Un week-end avec mon Maître

mercredi 20 juin 2007
par  Petite Sevy
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Nous sommes vendredi, voilà déjà quelques semaines que je suis votre soumise, que je progresse entre vos mains, que je me découvre petit à petit et que j’avance dans le doux paradoxe de la fierté et de la honte.

Comme bien souvent en journée en ce moment, je me connecte sur le net et nous nous croisons sur MSN.

« — Bonjour petite Sévy

— Bonjour Maitre

— Je te veux dans une heure pile, toute pimpante en bas de chez moi. Ne monte pas mais fais moi juste signe quand tu seras là.

— J’y serai Maitre… »

Vous avez coupé net la conversation. J’étais un peu surprise mais en même temps, très contente de vous voir…

Une course contre la montre a débuté afin que je sois parfaite pour vous et que j’arrive à l’heure.

En arrivant à l’endroit ordonné, je vous ai envoyé un texto qui signalait que j’étais là. J’attendais la réponse patiemment un peu mal à l’aise d’être en bas comme ça dans la rue.

Une réponse. Le cœur qui palpite. "Avance en direction du pont, sur le trottoir gauche, il y a une voiture rouge, monte dedans sur le siège arrière et attends de nouvelles instructions"

Mon cœur s’est mis à battre fort, très fort. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre car vous savez être imprévisible. Situation excitante et très déroutante à la fois.

Je me suis donc mise en marche en direction de cette fameuse voiture que j’ai trouvée assez rapidement et me suis installée dedans comme vous l’aviez ordonné. Sur la banquette, une enveloppe marquée "petite Sévy" et votre bandeau blanc en dentelle qui sert si souvent à nos jeux.

Je me tâtais pour ouvrir l’enveloppe ne sachant pas si je devais le faire ou non mais un texto a répondu à mes interrogations car il ordonnait de l’ouvrir ce que je fis immédiatement.

"Petite Sévy, je t’imagine déjà toute troublée de cette situation et j’aime te savoir dans cet état. Tu vas couper ton portable, boucler ta ceinture et mettre le bandeau sur les yeux. Tu ne diras pas un mot jusqu’à y être autorisée sinon tout s’arrêtera d’un coup. Tu m’appartiens"

J’étais un vrai volcan à ce moment là, terriblement déstabilisée mais sans aucune hésitation, j’ai donc coupé mon portable, mis ma ceinture ainsi que le bandeau.

J’ai attendu comme ça de longues minutes qui m’ont semblées être une éternité jusqu’à ce que j’entende une portière qui s’ouvre et quelqu’un qui rentre dans la voiture. Je voulus parler, cela démangeait la petite bavarde que je suis mais je savais que je ne pouvais pas le faire, alors je me mordais la lèvre pour ne pas déroger. La voiture a démarré et a commencé à rouler. J’étais assez anxieuse mais en même temps totalement en confiance. Je ne savais pas si vous étiez au volant ou si c’était quelqu’un d’autre ce qui rajoutait du piment à tout cela et en même temps de l’anxiété...

Nous avons roulé un moment infini, très long, à tel point que j’ai du m’assoupir quelques minutes... La voiture s’est arrêtée et le contact s’est coupé. Tout mon stress, un peu effacé par la durée de la route, est remonté en flèche d’un coup, et mon ventre s’est noué terriblement.

Ma portière s’est ouverte et une main a pris la mienne. Je ne savais toujours pas si c’était vous, je pense même que je tremblais un petit peu. La main m’a tirée hors de la voiture et m’a guidée pendant quelques pas pour que je ne tombe pas parce que je n’étais pas rassurée... puis elle a lâché ma main me laissant au milieu de nulle part sans savoir qui était là autour de moi.

« — Bonsoir petite Sévy.

Vous, votre voix douce mais ferme à la fois, mon cœur battant encore plus fort mais en même temps, j’étais rassurée de vous savoir là, à mes côtés parce que je savais que quoi qu’il se passerait, vous veillerez à ce que j’aille bien et que je me sente bien

— As—tu fait bon voyage ?

— Oui Maître, merci

— Stressée ?

— Très mais rassurée que vous soyez là

— Tu te demandes ce que tu fais là n’est ce pas ?

