sait bien qu’elle ne peut les serrer suffisamment elle-même. Il n’y a que les chaussures qu’elle met volontiers. Elle adore se regarder dans le miroir haut perchée s’apercevant que ce qu’elle pensait impossible au début, devient de plus en plus aisé. Elle a trouvé la manière de tenir son corps pour être presque à l’aise, les reins creusés, les jambes droites, les chevilles cambrées. Plus elle s’exerce et plus elle sent l’équilibre devenir stable. En plus, se savoir ainsi chaussée la trouble. Toute à ses pensées, elle n’entend pas la clé qui tourne dans la serrure, la silhouette qui glisse le long du couloir pénètre dans la chambre.

MII n’a pas le temps de se retourner que déjà elle est dans la nuit. En deux temps trois mouvements, elle est plaquée sur le lit et reçoit une magistrale fessée juste après qu’on lui ait relevé la jupe.

— Je vois que tu as bien revêtu les sous-vêtements qui te seyent le mieux. Tes bas sont bien accrochés, mais je vois ici un pli et la couture n’est pas tout à fait droite. Les mains rougissent ses fesses et MII ne tarde pas à crier dans le coussin. Une main s’empare de ses lèvres…

— Quel trouble, serait-ce que j’étais attendu ?

— Oh, oui, maître, depuis plusieurs jours ?

— Serait-ce que ton amant ne sait pas te satisfaire ?

— ….

Une violente claque la fait crier encore plus fort.

— Alors tu ne réponds pas ?

— Si maître, mon amant me satisfait, mais je ne puis me passer de ce que je partage avec vous !

— Tu es donc ma soumise en tout temps et au gré de mon plaisir uniquement ?

— Oui, Maître ! Maître, je vous en supplie, faites de moi ce que vous voudrez, mais de grâce, prenez-moi !

Aucune réponse ne vient à ses oreilles. Par contre, elle est solidement prise par la taille et brusquement pénétrée dans son œillet.

Sa réaction ne se fait pas attendre. MII geint de plus belle et dans une déferlante de plaisirs incroyables !

— Enfin, oui, maître, j’aiiiime, je couuuule, je mouiiiille. Ahhhhh ! je jouiiiiiiis, oh ouiiiii, encore !

— Alors, ton amant est-il au courant ?

— …

Une main preste lui colore la fesse de rose !

— Ahhh !

— As-tu parlé à ton amant autrement que comme d’un fantasme ?

— Non !

— Une nouvelle volée lui colore l’autre fesse. Puis une nouvelle, et encore une, puis une autre et les fesses de MII se colorent de rouge, s’échauffent et soudainement, le plaisir la submerge. Un profond trouble monte dans son corps. Son sexe regorge du plaisir de la soumission. Quelle magie opère donc qui dès qu’elle est fessée fait monter ce plaisir sulfureux ?. Passé un certain stade la douleur se mue en trouble ? Une interrogation de plus sur les réactions que MII sent naître dans son corps.

— Pourquoi ne lui as-tu pas parlé ?

— J’ai essayé, mais il pense toujours que ce sont mes fantasmes et comme il aime que je les lui raconte, il ne peut croire à ma réalité.

— Il me faudra donc le lui prouver !

— Comment, maître ?

— En te marquant ou te faisant porter des bijoux intimes !

— Non, maître, je ne veux pas être marquée sur le corps !

— Comment, non, c’est moi qui décide !

— Non, maître, non, ça, jamais je ne l’accepterai. C’est contre moi-même ! Je peux accepter tout de vous sauf d’être marquée sur le corps.

— Bon, alors on en restera aux bijoux intimes !

— Je te les ferai porter dès que tu reviendras du château !

— Du château ?

— Oui, tu pars la semaine prochaine pour trois semaines en Ecosse !

— Mais… et mon amant ?

A toi de lui expliquer que tu pars quelques jours en voyage. Il te laisse bien quelques jours, lui !

— Oui, pour deux ou trois jours, mais pas pour trois semaines !

