Malaurie (1 à 4)

dimanche 6 décembre 2009
par  Dominera
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1- Le salon

Malaurie n’eut pas à attendre Jean qui était à l’heure au rendez vous. Comme toujours se dit Malaurie qui appréciait Jean. Dès qu’il la vit, Jean sort de l’auto et s’approche d’elle. Ils échangent un rapide baiser et Malaurie prend place à l’avant de l’auto après avoir rangé son sac de voyage sur la banquette arrière.

En plus de ses affaires de toilette et de maquillage, Malaurie a suivi les consignes de Jean en rangeant dans son sac ce qu’il lui avait demandé : une jupe noire à fermeture éclair, un chemisier légèrement transparent qu’elle avait choisi de couleur brun foncé, des bas collants, un soutien gorge et slip noirs, le tout de marque : Malaurie porte toujours des vêtements de marque. Selon les recommandations de Jean, elle avait pris soin de tailler la toison de son sexe en triangle allongé.

Le voyage par l’autoroute est rapide et agréable ; ils échangèrent des banalités sans parler de l’objet de leur déplacement commun. Le soleil de cet après midi de fin d’automne chauffe l’habitacle. A l’entrée de la ville, Jean gare son auto et invite Malaurie à prendre une boisson dans un bar à proximité. Il commande 2 coupes de champagnes et dit en souriant à Malaurie que les bulles lui feront du bien, elles griseront son esprit.

Jean pose devant Malaurie une enveloppe en lui disant : « Vos 1000 euros, comme convenu ». Malaurie glisse l’enveloppe dans son sac. Elle envisage un instant de restituer l’enveloppe ; il serait plus sage d’abandonner ce projet fou, pense t-elle. Il vaudrait mieux tout arrêter. Mais, son envie d’aller au bout est plus forte. Elle veut se prouver à elle même qu’elle en est capable. Malaurie sourit à Jean, boit lentement son verre et se lève.

Ils reprirent leur route en s’engageant dans un quartier cossu composé presque exclusivement de villas entourées de jardins. Les couleurs rousses de l’automne donnaient au paysage une atmosphère chaude. Malaurie se dit qu’elle avait bien choisie la couleur de son chemisier adaptée à ces couleurs brunâtres.

Jean gare son auto devant une maison dont l’architecture moderne plait à Malaurie ; cela augure bien de la suite, elle n’aurait pas aimée une vieille maison.

En entrant, Malaurie a l’impression que la maison est inoccupée ; elle n’entend aucun bruit. Malaurie pense qu’elle tombe dans un guet-apens organisé par Jean pour enfin la posséder. Elle n’a pas peur. Elle ne craint pas Jean et accepte à l’avance l’idée que Jean puisse lui faire l’amour. En montant l’escalier, Jean lui montre une porte du rez-de-chaussée et lui indique que c’est là, au salon, qu’elle devra se rendre lorsqu’elle sera préparée.

Il fait entrer Malaurie dans une chambre, pose son sac sur le lit et lui confirme en refermant la porte qu’il l’attend au salon.

La chambre mise à disposition de Malaurie est grande avec une salle de bains privée attenante. Sûrement la chambre d’amis, pense t-elle. Elle est meublée d’une façon cossue et confortable. En femme méthodique, Malaurie ouvre le lit pour vérifier la propreté et la qualité des draps ; ce contrôle lui donne satisfaction : tout est propre comme elle l’espérait.

Elle se rend à la salle de bains et se met nue devant la glace. C’est vraie, pense Malaurie, je suis encore belle malgré mon âge. Mes seins tombent un peu plus qu’hier mais ils restent fermes et galbés ; ma taille n’est pas fine mais je n’ai jamais eu une taille élancée ; mon ventre est plus gros que je ne le voudrais mais il ne tombe pas.

A s’examiner ainsi, Malaurie réalise qu’elle a accepté la proposition de Jean, peut être un peu trop vite.
Pourquoi a t’elle accepté de suivre Jean et prendre cet argent ? Par besoin ? Non ; elle dispose de suffisamment de moyens pour vivre confortablement. Par curiosité ? Peut être. Par goût du jeu ? Peut être aussi.

Non, elle n’est pas une prostituée pour avoir accepté cet argent. Ses motivations sont confuses : Malaurie a 45 ans, intelligente, toujours belle. Sa vie affective s’est déroulée sans anicroches notables. Les quelques hommes qui l’ont accompagnés depuis son divorce il y 15 ans ont égayés sa vie en lui apportant des peines et des plaisirs. Une vie ordinaire, en somme.