— Oh oui Maitre

— Ne t’en fais pas. Il te t’arrivera rien que tu ne désires vraiment et tu le sais. Tu es là pour être mon esclave et ma chienne un we entier, je te veux entièrement à ma merci. Cela commence maintenant. Je vais te guider jusqu’à ta chambre pour que tu puisses prendre une douche. Sur le lit, tu trouveras ce que tu dois porter. Tu n’auras le droit d’enlever ton bandeau qu’à partir du moment où je serai sorti de la chambre. C’est clair petite Sévy ?

— Oui Maitre, très clair »

Mon cœur a bien failli sortir de moi tellement il battait fort, j’étais très heureuse à l’idée de vous appartenir totalement lors de ce we, d’être vôtre l’espace de quelques jours tout en ignorant ce qui pourrait se passer.

Vous avez pris ma main et m’avez guidée dans une pièce en me tenant les mains et en riant de fait que je les tienne très serrées. C’était une manière pour moi de ressentir encore plus votre emprise et la protection dont vous faites preuve sur moi. J’ai entendu la porte se refermer et j’ai donc enlevé mon bandeau. Il m’a fallu quelques minutes pour que mes yeux s’acclimatent à la lumière et quand ils sont revenus comme à l’accoutumée, j’ai pu voir, non sans une certaine surprise, les vêtements qui m’étaient réservés sur le lit. Un string et des pinces seins reliées par une chaine. Il n’y avait que ça... J’ai bien essayé de trouvé le reste mais il n’y avait vraiment que ça...

Je suis allée sous la douche en trainant de longues minutes sous l’eau chaude savourant le fait que je sois là et profitant de la chaleur pour me détendre et reprendre mes esprits après cette intense émotion. Après m’être séchée, j’ai passé ce que vous aviez prévu pour moi. Les pinces ont été assez douloureuses à installer mais c’était largement gérable comme douleur, j’avais déjà eu l’occasion de goûter plus intense. J’ai hésité à sortir de la chambre car il n’y avait aucune consigne pour cela. Forte de ma curiosité, je suis donc sortie et j’ai avancé timidement à travers le couloir pour arriver dans une grande pièce où de la musique se faisait entendre. De la musique classique... Je suis entrée dans la pièce et vous étiez là, assis dans un grand fauteuil, les jambes croisées un peu comme dans certains films où l’on voit le patriarche dans cette position évocatrice de symboles et donc d’excitation.

— Avance petite Sévy, n’aie pas peur, viens te mettre à genoux devant ton Maitre

Je me suis donc exécutée devant vous sur un petit coussin que vous aviez préparé pour moi. Vous avez attrapé mes cheveux très fermement et vous m’avez embrassé si fougueusement que j’en ai été toute chamboulée voire même envoyée loin dans mes pensées. Vous vous êtes arrêté d’un coup avec cette précision dont vous faites preuve si souvent.

— Tu es à moi pour tout ce we et que je compte m’amuser de toi autant que je le veux

Le sourire qui s’est affiché sur mon visage a laissé transparaître tout mon plaisir de me retrouver dans cette situation

— Au moins, tu es très contente d’être là, c’est très plaisant à voir

— Oui Maître, très heureuse

— Tu vas commencer tout de suite parce que j’ai faim. Tu vas aller au fond du couloir où tu trouveras la cuisine, ouvre le frigo et fais à manger pour nous avec ce qu’il y aura dedans. Sois bonne cuisinière, ne me déçois pas car les punitions seront plus cinglantes ici que d’habitude

Je suis allée dans la cuisine où j’ai trouvé de quoi faire à manger. Première grosse difficulté à surmonter du fait que je ne sache pas bien cuisiner mais malgré le risque, bien que l’idée soit tentante de goûter les « nouvelles punitions » je me suis appliquée pour que vous soyez restauré délicieusement. Je suis revenue avec deux assiettes que j’ai posées sur la table en face à face avec des couverts.

— Tu ne penses quand même pas sincèrement qu’une esclave mange à table avec son Maitre ? Tu as vu ça où ?

— Euh... J’étais toute gênée et très interloquée parce que je ne m’attendais pas du tout à cela

— Prends ton assiette et remets toi sur le petit coussin, tu mangeras là bas. N’oublie pas tes couverts, tu ne voudrais pas salir quand même !

Je suis donc partie toute penaude vers le coussin et j’ai mangé là bas.

