1 - L’asservissement de Laure

Chap 1 Le chantage
mercredi 9 juillet 2003
par  Master Freeze
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Laure se dirigeait vers les vestiaires de la salle de sport du Lycée Hugo. Le cours d’EPS était le dernier de la journée. La jeune fille avait la tête dans les nuages, elle avait passé la dernière demi—heure du cours à regarder discrètement les garçons qui jouaient au foot pendant qu’elle et ses camarades couraient autour du terrain. Elle avait alors commencé à rêver un peu, se voyant nue au milieu des joueurs, qui la dévoraient des yeux en rapprochant peu à peu…Etre livrée, assaillie et asservie, telle étaient ses fantasmes. Elle sentait peu à peu son corps s’alanguir, et elle finit sa course dans une sorte de torpeur langoureuse, avant de regagner les vestiaires.

La douche ne la calma malheureusement pas… Elle s’attarda alors un peu, tandis que les autres filles quittaient peu à peu les douches pour se rhabiller avant de quitter le Lycée.

Une fois qu’elle fut sûre d’être seule, Laure s’abandonna alors à nouveau à sa rêverie. Toujours nue, elle se dirigea vers les bancs… Elle s’imagine de nouveau être livrée aux garçons de sa classe, sans défense. Ce n’était pas la première fois qu’elle se caressait dans les vestiaires après le cours. Cela faisait environ deux mois déjà qu’elle avait pris l’habitude de ces séances de fin de semaine. C’était à vrai dire sa seule étrangeté. Laure est une fille de 18 ans équilibrée, déléguée de sa classe de terminale, populaire parmi ses compagnons de classe. Elle était brillante, et très mignonne, assez grande, les cheveux châtains, coiffée au carré, une poitrine généreuse et ferme, la peau mate… Toujours vierge pour l’instant, elle se fixait le bac en première priorité, bien qu’elle eut déjà quelques copains… Mais tout ça n’allait pas très loin. Pas exactement le genre de fille qu’on imagine se branler dans les vestiaires, en rêvant qu’elle est la cible d’une sorte de viol collectif…

Mais après tout, ses écarts lui semblait assez inoffensifs, une façon de se détendre après les cours… Et puis, elle ne craignait rien, personne, pas même les profs ne s’attardait en salle de sport le vendredi soir. Et il n’y avait pas de concierge, la porte se fermant d’elle—même. Elle mis alors son walkman, et se laissa aller, les yeux clos, se caressant les seins d’une main et le sexe de l’autre, les cuisses largement écartées de part et d’autre du banc, de plus en plus fort à mesure que montait en elle la jouissance…

Un bruit la fit soudain sursauter, et elle découvrit avec horreur qu’elle n’était pas seule. Orane était la, la regardant d’un œil moqueur.

— Enfin, tu réalises, dit—elle en souriant, ça fait un bon ¼ heure que je t’observe. Largement le temps de prendre quelques souvenirs, ajouta t’elle en tapotant son appareil photo.

Laure se recroquevilla soudainement, essayant maladroitement de couvrir sa nudité de ses bras. Elle fixait l’appareil d’Orane, rouge de honte, ne sachant que dire.

— Avec ça je suis sure d’avoir du succès au club photo… ricana la jeune fille.

Orane était la rivale de Laure depuis la seconde. Les deux jeunes filles étaient en compétition aussi bien pour leurs classements scolaires, leurs popularités au sein de la classe ou pour savoir aussi qui était la plus sexy… C’était une fille de type asiatique, grande, la taille fine, de petits seins, les cheveux très long, flottant librement dans son dos. Leur rivalité ne transpirait que rarement, toutes deux faisant preuve envers l’autre d’une hypocrite politesse.

— Mais que fais—tu ici, parvint enfin à dire Laure

— J’avais oublié mon pull. Tu avais l’air bien trop occupé pour faire attention à mon arrivée. Par chance, j’avais mon appareil, à cause de la réunion du Club, aujourd’hui. Alors, j’ai immortalisé cet instant. Maintenant, si tu veux bien m’excuser, je dois aller prendre mon bus. Ne t’inquiètes pas, tu verras le résultat des photos sur tous les murs du Lycée dès lundi… Au revoir, ajouta Orane en quittant la pièce.

