L’apprentissage

vendredi 20 janvier 2006
par  Cerah
popularité : 2%

Il n’avait que 35 ans et toute la vie devant soi pour apprendre les agréments d’un tout nouveau monde. Un monde qui lui était complètement étranger jusqu’à ce jour : celui de l’esclavage.

*******

C’était à la fin de la guerre que Victor, bel homme robuste, conquérant et avide des plaisirs de la vie et de la gloire, avait découvert une petite ville qui avait semblée survivre à tous les bombardements. Elle avait été épargnée par les ignobles guerriers. Victor avait pris les devants pour entrer dans la ville. Il ne lui voulait aucun mal. Il ne demandait que le plaisir d’aider tous ces gens et de les protéger au cas où une future bataille éclate. Cependant, ce qu’il y découvrit le troubla. Ce village n’était constitué que d’hommes. Il n’y comprit rien. Alors qu’il marchait, se cherchant un endroit pour dormir un peu, dans une rue bornée de hauts murets, il ne croisa que des hommes ; des hommes de tous âges, toutes statures, mais aucune femme. Victor, ayant grandit dans une société occidentale ne réalisa pas l’ampleur du pouvoir des hommes sur les femmes dans d’autres sociétés.

Il entra dans ce qui lui sembla être une taverne. Il alla tout droit voir le jeune homme qui se tenait au comptoir :

— Tiens, vous n’êtes pas de la région vous !

— Non, en effet. D’ailleurs, pourriez-vous m’indiquer où je me trouve ?

— Vous êtes à Kostroma, en Russie bien sûr.

L’arrogance du jeune homme déplu à Victor, aussi il ne continua pas la conversation. Il se dirigea vers la sortie en se disant qu’il trouverait bien quelqu’un de plus sympathique pour lui donner davantage d’information. Une fois à l’extérieur, il continua sa route sur les chemins, longeant les murs qui, en s’enfonçant plus profondément dans la ville, devenaient de plus en plus imposants. Il remarqua alors que deux personnes semblaient le suivre. Qui étaient ces hommes ? Victor n’en avait pas la moindre idée. Il ne put que constater qu’ils étaient habillés similairement aux policiers des grandes villes d’où il venait. Il accéléra le pas, ils firent de même. Victor aperçut un restaurant à quelques foulées. Il entra, toujours suivi des deux hommes. Il scruta rapidement l’endroit dur regard. Il cherchait la serveuse, mais ne la vit pas. En fait, il ne vit rien, aucun client, aucune trace de vie. Rien.

Victor s’avança près d’une table ou il s’assied. Un des deux hommes lui adressa la parole :

— Seriez-vous perdu monsieur ?

— Heu, en fait oui, je le suis, répondit Victor avec peu d’assurance

— Que cherchez-vous ? Demanda le deuxième

— Je suis arrivé ici par hasard. Je cherchais un endroit pour me reposer, et y passer la nuit.

Le premier homme, un peu bourru, sans trop d’attrait physique, lui expliqua qu’il serait mieux de rebrousser chemin et se rendre à la ville voisine, qui n’est qu’à quelques 25 kilomètres. À ce moment, Victor entendu ce qu’il crut être un hurlement, par la suite étouffé. Il interrogea les deux hommes du regard. Ceux-ci se regardèrent avec un petit sourire en coin, mais ne daignèrent pas lui fournir d’explications. À nouveau, un bruit sourd se fut entendre et un cri perçant suivi. Victor était maintenant certain : ce cri était celui d’une femme. Il fit un mouvement pour se lever, mais le petit bourru l’en empêcha :

— On reste ici ! On n’entre jamais au milieu d’une scène privée.

— Une scène privée ? Demanda Victor avec une pointe d’inquiétude dans la voix.

— Oui, ça ne peut que se dérouler entre eux. S’il avait voulu s’exposer ou que nous voyions, il n’aurait pas pris le temps de l’emmener en arrière, expliqua le deuxième homme.

Celui-ci était plutôt grand. Son regard semblait vide, sans luminosité aucune. Quelque chose d’étrange émanait de cet homme. Victor, n’ayant toujours rien compris de se qui se passait ajouta :

— Quelqu’un pourrait-il me dire ce qui se passe ? Qui a emmené qui en arrière et pourquoi ?

