« L’Aristochienne »

jeudi 25 juillet 2013
par  doigts de fée
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Le choix du Maître s’est porté sur la race des Aristochiennes.

Comme il est un adepte des produits haut de gamme, Il est allé pour ce faire, chercher son bel animal, dans un très bon élevage ; il l’a scrupuleusement sélectionné, avec des parents ayant un double prix de beauté et de travail.
D’ailleurs, afin de s’assurer de la qualité de ses origines, il avait exigé de l’éleveur la présentation de son arbre généalogique, vérifiant ainsi, pièces justificatives à l’appui, la pureté de sa race et la réalité de son pedigree.

Conformément à ce qu’il a expliqué à l’éleveur, sa chienne se devait d’avoir toute les qualités pour l’intéresser : un joli minois, une silhouette élégante, la démarche altière, un beau poil long, doux, soyeux et lustré…

Elle devait aussi être intelligente pour apprendre vite à obtempérer. La vivacité d’esprit était requise pour répondre aux attentes de ce Maître là.

Une fois l’inné verrouillé, il est passé aux acquis. Il n’exigeait pas qu’elle ait de prime abord un caractère docile ; sa soumission : ça c’était son affaire, et il voulait la mériter cette obéissance absolue qu’il exigerait d’elle ; du reste, il se faisait fort de la dresser à cet effet.
Au final, une femelle orgueilleuse l’excitait plus qu’elle ne le rebutait, et c’est même ce critère là, qui l’a emporté, quand il l’a choisi, elle, plutôt qu’une autre.

Le pécher d’orgueil, il le commet tous les jours, et en connait donc parfaitement l’articulation et les ressorts ; celle qu’il ne réussirait pas à faire plier n’existe pas. C’est en tout cas ce qu’il en a conclu en la ramenant.

L’éducation de sa chienne sera très sévère ; d’abord parce que c’est toujours comme ça dans les bonnes familles, et ensuite, parce que, selon ses humeurs, il veut être en mesure de pouvoir l’emmener partout, où il aurait du plaisir à se rendre avec elle. Il veut notamment en être fier en public.
Pour ce faire, il lui faudra comprendre très vite qu’elle n’a aucun intérêt à contrarier son Maître, qu’il attend d’elle qu’elle lui obéisse au doigt et à l’œil ; il la veut toujours à sa disposition, attentive au moindre de ses désirs, et ce, quelque en soit la teneur.

C’est d’une parfaite osmose entre eux deux, qu’il en obtiendra ce qu’elle ne saurait même pas imaginer, ni lui du reste, dont la fantasmagorie pourtant débordante, ne projetait encore qu’une pâle représentation du potentiel érotique de cette belle chienne à dresser ; une sorte d’échantillon de pensées lubriques qui augurait d’une inépuisable source de jeux interdits et de plaisirs défendus.

Ce Maître expérimenté n’ignorait pas, que au delà même de l’obéissance inculquée suite à son dressage, il souhaitait que s’opère une réelle fusion, une connivence invisible aux yeux des autres. C’est aussi pourquoi il la veut toujours à ses pieds.

C’est un Maître instinctif et qui a besoin viscéral, presque animal de sentir sa chienne docilement blottie entre ses cuisses autoritaires. L’instinct grégaire qui est profondément inscrit en Lui, fait déjà échos à celui de cette jolie créature encore rétive ; un peu comme si l’autorité naturelle de ce Maître commençait aussi à résonner en elle.
Le projet éducatif et pervers, que ce Maître libidineux réservait à sa chienne, pour la rendre digne de l’asservissement lubrique qu’il chérissait pour elle, était aussi sophistiqué qu’ambitieux.

Il ne lui impose pas de régime alimentaire particulier, mais il prend soin de développer son flair et d’éduquer son palais.

Il a veillé dès son arrivée, à ce que la semence masculine soit érigée mentalement dans son ADN de chienne, comme l’aliment le plus fin, et donc le plus précieux dont elle puisse mériter d’être gratifié.
Elle a du s’habituer, sur un simple claquement de doigt, tout d’abord à boire docilement le sien, dont la densité, le gout et la texture pouvait varier, selon le temps qui s’était écoulé, depuis la dernière fois qu’il l’avait dignement fait jaillir de ses plus beaux efforts.
Elle devait être imprégnée, au plus profond d’elle-même, de la divine liqueur de survie produite par son Maître ; c’est cette seule semence là, qui constituerait en toutes circonstances, la valeur refuge à laquelle il l’autorisait à se référer.

