Les bienfaits du numérique

Anne et le collier
samedi 8 janvier 2011
par  Masteros
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Anne repoussa d’un doigt ferme et décidé ses lunettes le long de l’arête de son nez fin et droit. Elle savait qu’elle avait raison. Son projet était enfin arrivé à son terme, du moins dans sa phase théorique. Devant elle, se trouvait une merveille de technologie, fruit de son intelligence et de sa ténacité. Sans cela, jamais elle n’aurait pu arriver à mener ce programme jusqu’au bout. Voilà cinq ans qu’elle travaillait pratiquement jour et nuit à sa réalisation. Maintenant qu’elle arrivait au but "Ils" lui avaient annoncé que ses crédits seraient retirés, car rien de concret ne sortait de son laboratoire. C’était à en pleurer. La jeune femme était sûre que tout était au point pour débuter la phase pratique. Mais voilà, il fallait trouver un ou une volontaire acceptant de servir de cobaye. C’était justement là que se trouvait le point bloquant. Face à elle, sur une table métallique blanche et terne, étaient posés une fiole contenant des nano-transmetteurs capables de prendre le contrôle du cerveau de n’importe qu’elle être vivant ainsi qu’un collier émetteur d’impulsions, transmettant sous forme codée tous ordres énoncés à haute voix. Les nano-transmetteurs décodaient ces impulsions, puis envoyaient des ondes électriques dans tout le corps se substituant ainsi à celles du cerveau. Un contrôle total et absolu du sujet était obtenu. Anne aurait voulu tester ceci sur l’homme mais jamais elle ne le pourrait. Son projet avait reçu le coup de grâce avec l’arrêt de son financement.

« - Rêveuse ? Fit une voix dans son dos. »

Anne sursauta et se tourna vivement. Elle fit face à une jeune femme d’une trentaine d’années au corps élancé et musclé. De son visage ferme on remarquait principalement le regard mis en valeur par des yeux d’un vert profond. Un sourire légèrement moqueur laissait entrevoir de petites dents blanches. Une chevelure rousse, couvrant les épaules, parachevait l’allure fière qui se dégageait de sa personne. Elle était vêtue sobrement d’un tailleur noir surmonté d’un chemisier blanc, la seule fantaisie qu’elle semblait s’accorder résidait dans le port d’escarpins aux talons hauts et pointus mettant en valeurs le galbe naturel de ses cuisses et le cambré de ses reins.

« - Pourquoi ! Pourquoi m’avez-vous retiré les crédits ? Je suis sur le point de passer à la phase pratique ... Encore quelques semaines et le projet sera à son terme !! Hurla Anne.

— Calmez-vous Annette, de toute façon il est trop tard. Répondit son interlocutrice.

— Ne m’appelle pas Annette je déteste cela ... Puis, brusquement elle s’effondra, un flot de larmes inonda son visage, ses épaules furent secouées de mouvements incontrôlables. Anne venait de prendre vraiment conscience que cinq ans de travail s’achevaient sur... rien.

— Ma pauvre petite, il faudra accepter la défaite. Buvez un peu d’eau, cela vous calmera. »

Anne prit le verre, elle ne tenait pas à montrer sa faiblesse passagère trop longtemps à cette femme qu’elle n’appréciait pas. Buvant d’un seul coup le contenu du verre, elle ne remarqua le goût étrange que lorsque la dernière gorgée fut avalée.

« - Qu’avez-vous mis dans l’eau ? demanda-t-elle intriguée en voyant les yeux verts braqués sur elle luisant intensément.

— Annette tu désirais tester ton invention ... et bien c’est à moitié fait. Un rire accompagna ces derniers mots.

Le regard d’Anne se porta sur la table, la fiole ne s’y trouvait plus. Ses yeux s’agrandirent d’horreur.

— Vous m’avez fait boire les nano-transmetteurs ? Ce n’est pas possible ... Vous êtes une garce !! Disant cela elle s’élança vers la jeune femme rousse qui n’eu aucune peine à la maîtriser. Ce début de lutte eut pour effet de les rapprocher de la table.

