Fessée et châtiment

jeudi 11 août 2005
par  Christine Arven
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En ce milieu d’après—midi, Claire était en pleine réunion de travail lorsque son téléphone se mit à vibrer. Son cœur fit un bond dans sa poitrine quand elle vit le prénom de Jérôme inscrit sur le cadran du téléphone ; Un très bref moment, elle hésita. Normalement, en de telles circonstances, son téléphone aurait du être coupé. Sous le regard désapprobateurs de ses collègues de travail, elle porta néanmoins le téléphone à son oreille incapable de résister à l’envie d’entendre la voix de Jérôme :

— J’ai envie de toi, entendit—elle murmurer au creux de son oreille. Tu es seule ?

— Non, répondit—elle la voix enrouée d’émotion

— Dommage...

Jérôme laissa planer un bref silence empli d’ambiguïté puis continua :

— Je t’attends chez moi à 17 heures, OK ?

— D’accord, répondit—elle en chuchotant

— Bien. Ce soir, je vais faire rougir tes fesses. Prépare—toi ....

Elle sentit une rougeur subite envahir son front en entendant ces derniers mots et involontairement se trémoussa sur sa chaise.

— Oui, pas de problème

— A tout à l’heure

— A tout à l’heure

Et elle raccrocha.

Cette rapide conversation l’avait mise en émoi et Claire suivit avec difficulté la suite de la réunion. Impossible de se concentrer, ses pensées la ramenaient sans cesse à Jérôme, son amant depuis six mois, qui l’avait initié aux joies équivoques mais oh combien excitantes de la soumission. Si, à 35 ans, Claire avait eu de nombreuses aventures, celles ci jusqu’à sa rencontre avec Jérôme, avaient été classiques. Satisfaisantes, excitantes mais d’un classicisme désespérant . Et Claire devait bien convenir que passé l’émoi de la première étreinte, elle se lassait vite de ses partenaires de passage et ressentait à les sentir la besogner consciencieusement une impression d’ennui dans laquelle se diluait irrémédiablement son plaisir. Jusqu’à ce qu’elle fasse connaissance de Jérôme. Cela avait été une véritable révélation pour elle. Au début, elle avait, bien sûr, été effrayée par sa brutale autorité mais elle avait vite compris que sous cette apparente violence, en fait elle ne risquait rien. Rapidement, elle avait accepté de se soumettre à ses caprices, et avait ressenti à le laisser l’attacher, la fesser, la sodomiser, un plaisir sans ambiguïté. Et quand, rassurée, elle s’était enfin laissée aller complètement entre ses mains expertes, elle avait connu son véritable premier orgasme.

Le reste de la journée lui parut se traîner interminablement. Sans cesse, son regard se portait à son poignet, surveillant la lente progression des aiguilles de sa montre. Au fur et à mesure que les heures s’écoulaient, elle sentait grandir au fond de son ventre une appréhension de plus en plus grande à laquelle se mêlait une excitation non moins importante. Difficile de démêler ce qu’elle éprouvait. Dans sa tête, les derniers mots de Jérôme résonnaient prenant un relief de plus en plus inquiétant mais qui, loin de la rebuter, au contraire la faisait trépigner d’impatience. Qu’allait—il pouvoir inventer pour eux ce soir. Elle imaginait Jérôme se préparant à la recevoir, élaborant le scénario chaque fois différent de leur rencontre