Puis comme on éduque le chien de chasse à reconnaître les différents gibiers, il a exigé d’elle, qu’elle extirpe et déglutisse aussi le foutre des queues d’autres Mâles qu’il lui désignait, faisant montre d’une extrême vigilance, sur la façon dont elle devait humblement articuler un « merci » empreint de reconnaissance, à l’égard des Maîtres qu’elle venait de soulager, en prenant toujours bien garde de maintenir ses grands yeux baissés, souvent embués de larmes.

Il l’a emmené exactement ou il le souhaitait ; les yeux bandés au milieu d’autres Maîtres, elle reconnaissait son gout et son odeur entre mille, et la fierté que son Maître en retirait détrempait honteusement sa chatte d’un plaisir qui l’irradiait, et d’un bonheur qui la dépassait.

Il lui fait aussi laper toutes sortes de sécrétions d’autres chiennes dans l’effort, imprégnant ainsi son haleine et son délicat museau, de parfums subtils, très variés, parfois acides et plus ou moins salés.
Il se plait à la rendre gourmande des sueurs d’autres femelles, lui apprend à se délecter des orifices qu’il a fait transpirer, et qu’elle doit servilement laper, sans jamais en être écœurée ; il la saoule jusqu’au coma lubrique, l’abreuvant d’un cocktail dont il maîtrise seul la perverse composition, une alchimie infernale qui mêle : cyprine, sueur, glu anale, salive, urine…occasionnant un tourbillon dans la tête et les chairs de la pauvre chienne enivrée, et dont seul son Maître reste en mesure de contrôler les effets secondaires infiniment désirables.

Il la tient fermement par son collier, la guidant calmement à travers toutes les coursives de ce palais de Dame Tartine, dans lequel la magie érotique opère, comme dans une pâtisserie aux saveurs éternelles et lubriques.
Sur ce doux parcours, se trouvent parsemés, de ci de là : un petit macaron très appétissant au saveur de pain d’épice, ornant une paire de fesses joufflue et sucrée comme une barbe à papa ; un petit bonbon arrogant et poisseux décore insolemment de belles lèvres luisantes et inconsolables qui sanglotent de grosses larmes de sucre vanillé ;les mamelles onctueuses et gorgées de lait frais de ces chiennes en chaleur, ont la douceur d’un marshmallow, et leurs tétons caramélisés laissent échapper quelques gouttes nacrées divinement lactées ; la bave irisée, qui coule en sucre filet, à la commissure de leurs gueules, forme comme des petits stalactites aux saveurs des sucres d’orge d’autrefois.

Il la conditionne méticuleusement de réflexes pavloviens, comme autant de madeleines de Proust qui doivent lui rappeler, tout autant ce pourquoi elle est faite, que l’art et la manière dont son Maître se plait à se servir d’elle.
Le Maître garde là encore un contrôle inflexible et sadique, sur sa chienne surexcitée, ne lui autorisant à consommer, et encore, avec modération, que les friandises qu’il souhaite lui désigner.

Dans la même optique, il entend cultiver ses étonnantes capacités olfactives ; elle doit flairer les sucs d’autres femelles pour en découvrir la palette gourmande de senteurs, et imprimer l’éventail des flagrances offertes, dans son référentiel olfactif, surtout celles qui ont la préférence de son Maître ;il ambitionne que son museau délicat sache détecter, avec talent, les drogues les plus douces et coquinement cachées, un museau d’exception auquel la meilleure chienne de douanier n’oserait même pas rêver.

Il lui apprend aussi comment lui signaler affectueusement que les odeurs raffinées qu’elle vient de savamment dénicher, risquent fort de l’intéresser.

