L’anniversaire de SAE

le journal d’une call girl
vendredi 13 septembre 2013
par  Monsieur de Valmont
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Un matin de novembre Valérie reçoit un coup de téléphone d’un nouveau client. L’homme demande les services d’une de ses filles, peut être sa préférée, il ne le sait pas lui-même, mais une des plus anciennes de la maison...
Il demande s’il peut consulter sa fiche par Internet. Elle lui communique la page à visiter. Après quelques minutes de silence du demandeur, celui-ci confirme son choix. C’est bien elle qu’il désire. Une grande fille rousse toute en finesse et beauté.
Il demande à vérifier ses pratiques, surtout si elle accepte le suivi de scénario précis, si elle est fiable.
Valérie n’est pas surprise. Les demandes précises affluent et les filles s’adaptent aux goûts de chaque.
Là, le client ne désire qu’une chose bien précise :
Il veut conserver un anonymat total. C’est une première pour lui et ne veut surtout pas que sa femme soit au courant d’une façon ou d’une autre.
La fille devra suivre un protocole précis...
L’homme donne la date précise du rendez vous...
Cela tombe mal, c’est le jour de l’anniversaire de la fille... L’inconnu insiste pour l’avoir elle ce jour là... Il est prêt à offrir 50% de plus pour avoir la garantie de l’obtenir disponible et convainc Valérie de persuader la belle de se rendre disponible...
Après un moment d’hésitation Valérie enregistre la demande et appelle la call-girl. Elle lui explique les conditions financières, mais surtout s’inquiète pour la date...
La call-girl est effectivement embêtée pour son anniversaire mais son amant est obligé de se rendre à l’étranger pour cette date régler une affaire de succession de famille en Autriche.
Et puis tant pis, son amant qu’elle adore n’étant pas là ces jours là et lui promettant une belle surprise pour son retour les copines viendront fêter son anniversaire plus tard.
Le jour dit, Saé, c’est son nom de travail passe à l’agence prendre une enveloppe épaisse avec un objet mystérieux et la liste des consignes déposée plus tôt par le client...
Les conditions sont précises et intangibles. Celui-ci souhaite qu’elle l’attende dans la chambre d’un charmant hôtel où elle a ses habitudes, nue, avec juste cette cagoule de cuir présente dans l’enveloppe qui lui masquera totalement les yeux...
Elle se devra d’être cette nuit là sa poupée. Il l’habillera selon ses désirs. Aucun mot ne devra être prononcé. Elle ne devra que suivre les désirs du client, être passive en particulier, désirs complets semble t’il...
Le scénario stipule que l’homme s’absentera une partie de la nuit pour finir de consommer au petit matin...
Saé pense qu’il s’agit d’un joueur de poker qui prend du bon temps et ira à sa partie et reviendra la mise empochée...
Avant l’heure dite, Saé se présente à l’hôtel, retire la clé au portier qui lui sourit d’un air entendu, et monte se préparer comme convenu. Enfiler cette cagoule ne fut pas une mince affaire, neuve et surtout, très insonorisée, un voile devant la bouche et les narines filtre l’air. Elle serre la tête au point d’empêcher tous les mouvements de mâchoire, de pouvoir s’exprimer l’ouverture suffisante dans le voile permet l’introduction d’un sexe ou d’embrasser..
Étrangement cette cagoule tombe parfaitement à sa taille et Saé après avoir tâtonné réussi un positionnement parfait. Surtout que depuis quelques temps son amant l’initie fortement aux choses bdsm, elle se sent alors en confiance, dans un univers familier...
Après une attente interminable, du moins lui semble t’elle, elle détecte une présence, elle essaie d’en déterminer la nature mais impossible la cagoule est trop étanche, les bruits ne passent pas ou trop feutrés, le parfum aussi pourrait peut être lui donner un indice mais non, le cuir dégage de fortes effluves de tannage frais.
Elle perd ses repères...
La main qui se pose sur son épaule la fait sursauter, elle n’a pas perçu le mouvement de l’air autour d’elle. Mais surtout ce n’est pas une main naturelle. Un gant très fin de tissu, sans doute de la soie mais un gant qui se pose sur elle... Où est elle tombé, un nouvel épisode de la cave ? Un pervers psychopathe ? Elle voit défiler devant ses yeux clos sa vie, voit sa dernière heure arriver, repense à son fils chéri, à son nouvel amant depuis six mois … un voisin en fait de sa résidence française. Un homme qu’elle aurait peut être aimé rencontrer plus tôt. Mais là, elle est entre les mains d’un pervers, et avec ses gants personne ne le retrouverait…