— Viens sous la table petite Sévy, entre mes jambes et pose ta tête sur ma cuisse comme tu l’as déjà fait

Une fois entre vos jambes, après avoir caressé délicatement mes cheveux, vous m’avez demandé de défaire votre pantalon pour que je vienne caresser votre sexe de ma langue et de le sucer avec passion et application. J’ai pris beaucoup de plaisir à vous sentir dans ma bouche, votre sexe si chaud, si savoureux… J’aime ce moment où je peux m’occuper de vous, où je peux vous transmettre le plaisir que je ressens d’être à vos pieds et surtout où je peux vous remercier de cette manière là de me permettre de vivre ma soumission pleinement

— Relève—toi et va te mettre sur le coussin à quatre pattes dos à moi

Je sais ce que cela signifie : que vous allez me baiser comme la petite chienne que je suis à vos pieds et que vous prendrez plaisir à m’entendre gémir sous vos assauts contrôlés mais intenses

Une fessée très forte est venue me sortir de mes rêveries, je ne l’attendais pas du tout ce qui l’a rendue assez douloureuse… Ca m’apprendra à rêver de la sorte toute seule dans mon coin. Une autre s’est abattue, puis de nombreuses autres… Douleur se mêlait à plaisir, plaisir que je retrouve à chaque fois dès que vous me fessez, plaisir que je sens se matérialiser dans mon sexe de plus en plus humide

— Elles rougissent, j’aime ça, elles sont magnifiques comme ça mais ne sont pas au bout de leur peine pour ce we… Ouvre—toi pour ton Maitre maintenant que je vienne vérifier l’effet que ta présence ici te fait

Vous êtes entré en moi d’un coup à tel point que cela m’a arraché un gémissement intense...

— Humm… J’aime t’entendre… Qu’est ce que tu es pour moi petite Sévy ?

— Votre chienne Maitre dis—je complètement perdue dans le plaisir, dans l’émoi vif de tous les sens

— Mieux que ça si tu veux que je continue

— Votre petite chienne Maitre, votre petite chienne…

— Très bien, c’est beaucoup mieux comme ça. J’aime quand ma petite chienne gémis comme ça... Tu es une bonne soumise et tu es très belle de la sorte…

J’avais chaud, tout mon corps était avide de plaisir, tellement en proie à votre sexe en moi... Je vibrais totalement sous vos coups de hanches, sous la ferveur que vous mettiez à me baiser.

Vous vous êtes retiré de moi encore d’un seul coup me laissant toute essoufflée, toute chamboulée.

— Maintenant, tu vas rejoindre ta chambre et dormir. Demain matin, quand tu seras réveillée, je te veux aux pieds de mon lit. Demain, tu trouveras sur la porte les instructions de la journée car là, tu n’as encore rien vécu de ce que je veux de toi. Sois fraiche et belle. Bonne nuit et bien sûr, ne te caresse pas petite coquine, je suis Maître de ton plaisir du we

Je suis restée un peu bête, presque sur ma fin car je m’attendais à plus que ça mais je sais que vous aviez du tout prévoir donc je me suis levée, je vous ai embrassé au creux de la main et je suis allée dans ma chambre, toute déçue de ne pas dormir avec vous mais j’avais toujours bon espoir que cela arrive un jour.

Une fois dans mon lit, j’avais un peu la tête qui tournait, sans doute parce qu’elle devait se trouver dans les nuages… Complètement abasourdie. Heureuse et fière d’être avec vous ce we. Je me suis endormie d’un seul coup en me demandant bien ce que vous me réserveriez le lendemain matin tout en sachant que ce que j’allais vivre était intense et surement loin de ce que je pouvais imaginer...