La diversité des textures dont la queue de son Maître se révèle fin gourmet doit aussi se graver dans le disque dur du petit animal.
Il est tyrannique avec elle, une sorte d’hommage aux instincts prédateurs qu’elle lui a éveillés. Il a fait sienne cette maxime d’Honoré de Balzac « l’esclave a sa vanité, il n’obéit qu’au plus grand des despotes ». Et en matière de despotisme, c’est peu de le dire qu’il s’y entend.

Au quotidien, il la nourrit comme lui, mais ne l’accepte à sa table qu’à l’extérieur. Chez lui, elle mange dans une assiette posée par terre, le plus souvent à ses pieds, et parfois toute seule dans la cuisine ou avec d’autres congénères, des femelles de passage, auxquelles son Maître, génétiquement libertin, prête quelques attentions ; enfin ça dépend… de lui bien sûr…

Quand elle a bon aux exercices auxquels il la contraint, Il aime bien la récompenser avec des friandises ( du type abricot secs..) qu’il lui donne avec sa main droite ,ou bien lui tend avec sa bouche ça dépend …de lui bien sûr... il adore la regarder attraper délicatement, du bout de son petit museau, sa récompense avec des grands yeux doux et gourmands.

Parfois, il cache ses récompenses dans les orifices d’autres chiennes, mais son flair devenu infaillible ne met jamais bien longtemps à les découvrir ; et ses fruits secs habituels ne le sont plus vraiment, devenus plus moelleux et coquinement enduits des liqueurs ou ils ont dû patienter ; ces gratifications sont d’autant plus savoureuses qu’elles prennent le goût malicieux de la victoire sur la duplicité du Maître, toujours bon joueur en la matière.

Comme je l’ai déjà souligné je crois, il a un sens viscéral de la hiérarchie : que ce soit entre les Humains et les animaux, les Mâles et les femelles, les Patrons et les employés, les humains entre eux…etc.…
En conséquence de quoi, il est attaché à quelques rites qu’il juge toujours d’une brulante actualité.
Il n’aime pas beaucoup par exemple, la voir assise à ses cotés quand ils sont tous les deux ; il préfère la sentir, à sa place, autant dire à ses pieds, contre sa cuisse ou entre ses jambes, mais sa bouche peinte entrouverte et ravissante toujours à hauteur d’utilisation.

Pour souligner la hiérarchie qui s’impose, elle doit dormir au pied de son lit ; il laisse parfois trainer sa main pour la lui faire lécher ; Elle attend patiemment qu’il lui ordonne, en tapotant sur la couette, et en l’encourageant d’un « viens ma Belle, viens là », de le rejoindre sur le lit, quand il souhaite en disposer à cet endroit précisément…
Il la renvoie gentiment se coucher à sa place, à coté de son lit, lorsqu’il estime en avoir fini avec elle.

Ce Maître pervers, dans un mélange de tendresse et de pragmatisme, tient que pour sa jolie chienne, le confort soit de mise ; il souhaite ainsi toujours la voir resplendir et être en pleine forme, afin de pouvoir tirer le meilleur parti d’elle.
C’est un Maître exigeant et néanmoins prévenant, qui veille à la couvrir d’une petite couette, pour qu’elle ne se refroidisse pas, et vérifie qu’il y ait bien de l’eau fraiche, dans sa gamelle en cristal.
Il lui caresse toujours la nuque et les cheveux pour s’assurer qu’elle sommeille apaisée, en sécurité près de lui, sachant bien qu’il ne peut désormais plus rien lui arriver, en dehors de ce que son Maître a décidé pour Elle.

Il arrive aussi que son Maître décide de s’endormir en elle, la queue profondément enfoncée dans la chaleur de l’orifice qui a reçu ses longues giclées de foutre épais et légèrement salé ; il se plait à la sentir réduite à une immobilité parfaite .
Son sexe large et puissant éduque en ce sens, et avec une patience infinie, chacun des orifices, dont la nature a pourvu la femelle, jusqu’à ce quelle sache parfaitement paralyser ses muqueuses, offrant à son membre un digne gîte calme et douillet.

Ce Maître très cérébral, se veut responsable de sa sérénité ; la confiance qu’elle lui porte ne se fractionne pas, elle lui a abandonné tous les pouvoirs. En conséquence de quoi, il veille à ce qu’elle ne manque jamais de ce qui est nécessaire à ses yeux.

