Camille et Claude

mardi 23 novembre 2010
par  Ali
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***

CHAPITRE 1

La rencontre

Nous sommes un couple à la recherche de nouvelles sensations. Et récemment, nous avons découvert en nous un certain désir d’être dominés. Comme, aucun de nous n’a d’expérience ou de tendance dominatrice, nous avons cherché, sur différents sites, un partenaire pour une première expérience. Nous sommes finalement entrés en relation avec un homme qui nous a semblé pouvoir nous apporter ce que nous recherchions.

Après échange de plusieurs messages, il nous a fixé rendez-vous pour une première rencontre. Nous devions dîner à la terrasse d’un restaurant d’une ville voisine où il nous rejoindrait. Ce soir d’été, mon amie Camille et moi, sommes donc attablés à la terrasse du restaurant. En mangeant, nous parlons de nos sensations et de nos attentes, impatients et quelque peu inquiets aussi avant la rencontre. Un homme, la cinquantaine élégante, mange seul, à une table voisine. Au cours du repas, nous surprenons plusieurs fois son regard posé sur nous, nous détaillant.

A la fin du repas, alors que le garçon débarrasse sa table, sans hésitation, notre voisin vient, d’autorité, s’asseoir à la nôtre. Il nous annonce qu’il est celui que nous attendons, que le garçon va apporter les cafés qu’il a commandés, qu’après nous avoir observés et avoir entendu notre conversation, il est prêt à nous faire vivre cette nouvelle expérience, si nous en sommes toujours d’accord. Séduit par sa bonne mine et sa prestance, sans beaucoup d’hésitation, après un regard d’approbation de mon amie, je réponds que nous pouvons toujours faire un essai, à condition que ce soit sans violence gratuite.

Les cafés nous sont servis à ce moment-là, ce qui interrompt la conversation et le dispense de répondre de suite. Nous les dégustons silencieusement, chacun de nous deux se demandant ou imaginant quelle va être la suite des événements. Sa tasse reposée, il nous dit en souriant qu’il n’est pas sadique et que nous ne subirons aucune contrainte qui ne soit acceptée. S’il y a contrainte, le soumis est toujours consentant, connaissant le « mot de passe » lui permettant d’y mettre fin. La soumission permet la mise au jour et l’acceptation de désirs et de pulsions qui, sans elle, ne seraient ni reconnus ni assouvis par le soumis.

D’ailleurs, s’il a bien compris notre attente, ce n’est qu’un simple jeu pimentant notre vie que nous désirons. Nous acquiesçons à ses propos. Il ne saurait être question, pour nous, de soumission totale, mentale et physique. Déjà, notre initiative relève d’un important saut dans l’inconnu. Pour ma part, face à cette situation nouvelle, je me sens un peu oppressé, mais aussi terriblement excité. Comme s’il sentait cette inquiétude en moi, il me dit de me détendre, que, là, maintenant, il va parler à mon amie.

Il la regarde et lui dit qu’elle est très belle et qu’il est sûr qu’elle sera une soumise parfaite. Muette, elle paraît comme envoûtée par ses propos. Le regard qu’il pose sur elle a déjà pris possession de son corps. Je sens que son regard et les mots qu’il prononce la touchent, la caressent, la déshabillent plus sûrement que ses mains. Avec, je le sais rien qu’en la regardant, cette chaleur qui naît et grandit peu à peu au creux de son ventre. Pour qu’elle savoure cette sensation, qu’elle ressente pleinement ce trouble qui l’envahit, il se tait un moment, la détaille en silence. Rougissante sous ce regard inquisiteur, elle croise nerveusement les jambes, comme pour masquer le trouble intime qui naît en elle mais que nous percevons parfaitement tous les deux.

Souriant, il reprend alors la parole et d’une voix douce mais ferme, lui dit qu’il comprend fort bien son émotion, sa gorge sans doute nouée, sa difficulté à parler. Pour cette première fois, afin de surmonter sa gêne, elle doit marquer son désir et son acceptation, par un acte simple mais fortement symbolique. Il souhaite donc qu’elle se rende aux toilettes retirer sa lingerie, puis qu’elle revienne s’asseoir en gardant les jambes décroisées, ouvertes, comme toujours, dorénavant, en sa présence.

Stupéfait, je vois Camille, les yeux baissés, décroiser lentement les jambes, se lever, prendre son sac et obéir. Elle s’éloigne vers l’intérieur du restaurant, suivie par nos deux regards. Dès qu’elle a disparu, ses yeux reviennent sur moi, et il me demande si j’aime cette sensation de trouble que visiblement je ressens. Je reconnais que c’est une sensation nouvelle pour moi, qui me bouleverse profondément et que oui, j’aime ça. Il me rétorque qu’il en était sûr, que si cela ne m’avait pas plu, je serais déjà parti.

Il me demande alors de lui décrire un des fantasmes auquel je rêve. Et me voilà, décrivant à un parfait inconnu qui me fixe de son regard impérieux, le fantasme qui m’obsède depuis plusieurs mois : regarder, sans pouvoir intervenir, un homme soumettre Camille, la plier à tous ses désirs, jouer avec son corps, l’ouvrir, la pénétrer et lui faire l’amour, soumise de gré ou de force.

Toujours souriant, notre Maître, - il faut bien l’appeler ainsi maintenant -, acquiesce :

« Eh bien, nous verrons ce que nous pourrons faire pour réaliser ça...! Ton amie est si belle et si désirable... »

Je déglutis avec peine, réalisant que bientôt cela risque de ne plus être simplement un fantasme mais de devenir une réalité. Cette idée me tourmente mais malgré cela, je suis très excité et mon sexe réagit spontanément à cette évocation.

A cet instant Camille fait sa réapparition, toujours aussi gênée. Elle s’assied comme on le lui a ordonné et tire sa légère jupe portefeuille sur ses cuisses. Elle ne recouvre que partiellement ses jambes, qui, maintenant disjointes, écartent le tissu sur ses cuisses. Son corsage de soie est maintenant entièrement boutonné, fermé jusqu’au col. Evidemment, l’homme s’aperçoit aussitôt du changement.

« C’est bien Camille, dit-il, je ne te demande pas de sortir de ton sac les pièces à conviction. Ton attitude prouve assez que tu as obéi scrupuleusement ! Mais, vraiment, pourquoi cacher une aussi belle poitrine ? Tu vas rouvrir ton chemisier... jusqu’à la naissance de tes seins ! »

Hésitante, coulant vers moi un regard furtif, elle obéit. Nous fixons la naissance de sa gorge, que la rougeur a gagnée, et qui apparaît dans l’échancrure. Nous nous taisons tous trois, nous, tout à notre gêne ou à nos inquiétudes, lui savourant le spectacle de notre émoi, son emprise sur nous, le trouble qu’il fait naître en nous.

Au bout d’un long silence, alors que Camille retrouve peu à peu, une attitude moins figée, et se détend quelque peu, il lui demande de lui confier sa culotte quelques instants. Ahurie, Camille ouvre son sac et lui remet discrètement la lingerie roulée en boule dans sa main. Mais lui, déploie le string gris perle, le tourne, le retourne, le hume. Puis il hèle le serveur en agitant le trophée. Camille ne sait plus où se mettre.

« Oui, monsieur ?

— Mon ami, que pensez-vous de ce vêtement que madame vient de retirer ?

— Heu...,heu… c’est une pièce magnifique, monsieur.

— N’est-ce pas ? Elle est tout humide, même un peu poisseuse. Et odorante à souhait !

— ...

— Il conviendrait sans doute de colmater rapidement cette brèche qui suinte avant que la fuite ne s‘aggrave, surtout maintenant que madame n’a plus cette protection ! Notre ami s’y emploiera dès qu’il vous aura réglé !

Quand le serveur s’est éloigné, après un regard insistant vers mon amie, écarlate, le Maître se retourne alors vers elle, toujours immobile, figée de honte, et me désignant :

« Sais-tu ce qu’il souhaite que je te fasse subir ? »

— Oui, ...je crois, dit-elle.

— Et toi, qu’en dis-tu ? Tu es seulement d’accord ? Ou bien tu en as toi-même envie ? »

Camille baisse la tête, rougissant encore plus, si possible :

« Oui.

— Oui ? Oui quoi ?

— ...Oui, moi aussi j’en ai envie..., lâche-t-elle enfin dans un souffle.

— Imagine-toi les choses que tu vas subir, sans compter celles que tu vas devoir faire sous mes ordres ! »

Camille l’écoute en hochant lentement la tête, fascinée, le regard trouble.

« Bien ! Puisque nous sommes d’accord, rendez-vous à la même heure la semaine prochaine, devant ce restaurant pour votre baptême à tous les deux ! Dans la même tenue... », précise-t-il en fixant mon amie dans les yeux et en lui tendant son string. Puis nous quitte en nous souhaitant ironiquement de passer une bonne fin de soirée.

Nous rentrons nous aussi. Rapidement, pour faire l’amour, avec une fougue décuplée.

CHAPITRE 2

Premiers pas

Toute la semaine nous balançons pour savoir si nous irons ou non à ce rendez-vous.

Mais, le jour fixé, nous sommes là, très excités tous deux, un peu inquiets cependant devant cette situation inconnue. Que va-t-il se passer ? Que va-t-il inventer ? A quel jeu pervers va-t-il nous faire jouer ? Mystère. En tout cas, il a bien su nous mettre en condition, en nous laissant imaginer et supposer toutes sortes de choses durant tout ce laps de temps avant le rendez-vous : nous sommes tout à la fois curieux, impatients et passablement inquiets !
Cette situation est profondément excitante !

Lui aussi est là, à l’heure. A pied, il nous emmène en flânant jusque chez lui, un peu plus loin. Il marche à côté de Camille, — vêtue comme la semaine précédente, nue sous son corsage de soie et sa jupe —, entretenant son trouble, lui disant combien ses seins qui bougent librement sous son mince corsage lui semblent magnifiques, lui demandant son impression à se sentir aussi peu vêtue, à se promener dans la rue quasi nue, à sentir l’air caresser son ventre et ses fesses. Se rend-elle compte à quel point elle est désirable ainsi, combien de convoitises et de fantasmes elle doit éveiller chez les mâles croisés sur notre route ?

Manifestement, il a compris, dès la semaine dernière, combien Camille est sensible aux mots et combien ceux-ci peuvent exacerber son imagination et ses réactions, l’amenant parfois, malgré sa pudeur naturelle, à se surpasser et à repousser ses limites. Je suis persuadé qu’il la soumettra plus facilement avec les paroles qu’avec la contrainte.

Nous arrivons enfin chez lui. Il nous fait entrer dans son pavillon, en retrait de l’avenue, entouré d’un parc clos d’une grille. Comme est rassurante, chaleureuse, immédiatement familière, la pièce dans laquelle nous venons de pénétrer : moquette confortable, table basse, bureau, large bibliothèque croulant sous les livres, canapé et fauteuils couverts de coussins, reproductions de Klee et calligraphies arabes au mur... Un miroir, au-dessus d’une commode, occupe le centre d’un des murs. Il nous installe sur un confortable canapé et prend place dans un large fauteuil. Camille, marquant un instant d’hésitation, soulève sa jupe pour ne pas s’asseoir dessus et prend soin de ne pas croiser les genoux, de garder les jambes légèrement disjointes. L’homme sourit de satisfaction et hoche la tête. Puis il se relève pour servir à boire. D’office, de l’alcool, fort. Un vieux cognac...
Il nous dit qu’il est très heureux que nous soyons venus ce soir, que cela était en quelque sorte un test de motivation. Il précise que, dans les rapports dominant / soumis, on appelle le dominant Maître, que lui est Maître Alex, mais que, en général, le silence du soumis est de rigueur. Il se contente de répondre si on l’interroge. Pour lui, s’il aime donner des ordres et être obéi, son but est d’abord d’amener ses partenaires soumis à se dépasser, à dominer leurs réticences et leurs peurs. D’ailleurs, l’incertitude et la crainte de l’inconnu entrent pour une bonne part dans l’émotion ressentie par les soumis.

