10- Scène et Giton

Chapitre 10
mardi 16 juin 2015
par  calingiton
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Progressivement la panique de mon enfermement laisse place à une profonde prostration, une sorte d’abattement à la fois physique et morale. L’attente au fond de cette cave, dans cette pièce dédiée aux punitions est pour moi interminable. Un profond sentiment d’abandon me submerge. En même temps que je suis assailli d’une sorte d’intuition, de pressentiment. Au début je me suis demandé ce que le Maître pouvait bien faire, si longtemps seul. Peut être travaillait il, tout simplement ? C’est peut être un homme d’affaires sans doute très occupé, n’ayant peut être pas tout son temps à me consacrer. Et puis, ce que je n’osai encore vraiment imaginer, ne pouvant y croire, pensant sans doute à tort qu’il n’en serait pas capable, ne cesse de me trotter par la tête et m’envahir l’esprit. Il est là, au dessus, dans son bureau, avec ma mère, en train de négocier avec elle mon acquisition, comme on achète un animal, un objet. Et ma mère, âpre au gain, avide de luxe, dont je sais qu’aucun scrupule n’étouffe, elle est en train de vendre chèrement son seul fils, sa propre chaire.
Mais alors, qu’abandonné à mon sort, saisi par une émotion trop violente pour que je puisse y résister, que les premières larmes s’écoulent sur mes joues, mon attention est alertée par le bruit de pas. C’est le Maitre. Mais il n’est pas seul. J’entends distinctement le claquement de talons aiguilles qui accompagnent ses pas plus lourds. C’est maman. C’est sûr, elle porte tout le temps des hauts talons. Mon cœur se met alors à s’affoler dans ma poitrine, et une intense bouffée de chaleur m’envahit.

Surprise pas le changement brutal d’attitude de Philippe, je me lève aussitôt à son injonction, en ajustant machinalement ma robe en simili cuir sur mes cuisses. Quelle idée j’ai eu de me choisir cette robe, par une telle chaleur étouffante. J’ai l’impression qu’elle me colle littéralement au cul. Et dessous, j’ai l’impression de dégouliner. En plus, je ne suis même pas mise de culotte. Je suis complètement dingue. Dans cette tenue, si je voulais passer pour une vieille salope, je ne m’y serai pas prise autrement. Mais est ce que je pouvais seulement imaginer tomber sur une personnalité aussi estimable et honorable que ce Philippe. Axel m’avait plus habitué jusque là à se faire racoler au Cap d’Agde par de vieux retraités, que de personnalités de la qualité et de la classe de ce Philippe de Beaudricourt.
Mais en le suivant dans ce dédale de couloirs qui nous mène vers une dépendance du corps principal de la bastide magnifiquement restaurée, je me sens agitée d’un malaise diffus à l’idée de retrouver Axel. Je suis maintenant convaincue de le découvrir dans je ne sais quelle situation scabreuse, sentiment que le comportement aussi surprenant qu’étrange du maitre de maison ne fait qu’accentuer. Et puis cette chaîne imposante et ces traces d’huile solaire sur la terrasse sont trop d’indices qui me laissent penser que leur relation va bien au-delà de la simple amitié particulière entre un vieux pédéraste et son jeune protégé.
Je suis avec beaucoup de difficulté le vieux sexagénaire, dont l’étonnante ressemblance physique avec DSK va jusqu’à reproduire sa démarche dandinante. Trottant derrière lui, dans ses pas, juchée sur mes talons démesurés et serrée dans cette robe moulante jusqu’aux genoux, je me laisse conduire jusqu’à une lourde porte ouvragée de ferrures. En descendant par un escalier en colimaçon, dans les sous sol humides et glaciales de la demeure, je ne fais plus aucune illusion sur le sort que cet homme a réservé à mon fils. Malgré cela, je suis machinalement cet homme dont je découvre peu à peu la surprenante personnalité perverse.

La mère d’Axel a parfaitement vu que son attitude me décevait. Elle me suit sans protester Je presse le pas exprès, pour l’obliger à trottiner derrière moi dans sa robe hyper moulante sous laquelle je la devine nue. Cette robe est tellement cintrée qu’elle l’oblige à exécuter de petits pas pour marcher, ce qui ne fait qu’accentuer le claquement de ses talons sur le carrelage. Volontairement, je ne la conduis pas directement à l’endroit où je tiens enfermé son fils. Je la fait descendre au sous-sol, et là je la sens vraiment cogiter sur le sort que j’ai réservé à son garçon.
Nous sommes face à la porte où Axel est enfermé. Un regard me suffit pour constater qu’elle est complètement désemparée. Mais ce n’est rien, comparé à l’expression d’effroi que je peux lire dans son regard quand, la porte ouverte, elle découvre Axel entièrement nu et prisonnier sur ce pilori. Sa stupéfaction est totale, et elle se laisse guider dans l’espace telle une marionnette dont je tire les fils. Elle ne remarque même pas que je referme la porte derrière nous.
Je la saisis par le bras et la conduis devant son fils. Elle est rouge de confusion et de honte. Comment pourrait-il en être autrement quand une mère découvre son propre fils ainsi entravé. Elle est si décontenancée qu’elle ne trouve aucun mots à dire, incapable de se révolter devant cette situation. Elle remarque les traces suspectes sur le sol à hauteur du sexe d’Axel. Elle a compris que c’est du sperme.
― Voila votre fils. Vous avez demandé à le voir, et bien le voilà. Comme vous pouvez le constater, il apprend ce que c’est de douter du Maître.
Mais je ne la laisse pas le temps de répondre :
― Mais que les choses soient claires entre nous, il est ici parce que il le veut bien et ces conditions de vie il me les a réclamé. Ton fils est un maso ! Tu le savais au moins ?
Je la méprise, et je lui fais sentir en mettant à la tutoyer. Sur ce, j’empoigne la tignasse de son garçon pour l’obliger à redresser sa tête, et qu’il regarde sa mère.
― N’est-ce pas petite chose que tu es ici par ta seule volonté et que tu es heureux que je m’occupe de toi, pour bien te dresser ?
Je regarde sa mère et je constate que ses tétons sont incroyablement érigés. Son corps la trahit. Son fils est là, la chair de sa chair, ce petit garçon qu’elle devrait chérir et protéger. Devant elle, prisonnier d’un pervers sexuel. Au lieu d’être révoltée, je la vois troublée, voir même excitée.

Complètement désemparé, c’est les yeux clos, la tête fléchie vers le sol, le cou et les poignets maintenus dans mon carcan, que je reçois maman entravé nu sur ce pilori d’un autre temps. Par lâcheté autant que par honte, je suis totalement incapable d’affronter son regard. Je me mets à frémir, incapable de maîtriser les tremblements qui secouent mon corps, à la seule pensée qu’elle est là, présente dans ce terrible endroit où je suis tenu enfermé. Qu’elle est là, maman, à me regarder, à m’observer sur toutes les coutures. Et ce qui est le plus terrible c’est que cela me fait terriblement bander, comme si j’attendais ce moment depuis si longtemps. Mais il faut toute la brutalité impérieuse du Maitre, pour que face à elle, la tête relevée par les cheveux, je reconnaisse l’inimaginable devant ma propre mère.
― Oui Maitre, je veux être votre esclave à tout jamais. Dressez-moi, j’en ai besoin.
Mon regard croise celui de maman, et je me mets à l’affronter et à le défier de manière insolente, mon jeune corps secoué par des spasmes nerveux.
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