Après avoir raccroché, Jérôme resta un moment rêveur le téléphone à la main. Il fit rouler sur sa langue le prénom lumineux de son amante se remémorant avec un frisson de plaisir ce qu’il avait déjà expérimenté avec elle. Claire n’était bien sûr pas la première femme qu’il avait initié à la soumission. Mais la confiance dont elle faisait preuve, sa volonté farouche à le satisfaire, sa docilité sans faille, sa fragilité l’émouvaient comme aucune femme avant n’en avait été capable. D’avance, il savourait les émotions qu’ils allaient partager. Rarement, il avait éprouvé avec une femme un tel accord, une telle complicité. Encore plus rarement, il avait rencontré une femme qui faisait preuve malgré son inexpérience d’un tel entrain dans la soumission. Dès le début de leur relation, elle l’avait suivi faisant taire ses hésitations sur les chemins tortueux de ses désirs et s’étaient prêtée de bon cœur à tous les jeux qu’il lui avait concoctés se pliant sans condition à sa loi. Vraiment une femme rare. A la fois fière et docile. D’une resplendissante sensualité dont elle assumait sans honte toutes les facettes. Pour ce soir, il décida que Claire serait dans un premier temps fessée, puis fouettée d’abord à la ceinture ensuite, ce qu’ils n’avaient encore jamais expérimenté et qu’il savait particulièrement dur mais il faisait confiance à son endurance, à la canne de discipline. Un moment, il se demanda s’il elle accepterait.

Il l’espérait, en tout cas. Il alla dans sa chambre et choisit dans son armoire un épais ceinturon de cuir dont il ceignit sa taille. Il retourna dans le salon et disposa au milieu de la pièce, une chaise au haut dossier bien droit. Il sortit dans le jardin et se dirigea vers un saule pleureur.Soigneusement, il choisit une branche, ni trop grosse, ni trop fine qu’il coupa avant de la lisser ôtant les boursouflures qui pourraient occasionner des plaies trop profondes. D’un bref mouvement du poignet, il la fit siffler dans l’air testant à la fois sa souplesse et sa résistance. Rien de plus désagréable qu’une canne qui casse en plein milieu d’une séance. Il ne fallait pas non plus que le bois soit trop dur. Loin de lui, l’idée de blesser durablement Claire.

Puis il rentra dans le salon et disposa bien en évidence sur la table, la canne. Voilà, tout était prêt. Le décor était planté. Il lui suffisait maintenant d’attendre.

Il se servit un verre puis s’installa un livre à la main dans le vaste canapé et se mit à lire.

Quand enfin, Claire prit la direction de l’appartement de Jérôme, elle était dans un état d’excitation qu’elle avait rarement connu. Etonnant comme la perspective d’être fessée lui plaisait. Mais Jérôme se contenterait—t—il de cela ? Pendant tout le trajet, elle essaya d’imaginer le traitement que Jérôme lui réservait pour cette fin d’après—midi. Elle en ressentait à anticiper les différentes postures qu’il la contraindrait à prendre, les traitements qu’il allait lui infliger une angoisse certaine contrebalancée toutefois par un désir non moins certain. Elle aimait tellement quand il la manipulait, la disposait dans des postures plus ou moins humiliantes, l’attachait, usait de son corps consentant.

Lorsque Jérôme entendit la voiture de Claire se garer dans la cour, il se dirigea vers la porte d’entrée qu’il ouvrit avant même qu’elle sonne et regarda la mince silhouette qui s’avançait vers lui d’un pas vif ses longs cheveux blonds virevoltant dans la brise. Il la dévisagea en souriant détaillant son fin visage aux pommettes hautes que l’excitation rosissait. Elle était vêtue d’une courte robe moulante qui mettait en valeur les courbes voluptueuses de son corps et dont le décolleté profond laissait deviner le galbe de ses seins. Il s’effaça devant elle et la fit entrer dans le salon.

— Bonsoir Claire

— Bonsoir Jérôme

— As tu passé une bonne journée ?

— Oui plutôt bonne. Et toi ?

— Moi... j’ai envie de te fouetter, lui répondit—il à brûle pourpoint

Claire ressentit une brusque chaleur l’envahir et ses joues s’empourprer. Mais elle ne dit rien, se contentant d’esquisser une léger sourire de connivence qui cachait mal le trouble qu’elle ressentait. Soudain, elle eu l’intuition que les chose ce soir allait être plus dure que les fois précédentes. Un reflet dans l’œil de Jérôme. Une légère tension de ses épaules. Elle le sentait à la fois déterminé et fébrile.

