3- L’intérimaire

jeudi 19 février 2009
par  asmodee
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Chapitre 3

Mon travail avançait bien, ma porte de bureau donnait sur le hall et l’escalier, je vis donc entrer Daniel vers 11 heures, il monta quatre à quatre l’escalier. J’avais besoin d’un renseignement, mais je n’osais entrer dans le bureau de Michel … J’ai donc commencé un autre travail. Puis j’ai levé la tête et j’ai vu descendre Daniel, il portait Chloé dans ses bras, elle était enveloppée dans une couverture et sa tête reposait sur l’épaule de Daniel. Je les ai regardés, il y avait tant d’amour dans leurs yeux, que mes convictions en ont été ébranlées. Daniel est entré dans mon bureau et il a déposé Chloé sur le canapé, elle lui a souri puis a dit

—  Merci mon amour, laisse-nous, maintenant il faut qu’on parle toutes les deux.

Daniel est sorti, il a fermé la porte avec un dernier regard rempli de tendresse sur sa belle.

—  Bien Pauline, parlons maintenant

—  Je veux bien Chloé, je suis un peu perdue.

—  Tout est simple, Pauline, Daniel et moi nous nous aimons, notre vie est jalonnée d’expériences comme celle d’hier soir, mais ce n’est pas que cela.

—  Comment vivez-vous au quotidien ?

—  Mais tout à fait normalement, dans la journée, j’écris mes romans, Daniel est architecte, il va à son bureau, je fais la cuisine, le ménage toutes les choses que font les femmes

—  Mais … le Bdsm dans tout ça ?

—  Il fait partie de notre vie … quelques fois, Daniel me fesse parce que j’ai fait une bêtise … et j’adore ça ! Ou il marque sur un carnet une punition… elle sera donnée quand il aura le temps !

—  Je comprends un peu mieux

—  Je suis désolée pour ce matin, mais vraiment j’avais envie de vous choquer.

—  Mais pourquoi ?

—  Parce que je pense que vous êtes faite pour ça, même si vous l’ignorez encore ! Et je pense aussi que Michel fera un excellent initiateur !

—  Encore une question, les romans que j’ai lus sont de vous ?

—  Mais oui. Et je sais que vous les avez aimés.

—  Je croyais que c’était Daniel qui écrivait, et oui j’ai aimé !

J’ai baissé la tête, j’étais rouge comme une pivoine. Chloé a éclaté de rire, puis elle m’a demandé d’appeler Daniel. Je me suis enfin décidée à pousser la porte de Michel. Ils étaient tous les deux attablés devant un verre de vin rouge. Ils m’ont souri.

—  Alors Pauline tout va bien ?

—  Oui Monsieur. Daniel, Chloé vous demande,

—  Ok, on va y aller, au revoir Pauline, Michel à bientôt et merci encore

Je suis repartie sans rien dire. Il était midi passé, j’ai décidé d’aller manger en ville, contrairement à mes habitudes. Il fallait que je mette de l’ordre dans ma tête, dans mes idées. Quand je sus revenue, ça allait déjà mieux ! et ma décision était pratiquement prise. Oui j’avais envie d’essayer … de devenir … soumise mais il y avait plein de choses à discuter. À mettre au point. Je me suis remise à mon bureau. 15 heures Michel m’a appelé dans son bureau

—  Pauline, pourriez-vous me rendre un service s’il vous plaît ?

—  Oui évidemment Monsieur.

Sans m’en rendre compte, j’avais laissé tombé le prénom, pour ne me servir que du « Monsieur » je gardais les yeux baissés … attitude typique de la parfaite soumise. Entre mes cils, je vis le sourire de Michel.

—  Que puis-je faire pour vous Monsieur ?

—  J’aimerais que vous alliez au donjon mettre un peu d’ordre et débarrasser le plateau du petit-déjeuner de Chloé

—  Oui Monsieur, j’y vais

—  Quelle belle obéissance …

—  J’essaie Monsieur, j’essaie.