****

Je me suis réveillée le lendemain avec une excitation telle une enfant qui part en vacances et qu’elle sait qu’elles vont être géniales. C’était exactement ça, je trépignais à l’idée que cette journée commence. Je me suis donc levée immédiatement pour filer prendre une bonne douche et me faire toute pimpante pour venir vous retrouver. En sortant de la salle de bain, une question majeure se posa en moi : Comment dois—je être vêtue ? A cela, j’ai répondu : de rien ! Je suis sortie de la chambre pour rejoindre la vôtre. En me rapprochant, j’aperçus sur la porte une lettre accrochée à un petit sac pendu à la poignée marquée « ouvre » :

« Petite Sévy, te voici donc dans les prémices de la soumission intense qui sera la tienne ce we. Dans le petit sac, tu trouveras ce que tu dois porter aujourd’hui. Aucune négociation n’est possible et toute tentative sera réprimée directement par ton renvoi chez toi. Après avoir passé ces éléments dans ta chambre, je veux que tu viennes me réveiller avec un plateau comportant un petit déjeuner copieux. Ne traine pas et file maintenant, j’attends. »

Je n’ai pas osé ouvrir le sac avant de me retrouver dans ma chambre, peut être pour me sentir moins vulnérable que dans le couloir. Mon cœur palpitait très fort une nouvelle fois ce we et sur le court trajet qui menait à mes quartiers, de nombreuses idées toutes aussi coquines les unes que les autres m’ont traversée. Une fois la porte de ma chambre fermée, je me suis assise sur mon lit et j’ai découvert ce qu’il m’était imposé de porter : je sortis tout d’abord des boules de geisha blanches, avec un diamètre relativement important, un string noir en voile transparent et surtout, avec une grande surprise, un plug d’une taille relativement raisonnable accompagnée d’un petit spray transparent. Là, situation de crise : pourquoi tous ces éléments ? Comment allais—je gérer de me déplacer avec tout cela en moi et surtout, allais—je réussir à entrer ce plug du fait de mon expérience limitée de ce côté—là ? De nombreuses questions se sont succédées. Il fallait surtout que je fasse face à mes appréhensions pour vivre cela pleinement et ne pas me focaliser sur mes peurs en matière anale.

Je me suis glissée dans ma salle de bain et me suis attelée à d’abord faire entrer le plug plutôt que les boules afin de ne pas serrer les lieux. Le spray a facilité l’entrée qui ne se fit pas sans douleur mais avec douceur et persévérance, j’y suis arrivée au bout de quelques minutes. Les boules ont, quant à elle, parfaitement trouvé leur place. J’ai enfilé le string puis suis partie dans la cuisine. Quel trajet difficile, je me sentais très encombrée, presque ridicule de ma démarche qui, vue de l’extérieur, devait susciter de nombreuses questions si on ne connaissait pas la situation qui était la mienne à ce moment là.

J’ai préparé votre petit déjeuner ainsi ornée et suis venue vous le porter en me trémoussant de manière relativement indélicate. Arrivée devant votre porte, j’ai frappé et j’ai attendu l’autorisation d’entrer.

— Entre petite Sévy

J’ai poussé la porte et me suis retrouvée face à moi étendu dans votre lit, recouvert uniquement par un drap, je me suis même demandée si vous étiez nu dessous ce qui a rajouté une nuance au sourire déjà très présent sur mon visage.

— Bonjour Maître, voici votre petit déjeuner tel que vous me l’avez demandé

— Merci petite Sévy, as—tu bien dormi ?

— Oh oui, comme un bébé

— Je vois que tu as trouvé le petit paquet sur la porte, pose le plateau sur la commode et approche toi de moi que je vérifie par moi—même le respect de mes instructions

Je me suis approchée près de vous en me sentant très vulnérable de par cet accoutrement, gênée d’être comme ça. Avec un grand sourire, vous avez repris la parole :

— Tu es délicieuse avec cette petite gêne que je lis sur ton visage. Ne le sois pas, je te l’ai déjà dit, tu n’es jamais ridicule quand tu exécutes mes ordres

— Merci Maître mais…

— … Il n’y a pas de mais qui tienne, mets toi dos à moi et baisse sensuellement ton string que je vérifie que tout est bien à sa place

Je me suis donc retournée et me suis attelée à baisser mon string en tentant de me déhancher de manière sexy mais vite rappelée à l’ordre par le plug. Une fois mon string au sol, vous avez posé une main sur mon dos et m’avez faite courber le buste. Cette même main a ensuite écarté mes jambes puis légèrement mes fesses pour venir inspecter que vos ordres étaient bien respectés. Ils l’étaient. Vous en avez profité pour tirer très doucement sur la cordelette des boules de geisha ce qui m’a faite sursauter et donc vous a fait rire.

— Bien. Agenouille—toi à côté de moi parterre au bord du lit et attends sagement que ton Maître petit déjeune correctement.