— Mais tu as peut—être soif ? Reprit Jérôme d’un ton plus courtois Je te sers quelque chose.

— Je veux bien oui. Un grand verre d’eau bien fraîche m’irait très bien

— Je te sers ça tout de suite. Va dans le salon, je te rejoins tout de suite.

En entrant dans le salon, Claire ressentit un bref pincement au creux de sa poitrine en voyant la chaise disposée au centre qui semblait l’attendre et, bien en évidence sur la table, une longue et mince canne de bois. Mais déjà, Jérôme revenait les mains encombrés d’un plateau sur lequel il avait posé outre deux grand verre d’eau. Il sourit en voyant Claire, les yeux brillants et la bouche légèrement entrouverte, fixer, comme hypnotisée, la canne.

Etonnée et vaguement inquiète, elle le dévisagea interrogative. Jérôme se mit à rire tout en lui tendant le verre d’eau réclamée qu’elle but machinalement et il alla s’asseoir sur la chaise. Il lui ordonna alors de se déshabiller.

Lentement, sous le regard attentif de Jérôme, Claire entreprit de se dévêtir. Il aimait ce moment où elle se défaisait de ses oripeaux sociaux pour devenir sa soumise. Elle commença par ôter sa robe. Pourtant habitué, Jérôme eut le souffle coupé à la vision du corps sculptural qu’elle lui dévoilait. Avidement, son regard glissa sur les seins lourds mais d’une texture ferme, les hanches pleines qui accentuaient la finesse de la taille, le ventre dont le doux renflement plongeait vers la fente de son pubis parfaitement épilé. Claire était une très belle femme et elle le savait. Un moment, elle demeura indécise, les bras le long du corps, ses longues jambes fines et musclées pour l’instant pudiquement resserrée sur le secret de son sexe mais sur un signe de Jérôme, elle dégrafa son soutien—gorge libérant ses seins qui s’évasèrent en corolle sur son torse puis baissa sa culotte dont elle se débarrassa de quelques mouvements de pieds.

Jérôme, d’un signe de main, fit signe à Claire de s’approcher.

— Je vais d’abord faire rougir tes fesses à la main. Je sais combien tu apprécies d’être fessée.... Ensuite, nous passerons à la ceinture, puis, ce que tu ne connais pas encore, à la canne. Es—tu d’accord sur ce programme qui sera, tu dois le savoir, surtout pour ce qui est de la troisième étape, douloureux ?

— Oui, répondit Claire d’une voix rauque, cela me va. Mais... j’ai peur...

— Je sais... Mais tu sais ce que tu as à faire pour que j’arrête immédiatement...

— Oui....

— Bien... Maintenant viens t’allonger sur mes genoux, fesses sur ma droite.