— Peu importe, trouve une excuse !

— Quand est-ce que je dois partir ?

— On viendra te chercher dimanche soir !

— Déjà ? Mon amant sera à peine revenu de la montagne !

— Et alors ? Il te fera l’amour et le lendemain tu partiras, cela va très bien !

— Bien, maître !

— Est-ce que je devrai prendre des affaires ?

— Non, rien d’autre que ta tenue habituelle de soumise !

Il disparaît comme il est venu. MII attend encore un peu dans sa nuit des fois que son maître reviendrait la prendre dans son puits d’amour qui reste insatisfait et gorgé de cyprine. Elle sent son œillet battre la chamade de la pénétration qu’il vient de subir. MII est éberluée par la facilité avec laquelle son maître l’a pénétrée. C’est le signe qu’elle est beaucoup plus ouverte et que les pénétrations successives, les faux sexes ont eu l’effet escompté. Elle ne ressent plus de douleur. Souvent quand elle se trouble, ce sont les deux endroits qui sont concernés et elle en est fière.

Peu à peu elle émerge, quitte son lit et va à la salle de bain faire quelques ablutions. Devant le miroir, elle se contemple et semble voir des transformations de son physique. Elle se sent plus ouverte, plus arrondie, les seins pointant en avant, d’autant plus, maintenant, où ses bouts sont encore durs du trouble vécu. Sa peau est encore plus douce et veloutée qu’auparavant. Même sur ses fesses qui ont subi forces fessées ou fouets depuis quelques temps, il n’y a aucune trace définitive, seulement une légère roussissures du dernier traitement. La peau garde un lissé qu’elle n’a jamais eu. Quelles transformations ! Elle examine ses lèvres intimes qui sont tellement souvent mouillées. Elle les glisse entre son index et son majeur et remarque que l’absence totale de pilosité renforce les sensations, lui permet un contact différent de cette peau. Elle en devient tellement douce, ses reliefs en sont tellement plus proches et le trouble si facile à naître !
Les rêveries la gagnent un peu plus et le trouble sexuel renaît à cette évocation. Cependant, elle a décidé de ne pas se laisser aller, son maître à peine parti. Elle aurait l’impression de ne « plus penser qu’à ça » comme on dit. Dans son for intérieur, elle le sait bien, mais elle n’a pas envie de se le dire à haute voix.

Elle plonge alors dans la baignoire, si douce et chaude aussi, gage encore de renaissances d’émotions…

MII, avec l’application qui lui est coutumière rédige à son amant une lettre lui expliquant avec tous les détails que ce qu’elle lui raconte depuis plusieurs fois déjà est bien loin de simples fantasmes. Je suis devenue la soumise de M, c’est tout ce que je connais de lui, je ne l’ai jamais vu, je ne connais que sa voix, ses mains. Je lui obéis lorsque je t’écris. Cette lettre et mon absence de la maison à ton retour témoigneront de la réalité de ce que je vis.
M m’envoie pour trois semaines en Ecosse, dans un lieu que je ne connais pas pour vivre ma soumission au-delà de moi-même. Je ne peux présager de ce qu’il se passera entre nous à mon retour. Où serai-je moi-même ? Où seras-tu toi-même ? Auras-tu décidé de me quitter, malgré notre amour, comme tu en as le droit ou me pardonner et m’accepter si tu le veux. Mais une chose est certaine, ce que je suis aujourd’hui n’est plus ce que j’étais hier et sera évidemment bien loin de ce que je serai demain. Mon amour reste entier, malgré cela ! MII.