— Il faut aller jusqu’au bout maintenant. Annette, tu vas porter ce magnifique collier et nous pourrons tester la réalité de tes travaux de recherches.

N’étant pas de taille à lutter et ne connaissant rien aux arts martiaux Anne essaya une dernière tentative de conciliation.

— Marion ... ne fait pas cela ... Je t’en pris. Dit-elle plaintive.

— Il est trop tard, il te faut aller jusqu’au bout maintenant répondit la rouquine. N’as-tu pas envie de savoir si ton oeuvre fonctionne ? »

Anne sentit le froid du collier sur son cou, puis entendit le système de verrouillage entrer en action. Un petit sifflement se fit entendre pendant quelques secondes, suivit d’une modulation et enfin se fut le silence.

Avant qu’Anne n’ait pu dire le moindre mot, elle entendit.

« - Collier en mode mono-locuteur reconnaissance de voix immédiate activation par le mot "Annette" arrêt par le groupe de mots "Merci Annette". Retrait non autorisé "une crampe dans le mollet droit" »

Une nouvelle modulation se fit entendre validant les instructions données.

Marion relâcha sa captive qui ne fit aucune tentative pour retirer le nouveau bijou qui ornait son cou gracile tant elle redouter la douleur engendrée par une crampe.

« - Tu es belle ainsi, ce collier ne se distingue en rien d’un vrai. J’ai hâte de me rendre compte si cela fonctionne vraiment. »

Marion détailla sa vis à vis. Aussi blonde qu’elle était rousse, Anne était une jeune fille de vingt-cinq ans légèrement empâtée mais sans plus. Brillante chercheuse elle ne s’intéressait à rien d’autre qu’à son projet. Personne ne l’avait vue habillée autrement que de ses sempiternelles chaussures de sport surmonté d’une paire de jeans dans laquelle était fourré le bas d’un t-shirt sans couleurs à force d’être lavé. Son visage ovale était avenant, marqué par des yeux d’un bleu d’encre.

« - Comment va-t-on tester ta découverte, ma belle ? Dit Marion ironique.

La tête basse Anne attendait, ne ressentant rien de particulier pour le moment.

— Je pense avoir trouvé, tu vas me dire quel est ton phantasme le plus inavoué.

Anne secoua la tête, refusant de répondre.

— Annette, quel est ton phantasme le plus secret, demanda Marion, curieuse du résultat. »

Anne tenta de résister mais elle ne put s’empêcher de dire : « être soumise totalement, corps et âme à une personne qui saura me permettre d’exprimer mon envie de servir et de plaire ».

Marion en fut toute retournée. Tout en regardant Anne elle dit : C’est pourquoi tu as travaillée si longtemps sur ce projet, afin d’être sans possibilité de retour à la merci du possesseur de ton collier.

Le visage d’Anne s’empourpra si fort que nulle réponse ne fut nécessaire.

« - C’est une vraie merveille que tu viens d’inventer. Tu vas être la première d’une longue lignée, je peux te l’assurer.

Laissant passer quelques secondes, Marion reprit :

— Approche, depuis le temps que j’ai envie de goûter à tes lèvres, vient me donner ce baiser auquel je rêve depuis si longtemps. »

Luttant de toutes ses forces, Anne ne voulait pas s’avancer. Pour rien au monde, elle ne voulait embrasser cette femme. Mais plus elle essayait d’empêcher l’inéluctable, plus une envie de le faire montait en elle. A son corps défendant, elle s’avança vers Marion jusqu’à se trouver face à elle. Elle vit le visage de la rouquine s’approcher du sien puis sentit la fraîcheur de ses lèvres sur les siennes. Rapidement une langue tantôt conquérante tantôt pleine de tendresse joua avec la sienne. Plus le baiser durait et plus Anne y participait pleinement, se laissant prendre au piège de ce premier contact. Lorsque leurs lèvres se séparèrent elle le regretta de suite.

« - Je vois que tu as apprécié. Dit Marion radieuse.

