Le savant et la nymphe

vendredi 16 juin 2006
par  Perpol
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Première partie : Le savant

Il s’est annoncé téléphoniquement me demandant un entretien à caractère thérapeutique et se trouve assis là, en face de moi. Il est petit, la soixantaine largement dépassée, fripé comme une vieille pomme, les traits profondément ravinés, totalement usé.

Il me dit qu’il m’étudie depuis plusieurs jours, qu’il me suit partout et qu’il s’en excuse ; il me dit qu’il a eu mes coordonnées via un réseau qui vend par correspondance du matériel érotique, et qu’il sait que j’affectionne le genre très hard.

Puis, il s’est arrêté de parler pour me regarder en silence. Je n’ai rien dit étant glacé autant par son aplomb que par mon habitude professionnelle de psychologue.

Il enchaîne en me disant que je lui plais bien et qu’il a une offre curieuse à me faire, qu’il ne peut la faire qu’à un psychologue d’âge moyen, libre et ayant des goûts pervers, ce qu’il estime être mon profil ; et que je ne peux refuser l’offre d’un vieillard comme lui, terrassé par un cancer dont l’issue fatale est imminente.

Sa voix se casse. Je suis touché par ses paroles ; je sais que cet homme dit vrai, qu’il n’a plus rien à perdre. Je le lui dis. Il me fait un pauvre sourire, puis me rétorque :

“Il y a une vingtaine d’années j’ai recueilli une adolescente, fille d’un couple d’amis morts dans un accident de voiture. Après l’accident, traumatisée par la disparition de ses parents, elle a séjourné près de deux années dans l’aile fermée d’un asile psychiatrique, mais en vain : elle était entièrement repliée sur elle même et lorsqu’elle émergeait de cet état, elle semblait déboussolée, tout à fait paumée. Comme elle n’était pas dangereuse et que je voulais bien m’en occuper, ils me l’ont confiée sans le moindre problème. Il se trouve que je suis seul et que je suis un homme aisé : je possède une grande propriété dans un coin retiré de France, une sorte de maison de maître entourée d’un bois privé de bonnes dimensions. Du reste je gère une petite fortune que j’ai héritée de mes parents et ne dois plus travailler depuis bien longtemps. Je me suis donc mis à m’occuper de cette fille et me suis pris d’affection pour elle. Je me suis rapidement rendu compte qu’elle était irrécupérable – ses médecins me l’avaient dit – et, comme je suis biochimiste et pharmacien, je me suis mis en tête de découvrir une substance chimique pouvant la tirer de ses états catatoniques. Et je l’ai trouvée. Malheureusement.”

Là-dessus le petit homme se tait, soupire. Je reste silencieux et l’encourage du regard. Il pleure doucement, sans bruit, puis se ressaisit et poursuit ce que je commence à appréhender comme étant une confession.

Il dit : “J’ai découvert une substance hallucinogène et je la lui ai injectée. Elle est sortie de son état de claustration habituel et s’est même mise à me parler. Rien que quelques mots, des propos d’adolescente, rien de plus. Au départ j’ai constaté que la substance n’avait aucun effet néfaste, sinon qu’elle hâtait grandement la pilosité. Au bout d’un moment j’ai cessé de lui administrer le produit et elle est redevenue comme avant, fermée comme une huître.

J’ai donc cessé de la sevrer et me suis aperçu que je devais augmenter régulièrement la dose pour que le produit garde son efficacité. Je me suis engagé dans une nouvelle recherche et ai synthétisé une nouvelle molécule plus efficace que la première. Non seulement elle sortait la gamine de son autisme, mais elle lui rendait toute la superbe d’une fille de son âge.

Elle s’est alors mise à assimiler des connaissances à une vitesse folle et s’est mise à s’exercer physiquement de manière à se métamorphoser en belle jeune dame.

Je me suis institué son professeur et nous avons, en deux années, rattrapé largement son retard scolaire, puis elle a appris la langue anglaise en un rien de temps et a entrepris des études par correspondance dans une université anglaise. Cela a duré ainsi plusieurs années. Elle a appris la biologie, la chimie et la littérature et a obtenu sa maîtrise.

