Le parfum

samedi 24 juin 2006
par  Perpol
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Première partie : L’amorce

Elle est là à se trémousser sur une scène, dans un bouge enfumé, exposant le peu de vertu qui lui reste à une bande d’éclopés. Des spots lui tiennent les seins, le sexe, les fesses, et la suivent dans ses salaces contorsions ; ces spots, tels des triques lubriques, s’enfoncent dans ses trois zéros : oral, anal ou génital, les trois trous que convoite tout mâle.

Elle vient de défaire l’agrafe retenant sa petite culotte et l’arrache d’un seul coup, provoquant l’émoi. Elle sourit comme à l’habitude et l’on applaudit, l’on prend des photos pour garder un bon souvenir de ses fesses, de ses seins et de sa chatte. Elle se dit dégoûtée mais elle mouille d’être ainsi exposée ; elle se sent comme sucée par la foule et elle rêve un jour d’être livrée sans défense à leurs doigts boudinés.

Son numéro vient de s’achever et, lorsque les lumières s’éteignent, elle quitte la scène et regagne sa loge. Un homme l’y attend qu’elle ne connaît pas. Il est de taille moyenne et d’âge moyen, il est moyennement joli et présente moyennement bien, mais que peut donc faire ce type tout à fait moyen dans sa loge ?

Elle le toise du regard et il abaisse le sien, comme gêné. Puis il lève les yeux et lui dit une banalité du style « je suis venu vous voir ... », puis il s’interrompt, visiblement très mal à l’aise ; à quoi elle rétorque un sonore « dégage connard ! ». Il soupire, ses épaules se voûtent. Il lui dit qu’il lui écrira, ce à quoi elle répond par un « oui, oui » dubitatif et non moins agressif. Il prend une attitude de chien battu et s’en va comme à regret, lui lançant un dernier regard.

La porte claque, elle reste seule à se démaquiller, comme elle le fait chaque soir. Ce qu’elle n’a pas remarqué c’est qu’il plane une odeur doucereuse et envoûtante qui pénètre chaque molécule de la pièce, et que ce parfum change subtilement la configuration des pensées de ceux qui s’y trouvent. L’odeur est distillée par quelques feuilles de papier à lettre que l’homme a volontairement abandonnées sur les lieux, les glissant parmi ses papiers à elle.

A première vue rien ne s’est passé, mais en profondeur rien ne sera jamais plus pareil. Les jours suivants elle pénètre à nouveau sa loge où elle reste de longs moments soumise au parfum. Puis, au terme d’une bonne semaine, les effets de la drogue s’estompent lentement. Elle finit par oublier totalement la visite du curieux bonhomme.

Un beau matin, vingt-deux journées après sa visite, elle reçoit une lettre de sa part qu’elle lit avec horreur. Ce salaud ne se contente pas de la complimenter, il lui donne des instructions salaces qu’elle est sensée suivre au doigt et à l’oeil.

Cela fixe son avis quant au bonhomme : il s’agit d’un obsédé sexuel voire d’un psychopathe, c’est bien sa chance ! Mais elle ne se contente pas de jeter la lettre comme elle ferait d’habitude en pareille occurrence, que du contraire : elle la range soigneusement, la lit et la relit attentivement à plusieurs reprises.

Car ce dont elle ne s’est pas rendu compte c’est que le papier de la lettre est parfumé, comme les papiers qu’il avait laissés traîner à dessein dans sa loge. Subtilement les effluves de la lettre envahissent son domicile pour quelques jours. Elle se surprend à se masturber en pleine journée, ce qu’elle ne fait jamais, comme prise d’une sorte de frénésie amoureuse dont l’objet lui est inconnu : elle n’aime personne ; c’est vraiment tous des salauds ces mecs !

Puis les mots de la lettre se mettent à la tarauder de nuit comme de jour pendant la semaine. Il lui est ordonné de se présenter une nuit de pleine lune à minuit au sommet d’une colline non loin de là, au lieu dit « la pénitence », vêtue en tout et pour tout d’une nuisette, de bas résille et de hauts talons de teinte rouge, puis de s’allonger sur une pierre plate se trouvant au centre de l’aire, et d’exposer ses trois trous d’amour à la lumière blafarde de la lune ; il est ajouté que cela la rendra plus forte, plus sûre d’elle-même, plus résistante à la douleur et moins vénale aussi.