La contrainte, parfois, n’est justifiée que pour les aider à aller plus loin en eux-mêmes, les obliger à se dépasser en quelque sorte. Le recours à celle-ci n’a de sens que si cela augmente le plaisir éprouvé par les soumis. Mais ceux-ci disposent toujours de la faculté de tout arrêter immédiatement, de faire cesser définitivement le jeu. Mais bien peu, s’ils sont motivés, le font. La seule véritable perversion, ce serait de traiter son partenaire en objet, sans tenir compte de ses désirs. Il ne faut jamais oublier qu’on est jamais seul, et que la domination est un fantasme qui se partage avec le soumis...
Nous devons le savoir, l’inconnu est très ferme sur ce point, il n’y aura aucun retour en arrière possible dès lors que le jeu aura commencé. Il ne sera pas brutal, ne nous infligera nulle souffrance qui ne comporterait pas pour nous la gratification d’un plaisir, se comportera seulement en ami sévère qui sait mieux que nous ce dont nous avons besoin. Mais il ne tiendra aucun compte de nos protestations. Nous sommes prévenus. Et c’est bien ça, être à sa merci, qui m’inquiète un peu, au fond de moi, et m’excite aussi, je suis bien forcé de l’admettre au fond de moi...

Il insiste : « Vous me faites confiance et acceptez de vous soumettre à ma volonté, et que je ne tienne pas compte de vos protestations, de vos réticences, si jamais vous en aviez ? Seul le mot de passe STOP mettra fin au jeu. »

Il ajoute que, dans une domination, même purement physique, les relations sexuelles ne sont pas obligatoires, mais que la beauté, l’érotisme qui se dégagent de certaines scènes ou de certaines personnes méritent parfois un hommage personnel plus concret et plus marqué. Il demande à Camille si elle acceptera, ou non, l’acte sexuel au cours de la séance. Elle lui répond que l’idée de la possession est au cœur de nos fantasmes, et qu’elle souhaite être dominée complètement, physiquement et sexuellement.
Il approuve puis se tourne alors vers moi et me demande abruptement :

« Et toi ? Acceptes-tu aussi non seulement d’obéir, mais aussi d’être possédé ? »

Je me sens rouge de gêne sous son regard impérieux. Camille me regarde aussi, l’air interrogateur. Je sais combien, tout comme moi pour elle, elle aussi désire me voir réduit à merci, soumis, et pris par un autre homme. Je hoche la tête et lâche faiblement :

« Oui, Maître, ...mais ce sera la première fois. »

— Mieux vaut perdre son pucelage tard que jamais ! » dit-il en souriant.

Il se dit certain de nous voir découvrir et éprouver de grands plaisirs, sans doute inédits et inconnus de nous ; mais que cette première séance va se faire « tout en douceur ».

Me fixant alors dans les yeux, il m’ordonne de me lever et de me déshabiller.

Le jeu est donc commencé, désormais. Il n’y a plus d’échappatoire, et ce n’est plus tout à fait, dans mon esprit, un jeu. Je tremble d’appréhension et d’excitation, mais j’obéis, en avalant ma salive, tant ma gorge est nouée de trac. J’ai vite fait de quitter ma chemisette et mon pantalon de toile. « Complètement ! » ordonne-t-il plus sèchement. Un peu confus, je fais glisser mon slip à mes pieds et me retrouve nu devant Camille et lui. Il me montre l’emplacement du bar d’un geste : « Maintenant, tu vas nous resservir à boire, à Camille et moi ! Ensuite, tu resteras debout devant nous, en attendant, mains dans le dos, en bon serviteur zélé... Nous allons, en somme, boire à ta santé le petit verre du condamné ! » ironise-t-il. Je fais le service puis j’attends.
Camille et lui boivent lentement leur digestif tout en me fixant. Leur regard posé sur mon corps nu me trouble. Sensation inconnue, bizarre. Ma position, mains au dos, met mon sexe bien en évidence, juste sous leurs yeux. Je sens bientôt que mes bourses se contractent et que mon sexe grossit peu à peu, malgré moi. Les voir m’observer, soumis et troublé de l’être, m’excite profondément et me fait bander ! Mon sexe continue à gonfler et commence peu à peu à s’élever. « Tourne sur toi-même maintenant ! Lentement, qu’on te voit ! »

Je commence à faire demi-tour. « Joli petit cul, ma foi ! Suffisamment attirant et ferme pour qu’on ait envie de le fesser ou de le prendre en main et de s’y enfoncer ! Tu n’es pas de mon avis, Camille ? » Mon érection a encore augmenté pendant qu’ils me détaillent comme un animal, ma honte aussi lorsque je leur fais face de nouveau, la verge maintenant quasiment à l’horizontale, pointée vers eux. « Eh bien, voilà un examen qui a l’air de te faire de l’effet on dirait ! Et tu rougis même de honte ! C’est un bon pronostic ! » s’exclame le Maître.

Il se tourne alors vers Camille dont la respiration s’est accélérée :
« Cela te trouble de le regarder ? De le voir soumis ? De le voir bander ?

— Oui, Maître.

— Oui, quoi ?

— Oui, je suis troublée... par tout cela.

— Et cela t’excite ?

— Oui, cela m’excite, répond-elle, d’une voix enrouée par l’émotion.

— Et tu coules ?

— Oui, Maître, je...je coule..., dit-elle dans un souffle.

— Eh bien, vérifions ça ! Lève-toi ! Relève ta jupe et ouvre tes jambes ! »

Lentement, la tête basse, Camille se met debout, découvre peu à peu ses jambes en remontant sa jupe au-dessus de ses hanches et, écartant les cuisses, offre à nos regards sa toison et les lèvres décloses de son sexe, luisantes de rosée.

L’homme se lève alors, passe le bout de ses doigts sur la fente humide de Camille qui frissonne sous la caresse et les hume en souriant : « Allons, dit-il, tu mouilles bien, mais cela sent encore la jeune fille trop bien récurée. Tout à l’heure, j’espère que tu seras encore bien plus liquide et odorante ! ».

Puis il la prend par la main. La jupe retombe. Il l’amène vers le centre de la pièce, face à moi. Il lui ordonne de quitter son chemisier, de s’agenouiller, jambes écartées, et de croiser les mains sur sa nuque. Elle s’exécute aussitôt, avec empressement même, selon moi. Son émoi est perceptible dans la nervosité et la difficulté avec lesquelles elle déboutonne son mince vêtement. Sa rougeur, ses yeux baissés et sa respiration oppressée trahissent aussi son trouble. Elle laisse enfin tomber le chemisier à terre et prend la pose demandée. Ses bras levés, tirés en arrière, font saillir son buste et creusent ses reins. Ses seins dardent leurs pointes durcies au-devant d’elle, comme une offrande. Elle est vraiment magnifique ainsi.

Sans un mot, l’homme l’admire longuement. Puis, lentement, il passe derrière elle, lui saisit les seins et les pétrit à pleines mains. Camille a un sursaut de surprise avant de s’abandonner à la caresse. Il prend ensuite entre le pouce et l’index de chaque main les bouts des seins de Camille, les étire, les triture, les agace, puis les abandonne pour palper à nouveau le globe de ses seins de ses paumes, du plat de l’ongle suivre le dessin de l’aréole puis revenir aux pointes, les pincer légèrement.

Je peux voir la poitrine dénudée de Camille, avec ses mamelons aux pointes dressées, arrogantes, fermement massée par les mains habiles de l’homme qui augmente l’intensité de sa caresse, pince entre ses doigts les pointes érigées, les étire de plus en plus, les tord légèrement d’abord, puis plus fort, faisant tressaillir et grimacer Camille. Il poursuit longuement, sans hâte aucune, sa palpation ; jusqu’à ce qu’un gémissement sorte de la gorge de Camille, que sa respiration se fasse haletante, qu’elle offre encore plus sa poitrine aux doigts qui la pétrissent. Elle garde les yeux baissés, rougissante et honteuse de ne pas pouvoir masquer l’émoi que lui procure cette première « prise en mains » virile. L’homme la lâche alors, la contemple un moment, désirante, haletante, et lui demande :

« As-tu eu beaucoup d’amants, Camille ?

— Non !

— Combien ?

— Aucun ! Il n’y a eu que Claude.

— C’est lui qui t’a dépucelée ?

— Oui, …c’est lui.

— Il t’a déjà enculée ?

— …Oui, quelques fois, murmure-t-elle.

— Et tu as aimé ?

— La première fois j’ai eu mal, mais les autres fois non.

— Quand tu le suces, il jouit dans ta bouche ? Tu avales son sperme
 ?

— …Oui, cela arrive.

— Tu aimes ça ?

— Claude aime ça. Ça lui donne du plaisir, alors j’aime aussi.

— Il est donc le seul à connaître ton corps, à t’avoir baisé dans tous
tes orifices ?

— Oui, c’est le seul homme que j’ai connu, dit-elle dans un souffle.

— Eh bien, nous allons donc devoir remédier à ce manque ma jolie !... »

Il la laisse là, horriblement gênée et honteuse d’avoir du répondre à cet interrogatoire indiscret. C’est sûr qu’il a fait exprès de se montrer direct et cru pour la déstabiliser, sentant bien qu’elle n’a pas l’habitude de parler ouvertement de ses pratiques sexuelles.
Il se tourne alors vers moi et me lance : « A nous deux, maintenant ! ». Je suis toujours debout, immobile, le sexe érigé, dressé devant moi. Il se dirige vers la commode, ouvre l’un des tiroirs et en sort plusieurs cordelettes. Il m’ordonne alors de me mettre contre la table du salon, face à la commode et pose les cordes sur mon sexe dressé, comme sur un vulgaire crochet. Puis il attache mes poignets derrière ma nuque avec l’une d’elles. Les autres lui servent à me lier chaque cheville au bas de deux des pieds de la table basse. Je suis ainsi obligé de garder les jambes très ouvertes.

Je peux me contempler dans le miroir au-dessus de la commode, immobilisé, solidement lié, jambes bien écartées, mains à hauteur de la tête. Ma position est semblable à celle de Camille, mais moi, je suis debout, attaché et ne peux plus bouger. Mon excitation est extrême. Mon érection a encore augmenté : mon sexe est dressé devant moi, raide, en érection totale. Le gland, qui a émergé peu à peu du prépuce pendant qu’il m’attachait, est maintenant complètement sorti, rouge et turgescent. Une goutte perle à son extrémité.

L’homme remarque mon regard dans la glace, sourit à nouveau, puis me refait face et saisit soudain mes bourses dans sa main. Je sursaute et pousse un cri de surprise sous la soudaineté imprévisible de son geste. Il soupèse mes couilles avec une moue approbatrice, se tourne vers Camille qui observe la scène, toujours agenouillée, les seins nus, offerts et les reins cambrés sous sa jupe, pour lui demander :

« Il est ma foi bien monté ton ami. J’espère qu’il sait s’en servir ! »
Continuant à me masser les bourses négligemment, il ajoute :

« Est-ce qu’il te donne du plaisir ?

— Oui, Maître, répond Camille.

— Il sait te faire jouir ?

— Oui, Maître.

— Tu jouis plusieurs fois de suite ?

Camille se trouble. Sa voix s’enroue quand elle répond :

— Oui, ...souvent.

— Et tu cries quand tu jouis ?

— Oui…cela m’arrive parfois.

— Pas toujours ? Et quand cries-tu ?

— Quand… quand c’est vraiment fort, ...que je ne sais plus où je
suis, ni qui je suis, dit-elle, écarlate et le regard fuyant.

— Très bien. Ce sont là de bonnes dispositions, ma belle. Nous nous emploierons à te satisfaire, à te faire chanter au delà de tes espérances, j’espère ! Mais patience ! Ce sera pour plus tard ! Pour le moment, c’est ton ami que nous allons contenter. Toi, tu vas d’abord prendre son sexe dans ta bouche, et le caresser en gardant la même posture ! »

Camille se relève s’approche de moi, s’agenouille de l’autre côté de la table basse, les mains toujours sur la nuque. Elle se penche difficilement par dessus la table et je sens ses lèvres caresser doucement mon gland. Sa langue commence par s’enrouler tout autour de celui-ci, et elle le lèche amoureusement, insistant particulièrement sur le sillon, si sensible, là où elle sait que la caresse est la plus délicieuse. Je me cambre et tends mon ventre dans sa direction par-dessus la table. Alors, lentement, elle engloutit mon membre raide et tendu le plus loin possible. Je pousse un soupir d’aise tant je me sens bien dans sa bouche chaude et mouillée. Ses lèvres serrent la base de mon sexe et sa langue continue ses caresses enveloppantes autour de ma tige.
Pendant ce temps, Maître Alex s’approche de moi par derrière et commence par me caresser les fesses, glissant parfois un doigt dans le sillon jusque sur mon anus contracté. A chacun de ses attouchements, je sursaute, m’enfonçant plus loin dans la bouche de Camille. Puis son autre main, par dessous, passe entre mes cuisses et se remet à malaxer mes couilles que je sens se contracter et remonter tout contre ma verge. En même temps, son pouce masse mon périnée et s’aventure, lui aussi, jusqu’à mon anus. Je ne sais jamais laquelle de ses mains va venir titiller mon cul, celle remontant de mes bourses, ou l’autre descendant de mes fesses. Involontairement, instinctivement, je contracte puis relâche mes muscles à chaque attouchement, imprévisible, mon anus vibrant au rythme irrégulier qu’il donne à sa caresse, qu’il impose à mon sphincter.

