Cri - 6

Fragments 6 : Seins tendus pour aiguilles extrêmes
lundi 26 juillet 2010
par  Christine Arven
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La journée avait été tranquille. Un dimanche de repos… Il faut dire qu’il faisait si chaud…. Juste une promenade en fin d’après-midi au moment où la chaleur était un peu tombée qui les avait vu déambuler main dans la main dans les rues d’Aubagne comme un couple tout ce qu’il y a de plus banal. Si ce n’est que, bien évidemment, elle ne portait pas de culottes sous sa jupe ce dont, alors qu’ils étaient attablés à la terrasse d’un bistrot, il avait subrepticement profité en glissant entre ses jambes légèrement écartées un pied aventureux. Elle avait souri en le regardant d’un air effronté tout en sentant son entre-jambes s’humidifier.

Puis ils étaient rentrés chez eux, avaient tranquillement bu leur whisky et dégusté leur repas du soir tout en discutant de choses et d’autres. Elle avait bien sûr argué de la chaleur ambiante pour laisser glisser sur ses hanches son paréo et avait pris son repas ainsi attablée devant lui les seins dénudés certaine que le spectacle de son opulente poitrine qui se balançait à la portée de ses mains ne pouvait le laisser indifférent. Elle aimait le provoquer ainsi. Non que M_JPS ait besoin d’être sollicité plus que ça pour sentir monter la vague de désir qui le portait vers elle. Elle le savait bien. Mais elle aimait aussi s’exhiber ainsi devant lui. Il se créait ainsi entre eux une tension faite d’érotisme et de complicité prémisses des plaisirs à partager plus tard dans la soirée.

Quels seraient ces plaisirs ce soir-là ? Quel scénario, lui avait concocté M_JPS. Elle s’était posée la question mais sans inquiétude aucune. Elle faisait trop confiance à son imagination pour cela. La seule question était : soirée calme et câline ou au contraire soirée où les plaisirs trop forts la feraient défaillir et crier de bonheur ? Comment savoir ?

Quand, enfin, ils s’étaient dirigés vers leur pièce de vie ainsi qu’il l’appelait, elle avait résolument laisser tomber à terre son paréo et c’est entièrement nue qu’elle s’était assise devant lui. A la fois calme et excitée. Un moment il l’avait observé une cigarette à la main tout en caressant nonchalamment sa cuisse, un air dubitatif au fond des yeux. Comme s’il se demandait à quelle sauce, il allait bien pouvoir la déguster ce soir. Puis, sa décision prise, il s’était levé et s’était dirigé vers son placard à malices. Elle avait senti se mettre à battre plus fort alors qu’elle le regardait s’activer dans le secret des étagères, se demandant ce qu’il allait en sortir. Quand, il s’était retourné, elle avait vu qu’il s’était muni des bracelets de cuir noir. Sans un mot, elle avait alors tendu ses bras vers lui pour qu’il en enserre ses poignets. Son cœur avait frémi en sentant le cuir se refermer étroitement. Puis, il lui avait de se lever et de se disposer contre le mur où étaient disposées les chaînes qui lui servait à l’entraver. Tout aussi docilement, elle avait relevé les bras pour qu’il referme les mousquetons des bracelets aux chaînes. Déjà elle sentait le désir la mouiller de se trouver dans cette position où elle était si vulnérable dans l’incapacité d’esquisser le moindre mouvement de défense. La tension qui l’habitait était montée d’un cran quand il avait ceint autour de son front l’épais bandeau de cuir noir clouté la plongeant dans une obscurité totale. Elle n’avait désormais que ses oreilles pour essayer de deviner ce qui allait lui arriver. Sa respiration s’était faite plus haletante et elle avait senti une sourde pulsation étreindre son sexe maintenant ruisselant. Pourtant, en dépit de toute son attention, elle n’avait pas réussi à anticiper sur la suite des évènements et elle avait sursauté quand une douce corde de chanvre s’était posée autour de son cou avant de s’enrouler autour de ses seins en un premier tour, assez lâche qui lui fit penser, un instant, que la séance serait douce. Puis, brusquement, M_JPS avait tendu la corde et elle avait senti ses seins se tendre sous la tension qui soudain les oppresser. Ensuite, lentement, M_JPS avait commencé à ligoter chacun de ses seins le plus serré possible. En dépit de ses efforts, elle n’avait pu s’empêcher de geindre sous la compression des cordes que M_JPS semblait, tant il les tendait, vouloir incruster dans la chair fragile de ses seins. A chaque nouveau tour qui l’enserrait de plus en plus étroitement, une douleur vive vrillait sa poitrine la faisant gémir autant, elle devait bien en convenir, de douleur que de plaisir. Comme elle aimait cette sensation qui la mettait au supplice ! Qui la mettait à fleur de peau ! Réceptive au moindre attouchement ! Au moindre effleurement ! De temps à autre, son Maître comme s’il voulait s’assurer de l’étroitesse des liens, griffait légèrement sa peau si tendue qu’elle se demandait si elle n’allait pas, telle une baudruche, éclater sous la griffure des ongles.