Un malade mental, sans doute, mais la main se fait aussitôt douce caressante comme si il avait compris l’angoisse naissante. Elle calme sa respiration, reprend des bouffées d’air au travers du voile de la cagoule...
Les mains virevoltent sur son corps dénudé, caressant ses tétons déjà dressés, empoignant ses seins trop petits selon elle mais qui font son charme selon ses clients, trop habitués aux filles refaites et rectifiées. Saé voit son corps commencer à lui échapper...
Les doigts se révèlent inquisiteurs, diaboliques Saé frissonne à tout va. Les mains se posent sur les épaules profitent pour la relaxer puis un collier se pose autour de son cou, elle sent une sorte de ras du cou comme au XIX siècle emprisonner sa gorge.
Les caresses reprennent. Ce client est bizarre par son silence mais doux et agréable...
Enfin les doigts s’intéressent à sa fente, qui s’épanche d’un coup sur la main soyeuse... Saé se surprend à couler comme une fontaine...
L’homme joue avec les nymphes, la fente, le bouton. Saé manque de tomber en avant au premier orgasme... Les bras la retiennent, des bras recouverts d’un tissu doux similaire à la peau de chamois...
L’homme repositionne Saé, lui enfile des bas, des chaussures qui cambre fortement le pied.
Il joue bien à la poupée avec elle... Un japonais sans doute fan de petites filles en écolières ? Elle a déjà eu affaire à des japonais, totalement silencieux entre deux conciliabules à voix très basse et qui l’ont baisée à tour de rôle dans un religieux silence…
A chaque ajout de tenue, elle subit de nouveaux assauts sensuels, longs réfléchis. Elle se détend et profite. Elle qui depuis qu’elle a commencé son métier de call-girl s’est épanouie à guider l’homme vers ses désirs les plus profonds, là elle est manipulée. Une sorte de retour.
L’homme prend son temps... Elle sent par l’effleurement des tissus la virilité se tendre.
L’homme lui passe une guêpière, attache les bas aux jarretelles, resserre, ajuste l’ensemble d’une main assurée…
Il pousse Saé à se cambrer en avant sur la petite table basse au pied du lit, sans délicatesse cette fois. La position Saé la vit dans le noir de sa cagoule. Elle sait que l’assaut approche et que son client va prendre son du. Le vit turgescent s’introduit en elle, ouvre son vagin, évolue en rapides va et vient.
Sans aucune attention se retire et force l’anus dans une sodomie virile et sans complexe... Saé réagit d’autant bien que depuis de nombreux mois elle aime ces assauts virils, sûr d’eux. Son esprit participe et lui facilite l’accès aux sensations. Bien lubrifié par sa cyprine, le sexe entre et le muscle anal se rend sans effort. Elle doit puiser néanmoins dans ses réserves d’air pour supporter l’imparable intromission... une fois les reins acquis à son membre l’homme joue avec le petit œillet, caresse le clito, fouille l’orée du vagin de ses doigts toujours gantés.
Saé part d’un coup, croyant voir passer un flash devant ses yeux... Pourtant elle est toujours sous le noir de la cagoule, elle bat l’air des bras et hurle sa jouissance au travers de la cagoule d’un râle long et puissant…
L’homme se retire, introduit dans l’orifice libéré un long sexe factice en matériaux semi souple, qu’il attache à la guêpière par de fins liens...
Le manège reprend cette fois par le vagin, une seconde fois l’homme s’introduit en elle et la lime sauvagement. Godée profondément Saé n’a plus les mêmes perceptions. Elle tremble, éructe gémit... Elle perd tout contrôle d’elle, oublie son angoisse de début. Elle n’est plus la pute (comme elle aime le dire elle-même) mais une femme baisée et jouissante. Elle n’est plus qu’un pantin à la merci du client, elle n’a plus son self Control.
L’homme cette fois se vide en elle, le membre de plastique associée aux chairs du sexe transmet des sensations décuplées...
Il se retire, glisse de suite un nouveau sexe factice en elle, l’attache de la même façon à la guêpière...
Harnachée des deux sexes en elle, elle sent qu’il s’éloigne. Un très léger claquement, la porte se referme un petit buzz vibre dans l’air de la pièce...