Dans un souffle, Anne ne put répondre que par simple « oui ».

— Merci Annette. »

Entendant ces mots, Anne sut qu’elle avait de nouveau le contrôle de son corps. Pourtant elle ne bougea pas, attendant la suite.

« - Tu es incroyable ma belle, dit Marion mi moqueuse mi sérieuse. Un simple baiser suffit pour t’émoustiller

— Ce n’est pas vrai, vous mentez ! Prononça Anne vivement.

— Ah oui ! Alors explique-moi pourquoi tes tétons pointent si magnifiquement sous le tissu de ton T-shirt. D’ailleurs, je ne te pensais pas coquine au point de ne pas porter de soutien-gorge. »

Baissant la tête, Anne ne put que constater la réalité des dires de Marion. Dans un réflexe de pudibonderie, elle croisa ses bras sur sa poitrine afin de masquer à la vue cette marque d’indécence.

— Tu es trop chou de réagir comme cela. S’exclama Marion. Je pense que nous allons bien nous amuser toutes les deux.

Anne, honteuse de se montrer dans cet état d’excitation fit un pas vers la porte entrouverte afin de quitter la pièce.

S’interposant de suite Marion dit rapidement :

— Je n’en ai pas fini avec toi, reste ici !

Sans s’arrêter et bousculant délibérément Marion au passage, Anne continua vers la sortie, synonyme de liberté pour elle.

C’est alors que le mot tant redouté résonna.

— Annette, ne bouge plus !

Instantanément, la jeune fille blonde s’immobilisa.

— Revient vers moi et fais-moi face !

Le feu tournait dans la tête d’Anne. Elle savait qu’il ne servait à rien de lutter, mais elle ne put s’empêcher de mobiliser toute sa volonté afin de contrer les mouvements de son corps. A peine quelques secondes après avoir entendu l’ordre de s’approcher que déjà elle se trouvait debout devant Marion.

— Ce rouge aux joues te va à ravir. Si le simple fait de pointer des seins te trouble au point d’en être honteuse, je vais vraiment me régaler avec toi. Prononça Marion un sourire carnassier sur les lèvres.

— Tu vas me retirer ce T-shirt si affreux, puis tu mettras tes mains sur la nuque tout en me présentant fièrement ta poitrine.

Marion regarda avec bonheur les mains d’Anne soulever lentement le tissu du T-shirt, enrouler le bas afin de faciliter le passage de la tête puis la vit lever les bras permettant ainsi de le retirer plus facilement. Ne sachant que faire avec, Anne le laissa tomber au sol. Pour terminer ses mains vinrent se poser avec grâce sur sa nuque. Anne, le visage rouge pivoine, présentait pour la première fois de sa vie ses seins à une personne étrangère. Ils étaient attachés haut et bien qu’un peu lourd ne manquaient pas d’attrait. De cette offrande involontaire se dégageait un érotisme animal marqué par ces longs tétons gonflés de désire, planté sur de larges aréoles brunes.

Anne respirait rapidement, cette exposition imposée la mettait en rage tant la honte la submergeait. D’un autre coté elle désirait tant vivre cela dans ses rêves les plus secrets qu’elle en était troublée au point d’en avoir la pointe de ses seins qui lui faisait mal d’excitation. Elle sentait son sexe palpiter entre ses jambes. Dans cet état, elle savait qu’une simple caresse suffirait pour déclencher la monté d’un plaisir incontrôlable. Ce qui la rassurait, s’était que Marion ne s’en rendait pas compte.

Après plusieurs minutes d’observation, Marion sourit, satisfaite de ce premier test. Elle posa son escarpin droit sur le T-shirt étalé devant elle puis dit avec douceur.

— Merci Annette.

Anne retrouva aussitôt le contrôle de ses membres et rapidement elle posa ses mains en coupe sur ses seins. Puis son regard se porta sur l’étoffe au sol. Elle fut presque fascinée de voir l’escarpin de sa tourmenteuse la faire bouger de droite et de gauche, essuyant le sol avec.

