Une session extraordinaire

jeudi 5 octobre 2017
par  Guido
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Depuis quelques mois, je dialoguais parfois, sur un site Bdsm avec une soumise, qui se présentait comme « particulièrement masochiste ». De quoi avoir l’eau à la bouche, mais elle habitait à Nice et je ne raffole pas des fantasmes complaisamment décrits sur le web. Je ne savais donc pas grand-chose de Floriane – c’est ainsi que je l’avais baptisée, car je trouve normal qu’un dominateur « parraine » celle qui lui obéira.
Un beau jour, Floriane m’apprit qu’elle allait venir à Paris, à l’occasion de je ne sais quelle fête familiale et qu’elle serait heureuse de faire ma connaissance. Voilà qui devenait intéressant ! J’élaborai un scenario, qu’elle agréa : j’irais la chercher à l’aéroport, l’emmènerais dans mon donjon où, pendant deux heures, elle serait entièrement à ma merci, y compris sexuelle, bien évidemment. Puis je lui appellerais un taxi, pour qu’elle rejoigne ses pénates.
En début d’après-midi, je me rendis donc à Orly, tout de cuir vêtu, ce qui devrait l’aider à m’identifier. De son côté, se méfiant du net, elle avait refusé de m’envoyer sa photo, mais elle me dit : « Vous n’aurez aucun mal à me reconnaître : j’ai le crâne rasé » - détail qui me ravit…
J’eus un choc quand je la vis : elle était sensiblement plus jeune, plus belle, plus grande que je ne l’imaginais. Je l’abordai :
« C’est moi que vous venez voir ».
La lueur de surprise que je décelai dans son regard me laissa penser qu’elle aussi me jugeait plus séduisant qu’elle ne l’espérait.

*

Nous parlâmes peu sur la route. Je lui fis remarquer qu’elle était en pantalon.
« Ne t’avais-je pas dit que je te voulais en jupe et sans culotte ? Tu seras punie comme tu le mérites ! ».
« Non, vous ne m’aviez pas donné d’ordre. J’ai pensé que, pour voyager, un pantalon était plus confortable. Veuillez m’excuser. » Et elle ajouta, penaude et les yeux baissés qu’elle avait même mis une culotte !
Je lui fis remarquer qu’elle portait une alliance, alors qu’elle n’avait jamais évoqué son mari dans nos échanges.
« Vous savez : un anneau n’est pas un collier et un mari n’est pas toujours un maître ! ». Remarque pertinente.
Comme nous entrions dans le garage de mon immeuble, je lui demandai ce qu’elle ressentait à l’idée de ce qui l’attendait : « un mélange d’appréhension et d’excitation » - ce qui, tout compte fait, était normal.
Je ne veux pas me vanter, mais je suis fier du donjon que j’ai installé dans ma cave. Rien n’y manque ! On y trouve une magnifique collection de fouets et de cravaches, des pinces, des cordes, des chaînes, mais aussi une croix de Saint-André, une table gynécologique, une cage…
« Wouaouh ! » s’exclama sobrement Floriane.
« Tu vas commencer par te déshabiller et lécher mes chaussures. Tu ne parles que si je t’interroge et tu m’appelles Maître. Veux-tu que je te donne un safeword ? ».
« Non, Maître, ce ne sera pas nécessaire – je ne m’en sers jamais ».
La session commença – je préfère parler de session plutôt que de séance ; je trouve que cela fait plus sérieux.
Tout en douceur, d’abord, si je puis dire, puisque je me bornai à la fesser à mains nues. Son postérieur était ferme et magnifique, comme tout son corps d’ailleurs : que du muscle, pas un gramme de graisse ; c’était sûrement une sportive accomplie. Très vite, à force de claques, j’eus mal aux mains ; je saisis donc un martinet pour poursuivre cet échauffement.
Elle ne poussait pas le moindre geignement ! Il était temps de passer aux choses sérieuses. Je lui bandai les yeux, lui mis un bâillon-boule et la menottai dans le dos. J’accrochai des pinces à ses tétons et m’armai d’une cravache. Attachée à la croix, elle eut droit à une bonne fouettée, sur le ventre et sur les cuisses, qu’elle subit sans réagir. Cette passivité commençait à m’agacer ! Je me promis de réussir au moins à la faire gémir…
Pour être franc, je n’y suis pas parvenu ! Ni les pinces sur ses tétons durcis, ni la canne anglaise – celle qui, dans les collèges, était réservée aux garçons les plus âgés – ni le knout, ni la cire que je fis couler brûlante sur tout son corps et, en particulier, sur son pubis totalement épilé ne lui arrachèrent le moindre soupir ! Deux heures durant, en sueur, je m’évertuai en vain. Quels que soient les sévices qu’elle subissait, elle restait totalement impassible !
Je finis par capituler, écœuré. Je n’avais même plus envie d’être sucé par cet être invulnérable…
« Bravo, Floriane, tu es aussi forte physiquement que moralement. Tu peux te rhabiller. Je t’appelle un taxi ».
Au moment d’y monter, elle se retourna et me dit, avec un beau sourire :
« Merci pour ce moment ! », ce qui était plutôt drôle.

*

Je rallumai mon portable, qui ne passe pas dans la cave. J’avais un texto de Floriane : « Toute excitée à l’idée de vous rencontrer, j’ai oublié mon sac dans le taxi qui m’amenait à l’aéroport. J’ai donc raté mon avion et je viens juste de récupérer mon téléphone portable. Désolée ! »…


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Commentaires

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vendredi 6 octobre 2017 à 16h10 - par  Henic

Oserai-je dire que le corps de l’histoire est assez banal ?
Mais l’introduction ne l’est pas, et la conclusion est... extraordinairement originale. Elle ouvre sur des possibilités de suite qui, je l’espère verront le jour et la publication.