À cet instant précis, le temps s’arrêta pour Victor qui vit apparaître par la porte arrière, ce qui devait avoir été une des plus belles femmes qu’il lui avait été tenu de voir dans sa vie. Elle était grande, brune, mince, et … nue ! Elle était cependant couverte de sang et de bleus. Son maquillage brimé trahissait ses larmes. Un homme entra dans la pièce par la même porte qu’elle. Il était grand, moche et laid. Il avait un air sévère.

— Que s’est-il passé ? demanda Victor.

— C’est qui lui ? voulu savoir le grand sévère.

L’officier bourru le lui présenta comme un « nouveau venu ». Victor vit un sourire illuminer l’homme :

— Ha ! Très bien ! Je m’appelle Alonso. J’imagine que ce doit être la première femme que vous voyez dans ce village ? C’est le cas pour la plupart des étrangers qui entrent dans ce village.

— Oui en effet, c’est le cas. Mais que s’est-il passé ?

Alonso lui expliqua qu’elle avait désobéi à une des règles primordiales et qu’elle n’avait mérité que ça. Il continua à parler mais déjà, Victor n’écoutait plus ne pouvant déroger son regard de cette femme. Elle était sublime. Elle avait lavé le sang de son corps et frotté sa chair endolorie. Elle ne portait que quelques cicatrices de blessures passées. Elle vint lui offrir quelque chose à boire. Victor ne put répondre instantanément mais bégaya un faible : « pas pour l’instant ». Elle se retira et alla se planter à l’arrière du comptoir. Elle resta là tout le temps que les hommes parlèrent. Elle se tenait bien droite et ne leva jamais les yeux, ce qui eut pour effet d’amuser Victor qui pouvait la regarder à loisir sans qu’elle ne puisse le surprendre.

Au cours de la conversation, les trois hommes lui expliquèrent ce qu’était une société où les femmes étaient des esclaves pour la plupart. Alonso lui promit que s’il désirait rester au village pour la nuit, il lui prêterait sa femelle. Victor ne pouvait le croire. Lui qui avait grandi dans une société où tout le monde était considéré en égaux, où les gens ne traitent pas les autres de la sorte.

Cependant, Victor ne put décliner l’offre. Il était attiré par cette femme plus qu’il n’avait été attiré par aucune autre femme dans sa vie.

— Je ne comprends pas, que dois-je faire ?

— Tu n’auras qu’à l’amener avec toi pour ce soir, elle t’obéira. Tu en fais ce que tu veux. De toute façon, je suis blasé d’elle. Cette femelle fait tout pour me déplaire et ne mérite que de tomber sur quelqu’un qui la déchiquettera en morceaux.

Victor vit tressaillir la femme. Alonso lui dit que son nom était Kelly, mais qu’il ne l’appelait que très peu souvent par son nom « d’humain » comme il disait.

*******

Après avoir passé le reste de la soirée à discuter et se faire servir divers amuse-gueule et apéritifs, Alonso appela Kelly. Il lui ordonna d’aller se préparer à partir avec son nouveau Maître pour la soirée. Elle fit une petite révérence et s’éclipsa pour revenir en moins de deux minutes. Elle ne s’était parée que d’une cape et une chaîne reliée à un collier qui, selon Victor, est normalement porté par les chiens. Elle tenait des menottes dans ses mains qu’Alonso lui fixa aux poignets après lui avoir tordu les poignets dans le dos. Alonso lui souhaita une bonne nuit et s’éclipsa après avoir fermé le restaurant . Les officiers firent de même.

Victor et Kelly se mirent en route vers un motel, qui avait davantage l’air d’un chalet inhabité. Pour la première fois depuis longtemps Kelly avait la sensation de diriger. C’est elle qui le guidait vers le motel puisque l’homme à qui elle allait appartenir pour une nuit n’avait aucune notion de l’endroit.

Arrivés sur place, un homme leur ouvrit et les accueillit dans le bureau. Il jeta un oeil sur la fille et puis s’adressa à Victor :

— Alonso vous a prêté sa femelle pour la nuit à ce que je peux voir.