Bref, il s’agit clairement, à son avis, d’un tissu de conneries émises par un dingue. En y repensant, elle se dit que ce petit bonhomme quelconque ne se comporte pas vraiment de manière banale.

Malgré ses réticences elle a consulté son calendrier et sait qu’il lui reste une semaine avant la pleine lune ; le dimanche elle est allée en reconnaissance sur les lieux pendant la journée et a repéré la fameuse pierre plate ; elle s’est procurée à prix d’or une nuisette rouge, des bas et des hauts talons assortis, se mentant qu’elle le faisait pour elle-même et non pas pour ce toqué.

Il y a mieux : elle a essayé cet accoutrement un soir et, depuis, elle le met systématiquement en rentrant chez elle ; c’est-à-dire qu’elle se balade dans son appartement le cul nu, en nuisette, bas résille et hauts talons, comme une véritable raclure de bordel. Elle n’en revient pas et se traite de pouffiasse, le marquant texto à la peinture sur un de ses murs : « je suis une pouffiasse ! » ; et pourtant, elle est remplie d’un sentiment de plénitude amoureuse lorsqu’elle agit de la sorte ; elle sent des ondes de jouissance lui parcourir l’entièreté du corps avant de se lover dans sa fente, la faisant mouiller comme une jeune femelle en rut.

Au jour dit, peu avant minuit, elle se rend toute émue vers son mystérieux rendez-vous avec la lune. A une centaine de mètres du sommet de la colline, elle change de vêtements et s’accoutre comme le lui a ordonné le bonhomme qui signe pompeusement sa lettre du titre « le maître ». Elle s’installe sur la pierre plate et relève les jambes de manière à ce que sa fente soit exposée à la lune et elle attend.

Le ciel est dégagé cette nuit-là et l’on a droit à un splendide clair de lune. Ce qu’elle ne sait pas c’est que la pierre a été généreusement saupoudrée de la même substance que les papiers qu’elle a reçus du maître ; cette substance pénètre sa nuisette, puis sa peau et elle acquiert comme l’impression de se trouver installée dans une bulle, à l’abri du froid et de toute douleur. Elle se sent infiniment bien. Elle reste ainsi une bonne heure, puis, comme à regret, décide de quitter l’endroit magique, se promettant d’y revenir.

Rentrée chez elle, elle se dit qu’elle est foldingue, et pourtant jamais elle ne s’est sentie aussi pleine d’elle-même et aussi détachée des contingences matérielles de son existence. Dans son esprit s’insinue le doute : et si le maître avait raison, s’il n’était, après tout, pas si fou que cela ?

Quelques jours plus tard, exactement vingt-deux jours après la réception de la première lettre, une autre missive parfumée du maître lui parvient. Elle l’ouvre cette fois-ci avec beaucoup plus d’empressement et se trouve à nouveau interdite face à son contenu.

Il lui est ordonné de prendre livraison d’un chien qui l’attendra attaché à un des arbres d’une clairière d’un bois voisin le dimanche suivant à minuit. Un plan est joint indiquant l’endroit avec force précision. Il lui est commandé de se présenter là vêtue d’une courte jupe, d’une veste de cuir et de hauts talons noirs et de rien d’autre : le port du moindre sous-vêtement lui est expressément interdit. Il lui est dit qu’elle trouvera dans sa boîte aux lettres un flacon contenant une substance au moyen de laquelle elle doit s’enduire parcimonieusement et quotidiennement la raie, les seins et les lèvres : cela plaira au chien et cela aura un effet euphorisant sur elle-même.

Puis le message se fait cruellement précis. Avant de libérer le chien, il lui est ordonné de se laisser sentir la chatte par celui-ci, cela le rendra docile ; ensuite, il lui été intimé l’ordre de libérer le chien, de se mettre à quatre pattes et de retrousser sa jupe, de manière à exposer largement sa fente à tous vents, autant qu’à la lubricité de la bête ; il est précisé que le chien a l’autorisation de la couvrir quand il le voudra, ce jour là comme tous les jours à venir et qu’il deviendra, en quelque sorte, son maître de ce point de vue là !