MII établit une copie de la lettre à l’intention de son maître, passe encore quelques gouttes de parfum sur le creux de ses reins, ses aisselles, sous les seins. Elle en met aussi et pour la première fois sur ses chevilles et à l’intérieur de ses cuisses. Ensuite, elle repasse une dernière touche de rouge sur les lèvres, un nouveau qu’elle vient d’acheter, qui a un rouge très profond, chaud, presque bordeaux et qui est aussi très gras. Il lui fait des lèvres vermeilles. Elle s’est rendue compte que c’est un rouge très tenace. A peine a-t-elle terminé qu’elle entend la sonnerie de la porte. Aussi rapidement qu’elle le peut sur ses talons vertigineux, elle prend sa fameuse cape, la passe sur ses épaules et s’examine une dernière fois dans le miroir. Elle l’agrafe au maximum pour que quiconque la croise, ne puisse apercevoir son impudeur. Dans la même seconde, elle réalise qu’elle part elle ne sait où, aussi nue qu’au premier jour, et, sans le moindre bagage. Son amant ne pourrait pas croire à un départ aussi peu anticipé de sa part.

Elle ouvre alors la porte et se trouve nez à nez avec un homme en costume gris sombre, qui, sans une parole lui transmet un feuillet.

MII, tu es attendue à Loch Garlic et la personne portant ce message est chargé de t’y conduire. M

L’homme tourne le dos et descend l’escalier. MII ferme rapidement la porte à clé et le suit. Celui-ci s’arrête alors et tend la main, sans un mot. MII comme si cela allait de soi lui tend les clés de son appartement. Elle se rend compte qu’elle vient de céder la clé d’un retour possible. A cette pensée, son cœur manque un battement et dans la même seconde, elle sent une émotion gagner son sexe.

— Ce n’est pas possible, je ne peux pas m’exciter d’une telle pensée !

Arrivés sur le trottoir, l’homme lui ouvre la porte. Elle se glisse dans l‘habitacle comme dans un refuge.

—  Là, au moins personne ne me verra aussi impudiquement vêtue !

En quelques minutes, la limousine a traversé la ville et s’arrête à l’aéroport.

— Non, pas là, comment vais-je passer les contrôles ?

Toujours en silence, elle suit le chauffeur. En traversant le hall d’entrée, le rouge lui monte au visage.

— Impossible que quiconque ne remarque pas ma tenue ! Je suis quasiment nue !

Subrepticement, elle lance des regards à gauche et à droite et finalement n’a pas l’impression qu’on la suit du regard. Le tandem arrive alors vers un bureau d’enregistrement. Le chauffeur tend une carte et passe sans s’arrêter. MII le suit, toujours étonnée de s’apercevoir que personne ne les arrête. De couloirs en couloirs, ils progressent dans l’aérogare en direction des pistes d’embarquement. Ils pénètrent enfin dans une dernière salle. Au travers des vitres, on aperçoit un avion près au départ. MII se dirige vers la porte de sortie, lorsqu’elle est retenue par le chauffeur, qui sans un mot indique qu’elle doit passer par une autre porte. MII la franchit et se trouve dans une petite pièce meublée d’un bureau et d’une chaise. Une femme se lève à son entrée, la regarde très attentivement, comme si elle savait et voulait la scruter au cœur d’elle-même.

— Pose ta cape sur cette chaise !

— Mais …

— Elle n’a pas le temps de réagir qu’elle sent une brûlure sur la fesse gauche !

— Pas de mais ! Ici tu obéis !

MII a de la peine à se dévêtir. Se retrouver ainsi complètement nue dans un aéroport lui est inconcevable !

La femme lui prend la cape et la dépose dans un grand sac.

Elle tire ensuite du bureau des bracelets qu’elle lui fixe aux chevilles et aux poignets. Elle emprisonne ses poignets dans son dos et fixe une courte chaînette aux chevilles. Enfin, elle boucle autour de son cou un collier auquel est attachée une longue laisse.

— Te voilà prête à voyager !

Elle saisit la laisse en entraînant MII vers la passerelle d’embarquement. Marcher dans ses conditions est une véritable épreuve. Nue, en plein jour, attachée aux chevilles, elle a de la peine à suivre la stewardess. Heureusement, en sortant de la salle, elles débouchent sur un couloir qui conduit directement à l’avion et personne ne peut la voir.