Claire se glissa en souplesse sur les genoux de Jérôme. Tête en avant, mains posées à plat sur le carrelage, cheveux dans le vide, seins étirés par leur propre poids, jambes touchant à peine terre, elle offrait sous cet angle, à la vue de son amant, le spectacle charmant de ses rondeurs véritable aimant pour une main d’homme.Jérôme caressa longuement les globes parfaits, pétrissant successivement chacune des fesses délicates encore blanche qu’il s’apprêtait à faire rougir. Il fit durer cet instant délicieux entre tous où le désir émerge lentement et prend son essor. Où tout est en devenir. Inéluctable. L’atmosphère s’était subtilement transformée et l’air semblait s’être chargé d’électricité. Puis Jérôme leva la main et appliqua une première claque, plutôt modérée, sur la fesse droite. Claire ne dit rien mais un frémissement la parcourut au contact. Elle sentit son cœur se mettre à battre plus fort comme si quelque chose se mettait en branle au fond de son corps. Une seconde claque, sur la fesse gauche, un peu plus appuyée que la précédente la fit légèrement gémir. La troisième, immédiatement suivie de la quatrième, d’une intensité plus appuyée, commencèrent à nettement faire rougir ses fesses. Puis les claques s’enchaînèrent à un rythme soutenu. Fesse droite. Fesse gauche. La main de Jérôme claquait en cadence sur la croupe de Claire qui prenait un ton rouge de plus en plus prononcé. A chaque nouvelle claque, Claire gémissait de plus en plus fort mais elle ne bougeait pas, n’y ne cherchait, malgré la brûlure cuisante qu’elle ressentait, à protéger ses fesses de ses mains.Seule la crispation involontaire de ses doigts laissait deviner la tension qu’elle s’imposait à rester ainsi, le cul offert. Des sensations contradictoires la transperçaient faites à la fois de honte, de souffrance mais aussi d’un intense plaisir.Parfois, au lieu de la claque cinglante attendue, la main de Jérôme la caressait tendrement la faisant fondre de contentement. Il alternait ainsi claques et caresses, jouant des sensations contradictoires que ces variations faisait naître en Claire. Un coup violent la faisait se raidir. Une main douce et câline la faisait gémir de bien—être. Et puis, il reprit un rythme plus violent faisant, tour à tour, claquer ses deux mains sur les fesses de Claire. Elle avait la sensation que ses fesses était un tambour. En fait, elle était un tambour qui pleurait, gémissait. De bonheur ? De douleur ? Elle ne savait plus. Si l’on en croyait le sourire et les larmes, sans doute les deux en même temps. Claire avait, elle le sentait, le sexe dans le même état que ses yeux : ruisselants. Son excitation était amplifiée par la sensation du sexe de Jérôme qu’elle sentait, sous l’étoffe du pantalon, se tendre contre son ventre raide, gonflé, lourd de désir. Longtemps, Jérôme fit retomber ses mains, ne pouvant, comme pris de frénésie, se résoudre à arrêter, enchaînant sans discontinuer les claques. Les fesses de Claire avaient pris sous la rafale une belle couleur cramoisie. Jérôme éprouvait à voir rougir les fesses de Claire une jouissance qui pour être mentale n’en était pas moins aussi intense et forte que lorsqu’il s’enfonçait dans sa gorge et qu’il sentait ses lèvres se refermer autour de son sexe ou quand il investissait son cul forçant sans ménagement le passage étroit. Chaque claque résonnait en lui comme un coup de rein qu’il lui aurait assené. Chacun de ses gémissement transperçaient son sexe d’une secousse électrique. Il n’y avait plus que ces fesses rouge écarlate qui emplissait, spectacle fascinant, tout son champ de vision. Et puis il assena une dernière claque, lourde, violente qui retomba sur les deux fesses en même temps et qui fit hurler Claire. Et puis la main douce et câline de Jérôme suivie de la sensation, dans son entrecuisse, d’un index qui caressait son clitoris la fit se cambrer et s’ouvrir. Claire se sentit délicieusement fouillée… C’en était trop... Après la violence de la fessée, elle ne sentait pas en mesure de résister à une telle douceur. Un cri, une secousse… une jouissance totale l’emporta…

Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprit, Jérôme lui intima l’ordre de se redresser et se leva à son tour.

— Nous allons maintenant passer à la suite du programme, lui dit Jérôme. Tu te souviens de quoi il s’agit ?

— Oui, murmura—t—elle la gorge nouée. La ceinture...

— Exact. Tu te sens prête ?

— Oui.

— Bien. Viens la dégrafer et donne la moi. Après tu t’accouderas, jambes bien écartées au dossier de la chaise.

