Histoire de Clavis

samedi 3 novembre 2007
par  Claudia
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J’avais laissé Clavis en larmes, le cul en feu, nue dans son salon.

Je n’étais même pas sûr de la revoir. Elle n’avait pas pu montrer la nature de notre relation devant ses amies et cela, je ne le lui pardonnais pas. Aussi, j’avais été clair avec elle : si elle me rappelait, ce ne serait que pour m’annoncer une soirée avec Claudia, Isabelle et Noémie. A elle d’organiser la teneur de cette soirée, pourvu qu’à la fin chacune sache que Clavis m’appartenait, heureuse et sereine, par choix d’une relation s/m dans laquelle elle acceptait tout de moi et dans laquelle elle éprouvait une jouissance sans cesse renouvelée.

Cette relation qui fonctionnait depuis plusieurs mois n’avait de sens que parce que Clavis l’avait choisie et était libre de l’arrêter quand elle le désirerait. En attendant, je prenais beaucoup de plaisir à dompter ce bel animal, fier, rebelle. Elle avait enduré beaucoup de choses, acceptant toujours mieux le cérémonial que je lui imposais. Mais aujourd’hui, peut-être étais-je allé trop loin...

***

Tout avait commencé plusieurs mois plus tôt, en rentrant du bureau. Un collègue arrosait son départ en retraite et, après quelques verres, et comme d’habitude dans ces circonstances, des groupes se sont formés. Avec les quelques personnes qui m’entouraient, nous décidâmes d’un repas rapide dans un grill du quartier. La soirée fut sympathique, sans plus. Clavis, qui s’était jointe au groupe juste avant que nous quittions la cafeteria de l’entreprise, se trouvait assez loin de moi, de l’autre côté de la tablée. Mais ce n’était pas un problème. Je la côtoyais très peu et elle était rarement le sujet de conversations entre collègues. Insignifiante : ce serait sûrement le terme que je lui aurai alors attribué si on m’avait demandé mon avis. Un corps longiligne dans des jeans qui ne laissaient pas deviner de formes avantageuses. Des seins qui semblaient peu développés sous des pulls larges et unis. Des cheveux châtains, mi longs. Si, une particularité tout de même : une peau très claire, comme transparente. Une personne qui passait plus de temps dans les salles obscures plutôt que sur des pistes de ski ou des plages en juillet. De son visage, on retenait les quelques tâches de rousseur qui parsemaient ses joues, les lèvres fines, le petit nez légèrement retroussé et enfin les yeux d’un bleu très pâle, Je ne me souviens pas de remarques pertinentes de sa part dans des réunions de travail où elle m’apparaissait effacée, comme d’ailleurs dans ce type de soirées où les bons mots ne semblaient pas son fort.

Mais il fallait maintenant rentrer et, devant le restaurant, les conducteurs se répartirent les piétons en se souhaitant une bonne fin de nuit. C’est ainsi que je me retrouvais devoir ramener Clavis chez elle. Ce n’est que plus tard que je compris que la petite fille insignifiante avait su manoeuvrer habilement pour se retrouver seule avec moi. Mais, à ce moment là, je ne me méfiais pas encore. Ni d’ailleurs quand elle me proposa de monter dans son appartement boire un dernier verre. Je pensais même faire ainsi la connaissance de son mari. Mais de mari il n’y avait pas, je savais qu’elle avait dépassé la trentaine et donc, visiblement, elle vivait seule dans ce grand appartement, joliment décoré. Je m’assis dans un canapé marron foncé qu’elle me désigna en me demandant si je préférais une boisson chaude ou un whisky. Je n’aime pas les boissons alcoolisées en général et je lui dis qu’un café fera l’affaire. Et là, première surprise, Clavis s’approche, elle est debout devant moi et me tend une enveloppe. Elle me dit :

« Cela fait longtemps que je vous ai écrit cette lettre »

Le vouvoiement me surprend mais je ne dis rien. Elle continue :

« Mais j’ai ainsi eu le temps de réfléchir et je ne regrette aucun des mots que vous lirez ici, pendant que je prépare le café »

J’ai la lettre à la main. Clavis se tourne et disparaît dans la cuisine dont elle referme la porte. Je reste intrigué quelques instants puis me ressaisit. Sans réfléchir, sans émettre d’hypothèse, je décachette l’enveloppe et commence la lecture.