Par contre, monter le court escalier qui conduit à la porte de l’avion est une autre paire de manches. D’abord, c’est en plein air et puis attachée comme elle l’est, ses mouvements d’ascension ne peuvent se faire qu’avec force précaution. MII est tellement occupée à progresser dans l’escalier qu’elle oublie qu’on pourrait la voir. Il y a évidemment quelqu’un qui la suit du regard, qu’elle ne voit pas, mais qui observe la scène avec toute la satisfaction que lui procure pareille obéissance.

— Enfin dans l’avion !

MII est hors d’haleine et son sexe complètement humide. Quelle peur et quel trouble !
Le répit est de courte durée puisque la femme la tire le long du couloir de l’avion qui ne comporte que deux ou trois sièges en plus de celui vers lequel on la conduit.
Celui-ci est unique et au fond de l’avion. En approchant MII ne peut qu’être étonnée de voir qu’il ne s’agit pas du tout d’un siège identique à ceux de tous les avions. Il ressemble au contraire à s’y méprendre à un siège de dentiste, avec des accoudoirs amovibles, et que l’on peut tourner et orienter à volonté.

La femme délivre les mains de MII, la fait reculer pour qu’elle s’asseye. Elle lui délivre les chevilles, se saisit de sa jambe gauche et fixe sa cheville sur une sorte d’étrier. Elle procède de la même façon avec la jambe droite. Ensuite, elle sangle la ceinture de sécurité. MII s’aperçoit que celle-ci est très large et emprisonne complètement sa taille. La femme la serre au maximum ce qui a pour conséquence de la troubler davantage. Enfin, elle lui prend les poignets et les immobilise le long du dossier. En deux mouvements très habiles, elle lui place un bandeau sur les yeux et un bâillon sur la bouche. Dans son obscurité et son silence, MII sent ses jambes s’ouvrir à son insu et se voit complètement ouverte, offerte au moindre regard. Son trouble est tel qu’elle sent perler dans ses lèvres ces gouttes si précieuses qui débordent de son intimité et maculent le siège lisse, chaud et des plus confortable.

— Vais-je voyager comme cela ?

Elle n’a pas beaucoup le temps de s’interroger qu’elle sent tout de suite un pincement sur son sein droit, suivi d’un deuxième sur le gauche. A travers son bâillon, elle crie de surprise en même temps que de plaisir. C’est un pincement ni doux, ni fort, mais insistant, profond comme une caresse. Les effets sont dévastateurs. Ces pincements-là lui ont révélé sa soumission, ces pincements sont l’apanage caractéristique de son maître, comme sa signature. MII se laisse aller à s’en délecter.

— C’est une vraie soumise et vous avez raison de l’amener à Loch Carlic, on en fera une beauté !

Le voyage paraît extrêmement rapide. Est-ce dû au fait qu’elle l’accomplit dans ces conditions si particulières ? Dans son corps, il se passe tant de choses en ce moment qu’il y a en fait de bonnes raisons pour qu’elle ne voie pas le temps passer. Etre nue dans un avion, mouillée d’excitation après avoir été caressée par son maître devant quelqu’un, combien de personnes en fait ?, dans une nuit qu’elle aime de plus en plus, dans un siège aux effets diaboliques, car la vibration interne de l’avion se communique au dossier et surtout au placet et la vibration gagne la totalité de son bassin. Cette vibration sourde, interne, elle la connaît tant maintenant. Elle y a tellement goûté depuis qu’elle est soumise qu’elle en redemande. C’est une sensation de cocooning, qui donne l’envie de se lover au plus près de l’origine de la sensation et à la fois de se sortir de soi en s’ouvrant totalement. Cette dualité est troublante, parce que depuis sa soumission, MII ne cesse d’être confrontée à elle ; les caresses et le fouet, le plaisir et la douleur, la liberté et la contrainte, le sel et le sucre, la chaleur et le froid, et…. et …. MII ne cesse de plonger, ressortir, replonger et ressortir de ces bains de sensations qui l’habitent continuellement et qui la magnifient. Elle se sent grandir, découvre toute la magie de son corps. Jamais elle n’aurait pensé qu’existait en elle un tel registre de sensations. Elles sont unes et diverses, tellement subtiles et parfois brutales, mais jamais tachées de laideur. Parfois, certaines lui font peur de ce qu’elle est capable de vouloir subir. Elle sent qu’elle est tellement concentrée sur ses réactions qu’elle en vient à oublier qu’il s’agit d’elle pour n’être plus que réactions. Ce qu’elle soudain espère vivre devient une surprise au moment où cela se produit. Il en est ainsi des liens, du fouet, de l’exhibition, des jouissances.
MII repart alors dans un de ces voyages dont elle a le secret, fait d’une demi somnolence qui lui procure tant de bien. Oubliée sa situation, les liens, l’avion. Elle est elle, son trouble. Son imaginaire est bien plus audacieux encore que ce qu’elle vit dans son présent.
C’est la délivrance de sa bouche qui la rend à son présent.