Je me suis donc assise et je vous ai regardé en attendant patiemment

— Baisse les yeux et attends comme ça, je ne veux pas te voir bouger et mets tes mains dans le dos

J’ai attendu comme ça quelques minutes. Quelle sensation difficile de devoir lutter contre ma curiosité et contre mon envie de vous voir. Et malheureusement, ou heureusement je ne sais pas, j’ai entendu un bruit et j’ai donc levé la tête et les yeux. J’ai vu votre visage changer de couleur d’un coup...

— Tu ne sais donc pas ce qu’est un ordre ?

Votre ton de voix est devenu très cinglant et j’ai senti toute la colère qui était en vous à ce moment là, je me suis sentie vraiment toute bête, toute petite.

— Debout dépêche toi et ne me regarde pas avec cet air tout triste, tu as transgressé mes ordres et tu sais que tu dois en payer le prix..

— … mais…

— … ne sois pas plus insolente que tu ne l’es déjà. Debout j’ai dit. Tourne—toi et va ouvrir le premier tiroir de la commode.

Je me suis levée pour me rendre vers la commode. Mon cœur battait fort et mon estomac noué parce que je me sentais vraiment fautive. J’ai ouvert le tiroir et c’est avec une certaine surprise que j’ai découvert une cravache en cuir noir, longue et surtout très large. J’ai eu un petit temps d’arrêt avant de la sortir mais vous m’avez demandé de m’activer. Je vous l’ai tendue et vous l’avez saisie avec une certaine fermeté.

— Tourne—toi, tu vas être punie pour ta faute et je ne veux pas entendre un seul son sortir de ta bouche sinon je double les 20 coups que tu mérites, c’est bien compris ?

— Oui Maître très clair

Je me suis donc tournée et le premier coup s’est abattu très violemment sur mes fesses. Très dur de ne rien laisser transparaître. Le premier coup me chauffait déjà beaucoup et je craignais énormément les suivants. Un autre. Aussi intense que le précédent. Une brûlure intense mais néanmoins paradoxalement excitante. Bien que je me sente très fautive et vraiment bête de n’avoir pas respecté un de vos ordres, alors que je n’avais pas fait exprès et que j’avais relevé la tête presque machinalement, je me sentais excitée par le fait que vous me battiez de la sorte d’autant que les coups secouaient les boules en moi. Les autres coups étaient de plus en plus intenses et il devenait de plus en plus difficile de n’émettre aucun son tant la douleur devenait forte et cuisante. C’était la première fois que vous me punissiez de la sorte et surtout aussi fortement. J’ai aimé ça. Vraiment. Bien que je me sente fautive et honteuse.

— Ca t’apprendra. La prochaine fois, tu seras plus attentive à ce que je te demande. Tes fesses sont d’un rouge très vif… J’aime beaucoup cela même si tu m’as mis en colère.

— J’en suis désolée Maître, je ne voulais vraiment pas vous mettre en colère. Excusez—moi, vraiment Maître. Je me ferai pardonner comme vous le désirerez

— Remets—toi à genoux que je termine mon petit déjeuner, et cette fois je veux que tes yeux restent baissés

Je me suis donc remise dans la position initiale et j’ai attendu comme ça que vous terminiez, sagement.

— Ce we sera bien plus intense que ce que tu as eu l’occasion de vivre. Il sera bercé par ton dépassement de soi toujours plus fort, par tes punitions et tes récompenses mais aussi par le travail sur ta jalousie car nous allons avoir une visite qui risque, dans un premier temps, de ne pas forcément te plaire mais tu devras l’accepter sans broncher parce que tu sais que je déteste ça.

J’ai tout de suite compris de qui il s’agissait. J’allais enfin la rencontrer, « ma rivale », celle qui bénéficiait de la même chance que moi d’être à vos pieds, du même plaisir… Un sentiment paradoxal m’a envahie à ce moment là : contente d’enfin la voir mais aussi un peu angoissée de devoir gérer sa présence et mon petit élan de jalousie certaine.

— Elle arrive dans une heure, va enfiler la petite robe noire qui est pendue dans ton armoire, je te veux en beauté pour l’accueillir. Ne rajoute rien sous la robe que ce que tu portes déjà. Tu iras ensuite préparer l’apéritif sur la table du salon.