A la lecture de ce passage, elle a froissé la lettre et l’a jetée à la poubelle. Puis elle a vomi son repas. Mais une demi-heure plus tard elle a sorti la lettre de la poubelle. C’est plus fort qu’elle. Ce dont elle ne se rend pas compte c’est que la missive émet des effluves autrement plus puissantes que les précédentes, induisant chez elle un changement intérieur radical.

Le lendemain elle trouve un flacon dans sa boîte aux lettres. Elle hésite d’abord à s’en servir puis, mue par une force largement majeure, elle met le contenu de la fiole dans un vaporisateur et s’en asperge l’entièreté du corps. Elle est alors prise instantanément d’un gigantesque accès de jouissance – du jamais vu à son niveau du plus loin qu’elle se souvienne. Elle se met à gueuler comme une bête en rut, se roule par terre, tandis que des sucs odorants s’échappent par filets de sa fente vaginale. Son relâchement est tellement important que ses sphincters buccaux anaux et urinaires se relâchent et qu’elle bave autant qu’elle chie et qu’elle pisse à même le sol de son living. Sa crise érotique dure une bonne vingtaine de minutes, ce qui n’est pas rien !

Se rendant compte de l’effet ravageant de la substance, elle décide d’en faire un usage plus sobre, comme le maître le lui a recommandé. Durant la semaine elle s’achète les vêtements de cuir requis et continue de se promener en nuisette dès qu’elle est chez elle. Elle doit d’ailleurs faire bien attention, car un soir elle est sortie ainsi à la rue pour rentrer les poubelles. S’en rendant compte, elle a été horriblement gênée, heureusement que personne ne l’a surprise aussi exposée.

Mais il y a plus. Au boulot elle s’aperçoit qu’elle est beaucoup plus calme et maîtrisée que par le passé, qu’elle ne supporte plus l’alcool ni le tabac et que son corps demande une alimentation plus équilibrée. Cela se propose à elle comme autant d’évidences, ne nécessitant aucun effort de sevrage ou autres.

Le dimanche soir elle se vêt comme prescrit, veillant à s’enduire la fente de l’étrange substance volatile, puis elle se rend au rendez-vous. Le chien s’y trouve, il s’agit d’un énorme animal, une sorte de petit veau, croisement d’un danois et d’un bull mastiff qui fait facilement un mètre au garrot. Elle en est impressionnée et s’approche prudemment de la bête qui se met à aboyer et à tirer sur sa laisse en la voyant arriver.

Elle retrousse se jupette de cuir bien haut, de manière à libérer sa chatte odoriférante. Placé derrière elle, l’on peut lui voir le cul nu à la lumière crue d’une demi-lune brillante. Le chien hume les délices de son vagin et n’en devient que plus fou. Elle se met à lui caresser le museau et il se laisse faire. Rassurée et enchantée à la fois par tant de gentillesse, elle s’abaisse à son niveau et lui caresse le corps. Arrivée à hauteur de son sexe, elle s’aperçoit qu’il est de taille honorable et qu’il est tendu. Elle le saisit doucement dans sa main. Le chien grogne mais n’a pas le moindre mouvement de recul. Puis elle prend le sexe du chien entre ses lèvres et le suce jusqu’au moment où il lui gicle dessus lui maculant le visage et les lèvres.

Sans prendre le temps de s’essuyer, elle libère le chien et se met en position à quatre pattes. Comme il vient d’être soulagé il ne se rue pas immédiatement sur elle et ils peuvent batifoler ensemble dans la clairière. Elle se sent très fortement excitée, exactement comme une chienne en chaleur résistant avec délices aux avances du mâle. Elle lui monte même sur le dos, lui enserrant le corps de ses cuisses et cela lui procure une sensation de plaisir trouble mais très puissante.

Puis elle constate qu’il bande à nouveau. Elle se met à quatre pattes et il vient la couvrir. Elle aime cela, en redemande en poussant sa croupe vers l’arrière et en tortillant du cul. Cela dure fort longtemps, puis finalement il vient mais ne la laisse pas tranquille pour autant, tant il est exigeant. Il la tient ainsi occupée durant près de trois heures, ce qu’elle apprécie tout particulièrement.