— Bienvenue à Loch Carlic ! lui glisse-t-on à l’oreille, sans toutefois lui enlever son bandeau.

On lui délivre la taille, les jambes et on l’aide à se mettre debout. On n’oublie pourtant pas de lui remettre la courte chaînette qui enserre ses chevilles. Ensuite on lui boucle les poignets dans le dos et la tire doucement, mais fermement par la laisse. Dans sa nuit, MII sent une folle excitation à cheminer ainsi devant les quelques présences qu’elle devine. Elle est très réceptive aux remarques qu’elle entend, aux commentaires sur sa tenue, au plaisir qu’ils vont prendre à la soumettre, à la chance de M d’avoir trouvé une telle soumise. Cependant, elle entend aussi certains émettre l’opinion qu’ils vont se charger de trouver les failles de son éducation et se réjouissent déjà d’avoir l’occasion de la punir. D’autres ricanent en clamant que Sir Edouard et Mrs. Gladstone sauront l’éduquer et veiller à lui rabattre son caractère hautain et sa manière bien trop assurée de se déplacer, même en aveugle,

— On n’a pas le droit d’avoir un air aussi fier de soi lorsque l’on est une esclave.

Ils ne se doutent pas que ce n’est pas parce qu’elle est hautaine, mais simplement parce que MII est naturellement fière et encore plus fière d’être la soumise de son maître. Cette fierté-là, personne ne pourra en diminuer une once, fut-ce au prix des plus grandes contraintes ou punitions. MII reprend brusquement compte de sa nudité au moment de passer la porte de l’avion. Un souffle frais lui remonte les jambes, durcit immédiatement ses seins. Elle a un petit mouvement de recul bien vite interrompu par la laisse.

— Attention, tu vas maintenant descendre l’échelle !

En effet, ce n’est pas un mince affaire que de descendre pas à pas l’escalier, à l’aveuglette, sans l’aide des mains, sur ses talons vertigineux les chevilles entravées. Concentrée elle suit l’impulsion qui l’entraîne et malgré quelques déséquilibre parvient sur la terre ferme. Elle entend ses talons claquer sur le tarmac et elle sent enfin la stewardess l’aider à monter pour s’asseoir dans un cabriolet. MII sent tout de suite l’odeur caractéristique des chevaux. Le répit est très bref, quelqu’un l’aide à se placer comme il faut dans l’habitable. On lui défait les jambes qui sont immédiatement écartelées et placées sur des sortes de marche-pieds qu’elle ne peut plus quitter. Elle a maintenant l’habitude d’être ainsi écartelée dans un véhicule et ne s’en étonne même plus. Personne n’est assis à ses côtés. Par contre, elle ressent sur son corps nu des regards. Jamais elle ne s’habituera à être ainsi détaillée. Tout de suite une confusion monte dans ses joues et son sexe s’ouvre. L’exhibition lui est au naturel insupportable. Dans des conditions forcées, au contraire, cela augmente son trouble.