Dans le miroir, je me rends soudain compte de la situation dans laquelle nous sommes : je suis en train de me faire sucer par mon amie pendant qu’un type la regarde faire, et qu’en même temps il me masse les couilles et me caresse le cul. Je me sens rougir de honte à l’idée que je vais sans doute bientôt jouir ainsi, impuissant, prisonnier de mes liens. Mais je ne puis plus rien faire pour y échapper et je suis trop près de la jouissance pour avoir la force et l’envie d’arrêter le déroulement de ce jeu pervers. Je ferme les yeux pour ne plus me voir dans le miroir. Mais, finalement, je me dis lâchement que, tout compte fait, je me doutais bien de ce qui risquait de m’arriver en acceptant ce jeu et qu’il vaut autant bien en profiter, plutôt que de culpabiliser sur ma perversité et mon impuissance à modifier la situation. Je rouvre donc les yeux et regarde à nouveau la scène dans le miroir.

Et peu à peu je me calme et je me laisse aller. Comme l’homme titille plus précisément mon trou, je me surprends à m’ouvrir et à essayer de me pencher en avant pour lui en faciliter l’accès. Un rauque gémissement de plaisir s’échappe de ma gorge. Comme s’il sentait ma tension se relâcher, comme s’il guettait cet instant, il enfonce alors résolument son doigt dans mon cul et je dois me retenir pour ne pas gicler tout de suite dans la bouche de Camille : c’est vraiment extraordinaire de sentir mon trou dilaté par un doigt, sa main qui masse mes couilles alors que les lèvres de Camille s’activent autour de ma queue. Je sens que je suis au bord de l’éjaculation. Lui aussi doit le sentir car il ordonne à Camille d’arrêter sa caresse, de se relever et de simplement le regarder s’occuper de moi, en douceur si je me montre coopératif, plus brutalement si je résiste.

Si je pensais que j’allais jouir dans la bouche de Camille et que cela serait fini, je comprends que je me suis trompé. Manifestement, la séance n’est pas encore terminée. Que va-t-il imaginer pour m’humilier davantage ? Dans quelle situation embarrassante vais-je encore me retrouver, et cela sous les yeux de Camille ?

Il est vrai que son attitude attentive montre assez son intérêt pour ce qui m’arrive. Ses yeux la trahissent. Elle boit littéralement la scène des yeux, allant, alternativement de moi à l’homme, puis de l’homme à moi, ne manifestant plus la moindre gêne, buste nu, seins dressés, offerts. Je suis sûr que son sexe est une fontaine, sous sa jupe.

L’homme affirme alors que le regard est le meilleur allié du dominateur. Regard du soumis d’abord, ou privation de ce regard sur lui-même, mais aussi importance du regard porté par autrui sur celui qui est soumis, sur ce qu’il subit. C’est le meilleur moyen de faire prendre conscience au soumis de son humiliation. L’autre, même soumis lui-même, à son insu, se fait complice du dominant. Il a une importance capitale dans la perception du jeu par le dominé. C’est ce regard qui proclame publiquement la soumission.
Il retire son doigt, s’écarte : j’ai la sensation étrange de me sentir vide, abandonné, inutile. Il fait passer mes bras liés par-dessus ma tête, les ramène vers l’avant, me fait poser les avant-bras sur la table basse et me courbe jusqu’à ce que ma tête repose sur ceux-ci. Me voilà courbé en deux, les genoux un peu pliés, les fesses en l’air, parfaitement ouvertes, le cul offert, dans une position parfaitement indécente et qui n’a rien de confortable.

J’entends l’homme ouvrir un tiroir, y prendre des objets et revenir près de moi. Je ne peux voir ce qu’il pose sur le canapé. Je sens soudain quelque chose de froid sur mon anus : du gel lubrifiant ! La sensation de ce produit froid sur une partie aussi intime de mon corps éveille en moi un courant de frissons qui, me fait perdre tout contrôle de moi-même. Avec expérience, il l’étale avec son doigt sur le pourtour de mon trou puis le fait pénétrer à l’intérieur. Mon sphincter se crispe convulsivement autour de ce doigt qui me fouille. Posément, il le détend avec de lentes pénétrations, de plus en plus profondes, des rotations allant s’élargissant, jusqu’à ce qu’il puisse introduire un autre doigt pour m’élargir encore davantage. La sensation, bien qu’inédite, est plutôt agréable tant les mouvements sont parfaitement lubrifiés. J’y prends même plaisir. J’ai perdu toute notion de bien, de mal, de morale... plus rien ne compte. Je me sens comme sur un nuage, détendu, près à profiter totalement de l’instant. Et lui, il continue, avec ses doigts à parcourir mon entre-fesse, à me fouiller et à me dilater.

Quand il me juge « à point », il retire ses doigts. Je me sens très ouvert, les muscles détendus. Je sens confusément que ça y est, que le grand moment est là. Je me rends compte - je suis bien obligé de me l’avouer - que je l’attendais confusément, inconsciemment, avec impatience, et anxiété aussi... Je sens un objet froid en contact avec ma rondelle ! Je réalise qu’il va me sodomiser avec un gode. La pression augmente et je suis tout étonné de sentir l’instrument entrer sans beaucoup d’efforts, sans douleur, malgré ses dimensions. Je comprends que je suis tellement excité par cette situation que je suis parfaitement prêt pour cette sodomie.

Je sens le cylindre de plastique pénétrer lentement mon rectum, sans heurts, puis se retirer avant de revenir encore plus profondément. Le mieux, c’est quand il ressort complètement : pendant un instant, je ressens l’absence, le vide et l’instant d’après, c’est de nouveau le délice de l’élargissement ! Comment ai-je pu ignorer ce plaisir si longtemps... ?

Après quelques va et vient, il retire le gode et le remplace par un autre, d’un diamètre plus important. Plusieurs aller-retour sont nécessaires à son intromission : à chaque fois, la progression est plus profonde, mon anus plus dilaté. La douleur apparaît maintenant à chaque poussée : j’ai l’impression que le gode va me déchirer à chaque fois qu’il entre plus profondément en moi. Mais non ! Il progresse toujours plus loin, toujours plus gros. Au plaisir précédent, encore présent, se mêle maintenant cette souffrance, cette sensation d’écartèlement, de déchirure, cette impression que mon cul va éclater...

Enfin, après plusieurs allers-retours, la partie la plus large de l’engin parvient à franchir mon sphincter : il est plus gros, mais moins long que l’autre et sa base, moins large, se termine par un renflement le maintenant en place entre mes fesses. Au moment où je l’engloutis en moi et où mon anus se resserre sur la base de l’engin, une vague de plaisir m’envahit, me submerge et j’éjacule soudain, tout seul, en longs jets de sperme. Je me vide là, sur la table, éclaboussant mon torse de sperme, dans un râle de jouissance. Jamais je n’avais connu ça !

« Eh bien Camille, ton ami a vraiment de la ressource ! Non content d’avoir des tendances exhibitionnistes qui l’excitent, il est aussi sodomite et jouit quand on lui élargit le cul ! Un homme complet en somme ! Félicitations ! Je suis sûr que tu ne soupçonnais pas tous ces talents cachés en lui !

— Non, pas vraiment... répond Camille d’une voix que je trouve étrangement rauque.

— Eh bien tu vois, on découvre tous les jours de nouveaux talents, ... même chez ceux que l’on croit connaître ! »

Ma honte est à la mesure du plaisir ressenti.

« Seulement mon petit ami, ajoute-t-il, il va te falloir maintenant faire le ménage et nettoyer tout ça ... ».

Et, tout en m’aidant à me redresser, il me détache et me tend mon slip pour essuyer les taches de sperme qui maculent la table. « Et dis-toi que la prochaine fois, c’est avec ta langue que tu devras nettoyer tes débordements intempestifs ! »

J’ai toujours son instrument dans les entrailles, qui me dilate l’anus. Je le lui désigne :

« Et ça ? Vous ne me l’avez pas enlevé !

— Non, tu le gardes. N’aie pas peur, il ne ressortira pas tout seul !

— Je le garde ?

— Oui, tu le gardes. Tu l’enlèveras chez toi ! Et Camille le portera, la prochaine fois que vous viendrez ! »

Pendant que j’entreprends de nettoyer, tant bien que mal, mes avant-bras, mon visage... et la table basse, il étale sur son bureau une grande serviette de bain pliée là, s’approche de Camille, et détachant sa jupe, ultime vêtement qui la couvre, la dénude complètement. Il glisse ses doigts entre les jambes de celle-ci, les retire humides et luisants, les sent et souriant, hoche la tête en fixant Camille dans les yeux, sans faire de commentaire. Celle-ci rougit et détourne la tête.

« Maintenant je vais m’occuper un peu de toi, lui dit-il, et d’abord nous allons te rendre plus présentable car je te trouve un peu négligée ! »

Il l’invite (quel euphémisme !) à s’étendre sur la serviette, jambes pendantes, les mains toujours à la nuque. Quand elle est en place, il lui relève les pieds, les pose écartés l’un de l’autre sur le bord du meuble et lui ouvre les genoux : son sexe est ainsi exposé aux regards. Il allume alors la lampe du bureau qui illumine le corps offert de la jeune femme. Sa position fait que ses lèvres se séparent et peu à peu s’entrouvrent, découvrant l’entrée de son vagin, irisée de sa sève. Camille ferme les yeux et détourne la tête. De honte ? D’éblouissement ? Elle seule le sait.

La laissant là, offerte et indécise sur le sort qui l’attend, le Maître sort puis revient avec une cuvette à demi-pleine d’eau et une trousse. Il en sort une paire de ciseaux avec laquelle il entreprend de tailler ras la toison de sa soumise. Ensuite à l’aide d’un blaireau il enduit tout le pubis de Camille de mousse à raser. Il fait gonfler la mousse, s’attardant sur le clitoris, tournant, retournant, sans cesse, le blaireau, caressant le sexe offert. Camille, d’abord très crispée, se détend peu à peu et finit par s’offrir à cette douce et insidieuse caresse, écartant davantage les genoux, ondulant du bassin tandis qu’un léger gémissement s’échappe de ses lèvres. L’homme poursuit quelques minutes encore.

Puis, il avertit Camille qu’il vaut mieux qu’elle se tienne immobile et entreprend de raser la toison : d’un geste sûr, rinçant parfois son rasoir dans la cuvette pour en ôter la mousse pleine de poils qui le gêne, il supprime toute la pilosité du bas-ventre de mon amie, jusqu’aux quelques poils follets qui remontent dans la raie de ses fesses. Puis quand elle est débarrassée de toute la mousse par le rasoir, il la nettoie et l’essuie avec la serviette.

Et pour parachever son œuvre, il prend dans sa trousse une pommade qu’il étale sur le pubis, un peu irrité par le feu du rasoir, en de larges caresses qui se rapprochent lentement des lèvres du sexe sans jamais les toucher, qui tournent autour du capuchon du clitoris qui saille, tout gonflé. Camille ne reste évidemment pas de marbre : son bassin se soulève, se tend vers la main qui la masse. Soudain, quand les doigts de l’homme se posent sur son clitoris et commencent à le faire rouler, à le triturer, un feulement jaillit de la gorge de Camille qui jouit violemment, le corps soulevé, arqué, ne reposant plus sur le bureau que par la tête et les pieds. Longtemps elle crie tandis que sa liqueur s’échappe de son sexe enfiévré. Tout ce temps, l’homme masse son clitoris, et, plus bas, fouille lentement et profondément son sexe de ses doigts, accompagnant et entretenant la jouissance de Camille de ses caresses.

Quand, épuisée, celle-ci retombe enfin, inerte, sur le bureau, l’homme la contemple quelques minutes pendant qu’elle reprend souffle et se calme. Il lui dit alors :

« Tu vois, d’autres que ton ami peuvent aussi te faire jouir ! Et ce n’est qu’un début ! »

Il la fait relever, l’amène devant le miroir de la commode. Il lui demande :

« Qu’en penses-tu ? Tu es encore plus excitante et plus désirable maintenant.

— Je... je suis surprise de me voir ainsi.

— Mais est-ce que ça te plaît ?