J’ai alors cru qu’elle allait me quitter pour s’en aller mener sa vie de femme, mais elle m’a dit que cela ne l’intéressait pas et qu’elle se sentait bien en ma compagnie.

Je me suis dit que cela devait être dû à son complexe pileux : ses cheveux poussaient de plus de cinq centimètres par mois, y compris les cheveux sous les bras et les poils pubiens, de manière à ce qu’elle doive se raser continuellement. Elle m’a dit que cela ne la gênait pas et qu’elle ne partirait pas.

C’est alors que je me suis mis à l’observer de plus près et que je me suis rendu compte avec horreur des effets pervers du second produit que je lui avais administré.

Vous allez comprendre : les semaines de la pleine lune, elle quittait la maison et allait se promener nue dans les bois ; elle enlaçait les arbres, entourant leur troncs rugueux de ses cuisses, comme s’ils étaient d’énormes phallus. Puis elle poussait des cris de jouissance en levant les bras vers la lune, un peu comme les sorcières, d’autant qu’elle laissait flotter sa chevelure de teinte auburn qui lui pendait jusqu’aux genoux. Puis elle empoignait des fines branches et s’en frappait la peau du dos, du ventre et de l’entrejambe à sang en poussant des cris de joie, avant de se rouler dans les orties et de terminer son orgie – si je puis dire – par un bain de fange, près d’un petit lac jouxtant une clairière.

Je me suis à nouveau plongé dans mes recherches et j’ai découvert un troisième produit, une forme de puissant hypnotique, que je lui ai administré discrètement. Puis, une fois qu’elle était hypnotisée, je lui ai suggéré de ne plus se livrer à ses ébats les nuits de pleine lune.
Le mois suivant elle n’est pas sortie dans les bois mais est restée cloîtrée dans sa chambre. Je l’y ai retrouvée repliée sur elle-même, couchée dans son lit inondé de liquide qui s’écoulait en abondance de sa fente vaginale. J’ai tenté de la sortir de cet état, mais en vain. Elle feulait de plaisir mais ne prononçait aucune parole sensée.

J’ai alors attendu que passe la période critique, mais je dois avouer qu’elle ne se remettait pas. Elle semblait morose et déprimée et ne montrait de l’enthousiasme que lorsqu’elle se retirait seule dans une cabane qu’elle avait aménagée au fond des bois.

Un jour, quelques mois plus tard, je l’y ai suivie et l’ai trouvée visionnant des films pornographiques sado-masochistes, vêtue de tenues érotiques et s’enfilant des vibrateurs dans le vagin et dans l’anus. Elle agissait ainsi deux soirs par semaine et, les jours de pleine lune, elle restait cloîtrée, vautrée dans son jus vaginal.

Puis je l’ai surprise dans mon laboratoire. Elle avait de bonnes notions de chimie et je suis maintenant sûr de ce qu’elle avait compris que je l’avais droguée. Je ne lui ai pas signalé ma présence mais l’ai laissé faire. Elle a trouvé la substance chimique hypnotique que je lui avais donnée et l’a emportée.

Par la suite j’ai eu l’occasion de la surprendre plusieurs fois dans les bois et de l’observer, totalement hypnotisée par le produit qu’elle m’avait dérobé, récitant un texte qu’elle avait écrit elle-même mentionnant une série d’ordres brefs. En fait, elle se programmait elle-même en quelque sorte.

Je fus effrayé de constater ce qu’elle s’était ordonnée. Je l’espionnai et parvins à faire une copie de son texte. Les ordres étaient brefs et je devais m’apercevoir qu’ils étaient efficaces, car j’en mis quelques-uns à l’épreuve plusieurs jours plus tard. Nous étions à table occupés à manger et soudain je dis une des phrases du texte disant “écarte et gicle”.
Elle me regarda tout soudain puis rougit brusquement, se tortillant sur sa chaise. Je me levai pour constater qu’elle avait les cuisses écartées sous sa robe et qu’elle était occupée à pisser abondamment sur son siège, ne parvenant visiblement pas à s’en empêcher. Sa robe était trempée. Elle se leva pour s’enfuir, mais je lus une autre de ses phrases disant “ouvre la porte arrière et ponds”.

