MII

itinéraire
mardi 24 février 2009
par  lahoule
popularité : 1%
1 vote

EPISODE 1

18 h 00. La cloche sonne. MII vient de terminer sa journée d’école, la dernière de l’année scolaire. Insouciante, elle rentre chez elle en faisant du lèche vitrines dans les magasins de sous-vêtements qu’elle connaît. Elle ne remarque pas l’homme qui l’observe, qui la suit en catimini, avec visiblement une idée derrière la tête.

— Que va-t-il se passer de ces deux longs mois de vacances avec mon amant ?

Des voyages sont promis dans des coins retirés où ils seront seuls et pourront à loisir s’aimer. Mais hélas pas tout de suite, puisqu’il est loin pour au moins une semaine.

L’homme, une nouvelle fois admire sa silhouette. C’est un de ses plaisirs depuis plusieurs jours. La suivre à son insu. Il ne cesse de fantasmer sur le galbe de ses jambes gainées des bas les plus fins, et sur sa chute de reins et ses fesses qu’il adore, tellement il les a contemplées durant ses longues heures à la suivre. Il se remémore tout ce qu’il a appris sur elle depuis qu’il la possède en s’introduisant dans ses secrets.

De retour à la maison, ce soir-là, MII dîne légèrement d’une salade composée et d’un yogourt, parce que son amant n’est pas là pour lui faire une de ces fêtes dont ils sont maintenant coutumiers. Elle devra patienter plusieurs jours, s’habituer à l’absence, à la solitude de son lit, au manque de son corps, de ses mains, toujours en contact avec sa peau lorsqu’ils dorment, à sentir aussi l’absence de sa queue dans son antre. Elle regarde un film à la télévision qui ne la passionne pas vraiment. Elle prend une douche en se caressant tellement le souvenir de leur dernière étreinte avant son départ est encore fort dans son sexe. Le trouble ne tarde pas à prendre l’ascenseur. Cependant, encore fatiguée, mais avec ’âme à la vagabondance érotique, elle s’endort presque instantanément.

L’homme, lui, a d’autres projets.

Il suit l’évolution de la soirée de MII depuis le restaurant situé en face où il a pris un solide repas. La nuit va être longue. Quand les lumières s’éteignent, le serveur lui apporte son dessert. Il commande une dernière boisson. Une demi-heure plus tard, il règle son addition, marche dans le quartier quelques minutes. L’orage qui couve depuis la fin de l’après midi éclate enfin. Il décide qu’il est temps de passer à l’action. Les sens en éveil, il monte lentement l’escalier, écoutant, analysant chaque bruit. Arrivé au 2ème et dernier étage, il tire une sorte de passe de sa poche et le tourne le plus légèrement possible.

Il entrebâille la porte et se faufile à l’intérieur de l’appartement. Il est à l’entrée de la chambre de sa promise. Elle dort profondément malgré l’orage, signe de sa grande fatigue. C’est d’autant mieux pour lui. Il dépose son sac sur une chaise et se dirige vers le lit. MII dort uniquement recouverte d’un drap de satin blanc. L’homme le soulève délicatement et le tire vers le pied du lit. Ce mouvement est si lent que MII ne bouge pas. Il admire ce corps somptueux vêtu d’une nuisette de soie noire. Son émotion commence à former une protubérance caractéristique sous ses pantalons. Il reste ainsi de longues minutes avant de risquer une main sur le genou droit de MII. Il remarque que la coquine a gardé ses bas, sans doute en signe de rappel érotique. Sa main glisse alors vers son bassin. A mi-distance, MII a soudain un léger gémissement. L’homme retire alors rapidement sa main comme s’il venait de se brûler. Son cœur bat contre sa poitrine.

Va-t-elle se réveiller ? Non, mais cela lui sert d’avertissement, il décide de prendre quelques précautions. De son sac, il extirpe deux paires de bracelets. Il fixe la première au montant du lit, la laissant pendre ; il fait le tour et fixe la seconde de la même façon.

MII dort avec le bras gauche replié au-dessus de sa tête et donc tout près des bracelets. Avec une douceur dont il ne se savait pas capable, il prend le poignet, le déplace légèrement, l’emprisonne lentement dans le bracelet et repose le bras. La situation est sous son contrôle. A sa grande surprise, il parvient à sangler MII une deuxième fois sans qu’elle ne s’éveille. Il observe sa proie, ainsi soumise, à sa merci, imaginant tout ce qu’il pourra lui faire.

Onze heures sonnent au clocher de l’église toute proche. L’orage a cessé et les nuages sont dispersés. Il tire un bas de son sac, lui bande les yeux et recommence à caresser les jambes de MII. Cette fois, elle s’éveille. Elle met un moment à comprendre ce qui se passe et en même temps se tord de volupté. Elle réalise alors que quelqu’un est entré dans sa chambre, que cela pourrait être un inconnu,. Elle veut hurler, appeler au secours. Mais avant que le moindre son ne sorte de sa gorge, l’homme lui met la main sur la bouche, avant de prendre un autre bas et de lui en faire un bâillon. Il approche son visage du sien et murmure :

— Chut, ne crie pas, je ne te veux aucun mal !

MII veut se lever, mais ne parvient à rien sinon à meurtrir ses poignets. Au contraire, c’est l’homme qui lui administre une volée de claques sur les fesses. Bien sûr, MII tente de les esquiver, mais elle prend conscience du trouble qui s’installe en elle. Il n’y a pas trente six mille personnes qui la fessent de cette manière. Partagée encore, elle tente de se défendre. Finalement, elle doit se soumettre et accepter et les fessées, et son trouble, et, enfin, de ne pouvoir bouger.