— Oui, répondit Victor d’un air gêné

La conversation n’alla pas plus loin. L’hôte lui remis les clés et leur désigna la porte de leur chambre. Victor s’y dirigea, suivi de Kelly. Après être entré dans la chambre, il laissa Kelly en lui disant qu’il revenait tout de suite et qu’elle pouvait se mettre à son aise. Il sortit sans attendre de réponse. Il se dirigea à nouveau vers le bureau où se trouvait toujours le préposé :

— J’ai un petit problème et j’aurais besoin de votre aide

— Qu’y a-t-il ? demanda le préposé d’un air ennuyé

— Je ne sais pas du tout quoi faire avec Kelly. Je n’ai jamais vécu ce genre situation.

— Eh bien mon vieux, vous n’allez pas vous emmerder ce soir. Elle est une vraie chienne en chaleur et obéit au doigt et à l’œil. Alonso la traite tellement brutalement qu’elle vous trouvera si doux qu’elle ne pourra pas vous refuser quoi que ce soit.

— Bon, alors c’est un peu comme une prostituée ?

— Pas du tout, de cette chienne vous faites ce que vous voulez. Une prostituée ne peut être qu’employée sexuellement.

— Ha, d’accord. Alors je trouverai bien quelque chose à faire d’elle.

Alors que Victor retourna à sa chambre le préposé lui lança :

— Ne soyez pas trop indulgent avec elle car elle risquerait de s’ennuyer.

Puis, il éclata de rire. Un rire qui tétanisa Victor. Il se dépêcha à entrer dans la chambre. Le préposé riait toujours. Il regarda Kelly qui était restée plantée dans l’entrée. Exactement là où il l’avait laissée. Puis il comprit qu’il n’avait même pas songé à lui retirer les menottes. Il la libéra de ces bracelets de métal sans un mot sur cet incident, puis se dirigea vers le lit pour s’y assoire. Elle ne bougeait toujours pas.

— Hum, tu peux bouger, tu sais. Aurais-tu besoin de faire ta toilette ?

Kelly ne répondit pas, elle s’agenouilla doucement sur la moquette. Victor pensa à nouveau que c’était la plus belle et gracieuse femme qu’il lui ait été donné de voir dans sa vie. Il alla lui ôter sa cape et sa laisse et se dirigea dans la salle de bain. Il lui fit couler un bain chaud et l’appela. Elle fut dans la pièce en un instant. Il lui montra le bain et lui dit de se reposer un peu. Elle eut une expression de surprise et tenta de la cacher, mais celle-ci n’échappa pas à Victor :

— Tu sais, je ne suis pas habitué à ce genre de situation. Alors reposes-toi un peu, tu as l’air épuisé.

Kelly entra dans le bain alors que Victor sortait de la salle de bain. Il entendit frapper à la porte et alla ouvrir. Le préposé se tenait debout avec un livre à la main qu’il lui tendit. Victor pu y lire : « L’esclavage pour les débutants ». Il eut un frisson alors que le garçon lui dit :

— Avec ça, vous saurez quoi faire, et elle ne pourra s’en sortir. Ce livre est le meilleur pour offrir les pires sévices ou humiliations lorsque votre esclave ne vous obéi pas à la seconde.

— Les pires sévices vous dites ? N’est-ce pas un peu barbare ?

Il n’eut pour toute réponse que le dos du préposé qui s’en allait déjà ; le travail appelant sûrement. Victor retourna à l’intérieur se mis à son aise après cette longue journée et commença la lecture du livre. Il lut tout d’abord les titres de chapitres où on pouvait y voir les diverses positions de l’esclave, ses utilités, ses propriétés, son appartenance, les punitions en cas de désobéissance, etc. Il entreprit de comprendre les diverses positions jusqu’à ce qu’il voit apparaître la belle Kelly. Il ne savait même pas encore son âge. C’est en lui demandent qu’il remarqua le doux son de sa voix lorsqu’elle lui répondit qu’elle était âgée de 25 ans.