Elle s’est alors arrêtée dans son élan s’est accroupie et a déféqué là, à même le sol. C’est ainsi que je me suis rendu compte de ce qu’elle avait fait.

Nous en parlâmes et elle me supplia de ne pas lui en vouloir, de la prendre comme elle était ; elle me dit qu’elle savait qu’elle avait été folle et que ces exutoires étaient les gages de sa santé, ce qu’elle ne pourrait expliquer à aucun homme. Elle me demanda ...”.

Il s’arrête là et s’éponge le front où perlent des gouttes de transpiration ; il respire profondément comme pour reprendre son souffle pour affronter le plus dur de ce qu’il doit me confier.

J’ai vraiment l’impression d’assister aux derniers aveux d’un condamné à mort, ce qu’il dit être d’une certaine manière. Puis il y a la teneur de ses propos qui m’excite outre mesure. Je ne laisse cependant rien transparaître.

Ce qui lui permet de se reprendre. Il enchaîne :

“Elle m’a ensuite demandé de la battre. Elle enfilait des sous-vêtements ajourés en cuir noir, rouge ou blanc, selon son humeur, et me demandait de l’attacher à des anneaux au plafond et aux murs, troussée dans diverses positions fort suggestives.

Je devais lui donner le fouet, ce que je faisais à contrecoeur. Ensuite, non contente d’avoir été abondamment lacérée, elle s’attachait des pinces mammaires munies de poids aux mamelons et se pendait des poids à un anneau qu’elle s’était percée dans les lèvres de son sexe.

Parfois elle s’enfonçait des objets phalliques dans l’anus ou dans le vagin et circulait ainsi dans la maison, ou elle préférait se pencher en arrière face au feu et l’éteindre en pissant dessus.

Je devais lui donner le fouet, ce que je faisais à contrecoeur. Ensuite, non contente d’avoir été abondamment lacérée, elle s’attachait des pinces mammaires munies de poids aux mamelons et se pendait des poids à un anneau qu’elle s’était percée dans les lèvres de son sexe.
J’étais profondément choqué et gêné de vivre en sa compagnie, mais je ne peux que plaider coupable, car c’est bien moi qui, paradoxalement, l’ai rendue plus folle qu’elle n’était.

Maintenant que je dois mourir, je crains de la laisser seule dans cet état.
Je vous supplie de satisfaire à la requête d’un vieux fou comme moi. Est-ce que vous seriez prêt à m’aider pour la paix de mon âme et pour la sauvegarde de ma protégée ?”.

Puis il se tait. A mon avis il s’agit d’un vieux pervers me confiant ses phantasmes vivaces avant de les emporter à jamais.

Pourtant je suis très ému par son attitude, par le ton sincère de sa voix aussi, et je suis, je l’avoue, émoustillé par ses propos.

D’autre part je vois clairement qu’il souffre d’un cancer en phase terminale, car cela ne se cache pas facilement.

Je lui dis : “Si je peux vous être vraiment utile, je ferai ce que vous me demandez”.

Puis il me fait une requête qui me surprend, mais j’agrée sans résistance aucune à son souhait : il se met à me photographier, puis me demanda de me dévêtir et me photographie à poil.

Je lui fais promettre d’utiliser ces photos à bon escient, mais, curieusement, cela me fait plaisir de me faire photographier nu et je ne résiste que pour la forme.

Puis, il me confisque quelques vêtements et sous-vêtements portant des traces de mes diverses odeurs corporelles, me promettant de me les renvoyer dûment lavés. Ensuite il remballe le tout dans le sac qu’il avait emporté.

Puis il veut m’allouer une forte somme d’argent pour ma bonne écoute, mais je n’accepte que le prix d’une séance normale de thérapie.

Pour finir, il me quitte en me disant : “Adieu, vous ne me reverrez pas, je vous supplie de prendre en considération les requêtes que je consignerai dans une lettre que je vous enverrai sous peu et qui sera, en même temps, mon testament”.

Je le regarde partir, songeur, puis je finis par oublier la troublante aventure de ce savant fou érotisant une nymphe au creux d’un bois.