Cher Alain, et comme j’aimerais dire, cher Maître,

...

Plongé dans la lecture, je me suis levé et j’arpente maintenant le salon. Bien sûr, j’ai commencé par vérifier cette histoire de cachette aux mille secrets. J’ai tiré le tiroir supérieur de la commode et j’y ai trouvé un ensemble de fouets, cravaches, cordes, menottes, colliers de cuir et laisses, plugs. Il y a même un pot de lubrifiant et d’autres objets que je ne reconnais pas au premier abord.

Je referme le tiroir et réfléchi, cette lettre toujours à la main. Que Clavis ait des fantasmes, quoi de plus normal ? Et le genre de fantasmes qu’elle m’avoue là ne me pose aucun problème. Non, ce qui me pose plus problème, c’est : comment m’a-t-elle percé ? Je l’ai déjà dit, Clavis vivait jusque là très à l’écart de mon champ de vision. Peut-être, deux ou trois fois, avons-nous échangé des banalités. Comment a-t-elle pu arriver à la conclusion que c’était à moi qu’il fallait faire ces confidences ? Que c’était à moi qu’il fallait proposer ce marché ?

Pour expliquer mes questions et me faire comprendre de mes lecteurs, il faut que je me dévoile quelque peu : la quarantaine, marié puis divorcé avec des enfants qui ont grandi sans moi je mène une vie affective et sexuelle sage, au hasard des rencontres. Ca, c’est le côté publique. Mais dans le secret de mon chez moi, de mes longues soirées solitaires, je rêve depuis longtemps d’une relation plus épicée, avec une femme qui... qui... qui voudrait ce que Clavis me propose.

Je n’ai que peu de temps pour prendre une décision. J’essaie de garder la tête froide et tente de me souvenir de mes lectures sur les sites appropriés. Je ne veux pas rater une telle occasion. Dans le même temps, je ne veux pas m’embarquer dans une relation sans queue ni tête... si j’ose dire.

Clavis ouvre la porte de la cuisine, un plateau à la main. Je sais ce que je vais faire. Elle dépose le café et les tasses sur la table basse. Le canapé fait barrière entre nous. Quand elle se redresse, nous nous regardons sans un mot. Son regard montre de l’interrogation, beaucoup, mais pas d’appréhension. Par dessus le canapé, j’avance la main et lui attrape le poignet. Elle se laisse faire. Je la guide pour qu’elle contourne le siège et se retrouve devant moi, les yeux dans les yeux. Nous n’avons pas prononcé une parole. Je la saisis par les épaules, la retourne et la force à se pencher sur le dossier du canapé. Elle est ainsi pliée en deux, les fesses vers moi. Je me frotte à son cul. Je bande déjà dur. Mon plan l’exige. Je passe une main vers son ventre, trouve la ceinture du pantalon. Je le défais et lui descend assez brusquement son vêtement et sa culotte, blanche et plutôt sage. Elle n’a aucun mouvement de recul. Elle laisse aller quand je m’accroupis et dégage sa chaussure pour passer ainsi une jambe de pantalon et sa culotte. Je me redresse. Elle ne bouge toujours pas. Son pantalon reste attaché à une de ses jambes, l’autre est maintenant entièrement libre. Je m’attarde un instant sur cette cuisse un peu maigre et ce cul plus harmonieux : si notre relation doit durer, je crois que ce fessier me perdra ! Mais vite, mon plan ! Clavis ne peut me voir quand je me saisis, dans le tiroir de la commode, du pot de lubrifiant. Je sais que je ne dois pas réfléchir si je veux réussir et poursuivre mon idée. Je défais la ceinture de mon pantalon et le laisse tomber, avec mon slip, sur le parquet. J’ouvre le pot, enduis mon doigt de ce gel froid, passe la main entre les fesses de Clavis, trouve son anus que je force aussitôt de deux doigts. Mon autre main sur ses reins, la maintient dans la position. Maintenant que son cul est bien huileux, je me présente à sa porte. Je bande fort et d’un coup d’un seul je la pénètre ainsi. Nous n’avons pas échangé un mot et je l’encule à fond. Son cul est serré et le lubrifiant facilite le passage. Par contre, il ne supprime pas la douleur. Elle pousse un gémissement dont je n’ai cure. Des « han » accompagnent mes mouvements. Les deux mains de part et d’autre de son derrière, je la pistonne vigoureusement et ne tarde pas de jouir. L’envie était trop grande, je n’avais pas baisé, ni fait l’amour, depuis plusieurs mois. Il me faut maintenant reprendre mes esprits et lui dire ce que j’avais prévu au plus fort de l’excitation. Je ne retrouverai jamais une telle occasion de vivre cette expérience, aussi je me lance, tout en me retirant de son anus béant :

