2 La séance

mercredi 1er juillet 2015
par  Sybille
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Elle se relève, complètement frustrée. Elle le suit malgré elle, elle sait bien que protester ne sert à rien, voire empire les choses. Au salon, il a posé sur le canapé les vêtements qu’elle devra porter. Car si elle est libre de porter ce qu’elle veut dans la vie de tous les jours, lorsqu’elle est avec lui, il décide. Et si elle aime son confort, il aime sa féminité. Elle enfile donc une jupe assez courte, noire, légèrement évasée. Des bas noirs, qui lui vont parfaitement. Un petit haut gris perle, qui la moule comme une seconde peau et qui fait ressortir d’une manière totalement indécente ses tétons. Il a parfaitement choisi ! Comme elle va détester les regards qui vont se poser sur elle... et lui va adorer sentir sa gêne.

Elle est soulagée du froid qui sévit dehors, il lui permet de mettre son manteau et de cacher sa poitrine au regard des autres, du moins pour le trajet jusqu’au restaurant. C’est un répit qui la soulage. Mais au moment de sortir, elle se rend compte que ce froid qui cache le haut de son corps, s’insinue bien malgré elle en bas, caressant de sa sourde morsure les chairs malmenées qui sont serrées dans leur cocon de latex. Le contraste entre sa chaleur bien entretenue juste avant, et l’air glacial lui provoque un frisson qu’elle ne peut cacher. Son petit sourire à lui, toujours accroché à ses lèvres, lui montre qu’il y avait parfaitement pensé.

Et parce que sa maison ne se trouve pas très loin du restaurant, ils s’y rendent à pied. Après dix minutes de marche qu’elle aurait bien aimé plus rapide, ce tourment se stoppe enfin lorsqu’ils pénètrent dans le restaurant. Très gentleman, il la débarrasse de son manteau à l’entrée, et elle doit faire tous ces pas jusqu’à leur table, elle n’ose regarder personne, ni le serveur, ni les clients. Elle baisse les yeux et son regard tombe sur sa poitrine incachable...

Il la fait s’asseoir face à la salle, elle se sent vraiment mal à l’aise. Pourtant si elle veut surmonter cette soirée, elle doit dépasser cela. Alors, elle plante son regard dans celui de son amant, et, presque malgré elle, redresse le buste. Le petit sourire en coin qui lui fait face la soulage de son audace, elle est belle, tout le monde peut le voir.

Elle fait abstraction de la salle pour se concentrer sur lui, parce qu’à ce moment, rien d’autre ne compte. Il lui a imposé cette petite exhibition, elle se laisse faire... comme si elle avait le choix.

Ils se font servir à boire, commandent également une bouteille d’eau.

– Ma chérie, la bouteille est pour toi, tu va la boire entièrement avant que l’on arrive au dessert.

Elle le regarde d’air mauvais, comme si elle ne savait pas ce qu’il avait en tête.

Mais, à la fin du repas, alors qu’elle se tortille sur sa chaise et commence à se lever :

– Tu ne penses pas à détruire mon œuvre quand même ? interdiction d’aller aux toilettes, c’est moi qui enlèverai ta culotte.

Elle commence à paniquer, se retenir va être trop dur, il ne se rend pas compte. Ils n’ont pas encore commandé le dessert et elle sent qu’elle va se faire dessus si elle attend plus longtemps. Impossible... en public... Il continue en parlant d’autre chose, mais elle n’écoute plus, elle le voit faire signe au serveur qui prend leur commande, et elle comprend qu’elle ne pourra pas tenir. Si encore ils avaient passé le dessert et étaient rentrés de suite. Mais là... alors, sans un regard, elle se lève et se dirige vers les toilettes. S’exposant d’ailleurs aux regards des autres, mais tellement obnubilée par son envie pressante qu’elle en fait abstraction. Tour de force dont elle ne se saurait cru capable !

Lorsqu’enfin elle peut s’enfermer dans la cabine, elle défait les liens comme elle peut, elle n’a pas le temps d’être délicate. Elle passe à deux doigts de mouiller le shorty, mais peut enfin libérer sa vessie. Le soulagement qui l’accompagne se teinte de l’appréhension des conséquences de sa conduite. Elle sait qu’une flagrante désobéissance comme celle-ci ne restera pas impunie...

Elle s’essuie, replace comme elle le peut sa chatte dans le trou du shorty, ce n’est pas ce bref moment de répit qui l’a dégonflée, et son clitoris est toujours retenu par l’élastique. Elle ressert les liens, c’est douloureux, ça fait trop longtemps qu’elle les porte. Elle touche rapidement ses mamelons, ils souffrent aussi, elle veut que cette épreuve se termine. Elle prend tout son temps pour sortir des toilettes, se lave les mains, se recoiffe. Elle s’observe dans le miroir, se demande ce que les gens peuvent penser d’elle.