Malaurie a toujours voulu conserver jalousement son autonomie ; elle veut être une femme libre de ses actes et de ses décisions.
Pourquoi donc a t-elle accepté la proposition de Jean ? D’abord, parce qu’elle a toujours refusé à son ex mari et à ses compagnons successifs de sortir d’une relation sexuelle traditionnelle. Ensuite, parce qu’elle n’en avait pas ressenti le besoin. Enfin parce qu’elle considérait ces pratiques comme dégradantes pour sa personne et inconvenantes pour son image qu’elle a, depuis toujours voulue diriger.

Le temps passant et les expériences de la vie vécues, elle a accepté la proposition de Jean parce que la peur de vieillir l’a poussée à vérifier que sa libido reste active et que son corps est toujours désirable. Malaurie accepte mal de noter chaque jour qui passe le lent déclin de son corps ; son esprit reste jeune, elle veut croquer la vie et risquer tout ce qu’elle n’a pas eu le temps ou l’opportunité de faire.

Jean a su la convaincre. Elle pense plaire à Jean et Jean lui plait. Leur relation de complicité platonique s’est confortée depuis les 2 mois qu’elle rencontre Jean. Cette complicité lui procure du plaisir, pas de l’amour, mais seulement le plaisir de constater qu’elle est restée séduisante. Elle a refusé les avances amoureuses de Jean qui, d’ailleurs n’a pas insisté.
Lorsque Jean lui a dit qu’il voulait l’offrir à des amis, cette idée l’a choquée au début et fait ensuite son chemin. Elle n’a pas dit non ; Pourquoi pas maintenant ? Plus tard, il sera trop tard !

Elle a accepté cet argent pour se dédouaner de toute relation affectueuse et découvrir des pratiques sexuelles qu’elle n’avait jamais abordées ou toujours refoulées.

Sa décision est prise : elle ira jusqu’au bout de l’expérience.

Sa toilette terminée et avant d’enfiler son slip, elle vérifie que la taille de sa toison est proportionnée. Elle ajuste ses bas collants qui rendent ses longues jambes encore plus belles puis s’habille des vêtements choisis. Sa jupe noire la serre un peu aux hanches. Elle doit contracter son ventre pour remonter la fermeture éclair.

Un dernier regard sur sa silhouette lui donne satisfaction. Elle quitte sa chambre après une ultime vaporisation du parfum qu’elle a choisie pour la circonstance, descend l’escalier et se dirige vers la porte indiquée par Jean.

Le salon dans lequel pénètre Malaurie est grand ; Il est meublé de canapés et fauteuils de cuirs bruns. Au centre une longue table basse est encombrée de bouteilles et de verres. Les fenêtres du salon sont occultées par des rideaux qui laissent passer la lumière jaune du soir ; il est presque 17 heures.

Malaurie observe furtivement les personnes présentes. Son regard se porte vers les trois hommes assis dans des fauteuils et qui parlent en riant. A son arrivée, ils se taisent et se tournent vers Malaurie. Ils portent des masques tout blancs, comme ceux des carnavaleux de Venise. Ils paraissent âgés entre 35 et 50 ans. Les vêtements soignés qu’ils portent laissent penser qu’ils appartiennent à la bonne bourgeoisie locale. Cela rassure Malaurie qui n’aime pas les tenues négligées. Son esprit est immédiatement accaparé par l’homme gros vautré dans son fauteuil ; Elle imagine derrière le masque ses petits yeux remplis de vices et cela lui procure un sentiment d’aversion. Malaurie n’aime pas les hommes gros. Un trouble inquiétant l’envahit.

Une femme et Jean, qui ne portent pas de masques, sont debout et s’avancent vers Malaurie pour l’accueillir.

Elle s’apaise en pensant qu’elle a accepté sans contraintes ce pacte avec Jean. Il lui a donné les 1000 euros promis, elle doit maintenant faire face et prouver à Jean qu’elle sait respecter son engagement. La femme parait d’une quarantaine d’années. Elle a les traits marqués. Elle a du être belle, pense Malaurie.

Jean prend Malaurie par le bras et l’invite à s’asseoir sur le canapé faisant face aux fauteuils occupés par les trois hommes. Sans un mot, la femme prend un verre et offre une coupe de champagne à Malaurie. Malaurie boit lentement son verre. L’atmosphère silencieuse lui pèse : sûrement à cause de l’appréhension de la suite, pense t-elle. Jean demande à la femme de rester près de Malaurie pour la déshabiller.

Malaurie tente de participer mais la femme lui ordonne d’un geste de rester passive. Elle prend un foulard qu’elle pose sur les yeux de Malaurie et serre fort en le nouant derrière la tête.
Jean l’avait informée qu’elle aurait les yeux bandés pour ne pas voir lequel des hommes la toucherait.

L’inquiétude s’empare de Malaurie en percevant ces inconnus aussi près d’elle. Elle ne les voit pas et ne peut prévenir leurs gestes. Son battement de cœur augmente et son ventre se contracte.