Claire eut un bref mouvement de recul, elle avait si mal aux fesses déjà et il lui semblait impossible d’en supporter davantage. Pourtant, encore sous le coup de la jouissance qu’elle venait d’éprouver, elle s’exécuta, le cœur lourd d’angoisse. Les doigts tremblants, elle défit la boucle de la ceinture et la fit glisser autour de la taille de Jérôme avant de la lui tendre, le cœur chaviré d’appréhension. Puis, comme il le lui avait demandé, elle s’accouda à la chaise. Jérôme ressentit un bref sentiment scrupule à la vue des fesses écarlate. Il hésita un moment puis, plus par désir de faire durer autant que possible cette séance, pour rien au monde il n’aurait voulu renoncer à lui appliquer la canne, que par réel souci du confort de Claire, il se dirigea vers la cuisine d’où il revint quelques instants après, tenant à la main un bol empli de glaçons.

— Je vais un peu te rafraîchir les fesses. Tu verras, tu te sentiras beaucoup mieux après et prête à continuer.

Délicatement, il fit aller et venir sur les fesses endolories un glaçon. Claire se raidit au contact glacial mais ressentit immédiatement un bien–être certain. La brûlure de ses fesses s’estompait, disparaissait presque. Elle eu pour Jérôme un regard reconnaissant.

— Bien. Après tu diras que je ne m’occupe pas bien de toi, lui souffla Jérôme tout en déposant au creux de sa nuque un baiser léger comme un souffle qui la fit frémir d’aise.

Puis, il se saisit de la lourde ceinture dont il enroula une extrémité autour de sa main, la boucle bien ancrée au creux de sa paume. Il la fit lentement glisser le long de la colonne vertébrale de la jeune femme jusqu’à ses cuisses. A la sensation du cuir froid qui dans un instant aller marbrer ses cuisses, elle émit un bref jappement et se raidit. Mais elle se sentait prête.

— Tu vas recevoir dix coups de ceinture. Cela sera suffisant pour aujourd’hui. Prête ?

— Oui

— Alors j’y vais

Une premier coup de ceinture donné avec une très grande modération s’abattit au creux des reins de Claire qui s’agrippa au dossier de la chaise faisant, sous la tension qu’elle leur imposait blanchir la jointure de ses doigts. Le second coup porté avec plus de vigueur retomba sur le haut de ses cuisses endolories par la fessée qu’elle venait de subir. Elle entendit Jérôme tourner autour d’elle comme s’il cherchait le meilleur angle d’impact. La lanière la fustigea une nouvelle fois, violemment, et finit sa course entre ses lèvres, cinglant douloureusement au passage la chair sensible de son anus découvert.. Elle cria sous la douleur cuisante et son corps se tendit mais elle ne bougea pas. Les flagellations suivantes furent graduellement de plus en plus fortes. Claire gémissait maintenant sans discontinuer et elle se mordait désespérément les lèvres pour ne pas hurler. Arrivé au neuvième coup Jérôme prit son temps et passa plusieurs fois la ceinture le long des cuisses, prenant un plaisir pervers à voir le corps de Claire frémir et se tendre d’appréhension au contact du cuir. Il entendait son souffle précipité, ses petits geignements d’animal blessé pris au piège de ses désirs. Loin d’éteindre son ardeur, cela l’incitait au contraire à faire durer l’attente. Il aimait tellement la voir ainsi aux aguets, le corps à la fois rétif et docile. Il prit son élan, ajusta son coup et appliqua avec une extrême rigueur les deux derniers coups sur les fesses de Claire. Il la vit se arquer, tête rejetée en arrière, bouche ouverte comme si soudain l’oxygène lui faisait défaut. Jérôme ressentit une brutale envie de la coucher sur le sol et la prendre ainsi, chavirante de douleur.

Un moment, elle resta immobile, tétanisée par ce qu’elle venait d’endurer. Jamais encore Jérôme ne lui avait fait subir une telle épreuve. Pourtant, malgré sa souffrance, elle sentait au creux de son diaphragme, ce fourmillement qui était pour elle le signe incontestable de son désir. Jérôme toujours derrière elle, l’observa en silence, admirant les belles marques bien visibles, de la largeur de la ceinture, qui zébraient maintenant les fesses de Claire.