Finalement, épuisée, elle emporte sa bête avec elle vers son domicile. Elle est toute émoustillée, éméchée comme si elle avait bu de la boisson forte ; elle se sent puissante et d’une bonne humeur indestructible. Ce dont elle ne s’est pas rendue compte c’est que la toison du chien a été aspergée de ce puissant parfum.

C’est ainsi que se réorganise sa vie. Elle est beaucoup plus efficace au travail, ne fume plus et ne consomme plus d’alcool. Elle se nourrit bien mieux que par le passé et a cessé toute vie mondaine. A part le boulot qui ne l’occupe que cinq heures par jour, elle reste chez elle avec le chien. Elle est toujours vêtue de sa nuisette, de ses bas et de ses hauts talons rouges. Lorsqu’elle doit sortir, elle met un imperméable par-dessus. L’on peut se demander ce qu’elle fait de son temps et il n’est pas difficile d’y répondre. Le chien a des exigences tyranniques, il en veut trois fois deux heures par jour, puis il passe des heures à lui lécher la fente, un véritable régal.

A part cela rien de bien nouveau, sauf qu’au terme du vingt-deuxième jour, elle a trouvé un nouveau flacon dans sa boîte aux lettres, sans plus d’explication. Elle sait quoi faire avec. Les six mois suivants tout se déroule d’après le même scénario : chaque vingt-deuxième jour elle trouve un flacon dans sa boîte aux lettres. Ce qu’elle ignore c’est que le maître renforce la puissance de la substance à chaque livraison. Elle en ressent les effets : elle est dans une forme resplendissante et jouit quasi en permanence sans plus s’en rendre vraiment compte. Au bout de quelques mois, même les exigences du chien lui paraissent insuffisantes.
C’est alors qu’une lettre change radicalement son existence. Nous lui laissons la parole.

****

Seconde partie : les sept barbus

J’aimais bien mon boulot de strip-teaseuse, mais quand il m’a demandé d’y renoncer je l’ai fait sans trop de regrets. Pour le chien cela a été plus dur lorsqu’il s’est agi de le ramener là où je l’avais trouvé. Il m’a ordonné de m’acheter un camping-car d’une taille raisonnable et j’y ai sacrifié une grande partie de mes économies et l’argent obtenu par la vente de tout mon mobilier. Il m’a demandé de me procurer un poste de téléphone mobile afin qu’il puisse me contacter à tout moment à tout endroit et je suis priée de ne jamais m’en défaire. Aussi je le porte attaché comme un colt à une ceinture dont je me ceins les reins.

Il m’a laissé le numéro d’appel de son téléphone mobile et m’a commandé de le contacter trois fois par jour, vers dix, quinze et vingt heures, et de lui rapporter avec force détails les sensations physiques que j’éprouve, les sentiments qui m’animent, les pensées qui me traversent et les actes que je pose. Je m’exécute scrupuleusement. Pour sa part, il se contente de m’écouter en silence, puis de raccrocher au bout d’un quart d’heure sans crier gare.

Je cours maintenant vêtue d’une courte jupe de cuir noir composée de deux bouts de cuir distincts reliés entre eux par deux fermetures éclair, de manière à ce que, selon mon bon gré, je puisse exhiber plus ou moins totalement mes fesses, mes cuisses et ma chatte. Au-dessus je porte un poncho très court m’arrivant au ras du sexe, et fabriqué en tissu fin de couleur écru qui, par ses fentes des deux côtés, permet d’entrevoir le profil de mes seins lourds et rebondis comme des sabots de lutins. Cela m’excite beaucoup de me balader en montrant des pans variables de mon avantageuse anatomie.

Le maître m’a totalement interdit, dans sa dernière lettre, de porter le moindre sous-vêtement durant le voyage. Je ne suis également pas autorisée à me laver même pas lorsque je viens de me soulager, ce qui fait que je schlingue rapidement le jus de chatte, car, depuis quelques mois, mon sexe excrète en permanence des gouttes de liquide vaginal. D’ailleurs, par jeu, je m’en suis enduite l’entièreté du corps.