Elle frémit lorsque la femme lui demande de lever les bras pour retirer son chemisier. D’un geste habile, la femme lui retire également le soutien gorge en passant la main dans son dos. Le soutien gorge enlevé, les seins de Malaurie reprennent leur position naturelle, un peu pendants, fermes et de bonne tenue.

Désemparée par la rapidité des événements et ne sachant que faire, Malaurie croise ses bras en dessous de ses seins. Aussitôt, la femme lui prend les bras et les allonges le long du corps.

Malaurie n’ose plus bouger et reste dans cette position, les seins exhibés. Immédiatement, elle pense à son ventre arrondi qu’elle contracte, sa poitrine s’en expose davantage.

La femme lui demande d’ouvrir ses mains et de présenter ses paumes, les doigts écartés. Malaurie obtempère en trouvant cette position ridicule ; un malaise l’envahit à exhiber ses seins et offrir ses mains de la sorte.

« Elle a les seins lourds comme je les aime » dit un homme.

« Oui, mais les bouts sont cachés » dit une autre voix plus aigüe.

Malaurie est flattée d’être toisée par des yeux inconnus même si elle craint les réflexions désobligeantes sur ses formes. Elle aime le galbe de ses seins mais regrette que leurs bouts soient petits ; une intervention chirurgicale a réduit le téton de son sein droit et de cela, elle ressent une gêne.

Malaurie pressent que l’on s’approche derrière son fauteuil et se raidit. Une main appréhende son sein droit, celui qu’elle aime le moins. Cette main le soupèse et le palpe. Avec la paume, le sein est écrasé. Les doigts s’enfoncent dans la chair et palpent jusqu’aux aisselles. La pression de la main appuie Malaurie sur le dossier du fauteuil. Elle tente de s’équilibrer en relevant ses bras. Un ordre sec lui manifeste de n’en rien faire.

La pression de la main se radoucit et, du bout de ses doigts, le téton est tiré sans violence mais avec fermeté.

Sous la traction, Malaurie exprime une légère crispation qui disparaît aussitôt que les doigts commencent à triturer le téton au point de le faire durcir et sortir de son aréole.

Le plaisir de Malaurie n’est pas au rendez vous ; seule, l’excitation est présente.

« Elle est facile » dit l’homme qui relâche le sein en s’éloignant de Malaurie.
Cette réflexion provoque la contrariété de Malaurie, d’autant que le bout du sein gauche oublié par la main de l’homme a lui aussi grossi ; elle le sent gros et tendu. Son excitation s’évanouit et le regret d’avoir accepté ce contrat reprend le dessus. Ce qu’elle avait supposé avant ce moment là ne se réalise pas comme espéré : Elle s’est livrée entre les mains de pervers et de vicieux ; ils ne sont pas présents pour elle, mais uniquement pour son ventre, son sexe et ses seins.

Sa détermination à continuer l’épreuve la force à rester impassible.

« Qu’elle nous montre sa chatte et son cul » dit une voix qu’elle n’avait pas encore entendue. Le son de la voix la persuade que c’est l’homme gros qui parle, celui qui lui a procuré de l’aversion dès son entrée dans le salon.

Entendre ces paroles rappelle à Malaurie qu’elle a consenti à être présente au milieu de ces inconnus ; elle s’est préparée à cette situation, elle appréhende d’être traitée comme la débauchée qu’elle n’est pas.

Elle reçoit cette injonction comme un défi, une étape qu’il faut franchir ; après, elle ne pourra plus renoncer. Elle songe à abandonner, à déclarer forfait. Dans sa tête se mêlent des sentiments confus. Mais sa volonté d’aller au terme de ce qu’elle s’est fixée est plus forte. Sa libido a disparu ; elle redevient la femme forte et volontaire qu’elle a toujours été. Oui, elle va accepter, non pas pour eux mais bien pour elle : elle sera plus forte qu’eux et le leur prouvera. LIRE LA SUITE

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Commentaires

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jeudi 10 décembre 2009 à 19h50 - par  Felony

Effectivement, on attend la suite avec impatience...

mercredi 9 décembre 2009 à 19h27

J’aime beaucoup....!

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lundi 7 décembre 2009 à 00h33 - par  spanking

vi, vi, vite...

dimanche 6 décembre 2009 à 22h15

Début prometteur à quand la suite

dimanche 6 décembre 2009 à 10h50

en effet c’est un début intéressant. On attend la suite de la soumissionde Malaurie !

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dimanche 6 décembre 2009 à 08h27 - par  vadenya

bravo ! Continuez à nous emmener dans la découverte de la nature intime de Malaurie . J’aime sa lente mise à disposition .

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