Tendrement, presque avec dévotion, il caressa les marques sentant sous ses doigts les légères boursouflures laissées par la ceinture. Puis il aida Claire à se relever et l’embrassa à peine bouche avant de la guider, chancelante, vers le canapé.

Tout en marchant précautieusement, elle ne put s’empêcher de passer ses mains sur ses fesses comme pour apaiser la morsure brûlante de la ceinture.

— Je te sers un jus de fruit ? demanda Jérôme

Avec précaution, Claire, tout en acquiesçant d’un signe de tête incapable de formuler de moindre mot, s’assit du bout des cuisses au bord du canapé pourtant confortable. Il lui semblait que ces fesses étaient en feu. Une douleur lancinante qui vrillait jusque dans ses reins et remontait le long de son dos. Un moment, elle eut la tentation de demander à Jérôme d’arrêter là la séance. Mais elle se retint. Par crainte de le décevoir bien sûr mais aussi et surtout, elle devait bien en convenir, la perspective d’aller encore plus loin dans ces sensations, l’attirait irrésistiblement.

En silence, ils burent leur verre de jus d’orange, s’observant à la dérobée. Puis Jérôme reprit :

— Tu sais que la séance n’est pas finie

— Je sais oui, lui répondit Claire d’une petite voix en jetant un regard éploré vers la canne. Tu m’as dit que je devais aussi recevoir la canne

— Oui, dit Jérôme tout en se saisissant de cette dernière qu’il manipula dans les airs dans un chuintement qui donna la chair de poule à Claire.

Elle ressentit une nausée soudaine à l’idée que dans un instant cette tige allait s’abattre sur elle. Son sifflement menaçant lui laissait deviner combien sa morsure devait être dure.

— Comme il s’agit de la première fois, une série de cinq coups suffira. Par la suite, nous augmenterons, en fonction de ta résistance, les doses. Tu es d’accord ?

— Oui, arriva à murmurer Claire d’une voix chevrotante.

— Tu veux peut—être que je te rafraîchisse un peu les fesses avant ?

D’un mouvement de tête, elle rejeta l’offre.

— Non, ça ira, dit—elle, ce n’est pas la peine

— Bien, alors allonge—toi sur le canapé...., reprit Jérôme tout en se levant. Sur le ventre.... Voilà, comme cela, ton visage entre tes bras. Tourne la tête vers la droite, je veux voir ton visage... Parfait... Ecarte un peu les jambes.... Bien. Détends—toi. Tu vas voir ce n’est pas si terrible...

Docilement, le cœur tambourinant à un rythme effréné au fond de sa poitrine, Claire prit la position exigée par Jérôme. Mais elle se sentait incapable de se détendre. Tout ses muscles lui semblait tétanisé, tendus comme prêts à se déchirer. Un ensemble détonant de sensations contradictoires l’habitait. De la peur bien sûr. Peur d’avoir trop mal, peur de ne pas être capable de supporter cette nouvelle épreuve. Mais aussi de la curiosité. Comment résister à ce monde nouveau que lui faisait découvrir Jérôme qui l’entraînait chaque fois dans la découverte d’elle—même ?. Et par dessus tout, il y avait le désir intense, abrupt, irrépressible qui faisait contracter son sexe d’impatience.

— Je vais commencer. Tu es prête ?

Claire respira un grand coup comme pour prendre sa respiration avant une plongée en apnée, et d’un bref clignement des yeux acquiesça. Jérôme se recula d’un pas, leva le bras et laissa retomber dans un sifflement la baguette de bois. Comme pour la fessée et la ceinture, il retint la force de son premier coup. Inutile, pensait—il de l’effaroucher au risque de la voir se rétracter et se refuser. Malgré tout la canne dessina en travers des fesses de Claire une fine striure rouge. Claire émit un soupir mais ne bougea pas.