Je ne suis également pas autorisée à m’accroupir ni à m’immobiliser pour faire mes petits besoins, aussi j’urine debout en marchant, laissant le flot ambré de ma pisse s’écouler le long de mes cuisses et de mes jambes fuselées. Comme je bois des litres d’eau, je suis forcée de procéder de la sorte plus de sept fois par jour. Je ne peux vous décrire combien cela m’excite d’agir ainsi, mais aussi et surtout combien cela me plaît d’obéir à ses ordres comme je le fais.

Me baladant dans le centre désert d’une petite bourgade de province rencontrée en cours de randonnée j’entends mon téléphone grésiller. La voix du maître retentit me disant : « enlève ta jupe et poursuis ta route sans t’arrêter ». Je frissonne de peur et ne peux retenir un léger glapissement de plaisir. Le maître m’a parlé !

Sans réfléchir outre mesure, j’actionne la fermeture éclair de ma jupe, l’enlève et la replie sur mon bras. Le soir tombe et il n’y a personne dans les rues. Soudain je suis prise d’une peur panique d’être surprise m’exhibant ainsi, la raie à l’air. Je m’arrête, je serre les cuisses ce qui me donne l’envie de me soulager, puis je poursuis ma route en pissant pour me débarrasser de la peur.

Je fais face avec courage, je redresse mon buste et je marche d’un bon pas, mes hauts talons cliquetant sur les pavés de la place publique. Les pans du poncho ondulent sur le rebondi de mes fesses et flattent mes poils pubiens. Je suis très fortement excitée que j’en jouis davantage que d’habitude, parce que je sais que le maître est ici et qu’il m’observe. Puis le téléphone tinte à nouveau et sa voix m’ordonne de m’empaler sur un des petits pieux aux embouts arrondis et soigneusement polis qui longent le square entourant une statue érigée sur un socle.

Je m’exécute. J’enduis d’abord le haut du poteau d’un gel que je transporte dans mon sac à main, puis je le chevauche, l’entourant des lèvres de mon vagin. Le petit poteau à un diamètre d’au moins cinq centimètres, ce qui fait que je me sens le sexe tout écartelé à mesure que je force le piquet au plus profond de mon con, mais je m’y fais vite et bientôt j’accélère le rythme de mes ondulations, puis des doigts je me masturbe le clitoris et me pénètre le fion. Je réprime un cri d’allégresse jouissive mêlé de peur et de douleur, puis je me retire laissant le poteau tout trempé du jus de ma cramouille.

Au téléphone, à nouveau, le maître me demande un peu plus tard si j’ai des ciseaux ou un rasoir dans le sac que je balade avec moi, et je lui réponds que oui, que j’ai même rasoir électrique portatif. Un rien décontenancé il dit : « eh bien, c’est bon ça ! tu vas grimper sur le socle de la statue et te raser la chatte, tu garderas les jambes bien ouvertes et tu te contorsionneras comme s’il y avait un public qui te regardait », puis il raccroche.

Je me saisis des ciseaux et du ladyshave et j’escalade le socle ; là j’écarte les jambes et me mets à me couper les poils pubiens puis à les raser de près, puis, en abordant l’entrejambe, je me contorsionne exhibant mes fesses à qui veut bien les voir. Je suis toute mouillée d’être ainsi montrée. Soudain le faisceau d’une lampe torche me saisit dans son rai de lumière et un voix mâle retentit, éructant « descendez de là, et vite ! ». Je regarde effrayée autour de moi et discerne dans l’ombre les contours de sept hommes tous solides et barbus. Ils sont solidement bâtis et ont le regard sévère. N’ayant pas le choix – cela devient une habitude – je fais ce que l’on m’ordonne de faire.

A peine arrivée au sol, je m’y trouve immobilisée par deux hommes me tenant chacun un bras et par deux autres me bloquant les jambes. Un cinquième me tire la tête en arrière, tandis qu’un sixième m’ouvre la bouche de force. Le dernier y déverse le contenu d’une fiole du genre de celles que me fournissait le maître. Le liquide a un goût âcre, il est visqueux, je le sens distinctement se creuser rapidement un chemin vers mon estomac pour s’y trouver « incorporé ». Je suis alors prise d’une soudaine frénésie, une onde de chaleur m’envahit toute entière, j’ai besoin d’une bite, de plusieurs bites même et tout de suite.