— Je ne sais pas... Il faut que je m’y habitue...

— Moi ça me plaît et je veux toujours te voir aussi lisse que maintenant. A chaque rencontre tu seras rasée. Je ne veux plus de buisson ! Compris ?

— Oui, Maître. Je me raserai.

— C’est bien, petite soumise ! J’aime te voir obéissante. La prochaine fois nous irons plus loin. Tu aimeras ces nouvelles sensations j’en suis sûr ! Tu verras, tu te dépasseras !

« Maintenant, rhabillez-vous. Ce sera tout pour cette première fois. La semaine prochaine ce sera plus sérieux surtout pour toi, Camille, il te faudra obéir. N’oublie pas mes instructions, quant à ta tenue et à l’anus-picket que tu devras porter ! Venez directement ici. Si vous désirez toujours poursuivre l’aventure, bien sûr ! » ajoute-t-il ironiquement.

Nous sommes vite rhabillés. Ne sachant qu’en faire, je glisse mon slip maculé en boule dans ma poche. Maître Alex nous raccompagne jusqu’à la grille et nous le quittons. Nous remontons l’avenue pour retrouver notre voiture sur la place. J’éprouve une certaine gêne à marcher normalement avec l’engin qui me dilate l’anus. Camille se serre contre moi et me glisse à l’oreille qu’elle sent le vent frais s’engouffrer sous sa jupe et caresser son ventre dénudé, que c’est très excitant et que sa chatte est trempée. Puis, en riant, que moi, par contre, j’ai l’air vraiment coincé. « Comme si tu te retenais de chier ! » dit-elle. La garce ! Elle verra la semaine prochaine quand ce sera elle qui portera ce gadget dans le cul...

Je laisse conduire Camille pour rentrer chez nous…

CHAPITRE 3

Claude à l’épreuve

Durant la semaine, qui nous sembla à tous les deux se traîner en longueur, et contrairement à la semaine précédente, nous ne mîmes à aucun moment en cause le rendez-vous que nous avait fixé Maître Alex. Bien au contraire, nous l’attendions même avec une certaine impatience.

Dans l’après-midi, nous commençâmes à nous y préparer. Camille me demanda de lui raser de nouveau le pubis qui devenait quelque peu râpeux avec la repousse des poils. Je dois dire que je n’effectuai pas cette opération avec indifférence tant la charge émotionnelle et érotique en était grande. Comme Alex, je la trouvais encore plus désirable avec ce sexe de petite fille. Elle aussi trouvait maintenant cette nudité nouvelle profondément érotique. Elle n’avait eu de cesse, durant la semaine, de se regarder devant la glace, de laisser ses doigts errer sur son pubis, et plus bas, d’entrouvrir ses lèvres, de découvrir le capuchon de son clitoris et essayer de voir l’intérieur de son sexe, pour finalement se caresser, comme une adolescente découvrant son corps. Elle avait aussi voulu que je la lèche profondément chaque fois que nous avions fait l’amour.

L’introduction de l’anus-picket fut plus laborieuse. Son diamètre, bien que conséquent, ne dépassait cependant pas celui du membre d’un mâle bien monté, mais l’appréhension de Camille contractait son anus et rendait la pénétration difficile malgré les précautions que j’avais prises pour la faciliter. Celle-ci était due au souvenir de la difficulté avec laquelle elle me l’avait ôté, la première fois, en rentrant, la semaine précédente. En effet, si sa forme conique facilitait la dilatation progressive pour son introduction, il était beaucoup moins facile de le retirer, le plus gros diamètre devant sortir d’abord. Enfin nous parvînmes à le mettre en place et Camille, à son tour, sentit ses entrailles totalement investies.

En hâte, nous garâmes la voiture juste devant chez Maître Alex et sonnâmes chez lui avec quelques minutes de retard. La serrure électrique de la grille ronronna et nous traversâmes le parc en direction du pavillon. Il nous accueillit sur le perron, nous faisant remarquer notre retard et en demandant la raison, d’une voix froide. Quand il sut que celui-ci était du à la pose du gadget anal, il nous signala que ce n’était pas une raison valable à ses yeux. Il aurait sans doute accepté un embarras de circulation, mais là, non. L’engin n’était qu’un modèle d’assouplissement intermédiaire. Qu’en aurait-il été avec un modèle au diamètre plus important ? Notre retard méritait une punition dont il prenait note et qui viendrait plus tard. Inutile d’espérer qu’il l’oublie !

Nous entrâmes dans le salon où, comme la fois précédente, il nous installa confortablement et nous proposa une boisson. Puis il nous demanda, d’une voix plus enjouée, comment notre semaine s’était passée et les répercussions dans notre vie de la séance précédente : Camille lui avoua, les yeux baissés, la fascination qu’elle ressentait pour sa chatte rasée qui la troublait profondément et je dus honnêtement reconnaître que j’avais demandé, à plusieurs reprises, à Camille de me poser l’anus-picket, en alternant introduction et retrait plusieurs fois de suite. A chacune de ces séances, j’avais joui, presque immédiatement, violemment, soit dans les mains de Camille soit dans sa bouche accueillante. J’avais aussi essayé de le garder toute une nuit... mais cela n’avait été qu’une gêne. Pour moi, c’était les sensations d’ouverture et de dilatation lors de l’intromission et du retrait qui étaient érotiques et excitantes.

Il nous écouta attentivement mais ne fit pas de commentaires. Quand nous eûmes bu, il nous demanda de nous dévêtir entièrement tous les deux et nous observa à tour de rôle pendant que nous quittions nos habits. Quand cela fut fait, Camille prit, d’instinct, la même position que la semaine dernière, mains à la nuque et jambes écartées. Je l’imitai. Maître Alex sourit puis il ressortit les cordelettes du meuble. Les pensées se bousculaient dans ma tête tandis qu’il enroulait soigneusement de plusieurs tours une corde autour de mon poignet droit ; lentement, précautionneusement, il ne voulait sans doute pas que la corde vienne à glisser. Pendant de temps, je savourais les sentiments contradictoires que cette lenteur calculée faisait naître en moi. Laissant pendre la première corde à ma main droite, il renouvela la même opération autour de mon poignet gauche. Ma respiration se fit plus rapide et souleva ma poitrine. Je sentis ma peau frémir au contact de la corde et mon sexe réagir lui aussi, instinctivement.
Voilà le dernier nœud terminé ! Autour de mes avant-bras s’enroule une corde comme un serpent autour d’une branche ; les anneaux en sont si proches les uns des autres que ma peau n’apparaît plus ; pourtant ils ne sont guère serrés : suffisamment pour que mes mains ne puissent s’en échapper, mais pas assez pour écraser la peau. Il répète sur mes jambes les entrelacs de mes avant-bras et bientôt je me retrouve avec quatre cordelettes fixées par une de leurs extrémités à mes quatre membres.

« La soumission, nous dit-il, c’est la totale disponibilité envers le Maître qui peut vous imposer une certaine action ; ce peut être aussi la restriction ou la privation. Il dispose à sa convenance de toute votre personne et peut décider de vous priver momentanément de votre autonomie, que ce soit la mobilité, la vue, la parole, ou autre chose. C’est ce que vous allez découvrir ! »

Puis il nous invita à le suivre dans le hall d’entrée. Une patère de trois portemanteaux, en fer forgé, est fixée au mur et descend jusqu’au sol. Il m’ordonna de me placer tout contre celle-ci et fixa étroitement les cordelettes de mes mains aux portemanteaux et celles de mes chevilles aux montants verticaux. J’essayai de bouger : cela me fut impossible, j’étais complètement immobilisé, lié, mains à la hauteur de la tête, jambes écartées. Il tira de sa poche un bâillon boule qu’il m’introduisit dans la bouche et qu’il noua sur ma nuque. Puis il me couvrit la tête d’une cagoule noire simplement trouée au niveau de la bouche. Ma dernière vision fut, face à moi, Camille, nue, bras levés, me fixant, d’un regard troublé, un étrange sourire aux lèvres, ses mamelons dressés et son sexe rasé. Puis ce fut le noir. J’étais maintenant non seulement immobile, mais aussi muet et aveugle de surcroît.

« Tu souhaitais voir un homme faire l’amour à ton amie, sans pouvoir intervenir, n’est-ce pas ? Eh bien, c’est ce qui va arriver. Mais j’ai un peu modifié les conditions. Tu seras bien attaché, comme tu le souhaitais sans vraiment le dire, mais au lieu de voir, tu ne pourras qu’essayer d’entendre ! Et, de plus, sans pouvoir te manifester ! Nous serons dans la chambre, là, à côté, et la porte restera ouverte. Tu verras, entendre seulement, partiellement, avec des sons inaudibles, des silences, sans rien voir... ! Ne pouvoir qu’imaginer ce qui peut se passer, c’est plus que frustrant, c’est une vraie torture ! »

Je suppose qu’il se tourne alors vers Camille. Pour l’amener à extérioriser, à formuler explicitement son désir inavoué malgré l’embarras et la honte qu’elle devait ressentir à devoir l’exprimer et aussi sans doute pour me mettre déjà en condition, je l’entends lui demander, en détail et avec insistance :

« Es-tu prête à obéir sans discuter ?

— Oui Maître, j’obéirai.

— As-tu, toi aussi, envie du fantasme de ton ami ?

— Oui, j’en ai envie !

— Tu seras liée, soumise. Tu l’acceptes ?

— …Oui, …oui, je l’accepte.

— Tu vas être touchée, prise peut-être. Y es-tu prête ?

— …Oui, …je suis prête !

— Tu as envie d’être prise ?

— Oh oui, Maître.

— Dis-le !

— J’ai envie d’être prise, dit-elle à voix basse.

— Dis-le plus fort !

— J’ai envie d’être prise !!!

— De n’importe quelle façon ?

— De n’importe quelle façon.

— D’être sodomisée ?

— Si vous le voulez, Maître.

— Tu jouiras ? Plusieurs fois ?

— Oui, je jouirai ...plusieurs fois.

— Tu vas crier quand tu jouiras ?

— Oui, ...je crierai...

— A pleine voix, qu’il t’entende ? Qu’il entende bien combien tu as du plaisir ?

— Oui, je crierai ...pour le partager avec lui, avec vous, pour vous remercier.

— Tu es déjà excitée ?

— … Oui.

— Tu mouilles, tu coules ?

— … Oui.

— Dis-le lui, dis-le lui bien fort !

— Je … je suis excitée ! Je mouille et je coule ! Je suis inquiète, j’ai peur de ce qui va m’arriver, mais je suis impatiente aussi …

— Très bien. Ne le faisons pas languir ! Lui aussi doit être impatient ! »

J’entends leurs pas s’éloigner et une porte s’ouvrir tout près, dans le couloir. Puis plus rien, le silence ! Un long moment de silence que je scrute, solitaire et attentif, tout en réfléchissant aux sentiments que j’éprouve.

Ma réaction m’étonne : la situation me rend incroyablement jaloux, bien plus que je ne l’aurais cru. Mais imaginer qu’un autre que moi va baiser Camille, là, déclenche la soudaine érection de mon sexe. Je le sens durcir et se redresser peu à peu. Au rythme de mes pulsations sanguines, ma verge commence à battre la mesure devant moi.

Camille, dont je connais si bien les réactions ! Je l’imagine avec une autre bite que la mienne plantée en elle, à la place de la mienne, à ma place. Je l’imagine quand l’homme, l’autre, savourant la douceur de son con, s’agitera en elle, la baisera. Oui, il va la baiser ! Ce salaud va baiser Camille ! Je le vois déjà la pénétrer, je vois sa queue entrer en elle, s’enfoncer entre ses lèvres délicates dans son con juteux. Il la bourrera de plus en plus vite, de plus en plus fort, il lui malaxera les seins et les fesses, il aura envie d’éjaculer en elle, de se répandre en elle, de la violenter peut-être. Je la vois, elle, les jambes accrochées aux reins de l’homme, quand sa verge butera au fond de son vagin, je la vois déjà gémir de plaisir, je vois ses narines se pincer, son front rougir, ses seins durcir, son ventre venir à la rencontre de cet étranger pour qu’il la pénètre mieux, qu’il la prenne encore plus loin, encore plus fort.

Mais avant de se la farcir, que lui va-t-il lui faire ? Il va la caresser partout, c’est sûr, lui peloter les seins, lui écarter les cuisses, la regarder, enfoncer ses doigts dans sa chatte juteuse. Et elle ? Elle va se laisser faire et elle va aimer ça, sûrement. Elle doit mouiller, elle a dit qu’elle avait envie ! Est-ce qu’elle va le sucer ? Elle va prendre sa queue dans ses mains, le branler, oui, c’est sûr. Elle va sûrement le pomper aussi, elle aime faire ça, la salope !