Il ressentit le besoin d’exploiter les courbes de cette femme. Aussi, il lui fit faire diverses positions que le livre mentionnait. Il lui dicta chaque position avec un ton qu’il aurait voulu sévère :

— À quatre pattes, fesses vers le Maître, reins cambrés !

— Allongée face à terre, les chevilles dans les mains, jambes écartées !

— Debout, dos au Maître, mains levées, jambes écartées !

— Arquée, mains reposées sur les talons, seins offert, de côté !

— À genoux, reins cambrés, mains jointes, face au Maître !

— Allongée sur le dos, jambes levées écartées, face au Maître !

— Face contre colonne ou porte, reins cambrés, bras levés !

— À genoux, face au Maître, les mains offrant les seins !

— Allongée, bras en arrière, jambes écartées, face au Maître !

— Dos contre colonne ou porte, bras levés, jambes écartées !

— À genoux, reins cambrés, main tirant sur les fesses !

— À genoux, les épaules à terre, les mains sur les chevilles !

Elle exécutait chaque position avec une telle précision et une élégance des plus formidable. Elle n’hésitait jamais un instant. Toutes les positions demandées avaient été réalisées sans la moindre erreur. Il lui en intima quelques autres qu’elle effectua avec la même souplesse. Il y prit beaucoup plus de plaisir qu’il n’aurait pu le croire. Les formes de Kelly ne le laissaient pas froid. Déjà, il sentait des chatouillements au niveau de ses testicules. Il ne voulait pas qu’elle puisse voir ses sens qui se réveillaient, aussi il lui ordonna de s’agenouiller la figure contre le sol, et il alla à la salle de bain, laissant la femelle dans l’attente, dans la dernière position qu’elle avait accomplit. Il prit une douche froide et revint à la chambre. Il lui dit qu’il était temps de dormir, et lui intima de se coucher.

Kelly sourcilla, sachant que son Maître d’un soir ne pourrait la voir. Elle ne savait pas s’il la testait ou s’il était sérieux. Elle avait du mal à comprendre comment un homme pouvait ne pas avoir de notion de base sur la façon dont on traite les femmes dans cette société. Elle ne prit pas de risque et resta immobile.

Victor ré intima son ordre de se coucher avec plus d’ardeur. Cette fois, Kelly réagit en se recroquevillant comme le ferait un animal. Il la contempla à nouveau pendant un long moment. Il ne pouvait que penser que si cette beauté naturelle lui appartenait, il ferait d’elle son égal. Il la cajolerait et lui offrirait la terre entière si elle le désirait. Sur ces images, il s’endormit.

*******

Au matin, lorsque Victor se réveilla, Kelly était agenouillée près du lit et tenait un plateau avec quelques croissants, des fruits et un verre de jus. Avec beaucoup d’appréciation, il la remercia et dégusta un des croissants. Il prit soin de lui en offrir un ; elle déclina l’offre poliment. À nouveau, il ne put détacher ses yeux de sur elle. Il réitéra son offre pour qu’elle avale au moins quelques bouchées. Elle baissa le regard et s’expliqua :

— Mon Maître ne m’autorise pas à manger à moins qu’il ne m’ait donné de la nourriture dans une gamelle.

— Mais ton Maître n’est pas ici, tu peux manger comme tu le souhaites.

Kelly ne répliqua pas. Elle n’osait pas s’obstiner, elle ne voulait pas lui désobéir mais une crainte persistait en elle : celle que Victor dise à Alonso qu’elle n’avait pas mangé dans sa gamelle. La jeune femme craignait les représailles de son dur Maître.

— Peut-être devrais-je t’ordonner de manger ! Est-ce la seule façon de procéder pour obtenir quelque réponse que ce soit des femmes des environs ? s’enquérra l’homme.

Kelly esquissa un sourire qui ravit le jeune homme :

— Tu es vraiment très belle tu sais ? Aujourd’hui je dois aller faire quelques courses, viendras-tu avec moi ?

— Je viendrai avec vous si c’est ce que vous souhaitez.

— Je veux savoir si toi, tu veux venir avec moi ! Cesses de te comporter en femme battue, je ne vais pas te battre !

— Sauf votre respect, vous ferez comme tous les autres, et vous y prendrez goût.

— Ma foi, on dirait que c’est ce que tu recherches !