Lorsqu’elle reparait dans la salle du restaurant, son cœur bat fort. Elle se rassoit à table, il ne dit rien. Les desserts ont été servis mais elle n’a plus d’appétit. Ses craintes montent en flèche.

Alors qu’il la voit reparaitre après s’être rendue aux toilettes, une petite satisfaction intérieure résonne en lui. Quel meilleur moyen avait-il de l’obliger à traverser la salle deux fois ? de plus, le prétexte d’une punition à infliger n’est pas pour lui déplaire. Il la voit se tordre de nouveau sur sa chaise, pas pour les mêmes raisons cette fois. Il s’oblige à ne pas la regarder, il est sensé être déçu par sa désobéissance. Il finit bien vite son repas, il a hâte de continuer.

Lorsqu’il se lève, elle suit son mouvement, ils sortent, retournent en silence à la maison. La morsure du froid se fait de nouveau sentir. Il l’ignore toujours, ça lui fait de la peine. Elle a envie de lui dire qu’elle ne pouvait faire autrement, qu’il l’a obligée à agir ainsi. Mais elle se tait.

Arrivés à l’intérieur, elle se presse contre lui, tente de lui arracher un baiser. Elle ne supporte pas sa distance, elle a besoin d’être rassurée.

Il l’écarte de lui presque brusquement :

– C’est ainsi que tu t’excuses de ton comportement ? Tu as de ton plein gré désobéit à un ordre direct que je t’avais donné, et maintenant tu espères quoi ? Que je te pardonne ?

Il la saisit brutalement par un bras et la ramène dans la chambre. Il la déshabille sans ménagement, elle ne comprend plus rien. Ne restent que les sous-vêtements qu’il lui a fait porter. Il les lui enlève aussi brutalement, elle pousse un hoquet de surprise quand chaque morceau de chair comprimée s’étire et se libère brusquement. Il saisit le plug dans son anus, elle en avait presque oublié la présence. Il l’arrache et elle crie, le passage est forcé. Il la pousse sur le lit, l’attache comme précédemment.

– Tu mérites une punition.

Il commence par mordiller ses tétons, ils lui font toujours mal, mais elle ressent également une pointe de plaisir. Il descend vers sa chatte, tire fort sur l’élastique toujours en place là, et douleur et plaisir la traverse en un instant. Il se dit qu’il va falloir faire attention s’il ne veut pas la faire basculer, après tout, il est sensé la punir. Elle pense très clairement la même chose et se demande quand les choses vont se corser. Il délaisse son clitoris, et commence à entrer deux doigts dans sa chatte. Ils deviennent vite trois puis quatre, et lorsqu’il commence à mettre son pouce, il sent une résistance. Elle est surexcitée par ses caresses, mais alors qu’elle comprend qu’il va essayer de faire entrer complètement sa main, elle est prise d’une légère frayeur. Jamais il n’a fait cela, et elle n’est pas sûre d’en être capable. Déjà, elle sent la douleur alors qu’il tourne et retourne ses doigts. Il immisce son pouce, il sent bien l’obstacle, tente de forcer un peu plus mais il reste toujours là. Alors, il penche sa tête et saisit son clitoris entre ses dents. Il joue avec, l’aspire, et sent la lubrification de son vagin décupler en même temps qu’il voit son corps qui se tend, la tête basculée en arrière. Il arrête un instant son manège et en profite pour enfoncer sa main entièrement. Il la voit disparaître dans son corps, il est ravi d’avoir pu y parvenir, ça faisait un moment qu’il y songeait. Alors qu’il tourne légèrement dans son vagin, savourant les sensations que cela lui procure aussi, il la sent se tendre et être parcourue d’un orgasme dévastateur. Il reste dedans le temps qu’il dure, puis finit par retirer sa main dégoulinante.

Elle est sans voix, elle ne pensait pas que sa main dans son vagin pourrait lui procurer autant de plaisir. Elle le regarde, les paupières mi-closes, elle est épuisée, heureuse.

– Bon, je ne suis pas sûr que c’était une punition ça, déclare-t-il tout en la détachant.

Elle se déplace dans le lit, s’allonge sur le côté alors qu’il s’installe dans son dos.

– En plus, tu me laisses avec ça en plan, dit-il en collant sa queue durcie contre son dos. Mais j’ai une bonne idée de comment tu pourrais me soulager.

Elle commence à se retourner, pensant qu’il veut qu’elle le reprenne en bouche. Mais il l’en dissuade, il dirige sa queue vers son bas ventre qu’elle lui tend, elle serait ravie qu’il lui fasse l’amour... mais il remonte tout doucement vers son cul. Elle a une petite crispation qui ne lui échappe pas.