En imagination, je vois ses cuisses se serrer pour emprisonner celui qui va sûrement la faire jouir. Il va lui cracher tout son foutre au fond du vagin. Il va jouir en elle, c’est sûr ; il va baiser Camille et il va jouir en elle. Il va se vider les couilles dans son ventre et elle aussi va jouir. Elle va jouir de la bite de cet homme, de sa semence. Elle en aura plein la chatte, ça débordera et cette nuit, demain, je mêlerai mon sperme au sien.

Et que va-t-il lui faire faire ? Que va-t-il lui demander ? Quels ordres va-t-il lui donner ?

J’en suis là de mes réflexions quand un léger cliquetis métallique rompt le silence. Puis d’autres, tous accompagnés de paroles de Maître Alex que je ne parviens pas à comprendre. Que lui dit-il ? Et que lui fait-il ? Plus rien, aucun bruit ne me parvient pendant de longues minutes. Je suis à l’écoute, attentivement, douloureusement, une douleur mentale me taraude, la torture de savoir Camille entre les mains de Maître Alex.

Puis il me semble entendre comme des grognements étouffés, non de plaisir mais qui me semblent plutôt être un peu douloureux. Le silence à nouveau. Jusqu’à ce que Camille crie, une sorte de râle guttural et profond qui, peu à peu, décroît et meurt comme si elle retrouvait son calme.

J’ai alors une impression de mouvement dans le couloir. Maître Alex était-il retourné chercher quelque chose au salon ? Etait-il venu voir comment je me comportais ? Un bruit de porte me parvient et le silence s’installe à nouveau... Quel supplice que cette attente !
Puis, peu à peu des sons étouffés arrivent jusqu’à moi, de plus en plus distinctement. Je connais bien cette voix, la voix de Camille quand je la caresse profondément, les soupirs qu’elle exhale quand je la prends et que commence sa montée vers la jouissance. Et, soudain je l’entends nettement supplier : « Oh, non ! Reviens ! Remplis-moi ! » puis soupirer de satisfaction lorsqu‘il la reprend. Ses soupirs se transforment alors en de véritables roucoulements de plaisir qui me paraissent ne jamais devoir finir. Ah ! Elle prend bien son pied, la salope !...

Soudain, elle cria, comme surprise, puis très vite cet appel d’une voix hachée :

« Claude, il va me faire jouir ! … Je vais jouir, Claude, tu m’entends ! Il va me faire jouir ! … Oh, c’est bon ! … Tu aimes qu’il me baise, Claude ? … Je le sens qui cogne tout au fond…Il me défonce…J’aime… Oh oui… Tu entends comme il me baise bien à fond ? … Tu aimes quand il me fait jouir ? … Claude... Claude... Oui !... Oui !... »

Et de nouveau, ses râles, au rythme de la cadence du sexe qui la pilonnait encore et encore ! Toujours plus forts. Montant dans les aigus pour s’achever dans un cri de jouissance déchirant. Un véritable hurlement… avant le silence.

Je me tordais dans mes liens, mais impossible de bouger ! Ah, Maître Alex avait bien pensé son coup, c’est le cas de le dire ! C’était vraiment un spécialiste. Mes liens, qui ne me gênaient pas, ne me laissaient pas la moindre possibilité de mouvement. Quant à pouvoir me détacher, tout à fait inutile d’y penser ! Je ne pouvais que me contenter de tirer sur mes liens, tendre mon corps, de toutes mes forces, vers Camille, en vain. Impuissant, j’étais impuissant ! Quel paradoxe, impuissant avec ce sexe érigé au garde à vous devant moi ! Quelle torture ! Elle là-bas, et moi ici !... J’étais anéanti…

A ce moment de calme et de silence revenus, succédèrent de nouveaux feulements de Camille, dont le plaisir renaissait sans doute. Puis ses cris s’élevèrent à nouveau, longuement, pas si forts qu’avant, mais plus rauques que précédemment. Longuement. Dieu, comme il la faisait bien jouir ! Cela n’en finirait-il jamais ?
… Enfin, elle se tut.

Un long temps s’écoula. Seuls quelques paroles inaudibles et des bruits de déplacement me parvinrent. Quelques temps plus tard, la cagoule et le bâillon me furent retirés et Maître Alex me détacha, avec, il me semble, un soupçon de sourire ironique aux lèvres. Il pouvait être satisfait, c’est sûr. Ne lui avais-je pas offert ma compagne, sur un plateau, avec la possibilité d’en jouir à sa guise ? Ce dont il ne s’était manifestement pas privé ! L’attitude de Camille, à ses côtés, rhabillée, l’air fourbu, et quelque peu penaude me sembla-t-il, en était la preuve évidente.

Il me regarda attentivement, comme s’il lisait en moi, à livre ouvert. J’eus un instant la tentation de me jeter sur lui, mais son regard impérieux m’en dissuada. Je me contentai de frotter nerveusement mes mains et mes bras ankylosés par l’immobilité. Il m’ordonna alors de me rhabiller, puis, ensuite, il demanda à Camille si nous étions bien dans l’annuaire et notre numéro de téléphone pour, le lendemain, nous transmettre un éventuel message. Puis, ajoutant qu’il était fort tard et que nous étions tous las, (tu parles !), il nous souhaita le bonsoir et nous congédia.

Nous rentrâmes en silence. Camille avait vraiment l’air épuisé. En arrivant, elle se mit de suite au lit et lorsque je m’approchai d’elle, elle me donna un rapide baiser et me demanda de la laisser et d’attendre le lendemain. Puis elle se retourna et s’endormit aussitôt sans la moindre difficulté. Ce ne fut pas mon cas : en proie à un violent désir, malade de jalousie, je ressassai longuement tout ce qui s’était passé ce soir. Je me demandai avec inquiétude quelles en seraient les conséquences pour notre couple...

CHAPITRE 4

La soirée de Camille

Camille dormit d’une traite jusqu’au matin, comme une masse. Ma nuit fut beaucoup plus chaotique et ce n’est que sur le matin que je sombrai dans un sommeil agité, peuplé de rêves étranges. Dès mon réveil, je tirai Camille du sommeil en venant la chevaucher. Ensommeillée, elle ouvrit les jambes pour me permettre de m’installer au-dessus d’elle. Son sexe sentait fort, comme lorsque, parfois, elle s’endormait après l’amour sans avoir fait sa toilette. Ce mélange d’odeurs fortes de femelle et de mâle m’excitait et me dégoûtait aussi un peu. J’entrai en elle, brutalement, sans la moindre préparation.

Quelques violents et sauvages mouvements dans son ventre et j’éjaculai très vite, mélangeant mon sperme à celui encore présent en elle, sans lui laisser la moindre chance d’un quelconque plaisir, et encore moins d’atteindre l’orgasme. Puis, profondément enfoncé en elle, je lui demandai ce qui s’était passé avec Maître Alex, ce que je n’avais pu voir.

— Raconte-moi ce qu’il t’a fait !

— Oui, je vais tout te raconter… Mais d’abord, dis-moi petit cochon, tu bandais sacrément hier soir ! Ça t’a excité, n’est-ce pas, de m’entendre ? Hein… ?

— Oui, c’était excitant, bien sûr ! Raconte-moi ce qui s’est passé !

— Ça te plaît, hein, de penser que j’ai baisé avec quelqu’un d’autre ! Et savoir que j’en ai joui, ça ne te fait rien ? ...Tu ne réponds rien ?

— Mais raconte donc à la fin !

Mon sexe se raidit à nouveau dans son vagin. Elle le sent et, glissant sa main entre nous, saisit mes couilles et les malaxe, les fait rouler entre ses doigts. Je durcis de plus en plus. Son bassin ondule pendant que je recommence à la limer lentement, mon sexe baignant dans le mélange des deux spermes en elle.

— Ça t’excite hein, ce que je vais te raconter ? Je sens bien que ça t’excite !... Mais tu n’oses pas l’avouer ! C’est ça qui te fait rebander, hein ?...Tu sais, moi aussi ça m’excite de m’en rappeler ! Je vais tout te dire, …avec tous les détails !

« Eh bien…voilà ! Quand il t’a eu attaché, il m’a conduite dans cette grande pièce. Il m’y a fait entrer. Je pensais que c’était une chambre banale. Mais pas seulement. Un lit à barreaux tout au fond, une grande armoire et quelques autres meubles étranges y sont disposés. Il y a aussi une table d’examen, comme chez le gynécologue avec, à côté, une petite table où sont posés quelques instruments. Sur l’un des murs, un grand miroir reflète la pièce. Et deux fauteuils. Dans l’un des fauteuils un homme était assis.
J’eus un mouvement de recul en le voyant, mais Maître Alex me fit avancer jusque devant lui. Je me voyais dans le miroir, nue, et je voyais aussi Maître Alex et l’homme qui me scrutait en silence. J’avais honte de me montrer aussi nue, le sexe rasé, à un inconnu. Je croyais que j’allais être seule avec mon Maître. J’essayai de masquer de mes mains mon sexe et ma poitrine, mais Maître Alex m’en empêcha et me fit reprendre ma position, les mains à la nuque. Je restais donc immobile et honteuse, laissant l’homme me regarder attentivement. Maître Alex me fit tourner lentement sur moi-même. Je ne voyais plus le regard de l’homme, mais je le sentais peser sur mon dos, mes reins et mes fesses. J’étais profondément troublée d’être ainsi détaillée : mon ventre se crispait, à la fois d’angoisse et d’excitation.

Maître Alex me lâcha enfin, se dirigea vers l’armoire et en sortit deux bracelets de cuir noir, assez larges. Un anneau est fixé solidement, sur chacun d’eux. Il s’approcha de moi et me demanda de lui tendre les mains. Il me boucla un bracelet à chaque poignet. Le cuir en était fin, souple et les bracelets sont confortables, agréables à porter, comme doublés de mousse. Sur son ordre, je repris ma position de présentation.

Le miroir me renvoie mon image. Je me vois là, devant eux, debout, jambes disjointes, tête baissée, bras levés, mains jointes sur la nuque, dans cette attitude de soumission. Je sens la pointe de mes seins durcir et mon ventre s’humidifier à cette vision. Cette position d’attente me fait me sentir encore plus vulnérable, encore plus offerte. J’ai honte, honte de m’exhiber ainsi, aussi complètement nue, devant un homme totalement inconnu, mais cela m’excite. J’ai de plus en plus envie de me soumettre. Puis-je seulement encore reculer ? Dans quelques instants, je le sais, mes bras seront entravés et ne pourront plus me protéger. Bientôt je vais abandonner ma liberté, je serai leur prisonnière !

Mon Maître va chercher un mousqueton avec lequel il relie les deux bracelets de mes poignets. Mes mains sont désormais liées ensemble derrière ma tête. Il fait remarquer que l’avantage de ce type de mousqueton, même amarré quelque part, c’est de permettre aux mains de pouvoir tourner autour de son axe et donc au corps de pouvoir changer facilement de position.
Cette fois, plus de recul possible ! A moins que... Ce code de sécurité, qu’il nous a donné, ce STOP, est-il réel ou n’était-ce qu’un stratagème destiné à endormir notre méfiance ? De toute façon, il est trop tard maintenant : attachés tous les deux, nous sommes entièrement à leur merci ! Il nous faut leur faire confiance !
Mes yeux angoissés épient leur moindre geste, leur moindre réaction, comme pour lire mon sort futur sur leur visage. Dans ma position, si je ne peux voir le bas de mon corps, je peux apercevoir mes mamelons érigés. Une rougeur de honte envahit mes joues. En relevant un peu la tête, je me vois dans le miroir, attachée, livrée à mon maître et à son invité. Aucun ne parle. Ils me jaugent, me détaillent en silence sous toutes mes faces, comme une bête capturée. A voir leur sourire narquois, je sens qu’ils se régalent tous les deux de mon embarras, de ma honte d’être exhibée ainsi.
Au bout d’un moment, Maître Alex me guide fermement vers la table d’examen et me fait allonger, bras tendus vers l’arrière. Il accroche le mousqueton à un anneau au sommet de la table. Il m’ouvre les jambes et les place dans les gouttières avant de les y attacher. Puis il remonte et écarte les étriers au maximum. Ça y est, maintenant je suis prisonnière, complètement écartelée. Mes jambes sont très écartées. Mon sexe et mon anus sont exposés et offerts sous la lumière crue que Maître Alex a allumée. Dans cette position qui m’est imposée, mon sexe s’ouvre, mes petites lèvres s’écartent lentement et exposent toute mon intimité, laissant ma sève s’écouler peu à peu hors de mon vagin de plus en plus liquéfié. »

— Tu sais, c’était vraiment super excitant d’être ainsi immobilisée et, malgré ma honte, de me sentir couler, impuissante et offerte à leurs regards ! J’attendais avec anxiété mais aussi beaucoup d’impatience ce qui allait m’arriver !