Un des barbus s’est placé devant moi et a ouvert sa braguette, laissant apparaître un membre mollasse. Ceux qui me maintiennent me relâchent et s’éloignent de moi, me manifestant un évident désintérêt. Je pourrai aisément m’enfuir à ce moment-là mais pas une fibre de mon être n’y songe. Je me rue littéralement sur le membre mou du gars qui a dégainé le premier, le prend en bouche et le pompe, le lèche, le masse afin qu’il se dresse, puis je lui tourne le dos et rapproche ma fente tortillante de son zob ardent ; il me pénètre et s’éclate dans mon ventre au terme de quelques va-et-vient. Puis je le quitte et je regarde alentour.

Les autres se sont disséminés dans le petit square, quatre sont assis ou couchés dans l’herbe, un autre est adossé au socle de la statue, le dernier est assis sur le bord du trottoir. Je m’approche du dernier, la chatte à hauteur de son visage et, n’y tenant plus, je lui pisse dans la gueule. Il m’accueille sans broncher, laissant mon feu nourri d’eau saumâtre lui maculer la barbe et la poitrine, puis il se met à me lécher la clito de sa langue râpeuse, alors que de trois doigts il me fouille le vagin, tandis que deux autres de ses doigts m’investiguent le trou de balle. Je me remue comme un ver, lui pète dans la main et d’entre mes lèvres s’échappe un râle d’une abyssale lubricité.

Puis je le quitte pour m’avancer vers le milieu du petit parterre derrière le socle et m’y met à ramper dans l’herbe en proférant des miaulements de chatte en chaleur, j’enlève mon poncho et le jette au loin, puis je me roule sur le dos, exposant au ciel mes génitaux en flammes.

Quatre barbus m’entourent soudain, ils se tiennent debout, ils ont tous dénudé leur sexe et se mettent à me pisser dessus. Leurs liquides gluants m’inondent de toutes parts et, sous les giclées, mon corps se tord d’aise ; je happe vers les filets jaunâtres qui me cinglent le visage, je feule de plaisir. Le cinquième larron s’est assis à croupetons, le cul par-dessus mon visage et je lui lèche le trou de balle ; il me pète au visage, j’ouvre la bouche et y accueille un étron de taille raisonnable que j’avale entièrement, sans broncher, comme s’il s’agissait d’un délice. Alors que je déguste, un autre m’a écarté les cuisses et s’est mis à me troncher. En même temps des doigts me massent les tétons et un zob me pénètre le fion. Je m’entends murmurer dans un râle la prière suivante « je suis une sale pouffiasse immonde, ma chagatte est en feu, baisez-moi, baisez-moi, oh mon dieu, n’arrêtez pas ».

Je les sens ensuite se soulager l’un après l’autre qui dans ma moule, qui dans ma bouche, qui dans mon fion, comme en réponse à ma salace requête. Deux heures durant, je deviens leur objet et ne m’en plains pas. Je n’arrête pas d’assouvir, je suce des zobs puant l’urine autant que le foutre et des trous de balle emmerdés, mon cul et ma chatte ne chôment pas le moindre moment, ils affichent « toujours occupé ».

J’en finis par perdre tout empire sur mes sens affolés. Mes trois zéros, comme je les appelais naguère, sont bourrés d’humeurs visqueuses et n’ont plus de contours. Un des mecs me met la main entière dans la chatte jusqu’au poignet et me masse l’intérieur du sexe. J’explose de joie et j’en couine d’aise autant que de douleur. Je serre les dents et les encourage « allez-y les porcs, bourrez moi les trous ». Puis ils me prennent par deux, en sandwich, l’un dans le cul, l’autre dans le vagin et me bourrent sans se gêner, me gratifiant d’injures et de propos cochons. Ils m’empoignent les seins, les tirent, en mordent les mamelons, puis me giflent les fesses de leurs grandes paluches.