Je suis partie dans ma chambre pour aller enfiler la petite robe noire en sorte de satin très léger et je suis allée dans la cuisine pour préparer tout ce qu’il fallait. J’avais envie de la voir mais d’un autre sens, je n’avais pas du tout envie qu’elle arrive. Mon estomac a été noué durant toute l’heure d’attente et cela a trouvé son paroxysme quand j’ai entendu sonner à la porte. J’avais tout préparé sur la table et j’étais assise sur une chaise en attendant que vous entriez avec elle dans la pièce. Elle a franchi le seuil de la porte avant vous et je me suis levée pour l’accueillir avec le sourire. Elle était très jolie et très souriante. Impossible de la détester ! Elle m’a saluée de manière très agréable ce qui n’a fait que renforcer la bonne première impression.

— Maintenant que vous vous êtes présentées mesdemoiselles, allons nous asseoir pendant que petite Sévy nous servira

Après avoir rempli les verres, vous m’aviez conviée sur un fauteuil pour que nous soyons tous les trois au même niveau dans un premier temps. Je sentais toujours la présence du plug et ce d’autant plus dans la position assise ce qui me rendais mal à l’aise parfois. Vous aviez noté les petits troubles que je voyais grâce à vos petits sourires en coin, déstabilisants et complices à la fois.

— Lève toi petite Sévy et montre à Fanny ce qui tu as gagné à me désobéir ce matin. Bien sûr, enlève ta robe plutôt que la soulever pudiquement

J’étais affreusement gênée de devoir me déshabiller là comme ça devant elle que je ne connaissais pas d’autant que d’enlever ma robe ne me faisait rester qu’en string et transparent de surcroit.

— Dépêche toi, montre nous que tu es une bonne soumise bien docile

J’ai donc fait glisser ma robe le long de mon corps et elle tombée au sol me laissant seulement peu vêtue et terriblement mal à l’aise. Vous m’avez faite tourner pour que je montre les traces de ma punition. Une situation très humiliante mais à la fois, j’étais fière d’être à vous, fière de vous appartenir…

— Fanny, va ramasser sa robe et enlève la tienne à ton tour. J’espère que toi aussi tu as respecté mes consignes et que tu ne portes que ce que tu dois porter

Elle a acquiescé, s’est baissée pour ramasser ma robe et l’a mise à côté de vous sur le fauteuil. Elle a ensuite esquissé un petit moment d’hésitation et a ôté sa robe à son tour d’une manière terriblement sensuelle, vous comme moi n’avions pas l’air de rester indifférents à cela. Elle était elle aussi juste en string, le même que le mien, noir en voile.

— Mes deux soumises face à moi, offertes et complètement à ma merci… Je dois être le plus heureux des hommes !

Vos yeux brillaient à ce moment là et on pouvait ressentir toute l’excitation qui se dégageait de la pièce où nous étions. Une ambiance chaude, érotique et surtout très agréable, confiante et complice. La jeune femme que je redoutais s’est avérée être beaucoup plus agréable et excitante que ce que je pouvais m’imaginer et j’en étais ravie.

Vous vous êtes levé et vous êtes venu nous embrasser très passionnément l’une et l’autre pour ensuite vous éloigner quelques secondes. Nous n’avons pas osé discuter entre nous, peut être votre charisme qui ne voulait pas vous suivre en sortant de la pièce et qui restait avec nous ou peut être juste simplement de la timidité. Nous nous sommes souries. Un sourire coquin mais timide à la fois. Vous êtes revenu avec deux bandeaux et vous nous avez bandés les yeux à chacune en profitant pour venir vous frotter contre nous. Je ne sais pas ce qu’il en était pour ma complice, mais pour ma part, j’étais l’Etna matérialisé, une chaleur intense en moi…