Seconde partie : la Nymphe

J’ai presque totalement oublié l’histoire du savant fou lorsque, quelques mois plus tard, au printemps, me parvient une lettre m’annonçant son décès.

La missive émane d’un notaire qui y a joint un mot me demandant de lui rendre visite.

Comme j’en ai marre de la routine que m’impose mon travail, je décide de m’allouer un congé conséquent et me met en route vers le fin fond de la province française.

Arrivé là, je suis reçu fort courtoisement par le notaire qui m’annonce, en substance, que me voilà héritier de l’entièreté des biens du vieil homme qui m’avait rendu visite, à la condition expresse que j’en assume les charges.

Je demande au notaire de me parler de ces charges, mais il ne sait quoi me répondre, sinon qu’à ma place il accepterait sans broncher, car l’héritage comprend une propriété en très bon état, ainsi qu’une somme de plusieurs millions de francs, de quoi se mettre à l’abri pour le restant de ses jours.

Je le regarde, les yeux ronds, réalisant que le vieux savant fou ne divaguait pas.

Je dis au notaire que j’accepte et nous passons à la signature.

C’est alors qu’il me lit le testament du vieux chimiste dans lequel il est mentionné que je suis tenu de m’occuper de sa protégée comme je m’étais engagé à le faire.

Je songe un instant à faire marche arrière, mais mon hésitation est de courte durée, car toute cette histoire flaire la magie à plein nez et elle m’excite plus que de raison.

Il est stipulé que je dois également prendre livraison d’un paquet qui m’attend au bureau de poste local.

***

Je quitte le notaire et, devenu propriétaire légal des biens du vieil original, je me rends au bureau de poste.

Là je trouve un carnet mentionnant une série de sentences brèves, sans autres explications, ainsi qu’un mot mentionnant un numéro de téléphone et me demandant d’appeler et de dire à celle qui serait au bout du fil les seuls mots : “me voilà, Nymphéa”.

Je me souviens de la confession du vieux pharmacien et des ordres au moyen desquels s’était programmée sa protégée. Je me dis qu’il ne peut s’agir que de cela et je range soigneusement le carnet dans la poche de ma veste de cuir.

Puis, je téléphone et une voix féminine à l’autre bout me lance “allo”. Je dis les mots et la voix me répond instantanément, se faisant très douce et soumise, “je suis à tes ordres, mon maître, je t’attends”.

Là-dessus, impressionné, je raccroche. Je tremble quelque peu, me ressaisis et me rends à mon rendez-vous avec la nymphe.

***

La propriété est ceinte en partie d’un long mur et en partie d’épais fourrés. Le seul accès commode est une grille de fer forgé qui donne sur une allée sinueuse s’éloignant au loin. L’on ne voit pas la maison à partir de la route. La propriété doit avoir à vue de nez une surface de près d’un kilomètre carré.

Je m’arrête à la porte de fer qui est fermée et je sonne. Elle s’ouvre silencieusement et je poursuis ma route jusqu’à la maison. Sur le pas de la porte une belle jeune dame aux longs cheveux cuivrés, vêtue d’un joli tailleur très chic m’attend. Elle doit avoir la trentaine et a franchement l’air intelligente et très “classe”.

Je ne m’attendais pas à voir une telle apparition ; je m’étais attendu à rencontrer une pauvre souillon, une nécessiteuse échevelée au regard fou. Je suis impressionné et silencieux.

Je descends de voiture et lui tends la main. Elle me lance un regard franc et droit et me dit d’une voix posée : “je t’attendais depuis tellement longtemps, je te reconnais, tu me paraissais plus grand en photo, mais ton odeur te ressemble, elle me parvient jusqu’ici, j’ai le nez fin, c’est bien toi, mon dieu !”.

Puis elle se met à pleurer doucement, sans un bruit, des larmes qui me paraissent exprimer la joie et le soulagement. Je la regarde ébahi, ému aux larmes, moi aussi : j’ai l’oeil mouillé, comme si je revoyais quelqu’un de très précieux que j’avais oublié depuis la nuit des temps.