Kelly prit un temps de réflexion mais fini par répondre :

— C’est qu’au bout d’un certain temps, nous y prenons goût aussi en tant qu’esclave. Nous aimons bien la dureté des gens ainsi que l’abandon total envers notre Maître.

Victor soupira mais il ne répliqua pas et se leva. Il alla faire sa toilette laissant sa jeune soumise dans la chambre, seule. Lorsqu’il revint, elle n’avait pas bougé.

Il mit une cape rouge vin à sa nouvelle compagne qu’il rattacha sur le devant, Victor ne lui lia pas les poignets. Elle entreprit de mettre ses hautes bottes. Ils partirent ensuite, croisant le propriétaire de la place qui lui fit un sourire complice dont Victor ignorait la signification. Ils allèrent à la librairie ainsi qu’au magasin général. Le combat avait complètement épuisé l’équipement de Victor qu’il tenta de renouveler du mieux qu’il le put.

Du fond du magasin, une voix sourde et forte retenti. Victor remarqua l’expression de Kelly et vu ses muscles ainsi que ses nerfs se coincer.

— Ha, ma petite chienne ! cria Alonso. Tu es là ! Il semble que Monsieur ne t’ait pas trop maltraitée, tu as l’air en pleine forme. Il va falloir remédier à ça.

— Monsieur, Kelly est une superbe esclave et très douée. Je désirerais vous l’acheter.

Kelly fut si surprise de cette requête qu’elle osa lever les yeux. Cette action n’échappa pas aux yeux d’Alonso qui la gifla immédiatement :

— Peut-être a-t-il été trop doux avec toi. Tu oses lever les yeux ! Tu vas être très sévèrement punie pour ça, crois-moi.

Puis, s’adressant à Victor il continua :

— Vous croyez que vous voulez vraiment vous encombrer d’une idiote pareille ? Tant de temps d’éducation et aucun progrès. C’est une vraie imbécile, mais elle n’est pas à vendre.

— Mais tout est à vendre mon cher ami ! Dites-moi votre prix.

— Je n’ai pas de prix qui puisse vous convenir.

Victor sourit et s’approcha de l’oreille d’Alonso et lui murmura un chiffre. Le visage de celui-ci s’illumina :

— Mais vous ne paierez pas une telle somme pour une stupidité de la sorte ! Montrez-moi l’argent tout de suite.

Victor lui donna la somme immédiatement. Alonso en fut fort ému, Kelly le fut tout autant. Alonso promit à Victor de faire transporter tous les effets personnels de l’esclave à l’auberge avant la tombée de la nuit, mais eut tout de même une ultime requête avant de se séparer complètement de son esclave :

— Je voudrais que vous me laissiez la punir une dernière fois pour avoir osé lever les yeux.

Victor regarda Kelly et y vit la peur dans ses yeux jusqu’au fond de son âme. Il savait bien que la punition serait des plus sévère et il n’avait pas plus envie que la jeune femme qu’elle se produise. Il ne faisait pas du tout confiance à Alonso, aussi il répondit :

— Vous pouvez lui infliger une dernière chose, mais je veux être présent.

— Soit, alors laissez-moi une minute pour trouver le matériel qu’il me faut et je pourrai procéder.

Pendant ce temps, vous seriez gentil de l’attacher sur cette table, les membres bien écartelés.

Sur ces paroles, il disparut dans les allées du magasin. Les gens allaient et venaient sans porter plus d’attention qu’il ne le faut à se qui se déroulait entre eux. Victor fit étendre Kelly sur le dos. Elle avait peur mais ne manifestait aucune résistance. Une fois attachée, elle tourna la tête sur le côté et ferma les yeux doucement, attendant les sévices. Lorsque Alonso revint, il semblait avoir les mains vides. Il s’approcha de l’esclave et resserra tous les liens de sorte que la circulation du sang puisse à peine se faire dans ses poignets et les cheville. Alonso installa une chaise pour être bien assis au niveau de l’entrejambe de Kelly. Il avait une vue prenante sur son intimité et commença à la masser. Il pétrit l’intérieur de ses cuisses et entama de la caresser doucement. Kelly, peu habituée à ce genre de tendresse de la part de son Maître osa un regard en sa direction, que Victor ne manqua pas. Ses yeux se figèrent et elle se mit à trembler. Elle venait de remarquer le couteau dans les mains d’Alonso. Elle se mit à gémir fortement et tenta de se débattre. C’est à ce moment que Victor remarqua aussi la dague dans les mains du bourreau. Il l’arracha des mains du Maître pour ne pas qu’il l’utilise sur Kelly.