« Que croyez-tu Clavis ? Que j’allais te mettre sur mes genoux et te fesser comme peut-être tu le rêves ? Il n’en est pas question ! J’ai bien lu ta lettre. Tu ne t’es pas trompée, ce que tu proposes m’intéresse. Un jour, tu m’expliqueras comment tu l’as su. En attendant, je veux m’expliquer sur ce qui vient de se passer. Si tu désires cette relation comme tu l’écris, voilà à quoi tu dois t’attendre. Je ne ferais jamais selon tes envies, mais uniquement selon mes désirs. Souhaite que, le plus souvent possible, ceux-ci croisent ceux-là et qu’ainsi tu parviennes à ton bonheur.

Maintenant, tu vas aller à la salle de bain. La douche te permettra de réfléchir. Je t’attendrai ici, buvant ce café. Alors, soit tu reviens en te disant que ce qui vient de se passer est décidément insupportable. Nous finissons notre boisson, je te fais la bise et m’en vais. Nous tentons d’oublier cette soirée, même si cela sera plus difficile pour toi que pour moi. Après tout, nous n’avons jamais été ensemble et rien ne nous oblige à nous croiser tous les jours au boulot.

Soit, tu reviens en ayant pris la décision de te soumettre à moi comme tu viens de l’être et plus encore. Tu reviens pour être dressée, prise à tous moments et en tous lieux, prêtée, sûrement marquée, décidée de satisfaire tous mes fantasmes en espérant uniquement y trouver ton plaisir. Dans ce cas, je veux que tu apparaisses ici, nue, à genoux devant moi, la chatte rasée en signe de totale soumission.

Clavis se redresse lentement. Je suis dans son dos et elle ne sait pas que je l’observe dans le petit miroir accroché au mur en face. Ses yeux sont rouges. Elle a pleuré silencieusement pour me cacher ses larmes et je ne fais aucune remarque. Elle finit d’enlever son jeans pour marcher plus facilement et part dans le couloir vers la salle de bain, la démarche mal assurée.

Je referme mon ceinturon, contourne le canapé et m’installe. Le café est encore tiède et j’en bois une gorgée. Bien calé, au fond du fauteuil, je réfléchis tout en jouant avec l’objet que j’ai pris dans le tiroir tout à l’heure, en rangeant le pot de lubrifiant. C’est un collier fin, en cuir noir. Il est orné d’un anneau métallique dans lequel une laisse doit aisément passer. Je le garde discrètement en main, on ne sait jamais... LIRE LA SUITE

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