La calèche s’ébranle, car c’est une calèche. MII ne connaît pas d’autres balancements si caractéristiques. Elle entend le cocher donner du fouet pour la faire avancer, claquement qui n’est pas sans rappeler certaines de ses propres sensations. Ce bruit si caractéristique, elle le ressent jusque sur ses propres fesses, sur ses seins. Jamais elle n’aurait imaginé que sa vie déjà bien imaginative et peuplée de rêveries prendrait une telle tournure, à tel point que les plus petits bruits, les chuintements, les claquements, les grincements, les glissements deviendraient ainsi source d’émotions nouvelles.

Au bout d’un certain temps, dans un silence complet hormis les sabots et les grincements des roues, le véhicule bifurque assez brusquement et s’engage sur une rue pavée. Les secousses régulières des roues provoquent une vibration de l’habitacle qui immédiatement se communique au bassin de MII.

— Je dois être dans un état de réception tout particulier. Si mon amant ou mon maître était là, je voudrais qu’il me prenne, tellement je me sens réceptive. Je jouirais à la seconde…

MII n’a pas le temps d’aller plus loin dans son fantasme que le cabriolet s’arrête. On entend une lourde porte de bois s’ouvrir en grinçant. Le véhicule repart pour entrer dans une cour où il s’immobilise !

— Nous sommes arrivés !

— Hello Gentlemen, hello Misses ! How are you ?

— Very well, Sir Edward !

— And you, Miss Gladstone ?

— Fine, thanks ! How, this is MII ?

— Yes !

— Good, she’s beautiful !

— Nous allons en faire un trésor, grâce à vous !

— Yes, faites-la sortir qu’on puisse l’examiner ?

On libère MII et on l’aide à s’extraire de la calèche, mais toujours en aveugle.

Une main vigoureuse la saisit par le haut du bras et l’emmène à travers la cour. Tout se suite, MII sent des frissons sur sa peau, une légère bruine la rafraîchit. On l’aide ensuite à monter un escalier en colimaçon. Elle franchit alors une lourde porte qu’elle entend s’ouvrir. Toujours guidée plutôt fermement, elle franchit un long couloir sans doute de marbre en raison du bruit caractéristique de ses talons sur le sol. Une odeur de vieux bois traité lui monte au nez. MII ne peut s’empêcher de se demander si c’est ainsi que les aveugles ressentent la vie. En tout cas, pour elle, l’obscurité la rend sensible à des détails qui autrement lui paraîtraient complètement insignifiants. Elle y prend un plaisir certain. Soudain, elle se rend compte de l’incongruité de ses réflexions vu sa situation. Elle s’enfonce dans la soumission et l’esclavage et ne trouve rien de mieux que de se délecter de ces parfums étranges de vieux châteaux, de parquets cirés, d’odeurs de vieux bois.

— Décidément, mon imagination me jouera toujours des tours…. délicieux !

Prise dans ses réflexions, elle s’aperçoit à peine qu’on l’a lâchée. Elle revient rapidement à la réalité lorsqu’elle sent le cinglement d’un fouet sur ses fesses.

— Nooooon !

— Qui dit non ?