Bref, notre première rencontre ressemble étrangement à des retrouvailles. Elle se ressaisit et me propose une visite de “ma” maison.

Me précédant, elle m’annonce très tranquillement : “tu sais, je fais partie de la maison, je suis comme un bien meuble dont tu peux disposer à ta guise”.

Je ne réponds rien, surpris. Elle me fait visiter un local après l’autre et j’ai ainsi l’occasion de visiter une chambre de tortures avec des anneaux scellés dans les coins du mur et au plafond, des fouets attachés de-ci de-là et une véritable panoplie d’objets et de vêtements érotiques féminins.

En passant par ce local elle dit, à nouveau d’une voix égale et soumise “c’est là que tu me corrigeras autant que tu le voudras, car j’en raffole, tu sais, puis cela me fait tellement de bien à chaque fois”.

Je ne parviens plus à articuler le moindre mot tant je suis ébahi par son attitude autant que soufflé par sa grâce. C’est à ce moment là que je réalise que ma vie bascule : j’acquiers tout d’un coup la certitude que j’ai envie de vivre dans ce lieu avec cette femme dont je me sais follement épris.

Nous nous arrêtons à la cuisine où elle me propose le café. Je m’assieds pendant qu’elle s’affaire me tournant le dos. Je sors discrètement le carnet de ma poche et le feuillette jusqu’à ce qu’une phrase attire mon attention.

Je prononce à voix douce mais audible les paroles “écarte et pénètre le fion”. Elle retrousse instantanément sa jupe et baisse sa culotte. Puis elle s’écarte les fesses des deux mains et enfonce les deux index dans son trou de cul, couinant de plaisir.

Ce faisant elle m’expose son cul sans la moindre gêne. Je me lève, suis follement excité et ne sais quoi faire. Je finis par lui dire “ça va, tu peux arrêter”.

Elle s’arrête de suite, remonte sa culotte et réajuste sa jupe, comme si de rien n’était. Elle se retourne et me regarde dans les yeux : elle sourit toute rose de plaisir et me dit “merci mon maître”.

Je m’approche d’elle et l’enlace tendrement, puis je l’embrasse et elle répond avec élan à mes baisers. Puis je l’assieds sur mes genoux pour la regarder de plus près. Nous partageons ainsi un long moment de tendresse.

Puis elle se lève pour aller chercher le café. Comme mû par un ressort je reprends le carnet, l’ouvre au hasard et lis à haute voix “crache ta purée sans t’arrêter de marcher”.

Je la regarde attentivement. Elle se déplace de la cuisinière à l’armoire, à la recherche des divers éléments du service à café, sans s’arrêter.

Puis je perçois une odeur d’urine et une odeur plus piquante de merde. Je vois un filet d’urine couler le long de ses jambes et je comprends qu’elle se soulage tout en restant mobile. Je bande comme jamais je ne me suis vu bander, au point que je me vois contraint de me déboutonner et de faire paraître mon zob.

Sur ces entrefaites elle s’est retournée et sert le café de manière parfaitement détendue. Je la regarde d’un air niais et lui montre ma bite dressée.

Sans un mot elle s’agenouille devant moi et se met longuement à me sucer le dard jusqu’au moment où, n’en pouvant plus, j’éjacule dans sa bouche. Elle avale sans broncher le précieux nectar qui lui semble à son goût puisqu’elle s’en pourlèche les babines.

Puis elle s’assied en face de moi et nous partageons le café en silence. Ensuite, je lui demande de se déshabiller devant moi, ce qu’elle fait sans se faire prier. Je constate qu’elle a chié dans sa culotte et que des morceaux d’étron écrasés maculent l’entièreté de sa fente.

Je lui demande de s’étendre au sol les jambes repliées vers elle, de manière à ce qu’elle m’expose sa raie emmerdée et, saisi de je ne sais quel démon, je défais la ceinture de cuir de mon pantalon et me met à lui donner une correction, la frappant essentiellement aux fesses et au sexe.

Elle se tortille de mal et de plaisir, faisant entendre des petits cris.

Puis je la laisse là, lui disant avant de m’en aller “vas te laver, salope, puis rhabille toi, on s’en va”.

