3 Deux amies....

dimanche 17 septembre 2006
par  Jocelyne
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Isabelle ouvrit les yeux eux et fut éblouie par la clarté du soleil matinal qui, à cette heure-là, illuminait leur grand lit à travers la fenêtre de leur chambre. Un coup d’œil à sa montre posée sur la petite table de chevet : dix heures et demie – plutôt tard aujourd’hui. Un autre coup d’œil de l’autre côté lui permit de constater que Sylvie dormait encore. Son visage détendu affichait une mine plutôt enjouée et elle respirait régulièrement. Isabelle soupira sans bruit en pensant à la soirée qu’elles avaient passée.

C’était certainement la plus folle soirée qu’elle ait jamais vécue. D’abord, c’était pour elle la première fois qu’elle était sortie sans porter de culotte sous une jupe, quand même plutôt courte. Cela lui avait vraiment procuré une excitation tout à fait particulière. Et ensuite les photos que Sylvie lui avait faites… Quand elle y pensait, elle sentait un frisson lui parcourir le dos. Un frisson pas si désagréable d’ailleurs, comme elle devait se l’avouer. C’avait été une expérience qu’elle ne pouvait comparer à rien de ce qu’elle avait vécu jusque-là. Cela avait été finalement à la fois facile et excitant de se laisser simplement aller, de se laisser faire ce que Sylvie attendait d’elle. Et surtout même s’il s’agissait de choses qu’elle aurait ressenties jusqu’il y a peu comme étant trop « dangereuses » ou carrément « interdites ». Certes, elle n’était pas prude – mais sentir la langue de Sylvie sur sa chatte rasée, après que son amie l’ait entraînée dans une promenade sur la plage à un endroit où à cette heure il n’y avait manifestement personne, qu’elle ait relevé sa jupe et se soit agenouillée devant elle… Cela avait été complètement fou. Bien sûr Sylvie s’était ensuite faite faire une longue gâterie aussi et cela ne lui avait pas déplu du tout...

Isabelle sortit tout doucement du lit et alla à la salle de bains. Le jaillissement de l’eau de la douche la réveilla et, à sa propre surprise, elle sentit sa main droite glisser entre ses cuisses. Après l’épilation de la veille son mont de Vénus était toujours parfaitement lisse – même sur ses grandes lèvres elle ne sentait aucun poil. C’était fou ! Elle brossa ses boucles brunes et mit le peu de vêtements qui était nécessaire avec ce temps. Quand elle rentra dans la chambre Sylvie était déjà réveillée et lui sourit : « tu es déjà debout ? ».

Isabelle rit : « regarde donc quelle heure il est – en outre j’ai une de ces faims. Je descends prendre mon petit-déjeuner. Si tu te dépêches, je t’en laisse un peu… ! »

« Je te laisse toute seule si tu ne me donnes pas tout de suite un baiser du matin » lui répondit Sylvie en plaisantant.

Isabelle se jeta sur le lit et se pencha sur son amie pour un très long baiser sur les lèvres. Puis elle alla vers la porte et se retourna vers Sylvie.

« Est-ce que je peux t’attirer ainsi ? » demanda-t-elle en relevant sa courte robe d’un mouvement fluide et en rougissant un peu.

Le regard de Sylvie rencontra le sexe épilé d’Isabelle qui avait d’elle-même omis de mettre une culotte.

« Tu ne vas pas pouvoir manger si vite », se moqua Sylvie en rejetant vivement le drap. Et elle pensa en elle-même : « Petite effrontée, tu apprends sacrément vite ! »

Elles déjeunèrent soigneusement et ce fut plus tard que d’habitude qu’Isabelle dit : « je vais juste chercher mon sac dans la chambre et ensuite nous pouvons aller à la plage, d’accord ? ».

Sylvie, elle, avait déjà pris ses affaires de plage et lisait maintenant le journal qu’elle avait trouvé dans le lobby de l’hôtel.

Isabelle se pencha sur elle et lui dit tout bas :

« En outre il me faut une culotte de maillot aujourd’hui, pas vrai ? »

Elle se redressait déjà pour partir que Sylvie lui saisit le poignet et lui dit d’une voix basse mais ferme :

« Là, je ne suis pas du même avis, ma chérie. Je voudrais que tu continues d’être nue à la plage »

Isabelle fut prise au dépourvu :

« Mais… cela ne va pas… je veux dire que je ne peux tout de même pas… », balbutia-t-elle, le visage soudain rougissant.