Et une nouvelle cinglée vient marquer ses fesses. MII se tortille de douleur et un brusque mouvement de son corps lui fait perdre l’équilibre en raison de la chaînette à ses chevilles. Elle trébuche et s’écroule sur le sol. La chute est heureusement sans gravité, mais suffit à rendre MII consciente de son erreur. En effet, toute à ses pensées, elle était restée fièrement droite sur ses talons, alors qu’en pareille situation, elle sait qu’au moment où elle reste sans le contact indispensable à la guider pour répondre à ce qui lui est exigé, elle a le devoir de se mettre en position de soumise. Pour rattraper son erreur, immédiatement, sans l’usage des mains, elle se met genoux, les écarte et se prosterne en posant le front à terre. Dans cette position qu’elle a toujours de la peine à tenir, elle a vraiment l’impression de s’offrir. Elle a appris cette façon de se donner au maître dans un château et en présence d’autres maîtres. Par la suite, la plus petite caresse la fait mouiller abondamment. Dans cette position, elle a demandé à son maître de la prendre ou la faire jouir en la flagellant. Celui-ci, sans aucune hésitation a commencé à la fouetter jusqu’à une première jouissance et puis l’a pénétrée jusqu’à satiété de son plaisir. MII n’a pu s’empêcher à cette occasion de crier son plaisir, d’exprimer la violence de ses humidités, combien elle aimait être à lui. Au moment où épuisée elle s’est écroulée, plusieurs maîtres ont applaudi et ont félicité non pas MII pour sa prestation, mais son maître pour avoir une soumise aussi docile. A chaque fois que MII se remémore cet événement, elle ne peut s’empêcher de sentir monter la fièvre. Et en cet instant précis, elle s’aperçoit que ses lèvres s’ouvrent toutes seules et sa précieuse cyprine mouille l’intérieur de ses cuisses, malgré le fouet ou même sans le fouet, simplement à être ainsi offerte.

Dans un français approximatif, Mr. Gladstone félicite M pour le choix de sa soumise, mais indique toutefois qu’il trouve la tâche un peu trop facile pour lui ; MII étant une femme qui n’attend que cela. Il préfère quant à lui des femmes plus rétives qu’il peut mâter. Toutefois, il indique que l’expérience sera intéressante parce qu’il va pouvoir la pousser dans ses derniers retranchements. Il précise encore que Mrs Gladstone est justement spécialisée dans ce genre de traitement. Enfin, il avoue tout de même que l’on devrait pouvoir faire de MII une des soumises les plus intéressantes qu’il ait eu à dresser depuis longtemps.

— Debout et jambes écartées !

Prestement, quoique difficilement, MII reprend la station verticale, écarte les jambes autant qu’elle peut. Elle attend peu avant d’être saisie aux lèvres, qui sont écartées, étirées, écartelées, obligeant son clitoris à pointer le bout de son émoi. A cet examen, MII geint, soupire avant de jouir une nouvelle fois. Il y a à peine une heure qu’elle est au château et déjà les jouissances se succèdent à un rythme infernal. MII se dit qu’elle va en mourir.

— Dénudez-la, dit Mrs Gladstone.

En deux mouvements, MII retrouve la liberté de ses bras, puis est totalement dénudée à l’exception du bandeau sur les yeux.

— Comment réagissent les seins ?

Des doigts masculins s’emparent des tétons, les serrent, les pincent, les titillent, les font gonfler à en devenir aussi durs que de la pierre. MII se remet à crier de plaisir !

— Bien, ... bien, bien, bien ! Elle répond admirablement.

— MII, on va te donner maintenant une parure de soumise au château !

Elle sent alors qu’on ceint sa taille d’une large ceinture qui doit ressembler sans aucun doute dans son esprit à un corset. En effet, immédiatement elle sent sa taille s’étrangler au moment où on accroche la parure. Après un premier serrage, on lui demande de marcher un peu, de s’asseoir, de se relever, de s’accroupir, de tendre les bras au-dessus de la tête. Vient alors un deuxième serrage qui achève l’œuvre. MII a l’impression d’être coupée en deux, mais en même temps allongée dans son corps. La pression la maintient impeccablement droite, les seins en avant et les reins terriblement creusés. La position est ainsi non pas un supplice, mais une contrainte qui provoque un grand bien-être.

— Quelle belle plante ainsi serrée admire Mrs Gladstone ! Quel dommage qu’elle ne m’appartienne pas, je sculpterais son corps à ma convenance ! Mais je pense que M se rangera bien volontiers à certains de mes conseils.

— Emmenez-la à sa chambre et préparez-là !

— Bien madame !

MII entend des talons venir à elle, lui passer un collier autour du coup et l’entraîner vers … son histoire.