Laure se rhabilla alors très vite, la tête en feu. Elle savait qu’Orane n’hésiterait pas à mettre son projet à exécution… Laure serait alors anéantie et deviendrait la risée du Lycée tout entier. La brillante élève enviée et admirée de tous se branlant dans les vestiaires comme une traînée. Sa nudité s’étalant aux yeux de tous. Dans une petite ville comme Semur, sa vie deviendrait un calvaire… Sans compter avec la réputation de son père, notable de la ville… Tout son univers était brutalement anéanti. Une fois vêtue, elle courut alors derrière Orane, prête à tout pour récupérer les photos.

Laure rejoignit Orane à l’arrêt de bus. Quelques élèves étaient aussi présents, et Laure craignait qu’Orane ne leur ait déjà parlé. La voix tendue et âpre elle dit :

— Tu dois me rendre ces photos ou je te jure que tu va le regretter

Orane se raidit

— Ho, mollo, dit—elle en haussant le ton, tu ne parais pas en mesure d’exiger quoi que ce soit. C’est toi qui…

— Moins fort, murmura alors Laure, en jetant un regard inquiet aux autres élèves présents.

— Tu ne peux rien faire ou je dis à tout le monde pourquoi tu traînes dans les vestiaires après les cours.

— Je t’en prie… Laure était terrifiée, toute sa colère évaporée.

Orane avait les cartes en main, et toutes deux le savaient.

— Excuse—moi, bredouilla alors Laure, baissant les yeux, mortifiée, mais tu ne dois pas les montrer, je t’en prie…ajouta—t—elle les larmes aux yeux.

— Et pourquoi je ne le ferais pas, alors que j’adorerai te voir humiliée devant tout le Lycée ?

— Par pitié, je te donnerai tout ce que tu veux…

— J’ai déjà tout ce que je veux, mon père est aussi riche que le tien. De plus, ajouta perfidement la belle asiatique, ce que je veux, c’est juste montrer ton vrai visage. C’est toi la salope qui te branle au vestiaire, pas moi.

Laure blêmit sous l’insulte, mais fut soulagée qu’Orane ait baissé la voix sur la fin de sa phrase. Elle avait peut être une infime chance de la convaincre.

— Je ferai tout… tout ce que tu veux, mais je t’en prie, rend moi les photos… articula douloureusement Laure, la tête de plus en plus basse.

— Hahaaha, tu fais déjà un peu moins la fière, rigola Orane. Ok, je suis une fille sympa, et si tu me le demandes à genoux, ici, immédiatement, je te promets d’y réfléchir...

— Oh ! Non—pitié, Orane pas ici, pas devant eux…supplia Laure en regardant les autres élèves présents.

— Alors tant pis, d’ailleurs mon bus arrive. A lundi, donc, ma petite Laure… fit Orane en se détournant, un large sourire éclairant sa face…

Laure vacilla. Mieux valait une légère honte que l’humiliation suprême… Elle hésita encore un instant, mais Orane lui tournait ostensiblement le dos, apparemment décidée et si sûre d’elle, alors qu’elle—même se sentait brisée… Ses dernières bribes de fierté s’évaporèrent.

— Attends Orane, attends, je vais le faire, dit Laure en s’agenouillant.

Les élèves présents lui jetèrent un regard étonné et amusé.

— Je te supplie à genoux, Orane, ne montre pas les photos… Tu vois, je ferai tout ce que tu veux, mais ne le fait pas, s’il te plait…murmura Laure, les yeux baissés.

Orane savourait ce moment… Elle n’en avait pas cru ses yeux, tout à l’heure, en voyant cette garce se caresser à fond devant elle… Elle avait alors aussitôt décidé de sauter sur l’occasion en prenant son appareil, et elle avait pu prendre une dizaine de clichées avant que Laure ne l’aperçoive. Et maintenant, elle avait Laure en larmes, à genoux, prête à tout pour récupérer ces photos… Elle se reprit alors le contrôle des pensées qui se bousculaient dans sa tête. En jouant finement, elle aurait tout pouvoir sur Laure. Sur sa rivale. Cette pensée l’excitait au plus haut point. Mais pour le moment, il valait mieux la laisser mijoter un peu.

— Je préfère ça, dit—elle en jetant un œil sur Laure. Je t’appellerai demain pour te dire ce que je décide… Je te conseille de ne pas trop t’éloigner de ton téléphone.

Sur ce, elle tourna les talons et monta dans son bus, laissant Laure seule, toujours à genoux.



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