En partant, j’entendis juste l’éclat de rire de Michel … Je montais donc dans le donjon … Je ramassais les cordes, je rangeais le martinet et la cravache dans l’armoire. Et lorsque je me suis retournée, il était là. Avant de monter, je savais que ça finirait ainsi … Michel m’a pris dans ses bras, il m’a embrassée, je fondais, j’étais si bien. Sans que je m’en rende compte, il m’a attirée vers le canapé. Nous nous sommes assis, il m’embrassait toujours, puis il m’a lâchée.

—  Et si nous parlions un peu toi et moi ?

—  Je vous écoute Monsieur.

—  Les évènements se sont un peu précipités, n’est-ce pas ?

—  Oui, je ne sais plus où j’en suis !

—  Ne t’inquiète pas, tu as le temps de prendre une décision,

—  Quelle décision ?

—  Rester ou partir, m’appartenir ou pas. Il n’y a qu’une seule chose que tu ne peux pas décider !

—  Et c’est ???

—  Recevoir cette fessée. Tu la mérites et tu vas l’avoir, ici et … maintenant.

Je restais sans voix, je le regardais, il avait l’air sérieux. Bon d’un côté, je savais bien que je n’aurais pas dû le traiter de salaud … mais est-ce que ça méritait vraiment une fessée ??? Et puis … comme d’habitude… mon petit démon personnel m’a glissé à l’oreille que c’était plutôt excitant de recevoir une correction de son patron ! Je me suis levée et je l’ai regardé droit dans les yeux

—  Et bien … faites-le puisqu’il faut en passer par là

—  C’est bien tu es obéissante, viens ici

Je me suis approchée, il était toujours assis sur le canapé de velours rouge . Il m’a fait me pencher et m’allonger sur ses genoux. Mes pieds ne touchaient plus le sol, mes mains étaient appuyées par terre. Une de ses mains reposait sur ma taille, mais légère, sans pression. L’autre remontait le long de mes cuisses, soulevait ma jupe ; doucement, il a descendu mon slip. Je sentais des frissons parcourir mes fesses

—  Joli cul et je vais avoir beaucoup de plaisir à le faire rougir.

Je ne disais rien, j’essayais de me détendre, je n’avais pas peur … j’étais juste excitée. Les premières claques me surprirent, mais je réussis à ne pas crier. La fessée continua, les claques se succédaient, régulières, appuyées. Je sentais mes fesses chauffer, ce n’était pas désagréable, je sentais aussi ma chatte mouiller et ça devait se voir dans la position où j’étais ! Et puis… insidieusement, je commençais à sentir une bosse dans le pantalon de Michel !

—  Bien c’est assez pour la première fois. Mais pour terminer la punition, tu vas t’installer ici.

Il me montra la scène, au milieu de la pièce. Je dus m’y agenouiller, les mains sur la tête. Mon slip toujours au genoux et ma jupe relevée jusqu’à la taille.

—  Interdiction de dire quoi que ce soit, interdiction de bouger ou de te frotter les fesses. Compris ?

—  Oui Monsieur.

—  Bien et moi je vais me servir un verre et contempler ce charmant spectacle !

Je l’entendis ouvrir le bar et faire couler l’alcool dans un verre. L’attente commença. Après une demi-heure, il vint me relever, j’eus le droit de remettre mes habits en place, il m’attira à nouveau sur le canapé, et il m’embrassa. L’émotion était telle que j’éclatais en sanglots. Je ne pouvais plus m’arrêter. Il me tenait contre lui, ne disait rien se contentant d’essuyer mes larmes. Quand je pus enfin m’arrêter, il me souriait. Je réussis à sourire aussi.

—  Excusez-moi Monsieur, l’émotion était trop forte !

—  Pas de problème ma belle, tu étais magnifique, punie ainsi et même en pleurs.

Michel continua à me tenir contre lui, j’étais bien … ma main partit à la recherche de son sexe, j’avais envie de lui faire une fellation, j’avais envie de sentir son sexe en moi. Il arrêta ma main !

—  Pas maintenant ma belle, tu es encore sous le coup de l’émotion, des désirs éveillés pas cette fessée … je ne veux pas que tu le regrettes, je veux que tu te donnes à moi en toute connaissance de cause. Nous allons fermer le bureau, tu vas aller chez toi, prendre une douche et te changer. Je passerai te chercher vers dix-huit heures.