« Maître Alex me dit alors, avec un petit sourire ironique, que, plus tard, je pourrai toujours prétendre hypocritement que j’ai été contrainte, qu’entravée je ne pouvais rien refuser de ce qui allait m’être imposé ! Mais que nous savions tous très bien que je suis là volontairement pour assouvir mon désir de me soumettre. La contrainte ne m’obligera qu’à accepter et dépasser ma gêne et ma honte d’être ainsi exhibée et utilisée. Il invite ensuite l’homme à s’approcher.

Lentement, celui-ci s’avance, juste à côté de ma jambe droite. Je suis sûre qu’il peut sentir sur ma peau une très légère odeur inconnue de moi jusqu’alors : peur ? excitation ? inquiétude ? Il faudra, moi aussi, que j’apprenne à lire ton corps, à en reconnaître les différents effluves.

Maître Alex, saisissant la base de l’anus-picket entre mes fesses, dit qu’il va me le retirer. Il tire dessus, lentement. Je sens mon anus se dilater, se dilater sous la pression. J’ai l’impression qu’il va se déchirer. Je ne veux pas crier, je grogne seulement, de douleur contenue.

Quand l’engin est sur le point d’être expulsé, Maître Alex suspend son geste et attend, me laissant ainsi quelques minutes, l’anus dilaté au maximum. Je me sens soulagée quand il le renfonce au fond de mes reins, malgré la gêne que sa présence m’occasionne. Plusieurs fois il recommence ce même mouvement, s’arrêtant juste avant l’expulsion. Mon sphincter s’habitue, s’assouplit et la douleur s’estompe peu à peu. Après un certain nombre d’allers-retours, il décide enfin de l’extraire vraiment. La douleur revient tout à coup, intense quand le plus large diamètre de l’engin parvient à distendre assez mon anus pour le franchir. Je me sens soudain vide et ouverte. Une sensation étrange que ce sentiment de vacuité, d’ouverture, de disponibilité. »

Toujours enfoui en Camille, poursuivant mon lent mouvement dans son ventre, je m’imagine bien la scène : Maître Alex et l’autre homme savourant cet instant. Le corps de Camille immobilisé, et offert sans défense à leurs yeux et à leurs mains. Pour le moment, ils se contentent de le parcourir du regard, d’explorer des yeux le galbe parfait de ses membres écartelés, rehaussés de leurs bracelets de cuir, de suivre les courbes délicieusement féminines de ses hanches et de sa poitrine, de ses jambes. Ils voient au durcissement de ses tétons, au frémissement de ses muscles, que leurs yeux lui font l’effet de tisons ardents. Sa respiration un peu haletante fuse entre ses lèvres entrouvertes et soulève sa poitrine ronde. Ses yeux fuient leur regard tout en semblant le rechercher. Espère-t-elle lire sur leur visage impassible le sort qu’ils lui réservent ?

Je vois tout cela dans ma tête, et j’attends impatiemment la suite :

« Maître Alex prend alors un spéculum sur la tablette et l’introduit dans mon sexe. Le froid contact de l’instrument me fait frissonner. Mais mon vagin bien lubrifié lui permet de pénétrer sans peine jusqu’au fond. Mes parois se distendent peu à peu, à mesure les lames s’écartent. Je gémis quand la dilatation devient trop importante. Maître Alex montre à son hôte la souplesse de mes chairs qui, dit-il, permettra de me « fister » sans problème, à l’occasion. Ma honte croît encore quand il ajoute que manifestement ce petit examen m’excite fort et que mon vagin est un vrai lac tellement je suis mouillée. L’homme approuve en souriant et murmure que cela est de fort bon augure pour la suite.
Maître Alex a retiré l’instrument de mon corps et s’est écarté. L’autre homme s’est alors approché davantage de moi. Il a posé sa main sur mon pied. Un violent spasme a secoué tout mon corps au contact de sa main froide contre ma peau brûlante. J’ai senti mes muscles se tendre, ma peau frissonner d’appréhension. Il a arrêté son mouvement. Je crois qu’il prenait tout son temps et qu’il jouissait de me voir si anxieuse et si nerveuse. Sans doute cette insupportable attente fait-elle aussi partie de la soumission ? Il voulait me faire comprendre que mon corps lui appartenait désormais complètement. Il a attendu que ma tension se relâche, tout en scrutant encore mon corps offert.
Puis, il a repris son mouvement, déplacé lentement sa main sur le dessus de mon pied, passé rapidement sur la boucle de la lanière de cuir enserrant ma cheville. Il est remonté sur mon mollet puis autour de mon genou. Avec une légère pression sa main a continué sa lente progression. Du coin de l’œil, il me surveillait et me voyait tendre les muscles de mon cou pour essayer d’apercevoir au-delà de mes seins et de mon ventre ce qu’il faisait. Je pouvais sentir la chaleur augmenter entre mes jambes et mon sentiment d’impuissance s’accroissait à mesure que sa main s’approchait de mon intimité.

Elle serpentait maintenant à l’intérieur de ma cuisse, négligemment, remontant peu à peu de plus en plus haut. Je sentais mon corps se tendre sous ses doigts. Finalement, il a engagé sa main plus avant entre mes cuisses tremblantes d’appréhension et d’énervement. Il l’a posée - enfin !- sur les frêles chairs de mon sexe offert. Il en a éprouvé la douceur ; j’ai senti palpiter mon sexe et j’ai ressenti en moi à cet instant le sentiment très fort de la possession qu’il avait de mon corps, nu et à sa merci. J’ai vraiment eu l’impression, à cet instant, de lui appartenir, d’être toute livrée à lui. Sa main posée en conque sur mon pubis sentait mon ventre trembler d’angoisse et se creuser. Par petites pressions, il a éprouvé l’élasticité de mes chairs. Est-ce la pression de ses doigts à la jointure de mes lèvres, est-ce la soudaine libération d’une tension longuement contenue qui a provoqué l’éclatement de cette tempête soudaine qui s’est déchaînée dans mon corps ligoté ? Je l’ignore, mais j’ai soudain eu un orgasme fulgurant. Je pense que tu m’as entendue crier d’où tu étais. Après coup, j’ai eu l’impression d’avoir hurlé.

Lui s’est contenté de contempler les spasmes de mon corps aux prises avec ses liens et d’attendre que la houle de mon ventre se calme. Quand il a retiré sa main, Maître Alex a déclaré que maintenant je n’avais plus besoin de voir, que pouvoir seulement sentir serait plus excitant et que l’incertitude me donnerait des sensations bien plus intenses. Il vient alors nouer un bandeau sur mes yeux et je reste là à attendre à nouveau. Ce temps me semble interminable. Comme s’ils avaient voulu, me faire pleinement sentir mon impuissance, ma soumission à leur volonté. Ils avaient le pouvoir sur mon corps : j’avais joui presque sans qu’on me touche, sans qu’on me pénètre. J’étais maintenant aveuglée, condamnée à subir sans plus rien voir.

Ce moment d’attente, angoissant et bien long à mes yeux, s’achève enfin quand, que de nouveau, silencieusement, une main, puis une seconde - les mêmes ?, d’autres ? - se posent sur moi et affolent tout mon corps, pétrissant mes seins, titillant mes bouts, les tordant, puis pinçant, étirant mon clitoris et mes lèvres avant d’investir mon ventre sans douceur. Je me demandai lequel des deux hommes me touchait ainsi. Chaque attouchement, chaque griffure, chaque pinçon était comme une décharge électrique qui me faisait me tordre dans mes liens. Puis je cessais de m’interroger sur celui qui jouait ainsi avec mon corps. Les mains étaient arrivées à leurs fins : que je n’en puisse plus d’impatience et de frustration, que je n’aie plus qu’une envie, qu’une unique obsession : qu’un sexe les remplace, vienne enfin me remplir, qu’il me fouille, qu’il me laboure... »

Elle se tait quelques instants, comme pour me faire languir ou pour mieux se souvenir. Lentement, mon sexe dur et gonflé va et vient au creux de son ventre brûlant et clapotant. Tout mon être est tendu à l’écoute de son récit.

Enfin elle reprend :

« ...C’était la première fois qu’un autre que toi allait me pénétrer et j’avais peur parce que je ne savais pas comment cela allait se passer, ce qu’il voudrait, ce qu’il allait me demander. Je me disais que j’allais forcément me faire prendre, que j’allais te tromper bien sûr, mais que tu l’avais bien voulu. D’ailleurs Maître Alex avait bien annoncé son intention de me posséder. Et tu en étais d’accord, alors... ! Eh bien, ça y était, cela allait arriver ! Mon corps était maintenant prêt, grand ouvert, sans aucune défense possible ! Mais je ne savais pas lequel de ces deux hommes allait venir en moi, auquel j’allais être soumis. Peut-être les deux ?

Je le sentis s’installer entre mes cuisses. Après avoir vagabondé avec son sexe à l’entrée de mon vagin, entrouvrant les pétales de ma fleur, me faisant encore languir, humectant son sexe avec ma liqueur, il s’est enfin positionné précisément et a pesé. Je crois bien que j’ai crié de soulagement lorsqu’il est enfin entré en moi. D’instinct, j’ai essayé de remonter et d’écarter mes genoux autant qu’il m’était possible pour m’offrir toute. Mais cela m’était impossible. Sous sa poussée envahissante, inexorable, mon vagin dilaté a lubrifié son gland et sa pénétration s’est faite de plus en plus aisément. Nos ventres se sont heurtés. Il était maintenant enfoncé dans mes entrailles jusqu’à la garde, immobile, énorme.
Chaque fois que sa verge sursautait dans mon ventre, j’étais secouée d’un spasme délicieux. Je provoquais ces sursauts en contractant imperceptiblement mes muscles. J’aurais aimé me sentir écrasée sous le poids de son corps, que sa langue vienne fouiller ma bouche comme son sexe fouillait mon ventre. J’aurais voulu aussi pouvoir nouer mes jambes autour de ses reins pour l’attirer encore plus profondément en moi. Mais mes liens me l’interdisaient et j’en étais frustrée. Cependant le bandeau sur mes yeux me permettait d’être pleinement attentive aux réactions de mon corps et de bien mieux ressentir encore les sensations délicieuses qui l’envahissaient et allaient bientôt le submerger.

Il reculait, se retirait presque entièrement, puis revenait. Une fois, puis deux puis de plus en plus souvent, avec des mouvements de plus en plus amples auxquels je m’abandonnais ; jusqu’au moment où, accidentellement, son sexe s’est soudain désengagé du mien. J’ai eu un sentiment insupportable de vide, d’abandon. Je l’ai appelé. Je l’ai supplié de revenir, de me remplir encore. »

— Tu m’as entendu, hein ? Qu’est-ce que ça t’a fait de m’entendre l’appeler ?

Sans attendre ma réponse, elle poursuit :

« Je sentis à nouveau son gland peser sur mes lèvres, les franchir, puis reculer, juste le renflement du gland qui passait et repassait mes lèvres dans un sens puis dans l’autre. Je me dilatais et me contractais à chaque passage. C’était comme une pulsation. La volupté que ce va-et-vient faisait naître dans mon ventre était telle que j’en redemandais. Et il m’en donnait, et m’en redonnait encore. Je mouillais si abondamment que chaque retrait s’accompagnait d’un bruit de succion. Lorsque sa verge plongeait au fond en moi, j’avais envie du petit va-et-vient ; mais son petit va-et-vient me faisait immédiatement désirer une pénétration plus profonde.
Je ressentais une impression étrange : la personne qui pilonnait mon ventre s’amenuisait, occupait une place de plus en plus réduite dans mon champ de perception tandis que son sexe enflait et y prenait une place de plus en plus grande. Sa verge occupait mon espace mental tout entier, elle mobilisait toutes mes ressources. Mon esprit ne percevait plus que ce gros gland en ombre chinoise. Plus l’ombre chinoise se rapprochait et enflait, plus la verge dans mon ventre prenait de l’importance. C’était devenu le pivot de mon univers.