Suivant leur exemple, je les traite de couilles molles, de pédés, de connards, de minables. Là-dessus l’un d’entre eux me refile une taloche, mais je persiste à les injurier de trous de cul, d’enfoirés, d’enculés. Alors un autre s’en va chercher des zobs en plastique munis d’une pipette, et m’en fout un dans le fion et l’autre dans la cramouille ; il se met à les gonfler ce qui leur donne une taille démesurée. Mes peaux sont tendues à l’excès et je le supplie de cesser mais rien n’y fait. Je hurle ma peine mais lui cache ma folle jouissance. Je veux qu’il arrête et j’en redemande le traitant de crapule, de maquereau, de toquard.

Puis je finis par craquer, je jette le gant, terminé, je m’affale sur le pré, exténuée. Puis voyant que de moi ils n’ont plus rien à tirer, ils achèvent de se soulager, qui d’une merde, qui d’un vomi, qui d’un crachat, qui d’un pissou, qui d’un reste de sperme, puis ils se mettent à m’en tartiner de la tête aux pieds. Puis en guise d’adieu, avant de quitter, ils m’étendent en croix, puis m’attachent des mains et des pieds à quatre piquets.

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Troisième partie : patience, le prince viendra

Me voilà ainsi, grande ouverte, nue, exposée et infiniment soulagée. Je m’assoupis, puis suis réveillée par les frimas d’une aube orageuse, et je reste là immobile. Quelques personnes passent tout près sans me remarquer. Un clébard en maraude me renifle, puis lève la patte à hauteur de ma gueule, se soulage, puis s’en va ; je ne lui en veux pas, je pense à mon chien, lui crie « merci ».

Puis le vent se lève et l’orage menace ; des trombes d’eau se mettent à tomber des cieux, elles me nettoient et m’apaisent. Je m’aperçois alors que les barbus n’ont pas vraiment serré mes liens et je m’en libère aisément. Puis je reste là une bonne heure à me rouler dans l’herbe, offrant à la pluie la moindre parcelle de mon anatomie ; les eaux des cieux purifient mon corps des reliefs des caresses bestiales de la nuit. Je récupère mes forces et me sens inondée d’un indescriptible plaisir.

Ensuite je me lève et rassemble mes effets trempés, j’enfile ma jupe et suis alors interrompue par la sonnerie du téléphone – la voix de mon maître – me rappelant à l’ordre. Il m’ordonne de ne plus bouger. Puis il surgit derrière moi et se met à retrousser ma jupe très haut, exposant honteusement mon cul et mon con ; ma jupe n’est plus qu’une large lanière de cuir m’enserrant la taille comme un pagne ouvert en dessous. Je regarde mon maître avec admiration : il s’agit bien du même petit homme quelconque qui vint me visiter dans ma loge il y a bien longtemps, là-bas, dans mon autre vie.

Il me regarde longuement et ne dit rien, puis me fait signe de le suivre vers une petite charrette stationnée au bord du trottoir non loin de là, un de ces légers véhicules pour un seul passager auxquels l’on attelle volontiers un petit poney. « C’est étrange », lui dis-je, naïve, « cette charrette n’a pas son cheval ».

Il me dit de l’attendre, s’en va aimablement récupérer le restant de mes effets et les charge à l’arrière du véhicule. Je me demande, curieuse, qui va tirer tout cela, puis un doute m’étreint qui se trouve bien vite dissipé, car mon maître se met à me harnacher. Mon harnais est fait de trois lanières de cuir réunies entre elles : l’une d’entre elles m’entoure les épaules, l’autre me passe sous les nichons, une troisième relie les deux premières et me passe entre les seins ; les deux premières lanières sont réunies dans mon dos à une boucle métallique, à laquelle est attachée une corde qui est arrimée par son autre bout à la charrette.

Puis il m’ajuste aux chevilles des colliers sertis de sonnettes comme on en trouve aux chevilles des danseuses indiennes, qui font qu’à chacun de leurs mouvements se font entendre de joyeux tintements.