—  Oui Monsieur, volontiers. Nous irons manger ensemble ?

—  Oui, ma belle et après … qui vivra verra ! et tu sais tu peux continuer à m’appeler Michel, j’aime bien le Monsieur quand je te fesse … mais autrement Michel me va très bien !

—  Michel, c’était une expérience … dingue !

Il m’a souri et nous sommes redescendu main dans la main. J’ai rangé mon bureau et je suis partie le cœur léger, c’est seulement en m’asseyant dans ma voiture que je me suis rappelée cette fessée ! aie. Chez moi, sous la douche, j’étais tellement excitée que je n’ai pas tardé à jouir. J’ai choisi une jolie robe fluide, des sous-vêtements assortis, un porte-jarretelles, des bas noirs. Une touche de maquillage, quelques gouttes de mon parfum préféré. Mes fesses étaient toujours chaudes … et cette sensation m’excitait au plus haut point. Lorsque Michel sonna à ma porte … j’étais prête.

—  Tu es délicieuse, je me demande si on va vraiment aller manger !

—  Comme vous voulez…

—  Coquine ! non j’ai faim et toi aussi j‘en suis sûre.

Nous sommes donc partis pour un restaurant charmant. Une table nous y était réservée dans un coin tranquille. Nous avons mangé en parlant de tout et de rien … surtout pas de l’expérience de l’après-midi. Je n’ai pas arrêté de l’allumer, J’avais vraiment envie d’une nuit … et plus si entente ! Michel riait, me souriait répondait à mes avances. En sortant du restaurant, il m’a demandé …

—  Chez toi ou chez moi ?

En un instant je décidais… ce serait chez moi ! la nuit fut longue et belle, jamais je n’avais vécu ça. On m’avait sautée, baisée enculée, jamais on ne m‘avait fait l’amour. Il était tendre et passionné, attentif à moi, à mes envies. Juste avant que le sommeil nous gagne, il me glissa à l’oreille

—  Le premier qui se réveille caresse l’autre.

—  Hmmm, oui volontiers, encore !

—  Tu es vraiment une petite chienne, tu aimes l’amour … je vais t’apprendre la soumission.

—  Oh oui, je veux apprendre, je veux être à vous.

Sur ces paroles, je me suis endormie dans ses bras !

Il s’est réveillé avant moi, j’étais encore dans un demi -sommeil. Ces caresses ont achevé de me réveiller. Nous avons à nouveau fait l’amour, j’étais déchaînée, j’ai accepté toutes ses caresses, toutes ses propositions. Nous avons fini sous la douche et il a joui dans ma bouche, étonnamment moi qui n’aimais pas vraiment ça j’ai avalé son sperme, sans en perdre une goutte. À genoux devant lui je me sentais bien, enfin à ma place.

—  Et bien ma petite chienne, c’est un bon début pour une future soumise

—  Oh oui Monsieur, je veux être votre petite chienne

—  Je vois ça, il y a encore du chemin à faire, mais Chloé a raison … tu as de bon dispositions. Et si nous allions travailler maintenant.

Je me suis séchée, et j’ai rejoint ma penderie. Michel a choisi mes habits, mes sous-vêtements. Nous avons pris chacun notre voiture et nous nous sommes rendu au bureau. J’étais sur un nuage … Oui, ce travail allait me plaire et si toutes les soirées se terminaient ainsi … Tout irait bien. En fait je ne savais vraiment rien de la soumission du bdsm en général et je me rends compte maintenant que j’étais bien naïve de penser que Michel se contenterait d’une fessée de temps à autre.

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Commentaires

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mercredi 11 mai 2011 à 15h08 - par  Le Mentor

Je viens de découvrir les trois chapitres de ce récit avec beaucoup de plaisir.
J’aime la découverte de son besoin de soumission que fait l’héroïne de cette histoire.
C’est bien écrit, bravo et vivement une suite…

Le Mentor

dimanche 27 septembre 2009 à 20h51

bonjour,

j’adore vraiment votre texte. je suis prise dedans.

j’espere que vous continuerez

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