Mon amant s’agrippa alors à mes hanches et entama une épuisante course de fond. Ses coups de reins faisaient claquer son ventre contre mes cuisses ouvertes et ses bourses contre mon périnée. Sa puissance ébranlait tout mon corps. Mes seins sursautaient à chaque coup de boutoir. Parfois, son sexe s’échappait. J’en poussais un grognement de déception, mais il le rattrapait et le remettait aussitôt en place. Je cherchais une pénétration encore plus profonde, mais je n’avais guère de marge. Je ne pouvais que soulever et abaisser mon bassin pour accroître les sensations. Les liens qui m’entravaient me rappelaient à chacune de ses poussées mon asservissement et mon impuissance.

J’étais surprise de le voir tenir une telle distance, une telle cadence sans faiblir. Je me concentrais sur ce gros gland qui me fouillait et que j’aimais sentir au fond de mes entrailles. Je sentais que lorsqu’il se ruerait vers sa jouissance, je partirai avec lui. J’étais si délicieusement malmenée par ce sexe plein de vie et de puissance ! La transpiration perlait entre mes seins. Elle gouttait aussi sans doute sur le corps de mon amant et cependant nous poursuivions notre course, inlassablement. Si je lui donnais du plaisir, il me le rendait au centuple... Lorsque, d’un coup de rein plus violent, il me pénétra encore plus profondément, je fus prise de vertige.
Je ne savais plus où j’étais. Je n’en pouvais plus quand, soudain il sortit complètement de mon ventre, puis y revint en s’enfonçant brutalement en moi. J’ai bien aimé ça parce que j’avais aussi envie d’être malmenée. J’ai crié de surprise, de plaisir aussi. C’était tellement bon quand il est entré, si dur et si gros, si long aussi ! Virilement, brutalement ! Sortant son sexe dressé pour mieux le replonger et cogner tout au fond de mon vagin inondé de mouille …
Et il cognait tout au fond, durement : j’ai joui tout de suite. Je t’ai appelé. J’ai crié comme une folle, emportée dans un tourbillon de violence, de puissance. Et lui, il me pilonnait de plus en plus vite, de plus en plus loin et de plus en plus fort, je jouissais encore, je n’y pouvais rien, je criais, je t’appelais, encore et encore. A un moment, j’ai senti qu’il se contractait et soudain, il s’est arrêté. Je l’ai sentie, cette grosse bite dure et pourtant si douce au fond de mon ventre, gonfler encore plus. Et j’ai hurlé comme une folle lorsqu’il a explosé en longues giclées épaisses et brûlantes au creux de mon ventre, là, tout au fond de moi. Il m’a longuement abreuvée des épais jets crémeux de sa semence, que je sentais me remplir toute. J’ai adoré le sentir se vider en moi tellement c’était bon, tellement c’était chaud et doux ! »

  • Tu vois, je te dis tout, ...tout ce que j’ai ressenti !

« Assouvi, il est resté un moment, plongé en moi. Puis il s’est retiré de mon ventre, et a voulu que je le lèche et que j’essuie le sperme qui maculait son sexe. Il a tourné ma tête vers lui, s’est emparé de ma bouche, forçant le passage de mes lèvres. J’ai du nettoyer son gland et sa verge avec ma langue. Il m’a murmuré que j’avais vraiment des dispositions pour devenir une bonne soumise... Il n’avait pas complètement débandé et même durcissait à nouveau dans ma bouche.

J’étais là, ligotée, les seins à l’air et les cuisses ouvertes, la chatte barbouillée et dégoulinante de sperme, la bouche prise par son membre à nouveau érigé. Il a quitté ma bouche pour revenir entre mes jambes. Il m’a, à nouveau, pelotée, tripotée : les seins, le cul, enfin partout. Je me laissais faire. Que pouvais-je faire d’autre d’ailleurs ? Il m’a enduit l’anus du sperme qu’il avait déversé en moi et que ses doigts allaient recueillir dans mon ventre.

Sans hésitation, l’un de ses doigts atteignit l’endroit, tu sais le " trou de mon petit cul " comme tu dis. Il m’en massa longuement les bords ; quelle volupté dans cette caresse faite tout en douceur, sans brutalité ! Il partit recueillir une autre dose de sperme, et cette fois, me pénétra, lentement, sans heurt. Il reprit son manège plusieurs fois, allant et venant, m’ouvrant peu à peu, pour mon plus grand plaisir. Quelle différence avec la douloureuse extraction de l’anus-picket !

Mais, dès qu’il sentait mon plaisir monter, il retirait son doigt, attendait, puis le replongeait à nouveau. Je devais sans doute être rouge, de honte et d’excitation. Je me sens encore envahie du sentiment de honte, de péché et d’interdit à l’évocation du plaisir intense que me procurait la caresse de ses doigts. Ce geste apportait encore une intensité supplémentaire au trouble que je ressentais.

Guidant son sexe avec la main, il s’en servit pour me caresser tout l’entrejambe. Quel moment ! J’en mouille encore, rien qu’à l’évocation de cet instant délicieux. Il s’insinuait entre mes rondeurs, suffisamment pour qu’au passage, son gland frôlât mon petit trou, puis remontait entre les lèvres de mon sexe qui réclamaient son intromission, jusqu’à mon clitoris. Puis il redescendait. Mais à aucun moment, il ne pénétra à nouveau mon ventre. J’avais beaucoup de mal à rester silencieuse. Je râlais de plaisir à chaque passage...
Quand il sentit que son plaisir devenait imminent, il pointa le bout de sa queue à l’entrée de mon cul. Il posa ses mains sur mes hanches, et lentement, sans peine, il est entré. Quand son gland se trouva bien engagé dans mon sphincter, il me pressa davantage les hanches, pour peser plus fortement ; le seul moment un peu douloureux, fut quand son gland franchit l’anneau de mon petit trou. J’ai eu un peu mal parce qu’il avait un sacré gros membre. Ensuite, il resta sans bouger, attendant que je récupère, que je m’habitue à sa présence. Ce ne fut pas long ! C’est moi qui ai remué mon bassin, pour le faire entrer et sortir …

Tu te rends compte de ce que j’ai été amenée à faire ? Mets-toi à ma place, c’était vraiment nouveau pour moi tout ça !... Mais qu’est-ce que c’était bon ! Il m’imposait un rythme soutenu de montées et de descentes. Il me ramonait très loin, tout au fond. Je le sentais tellement gros au fond de mes reins ! Je n’ai pas arrêté de jouir, de crier comme une folle que c’était trop, trop fort, trop bon, qu’il ne s’arrête pas...

Tu as du entendre... Je criais pour toi aussi. Je me sentais soumise, prise, remplie, et j’étais contente de me sentir femelle asservie. J’étais heureuse de l’être, fière même d’avoir osé, de connaître enfin cet abandon… Je savais que lui me voyait dans le miroir, et que toi tu m’entendais jouir... Toutes ces images et ces pensées dans ma tête m’emportèrent dans un tourbillon insensé.

Comme comble de délices, au moment où l’orgasme s’abattait avec une violence folle sur moi, je le sentis éjaculer à nouveau au fond de mes entrailles et me remplir de son sperme. Nous restâmes ainsi un moment sans bouger, puis, son sexe se ramollit ; il se retira de mon corps. Je restai là, le cul béant, sans bouger, épuisée et comblée. Je pensai alors que ne saurais sans doute jamais lequel des deux hommes m’avait fait jouir si intensément.

Je l’entendis se déplacer dans la chambre et se rhabiller. Puis je sentis Maître Alex me délier et m’ôter le bandeau. Il me fit lever et me dit qu’il espérait que j’étais aussi satisfaite que lui de ma soirée. A ma grande confusion il ajouta qu’il avait bien deviné que sous mes airs de pucelle effarouchée se cachait une fieffée coquine avide de sexe et de sensations fortes et qu’il allait se charger de me les faire découvrir et de me révéler à moi-même ma vraie personnalité.
Comme je faisais mine d’essuyer le sperme qui maculait mes cuisses, il m’interdit de le faire, m’ordonna de le garder en moi et, s’il coulait le long de mes cuisses de le laisser sécher. Il voulait que j’attende avant toute toilette d’avoir fait l’amour avec toi, afin, dit-il, que toi aussi tu puisses sentir sur moi cette odeur si caractéristique de femelle. Il me le fit promettre avant de m’envoyer me rhabiller au salon. Je promis sans regrets. J’aurais promis n’importe quoi tant j’étais épuisée et vidée de toute force et de toute volonté. Il attendit que j’aie remis ma robe avant d’aller te détacher. »

Je reviens peu à peu à la réalité en me demandant si je n’ai pas rêvé ou fantasmé, si tout cela s’est bien passé, tant tout cela me semble fou et irréel. Pourquoi m’a-t-elle raconté cela avec un tel luxe de détails ? C’était sans doute, j’y songe soudain, plus pour revivre l’exaltation que cette séance lui a procurée, plus pour elle-même en vérité que pour satisfaire ma curiosité impatiente.
Son bassin ondule toujours sous moi. Devant mon silence, elle ajoute :

  • Tu as entendu tout ce que je viens de te raconter ? Tu n’es pas jaloux ? Je viens de te dire comment je t’ai trompé, comment un homme m’a possédée et cela te fait bander ? Tu es content ? Cela te fait plaisir de savoir ?

Enfoncé en elle, la verge dure, j’enregistre peu à peu ce que je viens d’entendre sans autre pensée, sans autre vision qu’elle, Camille, se faisant baiser par un autre homme, inconnu. Elle, celle que j’ai connue vierge, que j’ai rendue femme, celle avec laquelle je vis depuis plusieurs années, oui, elle, se laissant prendre par un autre, culbutée et contente de l’être.

Et cette idée-là m’excite : je la pistonne de plus en plus vite, brutalement, violemment. Elle crie enfin et j’éjacule en elle longuement. Je l’inonde de ma semence, en pensant à l’autre qui s’est lui aussi vidé en elle, elle qui se tordait de plaisir sous lui, comme elle le fait maintenant sous moi...

Mais par delà ma fierté de mâle, je suis bien obligé de m’avouer, au fond de moi-même, que le plaisir qui submerge Camille à cet instant trouve sans doute ses racines plus dans le souvenir et l’évocation de la soirée d’hier que dans mes propres coups de boutoir.

CHAPITRE 5

La vidéo

Plus tard, dans la matinée, alors que Camille paresse dans son bain, le téléphone sonne. C’est Maître Alex.

Il me demande aimablement comment s’est passée notre nuit, si nous n’avons pas été trop perturbés par la soirée. Je réponds que Camille, éreintée, s’est écroulée dès notre arrivée, mais que personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil. Il me dit que, ayant observé ma réaction hier soir, quand il m’a détaché, il s’en doutait un peu et que cela était tout à fait normal. Il a, dit-il, une surprise pour nous. Une pointe d’inquiétude me noue aussitôt la gorge. Que nous veut-il encore ? Que va-t-il proposer ?
Il me précise que je trouverai sa surprise dans la boîte à lettres. Etonné, je lui demande comment il connaît notre adresse. Il rit et me signale qu’Internet permet facilement d’avoir les adresses à partir d’un numéro de téléphone. Puis, il me souhaite de passer une bonne journée et raccroche.

Camille, hypocrite, demande qui a appelé, comme si elle ne s’en doutait pas ! Je lui raconte la conversation. Puis je descends vérifier la boîte à lettres et j’y trouve, effectivement, un paquet anonyme. Déchirant l’enveloppe de papier, j’en sors une cassette vidéo. Quelle nouvelle diablerie nous a-t-il concoctée ? Impatient, je l’insère dans le magnétoscope dès mon retour dans l’appartement. Curieuse, Camille me rejoint, son peignoir noué à la hâte. Quelques secondes plus tard, après quelques zébrures, le film démarre et l’image, stabilisée, apparaît.

Mon image plutôt. Car c’est bien moi qui suis filmé, ligoté dans le hall de la maison de maître Alex. Je me reconnais bien malgré la cagoule, le sexe dressé pointé devant moi. L’image s’attarde en gros plan sur les soubresauts de ma verge puis sur la goutte de liquide qui sourd du méat avant de glisser lentement sur le gland puis le long de ma hampe. La caméra se déplace ensuite le long du couloir jusqu’à une porte entrouverte devant laquelle elle s’arrête quelques secondes. La maîtrise du suspense jusque dans le détail ! La porte s’ouvre enfin et la caméra entre dans la pièce.