Le fait de ne plus rien voir a accentué l’excitation qui régnait dans la pièce. Vous nous avez faites mettre dos à dos en nous tenant les mains. A cet instant là, j’ai eu la confirmation que j’étais loin d’être la seule à avoir très chaud. Le fait de la sentir contre moi m’a chamboulée voire même déroutée et a fait ressortir toutes les tendances saphiques qui sont en moi. Je ne savais pas si elle aussi avait ses tendances alors je n’ai pas osé plus serrer ses mains contre les miennes, mais je ne suis dit que je le saurai bien assez tôt. Vous tourniez autour de nous comme un prédateur autour de ses proies. Quelle situation atypique, troublante, envoutante presque magique. Vos mains se sont mises à nous caresser. Vos mains sur moi me faisaient frissonner et je sentais le corps de Fanny faire la même chose quand c’était à son tour. Vous avez poussé le vice quand vous nous avez caressées en même temps. J’ai senti ses mains serrer les miennes, un élan de tendresse entre nous, une complicité naissante de plus en plus forte, une force supplémentaire dans le don dont nous faisions preuve l’une et l’autre avec plaisir et dévouement. Vos mains, d’abord bercées par la subtilité et la douceur de vos caresses se faisaient de plus en plus obscènes, intimes, délicieuses. Nos corps vibraient au rythme du plaisir qui nous parcourait et le contact si proche entre nous ne faisait que nous faire chavirer d’autant plus. Nos souffles si rapides à l’une et l’autre n’avaient pour effet que de nous exciter mutuellement presque dans un élan fusionnel. Des petits gémissements très légers venaient troubler le silence ambiant de la pièce tellement le plaisir se faisait de plus en plus intense. Vous avez pris nos mains pour nous faire mettre face à face l’une et l’autre. Nos bouches n’étaient qu’à quelques millimètres mais n’osaient avancer plus. Vous tourniez encore autour de nous en nous frôlant de nouveau. Vous aviez sur nous ce pouvoir, cette force qui nous envoutait l’une et l’autre, celle qui nous conduisait à vos pieds avec une fierté immense d’être à vous et à la fois un plaisir intense d’être dirigée par vos mots, vos mains, vous tout simplement.

Vous avez caressé nos cheveux à toutes les deux en même temps ce qui a eu pour effet de nous faire nous embrasser. Une étrange sensation de bien être intense, une sensualité déconcertante alliée à une force incroyable. Toutes les craintes que j’avais concernant Fanny étaient bien loin à ce moment là, vraiment très loin tellement j’étais bien. Je sentais Fanny se laisser emporter aussi à ces étreintes, se laisser aller au plaisir qui nous unissait tous les trois à ce moment là.

Vous avez ôté délicatement nos bandeaux sans pour autant séparer nos lèvres. Nos yeux étaient fermés à l’une et à l’autre signe de ce que nous savourions à ce moment là. Naturellement, nous nous sommes arrêtées, souries puis nous vous avons regardé avec toute la douceur et l’appartenance qui étaient les nôtres. Votre regard si tendre sur nous était si fort, si protecteur et sécurisant à la fois.

— Vous êtes deux magnifiques soumises et de vous voir ensemble dégage quelque chose de puissant. Je ne regrette pas de vous avoir réunies toutes les deux, vous êtes très belles et je suis ravi de ce premier contact entre vous. Restez comme ça que je vous regarde et que je me délecte du spectacle qui m’est offert

Nous sommes restées face à vous quelques minutes et vous nous avez demandé de remettre nos robes ainsi que de nous mettre assises à vos pieds chacune la tête sur une de vos cuisses. Nous nous retrouvions dans un de mes moments préférés dans nos jeux : « l’après », très tendre, très doux et très complice à la fois Vos mains sont venues se poser sur nos joues pour les caresser. Cet instant n’a que peu duré mais il était vraiment délicieux.

— Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin et il est temps que Fanny nous quitte car elle n’avait prévu que de passer quelques heures ici. Petite Sévy, quant à toi, tu restes assise.

Vous vous êtes levés tous les deux et vous avez reconduit Fanny pendant que je vous attendais parterre comme vous me l’aviez ordonné. Vous êtes ensuite revenu vers moi avec un sourire qui ne cachait rien de votre contentement.

— Je suis ravie de l’attitude que tu as eue aujourd’hui. Bien que tu aies pris beaucoup de plaisir avec notre convive, tu seras largement récompensée pour ça. Je vais te laisser prendre une petite douche, sans enlever ce qui est en toi, et tu reviendras toute nue vers ton Maître pour la suite de ce we.




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Commentaires

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mercredi 9 janvier 2013 à 09h29 - par  Henic

Tendre et délicate introduction à ce week-end annoncé.
Dommage qu’il se termine dès le samedi matin...

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