Elle sent sont fondement vibrer puis plus rien. Méconnaissante de toutes les perversions techniques, elle a toujours privilégié le naturel, elle imagine sans doute son corps crispé réagir.
Un nouveau buzz et son vagin subit une longue onde en lui...
Saé comprend que l’homme lui a légué des plugs vibrants dans les orifices. Les vibrations se répètent de façon aléatoire. Devant, puis derrière, en même temps à contretemps... Saé va devenir folle, voudrait retirer ses choses avant qu’elle n’en puisse plus... Mais non s’il revient il va se fâcher.
Elle doit attendre... Insoumise est elle, mais ses clients ont leurs droits.
Au petit matin, elle somnole par intermittence au gré des vibrations en elle, elle a fini par sombrer dans un demi-coma de plaisir mais toujours frustrant, les vibrations sont insuffisantes pour déclencher le plaisir final...
Décidée après le constat qu’il n’est pas revenu, elle finit par retirer seule la cagoule, le visage trempé de sueur...
Elle trouve le lit fait non touché...
Elle va pour se débarrasser des sexes factices qui vibrent doucement en elle mais là elle découvre un diabolique système de petits câbles de nylon tressé et de petits cadenas impossibles à retirer par elle-même sans couper les fils…
Un miroir se dresse devant elle, miroir n’y était pas là la veille. Elle découvre une Saé en guêpière de cuir, des Louboutin aux pieds, un superbe collier en cuir et perles au cou... Il ne déplairait pas à son compagnon très fétichiste en plus d’être très élégant... Elle se trouve belle et s’aime ainsi. Le client a de drôle de façons mais de très bons goûts. Sur le miroir, un mot collé sur un joli parchemin :
GARDEZ TOUT SI JE NE SUIS PAS REVENU... POUR LA PEINE
Il n’y a pas d’autres solutions que de tout garder car elle ne peut ni retirer les godes, ni la guêpière astucieusement retenue par les petits filins aux godes, une Catanzaro de cuir tressée finement qu’il serait dommage d’abîmer...
Elle enfile son manteau, reprend ses propres affaires et fonce dans sa maison Genevoise toute proche.
Stupeur en arrivant, enfin si elle peut dire cela, la voiture bleue de son amant est là... Il est rentré plus tôt que prévu .Elle vit ça comme un signe des plus positifs. Il va l’aider dans le retrait de son originale tenue.
Elle ne va pas aller chercher des outils pour couper bêtement les fils. La situation va faire rire son amant, lui qui aime qu’elle lui raconte les fantasmes des clients... Et puis il n’était pas là pour son anniversaire...
A t’elle à peine franchie le seuil de la maison que les petits monstres en elle semblent vibrer plus rapidement...
Elle va finir par défaillir...
Elle accélère le pas pour retrouver son amant sans doute couché dans la chambre qu’ils utilisent lorsqu’ils sont ici ensemble...
En accélérant le pas les godes vibrent encore plus vite...
Elle commence à peiner pour atteindre la chambre... Y parvient de justesse, pousse la porte pensant le trouver endormi pour la sauver, en même temps l’orgasme guette.
Personne dans le lit, mais juste dans la lueur blafarde elle distingue une grosse enveloppe posée sur l’oreiller... Une sorte de parchemin aussi... Elle croit être dans un état second, elle l’ouvre, tire le mot qui y est rédigé, découvre la même typo qu’a l’hôtel...
MERCI DE M’AVOIR TOUT RAPPORTE J’AVAIS PEUR D’EN AVOIR LAISSER A L’HOTEL...
Non crie-t’elle, elle vient de comprendre, une main gantée, une veste en chamois, une bouche connue se pose sur elle au moment où les godes vibrent au maximum et lui provoquent un orgasme imparable...
Bon anniversaire ma petite pute adorée....

(Ce récit particulier s’inscrit dans une longue histoire, à venir...)

Saé


Sexy avenue


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Commentaires

Logo de Crabou
dimanche 15 septembre 2013 à 19h08 - par  Crabou

J’aime beaucoup l’esprit jeu de ce récit.
Je lirai la suite avec plaisir puisque vous annoncez qu’il s’agit d’une série

Logo de henic
dimanche 15 septembre 2013 à 16h09 - par  henic

"Déclic pour le 26" laissait un goût d’inachevé. En tout cas, merci à Monsieur de Valmont de revenir avec un nouveau récit : le précédent fut passionnant !

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