Sa laisse est toujours accrochée près de la porte d’entrée, il adore la sortir pour faire pipi dehors la nuit, quand le printemps arrive et ce jusqu’à l’automne.

Dès qu’il la récupère, et quelque soit le lieu, il lui enfile son collier ; il sait très bien quelle adore qu’il capture son cou et serre légèrement sa nuque ; il sait tout, même que ça la ravie qu’il lui signifie par ce geste symbolique, qu’elle est à lui, avec sa nuque emprisonnée dans l’accessoire qu’il a choisi pour elle.
Il sait aussi que sous l’emprise de ce délicieux rituel, sa chatte se met à transpirer, et selon son humeur du jour, il décide de l’en féliciter ou de le lui reprocher, ça dépend du type d’excitation qu’elle provoque en lui, à cet instant, et du traitement qu’il compte lui infliger conséquemment.

En fait il a plusieurs colliers pour elle, selon qu’il souhaite rester chez lui ou préfère la sortir ; et si il décide d’aller en extérieur, il adapte un accessoire à sa guise ; elle ne se souvient pas qu’il lui ait jamais demandé son avis… aucune importance, elle ne l’a jamais vu commettre la plus petite faute de goût.

Il peut parfois décider de l’emmener quelque part sans culotte ; pour autant il ne la sort JAMAIS sans collier, il trouve ça d’une indécence inacceptable. Il s’étonne toujours qu’il y ait autant de chiennes « errantes à ses yeux autant dire sans collier » dans les rues et les restaurants.
Il dit que c’est sans doute pour ça qu’il existe sur cette terre autant de mégères et d’emmerdeuses !...

Ses pulsions sont imprévisibles, même pour elle qui le connait bien ; il peut choisir de la choyer de ses caresses et de ses câlins les plus affectueux, déployant à son égard une tendresse infinie, et pourtant décider, l’instant d’après, de l’utiliser pour assouvir une envie, que d’aucun n’oserait avoir, et encore moins exiger de satisfaire.

Il n’y a que trois choses qu’il ne lui fera jamais, et sur lequel il n’a pas d’exigence particulière parce qu’il a déjà compris qu’elle ne pourrait pas le supporter, au point qu’il risquerait fort de la perdre.

D’abord même si il est très fâché, il ne l’abandonne jamais ; tout simplement parce qu’il est là aussi, inscrit viscéralement en Lui, que cela lui serait impossible. Certes il peut lui intimer l’ordre de disparaître de sa vue, pour qu’elle file dans une autre pièce ; mais il est là, tout près en fait.
Il voyage beaucoup pour des raisons professionnelles et familiales, il sait gérer à la perfection leur relation à distance quand la nécessité s’en fait sentir ; à l’occasion de ses absences il lui choisit toujours un collier qu’elle n’a pas le droit d’enlever, même pas pour se laver ; elle doit le porter nuit et jour, pour bien lui rappeler que les chiennes n’ont qu’un seul Maître ,lequel a pris soins de graver son nom à l’intérieur, soulignant ainsi le lien grégaire symbolisé par le divin collier.

Ensuite, conformément aux fermes recommandations de l’éleveur où il est allé la chercher, le Maître a l’intelligence de respecter scrupuleusement son territoire, une sorte de boudoir vénitien dans lequel elle éprouve le besoin viscéral de se réfugier ; il prend bien garde de ne jamais mettre les pieds dans sa niche protectrice et raffinée ; se sentant profondément agressée, elle pourrait même le mordre et devenir complètement enragée.
Ne resterait plus pour le coup, qu’à la faire piquer ou à la larguer à la SPA. Il savait au fond de lui, que jamais il ne saurait se remettre, si d’aventure, par sa faute, un si bel animal devait être euthanasié.
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Enfin, il sait pouvoir en disposer à sa convenance, pour assouvir n’importe lequel de ses caprices, mais il est d’une vigilance absolue sur sa santé, et veille toujours, quelques soient les jeux interdits auxquels il choisit de l’assujettir, à ce que les conditions d’hygiène requises soient scrupuleusement respectées.
Il se doit de prévenir et guérir tous ses maux, comme le ferait le vétérinaire attentionné et vigilant dont il se sent déjà l’âme…

Les recherches approfondies qu’il se plairait à conduire sur ce bel animal, le rendaient fou d’un désir dont la perversité n’était pas exempte.