— Tu es tellement heureuse d’être dominée, que tu en as mouillé ton pantalon. Dit Marion moqueuse.

Sachant qu’elle mouillait énormément lorsqu’elle se caressait seule le soir, Anne baissa la tête afin d’en vérifier la véracité. A ce moment elle entendit le rire cristallin de Marion. Et tu l’as cru en plus …

Prise en défaut, Anne espéra simplement qu’il ne vienne pas à l’esprit de la rouquine de vérifier son niveau de trouble.

— Je pense que ton projet va de nouveau être financé, ma toute belle. Pas ici dans cette institution, mais par un ou deux mécènes de ma connaissance qui vont être ravis d’en découvrir les possibilités.

D’un petit coup de pied gracieux, Marion lança le T-shirt en direction de la porte.

— Je t’attends demain à dix heures, devant chez moi, tâche de ne pas oublier … Maintenant ramasse ce chiffon et rentre chez toi.

Anne ne se le fit pas dire deux fois. Elle se précipita vers son vêtement en piteux état, courba le dos pour le ramasser lorsque Marion dit :

— On ne t’a jamais expliqué qu’il faut plier les jambes pour prendre quelques choses par terre ? Cela évite les faux mouvements et donc les blessures.

Désirant fuir cette démone, Anne fit ce qu’elle lui demandait. Elle plia ses jambes tout en se baissant. Ne prêtant plus attention à Marion, elle tendit la main afin de saisir son T-shirt. Relevant les yeux, elle vit la semelle d’un escarpin noir et brillant se poser sur son sein gauche. S’enfoncer légèrement puis la jambe qui le portait se tendit et elle se retrouva sur les fesses, ses bras en arrière du corps la retenant de tomber plus avant, les jambes légèrement écartées. Lentement la chaussure vint se poser sur son entre-jambe. Anne se sentait perdue, la couture interne de son jeans exerçait une pression sur son bouton d’amour heureusement atténuée par la présence de sa petite culotte. Elle était comme hypnotisée par l’escarpin brillant posé sur elle. Elle savait qu’une simple poussée suffirait pour l’envoyer au septième ciel. Anne attendait, vaincue d’avance. Elle vit la jambe s’animer d’un petit mouvement circulaire puis, elle la sentit peser plus lourdement entre ses cuisses. Dans un réflexe, son bassin se porta en avant, accentuant encore plus la force présente sur son clitoris Une boule de plaisir monta en elle, partant de son puis d’amour, pour se répandre dans tout son corps, ravageant tout sur son passage. Une fois qu’elle fut complètement submergée, revenir à son point de départ. Des flots de cyprine sortirent de son vagin, tant cette jouissance fut intense. Elle ne savait pas pourquoi mais chaque fois qu’elle prenait du plaisir plusieurs jets de mouille sortaient d’elle. Source pour elle d’une grande honte.

Marion lança moqueuse : Maintenant ton pantalon est vraiment trempé.

Anne ne prit pas la peine de vérifier, elle savait que c’était vrai. Ayant retrouvé ses esprits, elle vit sur le sol son T-shirt, le prit, l’enfila prestement, se redressa et disparue dans le couloir. Les derniers mots qu’elle entendit furent :

— À demain, ma belle soumise …

A Suivre...




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Commentaires

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mardi 11 janvier 2011 à 15h00 - par  pierre

magnifique recit
attend la suite avec impatience

mardi 11 janvier 2011 à 13h03

excellent vivement la suite !!!

mardi 11 janvier 2011 à 00h01

Excellent ! Version plus moderne du boîtier de Manara...avec une soumission plus franche. La suite sera sûrement intéressante.

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dimanche 9 janvier 2011 à 15h46 - par  Henic

Voilà qui est une remarquable entrée en matière !
Sur quel site peut-on acquérir le collier et la fiole de nano-transmetteurs...?

Logo de Crabou
dimanche 9 janvier 2011 à 14h50 - par  Crabou

Je sens que ce collier va nous faire vivre de belles aventures par Anne qui finalement ne demande pas mieux.

Bravo à ce nouvel auteur.

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