—  Je les veux tendus à l’extrême. Je veux les voir devenir mauve, lui glissa-t-il dans un murmure qui la fit frémir.

—  Ça fait mal Maître, se plaignit-elle, si mal….

—  Je sais… mais dans un instant tu vas avoir encore plus mal… car je vais percer tes seins avec des aiguilles…

—  Oh non, souffla-t-elle soudain apeurée.

—  Mais si…. Tu te rappelles tu n’as pas voulu me croire quand je t’ai dit que j’avais des aiguilles suffisamment longues pour les transpercer de part en part….

—  Non Maître, pas ça…. Je ne pourrais pas, lança-t-elle le ventre soudain noué d’angoisse.

—  Mais si, tu peux, lui rétorqua-t-il d’un ton assuré tout en enserrant ses seins d’un dernier tour de cordes avant de s’éloigner.

Un mélange d’émotions contradictoires se télescopait en elle alors qu’elle entendait le froissement significatif de l’enveloppe de papier qui entourait les aiguilles qui se déchirait. Excitation… peur… impatience… désir de s’échapper… Non pas qu’elle n’ait pas confiance en son Maître. Jamais il n’était allé au-delà de ses possibilités ! Mais la crainte bien réelle de souffrir était là alors même qu’elle savait qu’elle ne jouissait jamais aussi fort que lorsque la douleur se mêlait intimement au plaisir la portant au paroxysme des sensations et la faisant crier son plaisir sans plus aucune retenue. Etrange comme elle appelait et rejetait dans un même élan la souffrance ! Combien de fois l’avait-elle supplié d’affermir l’emprise de ses dents refermées sur ses tétons alors même qu’elle se disait que c’était plus qu’elle ne pouvait en supporter. Alors, elle sentait une digue lâcher en elle et laisser le plaisir déferler en furie et la submerger.
Elle s’enjoignit au calme et tenta de domestiquer sa respiration en l’entendant se rapprocher d’elle et vaporiser sur sa chair un peu de lotion antiseptique. Sous son bandeau, elle ferma les yeux s’enfonçant plus profondément dans une rassurante obscurité alors qu’une première aiguille perçait son sein. Elle sursauta sous la piqûre pourtant légère

—  C’est une toute petite, la rassura-t-il, tu as l’habitude

—  Oui Maître…

—  Ne bouge pas…. Il ne faudrait pas que ton sein droit soit jaloux !

—  Non Maître… lui répondit-elle, laconique, incapable de proférer d’autres mots tant sa concentration était profonde.

—  Bien… Tu te comportes très bien et je suis content de ma soumise, lui lança-t-il d’un ton satisfait avant d’effleurer ses lèvres d’un baiser qu’elle lui rendit de tout son cœur.

Elle était si bien ainsi. Mains liés par des chaînes, seins compressés par des cordes et transpercés par des aiguilles, ses lèvres soudées aux lèvres de son Maître, leur langue emmêlée dans un baiser fougueux. A la fois vulnérable et si forte. A la fois soumise et amante.

—  Maintenant je vais transpercer tes seins de part en part, la prévint-il en se détachant d’elle.

—  Oui Maître. Mais j’ai peur….

—  Tu n’as pas à avoir peur. Je sais que tu en ais capable. Mon esclave est courageuse !

—  Je sais pas Maître si je suis si courageuse que ça !

—  Mais si ! Prête ?