— Vous m’aviez permis une dernière punition, je ne fais que l’appliquer.

— Je vous ai permis une punition, pas une mutilation, répliqua Victor rapidement.

— Je ne voulais que lui laisser une dernière trace de moi. Et comme je sais que vous allez être doux envers elle, je voulais éviter qu’elle puisse y prendre du plaisir. Sans son petit bouton d’amour, les choses auraient été réglées pour elle. Bien qu’elle n’ait pas eu d’orgasme depuis plusieurs années, je ne voulais pas qu’elle recommence à y prendre goût. Je me retire alors ainsi, et j’espère que vous saurez la traiter comme il se doit. N’oubliez pas que ces femmes ne sont jamais plus qu’un animal, elles ne méritent en rien notre attention et notre gentillesse. Elles ne sont là que pour notre plaisir et se doivent de nous satisfaire.

Sur ces paroles, Alonso sortit du magasin général. Victor remarqua alors le sang sur Kelly. Le Maître avait tout de même réussit à l’entailler, mais son clitoris était intact. Victor nettoya la plaie et lui donna quelques baiser qui firent frémirent Kelly de joie. Ses poignets commençaient à prendre une couleur violacée lorsque Victor défit les liens. Il lui remit sa cape et ils entreprirent le chemin du retour. Une fois revenus à l’auberge, Kelly se jeta aux pieds de son nouveau Maître :

— Merci mon Maître, je vous obéirai pour le reste de mes jours. Je promets d’être l’esclave la plus docile que vous ayez eu.

Elle marqua une pause, se prit conscience de ce qu’elle venait de dire sachant qu’elle était la première esclave de Victor. Puis elle continua :

— Je ne vous ferai jamais honte et je vous offrirai ma soumission totale et complète.

— Kelly, j’avais plutôt pensé faire de toi mon égale, ma femme. Je t’aime Kelly !

— Je vous aime Maître. Je veux vous appartenir !

— Tu ne m’appartiendras que si nous signons un contrat, car je ne compte pas rester dans cette partie du monde. Là d’où je viens, il n’y a pas d’esclave alors nous signerons une entente que tu seras libre de refuser.

C’est sur ces paroles que Kelly fit le vœu de sa vie, le vœu ultime. Elle fit le vœu de lui appartenir. Elle voulait être à lui complètement et totalement, à la vie et à la mort. C’est avec gratitude et déférence qu’elle prononça ces mots : « Par le présent contrat, je m’offre à vous. Je ne suis désormais plus que corps, mon âme vous appartient. » Au fond d’elle-même, elle savait pertinemment que c’était la chose à faire. Il l’avait sortie des griffes du célèbre Alonso. Il l’avait sauvée, libérée. C’est réellement à partir de ce moment qu’elle fit le souhait intérieur de ne plus jamais s’appartenir et de se donner complètement à lui.

— Bien, maintenant il faut fêter ça ! Je promets que je vais apprendre les rudiments de la soumission et de l’esclavage pour te rendre heureuse. Jamais plus tu n’auras de sévices corporels qui te laisseront des marques permanentes cependant. Je te veux belle et parfaite, comme tu l’es en ce moment.

À la suite de ses mots, il lui fit l’amour tendrement. C’était la première fois pour Kelly qu’un homme lui portait autant d’attention. Elle se sentit comme une reine et cela lui plut fortement.



ZONE ABONNES L’abonnement vous permet :

  • d’enregistrer et d’imprimer les textes publiés,
  • d’avoir accès à certains récits dont la teneur ne permet pas une large publication,
  • d’accéder à la galerie photos privée de RdF.
    Entrez votre pass abonné

Commentaires

Sites favoris


2 sites référencés dans ce secteur