La pièce où je découvre Camille, nue sur la table d’examen, bras liés derrière la tête, jambes écartelées par les étriers. Le caméscope la détaille lentement de la pointe des pieds à la pointe des doigts, étendue là, avec son sexe rasé aux lèvres ouvertes et luisantes, son clitoris déjà gonflé, à demi sorti de son capuchon, ses seins aux pointes érigées se soulevant au rythme de sa respiration rapide, sa bouche entrouverte et le bandeau qui masque son regard. La caméra se détourne vers le miroir où la même image, inversée se reflète. Vision suggestive, profondément érotique, qui m’émeut ...
Puis l’objectif continue à parcourir lentement la pièce et s’arrête soudain sur un homme nu, grand, bien bâti. Il fait face à l’objectif qui zoome lentement sur lui, jusqu’au gros plan sur son sexe imberbe. Ce membre, long et épais, se dresse fièrement au bas de son ventre, surmontant une volumineuse paire de bourses. Le gland, complètement décalotté, d’un diamètre encore plus important que la hampe, est vraiment magnifique, impressionnant de puissance. La caméra s’attarde sur lui.

« Oh, mon Dieu !... » murmure Camille qui réalise immédiatement la situation et se serre contre moi en me saisissant la main. Maître Alex est machiavélique : hier, après m’avoir, laissé seulement entendre la scène d’amour, il va nous la montrer, aujourd’hui, en détail et nous révéler que ce n’était pas lui, mais ce parfait inconnu qui a aimé Camille.

La caméra suit l’homme qui s’avance vers Camille et elle détaille ses mouvements. Je le vois caresser le corps de mon amie, introduire ses doigts dans la bouche entrouverte et, en prenant possession, la forcer à s’ouvrir davantage, comme pour préparer une autre intromission.

La caméra tourne en plan séquence et ne nous fait grâce d’aucun détail de la scène, d’aucun préliminaire. Force m’est d’admettre qu’il n’a violentée Camille à aucun moment, que ce sont ses caresses qui l’amènent à désirer elle-même être prise. Les liens immobilisant son corps étaient la seule contrainte qui lui fût imposée. Ils ont suffi à la soumettre.

La caméra enregistre toujours. Elle se déplace, tourne autour d’eux cherchant le meilleur angle, la vision la plus précise. Puis elle resserre le champ quasiment jusqu’au gros plan. Et là, sous nos yeux, la vulve s’étire sous la lente poussée de l’homme qui s’y enfonce entièrement. Camille frémit avec un " ah ! " de satisfaction pendant qu’il la pénètre puissamment, inexorablement...

A cette vision, Camille, blottie contre moi, lâche un faible soupir et sa main libre vient se poser et recouvrir son sexe. Pour se protéger ? Pour se remémorer ses sensations ? Son autre main serre toujours la mienne, plus fort me semble-t-il.

Je n’arrive pas à croire que c’est elle qui est là, le sexe d’un autre fiché tout en elle et qui se fait ainsi labourer sous mes yeux. Ce ne peut être elle, étendue sur cette table les cuisses écartelées dans une posture d’exposition obscène. Elle, qui se fait besogner, qui gémit de plaisir sous les coups de boutoir de ce mâle inconnu, qui va manifestement en jouir. Il la bourre ardemment, il fouille ce corps que je connais si bien. Elle ne peut pas s’abandonner aussi totalement à un autre homme. Ce n’est pas possible. Et pourtant, je suis bien forcé d’admettre que c’est elle qui halète ainsi, puis qui crie et appelle. Et je dois bien reconnaître aussi que j’éprouve un plaisir extraordinaire à la voir ainsi, livrée et possédée devant moi, à l’entendre clamer son plaisir. Je me sens cocufié, trompé, nié mais, malgré la jalousie qui me tenaille, cela m’excite...

L’homme arrête soudain tout mouvement et enfoui au fond du ventre de Camille, déverse longuement sa semence en grognant de satisfaction. Je vois les soubresauts de ses fesses pendant qu’il décharge encore et encore. Puis il reste ainsi de longues minutes, immobile, reprenant peu à peu son souffle.

Je réalise alors que mon caleçon est tout poisseux. J’ai, moi aussi, éjaculé à la simple vue de la jouissance bruyamment extériorisée de Camille. Je prends conscience que durant toute cette scène, je me suis identifié à cet homme dans le ventre de Camille, que je partageais ses sensations. J’étais lui durant tous ces instants, comme si c’était moi qui la baisais, qui l’amenais à la jouissance !
La caméra, elle, tourne toujours.

Quand il a repris son souffle, l’homme se retire et se lève. Il s’approche du visage de Camille et introduit son membre gluant entre ses lèvres, lui demandant de le nettoyer. Camille s’exécute alors, sans beaucoup de réticence à mon sens. Et je vois l’homme retrouver peu à peu sa vigueur sous les caresses virevoltantes de cette langue habile. Il est vrai que maintenant Camille est devenue une experte de cet exercice

Puis, sans rien nous épargner, la caméra nous montre tout aussi complaisamment la scène de sodomie. Nous voyons l’homme « ramoner » le cul de Camille, ses bourses venant, à chaque poussée, cogner les fesses. Et Camille participer activement, se poussant au devant de lui, l’accueillant tout entier en ahanant.

Elle jouit de cette possession et recommence à crier son plaisir, d’une voix rauque, jusqu’à l’orgasme. L’homme continue quelques instants encore puis il éjacule tout au fond du rectum de Camille. Ils restent quelques minutes sans plus bouger.

Ensuite, il se retire. La caméra cadre son sexe rougi, toujours imposant et encore à demi érigé avec le gland où perle encore une goutte de sperme. Puis elle revient se fixer longuement sur Camille, le cul souillé, toujours offert. Il n’est pas encore complètement refermé et un mince filet blanchâtre y est visible à l’entrée.
La vision en gros plan de ses orifices s’élargit ensuite à tout son corps. Puis, après un long panoramique de son corps abandonné, l’image s’assombrit, en un fondu au noir...

La cassette défile quelques instants, puis Maître Alex apparaît, souriant :

« J’espère que cette petite vidéo « live »vous a plu, surtout à toi, Claude ! Ainsi tu as pu voir, comme tu le désirais, combien ton amie était obéissante et plus que docile. Je dirais qu’elle s’est montrée même plutôt… coopérative ! Oui, c’est ça : coopérative ! Mais tu t’en doutais sans doute, depuis hier soir ! Quant à toi, Camille, inutile de te demander si tu as aimé cette petite séance ! Tu nous as assez manifesté ton… enthousiasme durant toute cette soirée. Est-ce la contrainte imposée, bien relative, ou la pensée de pouvoir tromper Claude impunément qui t’a amenée à te dépasser ainsi ? Il faudra que tu nous dises cela en détail, de vive voix.

« Vous avez pu ainsi appréhender une petite facette de la soumission, la plus accessible. Beaucoup d’autres aspects vous restent encore à découvrir. Il est infiniment plus facile et plus rapide de soumettre les corps que les esprits, nettement plus rebelles. Pour moi, cette petite sauterie m’a permis de faire plaisir à un ami. Vous avez pu vous rendre compte qu’il était, tout à la fois, un bel étalon et un parfait cavalier ! Il a d’ailleurs été enchanté de pouvoir monter une telle pouliche, si allante, si peu rétive ! Et il vous est particulièrement reconnaissant : d’abord de la parfaite disponibilité de Camille ; et aussi de la grande ouverture d’esprit montrée par Claude à cette occasion ! Il serait d’ailleurs tout à fait prêt à approfondir une relation commencée sous de si bons hospices ! Nous aurons l’occasion d’en reparler sans doute bientôt.
Car je vous attends, dès la semaine prochaine, n’est-ce pas ? Sans faute ! Nous pourrons approfondir vos premières connaissances. Il vous reste beaucoup de choses à découvrir encore. Et ne soyez pas en retard, cette fois ! Vous avez déjà une punition en attente pour cette faute-là. Songez-y ! … A bientôt ! »

Puis l’image disparaît et la neige envahit l’écran noir.

« Eh bien, qu’en penses-tu ? demande Camille. Ce n’était pas trop dur pour toi ?

— Si ! Comment as-tu pu te soumettre si facilement ? Tu y as pris plaisir j’ai vu…

— Oui, j’y ai pris plaisir ! Je ne pouvais rien faire ! Que voulais-tu donc que je fasse ?

— Je ne sais pas moi…

— J’étais soumise, forcée de m’abandonner à la volonté d’un Maître qui décidait pour moi, qui disposait de moi à sa guise. Et j’étais heureuse de le faire, c’est vrai ! J’avais abdiqué toute volonté personnelle, j’ai obéi, je ne me suis pas rebellée. Je croyais que ce serait lui qui me prendrait, que ce serait lui que je recevrais en moi… Mais il en avait décidé autrement : il était le Maître et il a voulu que je vive autre chose que ce que j’attendais, que ce que j’avais pu imaginer.

— Alors, ça t’a plu…

— Oui. J’ai adoré ce jeu de soumission, ces sensations de honte et d’impuissance. Et, tu sais, je voudrais bien y jouer aussi avec toi : je serais soumise parfois, et d’autres fois c’est moi qui serais la maîtresse exigeante à qui tu devrais obéir. Qu’en dis-tu ?

— Je ne sais pas... Si tu veux, ... on peut essayer…

— Oh oui ! …Essayons ! Et tu sais ce que je voudrais maintenant, tout de suite ?

— Non,… dis-moi.

— Je crois bien que j’ai mérité une punition pour avoir autant pris de plaisir hier soir. Je voudrais être corrigée pour ça ! Fais-le !

— … Que je te corrige ?

— Oui, que tu m’attaches, que tu me fouettes. Je suis ta soumise… que tu vas punir !

— Mais je ne sais pas ! Et puis, je n’ai rien pour cela !

— Oh si ! Les ceintures de mon peignoir et de ton pantalon ! Elles suffiront bien ! »

Elle se lève, ôte la ceinture de son peignoir, laisse glisser celui-ci à terre et me tend ses mains à lier. Ensuite elle va jusqu’à la table s’y s’appuyer, nue, les jambes écartées, les fesses ouvertes et offertes. Quel tableau somptueux elle m’offre, courbée ainsi ! Je quitte lentement mon pantalon et mon boxer maculé. Je fais coulisser ma ceinture dans les passants et j’enroule la boucle autour de ma main. Au chuintement du cuir sur le tissu, elle tourne la tête vers moi : « Vas-y ! » dit-elle. J’hésite. Je gagne du temps en caressant son dos avec le cuir, puis je le fais glisser en remontant entre ses fesses. Plusieurs fois. Elle frissonne à chaque passage, attendant le premier coup.

« Allez ! Mais vas-y donc ! dit-elle, impatiemment. Je t’ai trompé, j’ai joui sans toi. Et j’ai aimé ça ! Punis-moi maintenant ! »
Alors levant le bras, je frappai. Elle tressaillit et poussa un cri de surprise. De nouveau je cinglai ses fesses. Timidement au début, puis de plus en plus fort, avec plus d’assurance, à mesure que ses fesses et ses cuisses rougissaient. Je me rendis compte que je prenais beaucoup de plaisir à la corriger, à la marquer. Je sentais mon sexe reprendre vie, regonfler et se redresser une nouvelle fois. Bientôt les gémissements de Camille accompagnèrent chaque coup, puis les larmes se mirent à couler sur ses joues. Mais jamais elle ne demanda grâce ni ne se déroba.

Enfin je lâchai ma ceinture. Hors de moi, je m’enfonçai violemment dans ses reins en écartant ses fesses rougies et zébrées. Elle cria sous la soudaineté de mon invasion. Solidement accroché à ses hanches, je me mis à aller et venir, à la labourer de plus en plus vite, de plus en plus profondément. J’étais déchaîné. Après l’avoir marquée à l’extérieur, je voulais maintenant imprimer aussi ma marque à l’intérieur de son corps, effacer la trace de l’autre homme. Mon sexe reprenait possession d’elle, marquait à nouveau mon territoire et effaçait toute trace étrangère en elle. Elle était mienne de nouveau...

... Et le plaisir, presque douloureux, monta, monta en moi, irrépressible. Je ne me retins pas. Sans me préoccuper d’elle, les doigts incrustés dans sa chair, d’une crispation douloureuse au bas du ventre, j’expulsai dans un cri, tout au fond de son cul brûlant et marbré de coups, les dernières gouttes de sperme dont je pus l’honorer. Puis je m’affalai sur son dos, haletant et épuisé. Vidé, mais apaisé.

Elle tourna la tête vers moi, sourit et, à travers ses larmes, dit doucement :

« On ira chez Maître Alex la semaine prochaine, n’est-ce pas chéri ? »



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Commentaires

mercredi 24 novembre 2010 à 11h54

Superbe récit

Vite la suite