Elle me regarde, toute souriante, d’entre ses fesses crottées et me dit “je t’aime, mon seigneur, tes ordres sont mes désirs”.

***

Elle me rejoint un quart d’heure plus tard, fringante, vêtue d’une large robe genre gitane à volants de couleur vive, et d’un chemisier blanc. Une large ceinture marque la séparation du haut et du bas. Elle porte des hauts talons très hauts et des bas résillés.

A nouveau je suis estomaqué par tant de beauté. Décidément, cette femme me plaît. Nous décidons de nous promener. Je marche à ses côtés le carnet en mains.

J’y lis l’ordre “tortille” et le prononce. Aussitôt ma compagne se met à tortiller du cul en marchant, accentuant le mouvement de ses hanches et me présentant ses fesses de manière suggestive.

Cela réveille mon appétit et je lis un autre ordre disant “folle envie”. Là-dessus elle s’installe le dos au sol, les genoux pliés, le bassin tendu vers l’avant. Elle retrousse ses jupes et pousse son bassin vers l’avant présentant sa cramouille à qui veut en poussant des cris de chatte en chaleur.

Puis elle se caresse le sexe des deux mains par-dessus ses sous-vêtements sexys de teinte mauve. Je la saisis par les cheveux et la redresse, puis lui porte une gifle. Elle me regarde et sourit en grimaçant.

Puis je lui dis “agenouille-toi, maquerelle, que je te pisse dessus”. Elle s’exécute tandis que je libère mon sexe avant de lui pisser sur le visage. Elle reçoit mon jet saumâtre puis se sèche le visage d’un pan de sa robe.

Ensuite nous poursuivons notre route jusqu’à un réduit où je suis ébahi à la vue d’un vélo en tandem dont la selle avant est munie d’un pénis d’un diamètre et d’une longueur respectables, ainsi que d’un embout pour se l’enfoncer dans le trou de balle.

Je lui propose de faire une balade à vélo et m’assied à l’arrière. Elle sort de son sac un tube de lubrifiant, en enduit la selle/pénis et l’enfourche pour ainsi dire.

Puis, comme si de rien n’était, nous nous promenons à vélo, sa robe recouvrant la délicieuse lubricité connue de moi seul. Nous quittons la propriété et nous pédalons jusqu’au village voisin distant d’environ cinq kilomètres.

Là, je jouis du regard innocent des gens ne se doutant de rien. Je lui demande si cela l’amuse autant qu’à moi et elle me répond “j’ai bien peur que oui”.

***

Puis nous rentrons au bercail où nous nous installons devant l’âtre et où elle me dit :

“Mon amour, j’ai quelque chose à t’avouer. Le vieux maître me croyait droguée, il a d’ailleurs cru m’avoir guérie avec ses médicaments, ce qui n’est pas vrai.

Ces médicaments ont déréglé mon système pileux et mon système hormonal. C’est ainsi que je pousse les poils comme une bête et que je souffre de nymphomanie surtout en phase de pleine lune.

C’est pourquoi j’ai cherché à me discipliner en faisant beaucoup d’exercice physique, en étudiant et en me corrigeant durement. C’est ainsi que je garde mon équilibre.

J’ai tenté de l’expliquer au professeur, mais il avait peur du mal qu’il m’avait fait.

En fait, je suis heureuse d’être une esclave battue et soumise, une chose, un objet domestique.

Comme le vieux maître ne voulait pas me contraindre, j’ai dû jouer à la malade pour parvenir à mes fins. Mais je sens qu’avec toi je ne devrai plus frimer.

Tu vois, ces ordres que tu me lis, c’est moi qui les ai écrits et je peux ou non les respecter. Mais je les respecte pour toi, pour te montrer ma soumission, pour me sentir souillée, humiliée et merveilleusement équilibrée.

Je te supplie d’être mon seigneur et maître et d’abuser de moi de toutes les manières possibles. Alors seulement je serai heureuse. Je te supplie de le faire, même si tu ne le comprends pas.”

Je l’ai écoutée en silence, puis l’ai serrée tout contre moi et l’ai gardée ainsi enchâssée au creux de mes bras, pour très longtemps.




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