—  Oui Maître

—  Alors surtout ne bouge plus… j’y vais

D’un mouvement assuré qui ne laissait deviner de la tension qui, elle en était certaine, l’habitait, il referma une de ses mains sur son sein gauche et, avec d’infinies précautions, planta la longue et fine aiguille dans le sein de sa soumise. De sa Cri si chère à son coeur de Maître comblé. S’il voulait la faire se dépasser et la porter vers de nouveaux horizons, il n’était pas question pour lui de la faire souffrir inutilement. Du moins pas plus que nécessaire. Pas plus que ne l’exigeait ce qu’il s’apprêtait à lui infliger. D’un geste fluide et sans à coup il appuya sur l’aiguille qui commença à s’enfoncer dans la chair de Cri sans qu’aucune résistance ne vienne entraver sa progression. Elle émit un faible jappement de surprise tant ce qu’elle éprouvait était nouveau pour elle. Aucune véritable douleur si ce n’est lorsque l’aiguille avait percé sa peau. Seulement une sensation de glissement à l’intérieur de son corps. Et c’était cela qui était étrange. Le fait de sentir quelque chose s’immiscer dans son corps et non plus seulement en surface. Elle n’émit aucune réserve quand il attaqua son sein droit et lui fit subir le même traitement. Oui, vraiment, elle aimait cette sensation qui la portait sans aucune réserve vers lui et lui donnait le sentiment si prégnant de lui appartenir totalement. A cet instant, il pouvait tout lui demander et elle n’aurait rien pu lui refuser.

Cri se sentit défaillir et une vague de chaleur la submerger. L’émotion qu’elle ressentait était trop forte, trop intime… Elle s’appuya plus fermement contre le mur qui soutenait son corps devenu soudain chancelant. Que lui arrivait-il ? Elle n’allait quand même pas s’évanouir…. Les bracelets qui liaient ses poignets lui semblèrent soudain trop pesants…. Ses épaules luis faisaient mal d’être ainsi retenues en arrière… Elle se débattit faiblement dans ses liens…

—  Maître, pourriez-vous me défaire les poignets, murmura-t-elle dans un souffle

—  Tu as mal ? Lui demanda-t-il soudain inquiet

—  Oui Maître

Rapidement, il défit les mousquetons retenant tendrement les bras de Cri pour éviter l’afflux de sang trop rapide qui l’aurait mise au supplice.

—  Doucement, lui enjoint-il alors qu’elle essayait de s’échapper de sa tendre emprise. Je vais libérer tes seins aussi, tu veux ?

—  Oui Maître, il me font très mal. Puis-je aussi ôter le bandeau ?

—  Oui tu peux, lui répondit-il tout en commençant à défaire les cordes.

Elle soupira d’aise en sentant ses seins libérés de leur lien et reprendre leur position habituelle. Ses yeux s’égarèrent sur la nuque de son Maître penchée vers elle qu’elle caressa doucement du bout des doigts. Une vague de tendresse l’envahit. Elle se sentait si proche de cet homme qui l’entraînait à sa suite là où elle n’était encore jamais allée. Curieuse façon de s’aimer, songea-t-elle amusée, qui en aurait choqué plus d’un. Mais c’était leur façon. Peut-être incompréhensible pour beaucoup mais bien réelle. Et si forte. Comment nier le lien qui les unissait jusqu’à se confondre dans ces moments là où les sensations s’exacerbaient. Lien qui unit un Maître et sa soumise certes et qui prend racine dans un rapport de soumission-domination, d’appartenance et d’obéissance. Mais pas uniquement. C’était beaucoup plus. Et chaque jour qui passait rendait le lien amoureux qui les unissait, car c’était de cela qu’il s’agissait, d’amour réciproque et partagé, plus fort et plus solide.
Son regard s’égara vers ses seins et elle frémit en voyant les aiguilles qui y étaient plantées. Un sentiment d’orgueil l’envahit d’avoir été capable de surmonter sa peur.

—  Il faut les enlever, lui dit-elle avec un sourire de contentement

—  Oui. Je vais enlever les petites mais c’est à toi d’enlever les longues !

—  Oh ! non je peux pas… lança-t-elle soudain affolée

—  Mais si… Sinon tant pis pour toi, il te faudra passer la nuit avec !

—  Méchant Maître…. Lui lança-t-elle en riant

Elle savait, bien évidemment, qu’elle allait le faire. Pour lui… pour elle… pour ce qu’ils étaient l’un pour l’autre.

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Commentaires

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lundi 26 juillet 2010 à 22h52 - par  M_JPS

Que dire de plus que tous ces moments sont les nôtres, réels, sans fausse note. L’adrénaline de nos corps augmentera avec le temps, pour le plaisir des deux.

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