L’homme prend du recul, allume la lampe de chevet et admire son œuvre. Il a un sourire narquois en voyant MII se débattre à la fois contre les bracelets et le bâillon. Il jubile et un trouble monte en lui. Il lui gifle encore plusieurs fois les fesses jusqu’à ce que MII se calme. Satisfait, il glisse sa main entre ses cuisses. Elle se crispe, tente de serrer les jambes, refusant encore l’accès à son sexe, preuve s’il en était qu’elle n’a pas encore vraiment réalisé si c’était son amant ou un inconnu ou peut-être les deux, comme il lui arrive parfois de l’imaginer dans ses rêves les plus fous. Jamais au grand jamais, elle ne voudrait réaliser ce fantasme, mais le trouble reste à chaque fois. L’homme la fesse encore une fois, deux fois, trois fois… A chaque coup la pression des jambes sur les doigts se fait moins forte. Enfin, résignée, elle écarte les jambes. Il peut alors tout à loisir caresser ce sexe offert et si convoité. Il constate, qu’elle a les poils presque rasés. En effet, deux jours avant le début des vacances après pas mal de folies amoureuses, MII et son amant avaient décidé que c’était l’été et que comme chaque été, ils se retrouveraient avec le sexe glabre. C’était la première fois, qu’elle aussi avait accepté de se laisser raser toute une partie de son sexe. Il ne lui restait qu’une bande de deux centimètres, verticalement au-dessus de son clitoris et ils étaient très courts. Elle avait remarqué alors qu’elle ressentait tout bien différemment. D’abord, ses magnifiques petites culottes lui caressaient les lèvres comme jamais, puis l’appréhension de son sexe lui-même changeait, comme si elle redécouvrait une ancienne part d’elle-même. L’homme fouille alors les entrées de son intimité d’un doigt curieux et conquérant. Il est heureux de constater son trouble et l’humidité de son abricot délicieux.

— Tu mouilles ma colombe, le feu est en train de prendre !

Soudain, il s’écarte et prend quelques photos pour immortaliser l’événement.

Le trouble érotique qu’elle ressent ne suffit pas encore à éteindre sa crainte. Si ce n’est pas son amant, elle a le devoir de réagir, de ne pas se laisser faire. En même temps, à certains signes, à certaines caresses, cela ne peut être que lui. Mais impossible, puisqu’il se trouve en ce moment, à mille kilomètres ?

L’homme n’a aucun mal à comprendre le débat intérieur que provoque chez sa proie la fessée, le trouble du sexe, la crainte d’un inconnu. Il prend plaisir à faire durer le suspens.

Tout en elle crie la crainte, mais également le trouble. Elle crie à travers le bâillon, se cambre, comme pour s’enfouir dans le matelas faisant ainsi monter sa nuisette au-dessus des reins. Plus elle se débat comme une anguille et plus elle fait monter l’envie chez son visiteur.

L’homme se délecte de la domination qu’il exerce sur les émotions de sa belle victime. Il décide qu’il va continuer à la tourmenter et la troubler encore au-delà de ce qu’elle peut imaginer.

Il fait glisser une plume d’oiseau sur le corps de MII. D’abord les cuisses, le sexe, les bras et enfin la gorge. Partout, il caresse la peau et prend soin d’analyser son trouble. Après la fessée, sexuellement si troublante pour elle, maintenant les caresses diaboliques achèvent de l’envoyer dans des limbes de plus en plus humides. Elle sent son sexe se gorger de cyprine, celle que son amant prend tellement plaisir à lui sucer. L’homme s’attarde un instant sur sa gorge, la plume s’aventure sur un des seins découvert et ses tétons deviennent presque douloureux tellement ils durcissent.

— Ce n’est pas possible, se dit-elle, je suis de plus en plus troublée et je n’ai qu’une envie, celle d’être prise, de manière forte, puissante.

MII se tortille dans tous les sens que lui permet son corps attaché. Elle inspire en gonflant sa poitrine, ce qui augmente l’envie de son tortionnaire.

— Je vais mourir ! Je vais mourir ! Je vais mourir de plaisiiiiiiiiir ! Prends-moi, baise-moi, j’ai envie de jouir comme une folle, hurle-t-elle silencieusement dans son baîllon.

L’homme prend un couteau et glisse la lame sous la nuisette, entre les seins. La lame coupe le tissu sans difficulté. Il écarte les deux pans et voit alors la poitrine dénudée de MII. Ses seins sont de marbre translucide, ses tétons turgescents et tellement durs, tellement excités. Il s’amuse à les titiller avec la pointe du couteau. Une vague de panique la submerge. Le couteau, après la plume, une légère piqûre, après le feulement, c’en est trop. Elle jouit une première fois non pas cérébralement comme avant, mais au plus profond de son corps, sur sa peau, ses seins, son sexe se liquéfie en se lâchant.

Etourdie, elle entend :

— Tu es à moi, dorénavant !




Téléchargement

Entrez votre pass abonné

Télécharger ce Récit

Allopass Solution de micro paiement sécurisé
Secure micro payment solution
Pour acheter ce contenu, insérez le code obtenu en cliquant sur le drapeau de votre pays
To buy this content, insert your access code obtained by clicking on your country flag

Commentaires

Sites favoris


2 sites référencés dans ce secteur