Escaliers, couloirs, portes se succèdent avant que MII ne soit arrêtée, qu’on ouvre une porte artistiquement ouvragée. Elle pénètre dans une pièce chaude, marche sur un tapis moelleux. On l’arrête d’un simple coup sur la laisse.

— Ceci sera ta cellule dit une voix féminine très douce. C’est là que l’on viendra te préparer, qu’on te fera tes soins. Cette cellule est comme un petit appartement avec une salle d’eau, une salle de préparatif et ta chambre proprement dite. Je vais retirer ton bandeau, mais tu ne devras pas ouvrir les yeux, parce qu’il y a de nombreuses heures que tu es dans la nuit. Je le remplacerai par une cagoule qui s’attache comme un corset.

— Mais, je ne supporte pas d’être enfermée sur le visage !

— Ne t’en fais pas, tu ne le seras pas ! Fais attention, si tu parles n’importe quand, tu vas être punie ! Moi je n’ai pas le droit de te parler, sauf pour t’indiquer ce que tu dois faire ! Si l’on m’attrape, c’est moi qui serai punie. Tu sais ici, tout se sait, tout s’entend !

— Voilà, ferme bien les yeux.

— Je t’enfile maintenant la cagoule. Au prix de mille difficultés, la servante lui passe sur la tête une sorte de bonnet qui lui recouvre la tête jusque sous le nez, qui descend ensuite le cou.

Alors MII sent qu’on commence à serrer un cordonnet depuis le sommet de son crâne jusque sur la nuque.

— J’ai bientôt fini. Comment te sens-tu ?

— C’est terriblement troublant !

— N’est-ce pas ? Tu vois que tu n’avais pas à t’en faire. C’est une contrainte certes, mais qui augmente le plaisir et comme tu es là pour le plaisir, tu vas être servie ! Tu vas rester pendant quelques temps ainsi. Tu vas perdre complètement la notion du jour et de la nuit. Tu te reposeras quand on jugera que tu peux te reposer, on te lèvera quand on aura besoin de toi. Cette nuit forcée te mènera au paroxysme de ta soumission. Tu seras constamment guidée vers tes plaisirs et ceux de tes maîtres.

— Mes maîtres, mais je n’en ai qu’un !

— Officiellement, oui, mais ici, tu en auras bien plus. Déjà Mister et Misses Gladstone, ton maître et plus ceux qui sont là en visite. Et tu sais tout le monde aime les nouvelles au château ! Bon maintenant je t’assieds, te laisse un moment et viendrai te rechercher pour le repas.

MII est disposée sur un fauteuil à bascule, les jambes écartelées. Le siège n’a pas de placet, il y a seulement deux cupules pour accueillir les fesses, un arrondi pour les genoux, un minuscule dossier contre sa ceinture et le haut des épaules. La tête s’appuie naturellement sur un logement prévu à cet effet. MII s’en trouve une fois encore plus troublée.

— Je n’arrête pas de me plonger dans des émois, que vais-je devenir ? Est-ce que je vais pouvoir encore vivre autrement que dans ce plaisir permanent ? Le soufflé ne va-t-il pas retomber ?

Je suis tellement bien ! Ce siège est terrible, j’ai l’impression de ne pas être assise, mais totalement exposée !

La servante lui attache les bras le long des accoudoirs et sangle ses chevilles aux bracelets prévus à cet effet. Au moment de partir, la servante donne une impulsion au fauteuil et MII se met à se balancer doucement. Étonnamment, cela ne ralentit pas, le mouvement reste doux et toujours identique. Elle sent ses seins se balancer d’avant en arrière. Le balancement a pour effet aussi de renforcer la sensation autour de sa taille. MII s’étonne encore une fois du peu qu’il suffit pour lui provoquer des troubles d’une finesse indicible.

— Merci la vie de me faire goûter pareils délices. Merci Maître !

Et MII de s’envoler dans de multiples rêveries humides….

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