« Oh si, tu peux ! » lui répondit Sylvie avec un sourire. « Mais je vais te faire une proposition : pour que tu t’habitues à l’idée, tu pourras aujourd’hui, pour la première fois que tu sortiras de l’eau, porter une petite culotte – toutefois pas ton bas de bikini, mais l’un de tes slips habituels. Et lorsque nous rentrerons ce soir, je veux que tous nos chers voisins de plage sachent que tu n’as plus de toison. J’exige que tu le fasses ! ».

Isabelle se libéra déconcertée et se dirigea vers l’ascenseur en prenant douloureusement conscience de sa totale nudité sous sa robe légère.

Sur le chemin de la chambre, elle rencontra la femme de chambre. C’était vraiment tard aujourd’hui – effectivement les chambres de leur partie du couloir avaient déjà été faites. La femme de chambre, à peu près de son âge parut gênée et lui lança un regard qu’elle ne sut pas interpréter.

Isabelle entra dans la chambre et ferma la porte. Oui, la chambre avait bien été faite. Elle se dirigea vers le fauteuil pour prendre son sac qui y était posé. Alors que son regard rencontra la petite table d’appoint à côté de la porte-fenêtre de la terrasse, elle se figea. Là se trouvaient comme par hasard deux des photos que Sylvie avait faites d’elle avant-hier à la plage et qui la montraient debout, riant et nue dans les vagues. La brise légère et chaude emportait ses longs cheveux que l’humidité bouclait davantage par-dessus ses épaules et des gouttes d’eau scintillantes brillaient dans son épaisse toison brune. Juste à côté, et cela coupa presque le souffle d’Isabelle, étaient disposées les cinq polaroids que Sylvie avait tirés d’elle hier et sur lesquels elle posait nue et fraîchement épilée dans cette chambre, sur ce lit.

Sylvie les avait pourtant mises hier dans son cartable… Elle avait dû les regarder de nouveau ce matin avant de descendre petit-déjeuner et le avoir ensuite oubliées là. Isabelle regarda le lit refait. La femme de chambre ! Bien sûr – voilà pourquoi ce regard étrange. La femme de chambre venait de faire la chambre et avait évidemment vu les photos… et l’avait évidemment reconnue. Elle aurait voulu disparaître sous terre. Oh, merde ! Comment Sylvie avait-elle pu être aussi négligente ? Isabelle sentait son cœur battre dans son cou. D’abord cette scène en bas, au restaurant, et maintenant les photos ! Hébétée, elle alla à la salle de bains se passer de l’eau sur le visage pour reprendre ses esprits. Là aussi tout était propre et net.

Juste avant d’arriver au lavabo, elle vit.

C’était cette petite boîte en plastique avec un couvercle, transparente, un peu plus petite qu’un verre, dont Sylvie voulait en fait se servir pour ramener un échantillon de sable de la plage. C’était le seul objet posé sur la petite étagère, juste sous le petit placard à miroir. Une petite étiquette y était scotchée et où elle reconnut la jolie écriture de Sylvie : « Isabelle le 20/07/98 » - la journée d’hier. La boîte était remplie presque à ras bord d’un tas de poils bouclés bruns : les propres poils de sa toison rasée hier ! Quand on regardait attentivement, on pouvait même voir çà et là des restes de mousse à raser…

Il n’y avait plus de doute : Sylvie n’avait pas oublié les photos sur la table par inadvertance. Elle savait que le service de chambre passerait bientôt et avait disposé les photos intentionnellement pour qu’on ne puisse pas ne pas les voir. Il en était de même de la petite boîte en plastique contenant ses poils pubiens. Isabelle sentit une bouffée de chaleur lui monter à ma tête et – elle le sentait bien aussi – irradier son sexe. Sylvie ne se satisfaisait visiblement pas de garder ce secret pour elles seules. Il semblait bien qu’elle lui ait attribué un rôle dans une sorte de jeu dans lequel la volonté d’obéissance d’Isabelle serait mise à l’essai. Cela lui vint spontanément à l’esprit, mais ses sentiments étaient si confus qu’elle n’aurait pas pu les exprimer.

Elle se jeta de l’eau sur le visage et s’essuya. Puis elle prit la boîte sur l’étagère, retourna dans la chambre et la plaça, avec les photos, dans le tiroir de la table de chevet de Sylvie. Isabelle se prit l’un de ses slips de coton blanc dans l’armoire, l’enfila et rajusta sa robe. Elle réfléchissait à ce qu’elle allait dire à Sylvie dans les prochaines minutes ou plutôt se demandait si elle allait lui en parler. Isabelle prit son sac, sortit dans le couloir et ferma la porte de la chambre derrière elle.


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