Il posait sur sa nouvelle acquisition un regard attendri et s’interrogeait.
Peut être en fait a-t-il raison de penser qu’il n’y a, au final, pas de chiennes récalcitrantes seulement de mauvais Maîtres….ou du moins sans finesse… dépourvus de la subtilité nécessaire pour établir un lien cérébral de ce niveau… ? Peut-être aussi sous estime-t il l’énergie qu’il lui faudrait déployer pour y parvenir… ? A part lui-même, nul ne le savait. Peut-être, laissait-il tout simplement son esprit lubrique dériver en eaux troubles… ? L’énergie l’emmenait...

Ils lui ont bien dit à l’élevage que personne n’était obligé de prendre une chienne de cette espèce ; c’est certes beaucoup de satisfactions et de gratifications mais ça implique aussi des responsabilités et quelques règles intangibles dont la transgression n’est pas négociable.
Cela l’avait d’ailleurs bien rassuré, lui même n’ayant, sur quelques points, rien à négocier.

En fait, Il ne sait même pas encore comment il la surnommera, cette chienne encore sauvage, qu’il souhaite domestiquer, avec l’élégance qui sied à son pédigrée. Non pour le moment il réfléchit, un nom c’est un peu comme une nationalité pour un conservateur, ça se mérite !...
C’est un peu comme on choisit un prénom pour son enfant… Ce doit être un nom qu’on prononce comme on aime sortir certains mots de nos bouches… Cela doit sonner au Palais !…
Et en bon mélomane, il fallait qu’il s’assure, que les notes produites par ce nom, résonnent du bon écho, surtout dans l’intimité de son fort intérieur…

C’est décidément une race à part, une sorte d’OGM canin qui cumule l’élégance du lévrier afghan, la tendresse du golden retriever, la joyeuse énergie du boxer, l’entêtement du Briard, mais qui pouvait aussi, avoir les caractéristiques du Pitt Bull, menée d’une main faible à l’encontre d’un Maître maladroit.

Bref une créature qui nécessitera un dressage personnalisé et d’une douce fermeté, l’éleveur ne lui ayant pas caché que sur elle « la violence est une force faible » qui produit immanquablement l’effet inverse de l’effet recherché.
Ce qui là encore, confortait son choix, car, il n’avait aucun plaisir à blesser gratuitement. Son sadisme physique était seulement dirigé contre tout être qui ferait montre de malveillance envers ceux qu’il chérissait.

Cette chienne d’une sensualité infinie rendait déjà son nouveau Maître ambitieux ; il pensait fièrement aux subterfuges machiavéliques auxquels il devrait recourir pour en obtenir une parfaite docilité, à la hauteur de l’utilisation lubrique qu’il ne manquerait pas d’en faire ; il souriait intérieurement, ému par le doux regard étincelant de défiance de cet animal encore sauvage, mais, qui ignorait naïvement que sa domestication commencerait à la seconde, ou son Maître refermerait sur sa jolie nuque, le collier qui convient.
Il raccourcira la laisse en temps voulu et posera les fondamentaux de son éducation plus tard ; avec un sadisme à peine dissimulé, il se contentait, pour l’heure, de la contempler, parée de sa fière indépendance, lui laissant ses touchantes illusions et ses provocations, comme autant de mesures de rétorsion à venir.

Merci de l’attention que vous avez prêtez à la lecture de ce récit comme du partage de votre ressenti dont je serai touchée que vous me fassiez part, quel qu’il puisse être.




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Commentaires

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samedi 10 août 2013 à 19h11 - par  Magystere

L’effet de ce texte sur moi est tout simplement MAGIQUE, merci Madame.

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vendredi 26 juillet 2013 à 21h30 - par  alienor

C’est...adorable (c’est le mot qui me vient :-) ), plein de finesse et de profondeur.

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vendredi 26 juillet 2013 à 11h07 - par  Magister52

Surprenant par son style un peu précieux, mais le fond du récit me plaît beaucoup.

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