9- L’Hétaïre

Chapitre 9 - Examen final
mardi 10 mai 2011
par  herpin
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Devant cette évolution, Madame décréta un jour que son apprentissage était terminé, étant désormais apte à faire face aux désirs les plus pervers, et qu’elle pourrait donc rentrer chez elle dès le lendemain. La nuit qui s’ensuivit fut peuplée de rêves érotiques où Florence se voyait offerte en pâture aux délires sadiques de quelque débauché. Le lendemain matin, venues comme à l’accoutumée, procéder à son réveil, Sabrina et Yasmina la découvrirent les doigts fichés dans sa fente, et les cuisses maculées de grasses trainées, attestant que ces évocations oniriques n’avaient semble-t-il pas suffi à calmer les ardeurs nocturnes de la jeune fille. Après l’avoir baignée, séchée et parfumée, elles l’entourèrent de mille caresses, comme elles le faisaient chaque jour. Avec un art consommé des frôlements et autres attouchements, elles firent renaître le désir chez la jeune fille. Se partageant la tâche, elles parcouraient son corps de leurs doigts agiles, sollicitant une chair qui ne demandait qu’à s’émouvoir. Tandis qu’une main pressait un sein, faisant s’ériger le mamelon, une autre s’enfonçait dans le sexe gluant ; alors que des lèvres se soudaient à sa bouche, la forçant à s’entrouvrir pour mieux l’investir, une langue virevoltait sur son œillet, le noyant de salive, le contraignant à se relâcher. Le corps arqué, presque tétanisée sous l’intensité du plaisir qui l’avait envahie, Florence savourait tout particulièrement ce moment magique où ses compagnes la maintenaient ainsi dans un équilibre précaire, au bord de la jouissance, la rapprochant toujours plus de l’orgasme, mais sans jamais lui permettre cette libération. Elle savait que sa chair rendue douloureuse par cette frustration, se verrait bientôt accorder cette délivrance. Il suffirait d’une caresse un peu plus appuyée, d’une succion plus intense, d’un lapement plus profond pour qu’elle se rende dans un rugissement victorieux. Que ce soit de ses seins palpés jusqu’à la douleur, de son sexe fouillé par des doigts impérieux, de son clitoris léché, aspiré sans relâche, ou bien encore de son anus taraudé par un index fureteur, de tout son corps naitrait un formidable orgasme qui la ferait se tordre, et hurler son plaisir, avant de retomber inerte, agitée par quelques convulsions spasmodiques, dernières manifestation de la tornade qui viendrait de la submerger. Pour le moment, haletante, le corps moite, elle attendait avec impatience cet apaisement, l’appelant par des gémissements de plus en plus rauques. Aussi quel ne fut pas son désarroi quand elle se sentit abandonnée par ses compagnes, qui s’étant détachées d’elles, venaient de lui intimer l’ordre de se vêtir, Madame les attendant au salon. Elle tenta bien de protester.

— Non, vous n’avez pas le droit…j’y étais presque…faites- moi jouir…

— Nous avons reçu des ordres très précis. Ce matin, tu ne dois pas prendre ton plaisir…pas tout de suite du moins. Habille-toi et suis-nous.

— Laissez-moi me nettoyer au moins, je suis toute gluante par votre faute. Je n’arrête pas de couler.

— Certainement pas ; nous devons te conduire auprès de Madame dans l’état où tu te trouves.

Vaincue, Florence se résigna à s’habiller, commençant par enfiler un petit slip en dentelle qui devint immédiatement tout poisseux des sécrétions qui ne cessaient de sourdre de son sexe en fusion. Elle poursuivit par les vêtements qu’elle portait lors de son arrivée à la villa, quelques semaines auparavant, à savoir une mini-jupe et un tee-shirt, ainsi qu’une paire de bottes. Ainsi vêtue, elle suivit ses compagnes jusqu’au salon, guidée par le bruit des voix qui s’en échappait. Parvenue sur place, Florence eut la surprise de découvrir son amie Sylvie, mais aussi plusieurs de ses anciennes camarades de lycée. Souriante, Madame vint à sa rencontre, tenant à lui expliquer la raison de leur présence.

— J’ai pensé que tu serais heureuse de quitter ces lieux en compagnie de celle qui t’y avait conduite ; mais aussi j’ai voulu que tes anciennes condisciples soient témoins de la transformation que tu y as connue ; mais peut-être voudrais-tu leur expliquer par toi-même les expériences que tu viens de vivre…

Si le ton sur lequel Madame venait de s’exprimer était amical, il dissimulait mal l’ironie perverse de ses propos. Horriblement gênée, incapable d’exposer ainsi devant ses amies la vie de débauche dans laquelle elle avait progressivement sombré, Florence sentit son visage s’empourprer de honte. LIRE LA SUITE



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