— Et d’un. Tu vois ce n’est pas si terrible... Le prochain coup va être un peu plus fort. Prête ?

De nouveau Claire se tendit sous l’impact du coup qui lui parut incendier ses fesses. Mais demeura immobile. La douleur était cinglante, violente et pourtant loin d’être, ainsi qu’elle l’avait craint, insupportable. A l’opposé de la sensation souple et diffuse qu’elle ressentait quand Jérôme la fessait ou la fustigeait au martinet, la douleur occasionnée par la canne était sèche, fulgurante, précise, parfaitement localisée ce qui accroissait la sensation de douleur qui semblait éclater sur ses fesses en mille aiguilles de feu. Déjà Jérôme se préparait à lui infliger une troisième fustigation qu’il porta avec plus de vigueur que les deux précédentes. Claire exhala un soupir plus profond mais elle ne chercha pas à se soustraire au coup, ni à s’en protéger. Au contraire, sembla—t—il à Jérôme, elle tendit imperceptiblement ses fesses en arrière comme si son corps appelait la morsure de la canne. Il jeta un regard au visage de Claire baigné de larmes et fut surpris par l’éclat de ses yeux qui brillaient d’une flamme extatique. Sans plus se retenir, il assena avec une vigueur extrême les deux derniers coups sur les fesses de Claire. Un cri sauvage s’échappa de sa gorge alors que la canne lacérait sauvagement ses fesses y traçant deux profondes marques transversales qui prirent immédiatement un ton violacé. Claire, ivre de douleur, sanglotait maintenant éperdument. Elle n’osait pas bouger. Incapable de réagir. Il lui semblait que tout son corps se résumait à cette partie que Jérôme venait de martyriser. C’est ça elle n’était plus qu’un cul qui pulsait d’une douleur vivace.

Jérôme se recula et examina attentivement le résultat qu’il trouva magnifique. Comme il l’escomptait, cinq superbes zébrures marquaient maintenant les fesses de Claire se superposant aux traces laissées par la ceinture. Longtemps, il regarda Claire se repaissant de la vision de son corps frémissant de spasmes incontrôlables affalé sans force sur le canapé. Ce corps qui lui appartenait et qu’il allait dans un moment aimer et investir.

Avec une tendresse et une douceur infinie, il l’aida à se redresser et la soutenant la fit se diriger vers sa chambre.

— Regarde, dit—il en la disposant devant le grand miroir qui recouvrait tout un pan de mur, regarde.... comme tu es belle.

Incrédule, les yeux écarquillés, elle regarda ses fesses uniformément rouge de haut des cuisses à la base des reins et striées de zébrures les unes larges laissées par la ceinture, d’autres plus fines et nettement plus marquées et boursouflées qu’y avait dessiné la canne. Elle se sentait horrifiée. Comment avait—elle pu se laisser faire cela ? Et pourtant, elle ne pouvait lâcher des yeux ces marques témoins incontestables de son abandon et de sa soumission. Oui, Jérôme avait raison, elle était belle ainsi parée de ces ornements sauvages. Un sentiment d’allégresse et de fierté l’emplissait peu à peu. D’avoir été capable d’endurer cette épreuve, de ne pas avoir déçu Jérôme. La douleur était si peu face à cela. D’un mouvement instinctif, elle se jeta contre le torse de Jérôme qui referma les bras sur elle et la fit se coucher sur le lit....

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Commentaires

Logo de Rêves de femme
mercredi 10 août 2011 à 17h56 - par  Rêves de femme

Merci pour ce commentaire qui, je dois bien l’avouer, me fait très plaisir. J’en suis à mon tour émue !!!!

Logo de Alain Eloge
mardi 9 août 2011 à 21h42 - par  Alain Eloge

Un texte absolument splendide.
Aucune violence, mais la quintessence de ce que la fessée peut faire naître entre deux êtres.
J’en suis ému !
Alain

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