Mais ce n’est pas tout. Mon maître s’empare d’une paire de pinces mammaires et me les applique sur les mamelons qu’ils mordent cruellement. Je retiens un cri qu’il serait indécent de pousser devant lui. Les pinces sont reliées entre elles par une chaînette à laquelle il attache une longe qu’il me passe entre les jambes et qu’il tire sèchement à lui, de manière à ce qu’elle s’inscrive dans ma fente, me râpant le clito, l’ouverture du vagin et l’urètre, mais aussi l’oeil brun de mon fion.

Puis, gardant la longe en main, il s’installe sur le siège de la charrette et la tire brutalement ; mes mamelons sont arrachés vers le bas et les chairs de ma fente s’émoustillent, je pousse un cri mais, au fond, je pense « merci ». Mes mots peuvent paraître choquants voire avilissants, mais c’est pourtant exactement ce que je ressens.

Puis il crie « avance miss trou de balle, hue donc cochonne puante ». Je me sens toute émoustillée par le ton de sa voix et par les mots qu’il emploie et me met à tirer de toutes mes forces. Comme je n’avance pas assez vite à son gré, il se met à me fouetter les épaules, le dos et les fesses, ce qui me fait fort mal mais qui me plaît. Je tire davantage et me met à courir. Le son des clochettes se fait régulier, de mes pieds nus je frappe le sol de pavés.

Puis il se met à imprimer des petites vibrations à la longe et je me mets instantanément à jouir, répondant ainsi à ses incitations ; ma cramouille se détrempe, mes mamelles se dressent, mes sphincters se délient et j’ai comme une envie de chier, ce que je fais : une masse fécale gluante franchit la barrière de mon trou à merde, se glisse entre mes fesses en mouvement, s’y trouve écrasée, malaxée et se met à chuter raclant au passage mes jambes et mes pieds ; un filet d’urine accompagne les fèces, se glisse le long de la longe et s’égoutte vers le sol.

Voyant cela mon maître se démène de plus belle, augmentant le tempo des mouvements de la longe, et doublant le nombre et l’intensité des coups de fouet. J’accélère le rythme et me sens toute hallucinée, ma respiration se fait haletante, comme celle d’un nouveau-né, je délire, je m’envole et ne sens plus mes pieds. Soudain il tire brutalement à la longe m’arrachant un cri de douleur infinie, me blessant les mamelons, me pénétrant la raie au plus profond.

Je transpire d’abondance, je jouis, je pue de tous mes pores, je hurle mon état. Il crie plus fort que moi « ho la carne, la merdeuse, on est arrivé ». Je m’arrête et je lance des regards ahuris autour de moi : il m’a ramenée à mon van.

Là il descend de la charrette, me rejoint me regarde en souriant puis vient m’embrasser ; ensuite il m’enlace tendrement, me caresse et me dételle. Je m’affale sur le sol, saisie d’une intense émotion, que je sais être due davantage à son attitude à lui qu’à tout ce qui, par ailleurs, s’est passé cette nuit. Il s’assied près de moi, me prend dans ses bras et toutes les pièces du puzzle qu’est ma vie rejoignent leur place, « je sais », lui dis-je « que je suis éperdument amoureuse de toi ».

***

Depuis ce moment-là nous sommes restés ensemble, voyageant de-ci de-là sans destination précise. Mon maître est tendre, gentil. Parfois, à ma demande, il me « met à l’épreuve » comme il dit. C’est lui qui m’a ordonné de solliciter des corrections de sa part, car il m’a dit être beaucoup trop gêné pour le faire de lui-même.

Régulièrement, n’en pouvant plus, je lui demande de m’attacher et de me battre. Il me demande alors pourquoi je veux être frappée et je suis obligée de m’accuser d’une série de vices et de fautes graves, les plus salaces possibles, pour mériter ma punition.

Ce petit jeu m’excite énormément, au point que je prépare très soigneusement mes chefs d’accusation longtemps à l’avance, et que je les consigne dans un carnet en lui demandant de me les lire avant de me punir ; autant vous dire qu’ils sont gratinés et que, s’ils étaient vrais, ils mériteraient amplement la correction que je sollicite.

En fait je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie que depuis que je suis à ses côtés, comme si nous étions deux parties d’un même être ayant été naguère arrachés l’un à l’autre.



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