– Quoi, tu penses qu’après ce que je viens de te faire, je vais mettre ma bite dans ta chatte distendue ? Alors que j’ai ton cul tout serré qui m’attend. Et puis n’oublie pas que tu n’as pas vraiment eu de punition.

Il s’insère doucement, ce n’est guère difficile car le plug a bien préparé son cul. Il se retire, poursuit ses va- et-vient aussi longtemps que son excitation le lui permet. Il en profite pour malaxer ses seins, il a envie de les étirer encore plus, les tétons ont déjà commencé à reprendre leur taille normale. Il ne s’attarde pas trop sur sa chatte, elle a reçu son content d’attention un peu plus tôt. Elle gémit, la lubrification de son cul ne se fait pas vraiment, et elle a déjà joui, elle n’arrive pas à retrouver l’excitation d’un peu plus tôt, mais elle sait que c’est son tour à lui, il lui a plus que prouvé tout à l’heure pourquoi elle était là. Il la fait mettre à quatre pattes afin de profiter de la vue, il se repait de son sexe qui entre et sort de son petit cul rond, il se dit qu’il aimerait bien mettre la main ici aussi, mais ce sera pour plus tard. Chaque chose en son temps. Quand enfin il sent qu’il va éjaculer, il se retire et répand son sperme sur son dos, ses fesses, son trou du cul ouvert. Il laisse tomber une petite claque sur ses fesses, mais il n’est plus d’humeur maintenant, il va la laisser se reposer, et lui aussi d’ailleurs.

Ils s’endorment, elle tournée vers le bord du lit, lui tourné vers elle...

Le lendemain, ils savourent la journée en la compagnie l’un de l’autre. Il n’a rien prévu de particulier pour ce dimanche, mais ils profitent chacun du corps de l’autre. Elle va s’en aller dans l’après-midi, avec les souvenirs de sa séance et cette fois, pas de marque à cacher. Il est toujours un peu déçu qu’elle ne veuille pas céder complètement à lui, quitter les siens pour venir vivre avec lui, alors qu’il comprend très bien qu’elle ne sera pas heureuse sans lui. Que ses penchants ne disparaitront pas parce qu’elle les a fait taire un instant. Il l’a pour ces quelques moments, mais il la veut terriblement pour plus. Seulement, c’est elle qui garde le contrôle, même si elle n’en a pas conscience, même si elle se soumet...

Alors qu’approche le moment où elle doit partir...

– Ma chérie, tu sais que tu n’as pas vraiment eu de punition pour ton comportement d’hier ?

– Quoi ? mais je croyais qu’hier soir...

– Parce que pour toi, une jouissance c’est une punition ?

– Non, mais...

Il la conduit dans la chambre. Il rumine ça depuis la veille.

– Les sous-vêtements d’hier, je te les offre, tu vas les ramener chez toi.

– Ah, merci...

– Non, tu ne les mets pas dans ta valise.

– Quoi ? Mais...

Puis elle comprend... elle lui lance un regard effaré, ses yeux lui disent qu’elle ne peut pas... il la déshabille doucement, lui fait enfiler le latex, tire sur les tétons, la chatte, les fait ressortir avant de les comprimer avec les liens. L’effet n’est pas aussi impressionnant qu’après aspiration des chairs, mais la tension est bien présente, et elle ne va que s’accentuer, d’autant que le trajet pour rentrer est long. Il l’aide à remettre ses vêtements, ils ne sont pas aussi moulants que ceux de la veille, mais on distingue quand même les tétons qui pointent. Elle porte de plus un jeans moulant qui vient se coller dans son entrejambe, provoquant une sensation presque désagréable lorsque les muqueuses se frottent au tissu rêche. Elle l’a cherché, pense-t-il en remarquant son malaise. Mais elle ne dit rien, elle accepte de porter son costume, et de s’en aller avec. Il tire une certaine satisfaction à penser qu’elle rentrera chez elle avec cet attirail, qu’elle devra se retrouver seule pour l’enlever, faire de son mieux pour éviter que son mari ne tombe sur elle à ce moment, ne voit ensuite les tétons pointants et la chatte rougie... et puis tout ce trajet en ayant ce rappel constant de sa présence... peut-être qu’il lui demandera de revenir avec quand elle reviendra.

Sur le pas de la porte, il glisse ses doigts sous son t-shirt et caresse les mamelons.

Elle soupire. Elle reviendra – elle revient toujours.

– Merci, lui souffle-t-elle.

PRECEDENT ............................................ A SUIVRE



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Commentaires

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jeudi 2 juillet 2015 à 19h01 - par  Henic

Heureusement qu’elle reste avec sa famille : comment pourrait-elle retrouver de telles sensations si elle était en permanence avec lui ?
La délicate perversité de son maître est bien contée, cette histoire est bien agréable à lire et à se représenter.
Henic

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