Quand la passion n’y est plus

dimanche 21 mai 2006
par  Cerah
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Leur histoire avait toujours bien fonctionné. Tout avait toujours semblé si parfait. Qui plus est, ils s’entendaient mieux que quiconque sur le plan sexuel. Il aimait dominer, elle aimait se soumettre. Si peu de choses semblaient être discordantes, leur vie de couple ne fonctionnait plus du tout.

Peu à peu, il se mit à la délaisser, à l’abandonner. Elle ne savait plus quoi inventer pour raviver la flamme qui les animait auparavant. Jamais elle n’aurait cru possible ce changement si soudain. Tous les scénarios possibles passaient dans sa tête. Tous. Sauf le véritable et triste destin de leur couple.

Même l’intensité de leurs jeux avait changé. Jessy ne ressentait plus le la passion de son Maître. Les jeux se faisaient de plus en plus durs. Elle y consentait toujours. Cependant, il lui semblait que c’était devenu un plaisir unilatéral. Il éprouvait du plaisir où elle n’en ressentait pas. Elle faisait de même là où il n’en avait guère. L’absence de connexion les détruisait toujours de plus en plus.

Les douces paroles réconfortantes lorsqu’elle agissait bien devenaient de plus en plus rares. Les mots doux étaient sporadiques. De même, pour Éric les jeux avec Jessy n’avaient plus l’essence qu’ils avaient eus. Il ne ressentait plus de ferveur en elle. Il savait ce dont elle était capable, pour lui, pour elle, pour eux.

Un jour, Jessy rentra chez eux et trouva Éric dans le lit, en train de faire l’amour passionnément à une femme, dont elle ignorait la provenance. Elle ressortit de la chambre sans un mot, sans un cri, sans une larme. Éric voulut la rattraper, pendant que la femme s’éclipsait en douce.

— Jessy, mon amour, je suis désolé. Tu sais bien que je t’aime.

Il n’eut pour toute réponse qu’un silence lourd et pesant.

— Tu sais que j’ai besoin de plus. Nous ne connectons plus, tu le constates comme moi.

— Au fond Éric, ce n’est pas de te trouver au lit avec une autre qui fait mal. C’était de vous voir, tendrement enlacés. Depuis un long moment déjà, tu ne fais que me frapper, tu ne sais plus qu’être dur envers moi. Je t’ai pourtant si souvent demandé de me traiter de temps à autres avec douceur et répit.

— Je comprends mon amour, je…

— Arrête de m’appeler comme ça ! Je ne suis plus ton amour, je ne suis plus rien pour toi !

— Écoute, redonne-moi une chance de te prouver ce que je veux être pour toi. Pour ce faire, je t’offre la soirée que tu as toujours désirée, nous serons deux hommes pour te satisfaire. Le veux-tu ?

— …

— Accepte, s’il te plaît.

— D’accord, nous verrons bien à ce moment.

Jessy se retira. Elle s’était mise à pleurer. Jamais elle ne pourrait supporter ce genre de vision une fois de plus.

La vie reprit son cours normal. Ils ne reparlèrent pas de ce fâcheux évènement. Cependant, rien n’avait changé. Il était toujours plus coriace envers elle. Jessy était toujours plus faible. Elle résistait difficilement à la douleur des fouets, la brûlure des martinets, les morsures des pinces. Elle faisait tout son possible pour le satisfaire mais ne semblait jamais pouvoir atteindre son but.

Lorsque le jour où Éric devait s’occuper d’elle avec un autre homme que Jessy avait elle-même choisi, arriva, il l’appela du bureau pour dire qu’il ne pourrait pas y être le soir. Elle n’en fût presque pas offusquée, les attentes n’y étaient plus.

Au moment où elle allait aller se coucher, on frappa à la porte. Elle resta surprise d’entendre quelqu’un à une heure aussi tardive. Elle ouvrit sans trop se méfier. L’homme qui lui faisait face était l’homme qu’elle avait repéré sur un site internet. Il entra sans plus de formalité. Elle resta bouche bée de son attitude.

Alors que Jessy refermait la porte, elle entrevit l’homme se servir un verre de cognac qui était exposé sur le bar et aller prendre place dans un fauteuil.

— Bonjour Jessy

— Que faites-vous ici ?

— La norme quand quelqu’un te dit bonjour est de lui rendre la pareille il me semble.

Jessy réitéra sa question sans obtenir plus de réponse. L’homme se leva, s’approcha d’elle. Jessy recula jusqu’à être accotée au mur. Il la saisit par le bras et en quelques gestes trop rapides lui avait passé les bras dans le dos et lui avait mis des menottes. Elle tenta en vain de se débattre.

— Voici les règles du jeu : tu réponds à mes questions, tu ne dis rien de plus et tu ne poses pas de question. C’est moi qui ai le contrôle comme tu peux le voir. Pour chaque mauvaise réponse, je déchire un morceau de linge. Lorsque tu seras nue, je t’imposerai une punition ou un châtiment que je jugerai bon de t’infliger à chaque mauvaise réponse encore une fois. Ça vaut aussi pour les incartades.

— Mais, j’allais me coucher, je ne porte plus qu’une camisole et mon slip !

— Tut, tut, tut. Tu commences bien mal !

Sur ces paroles, il la fit trébucher et la mit à genoux, il coupa les bretelles de son haut. Elle avait de beaux seins bien érigés. Sa peau était mate et tendre.

— Bon n’oublie pas que j’ai vérifié les réponses à mes questions. Alors ne me mens pas. As-tu déjà eu un phantasme de viol ?

— … Oui …

— Bien, pourquoi vouloir ajouter quelqu’un dans vos relations de couple ?

— Pour mettre un peu de piquant dans notre vie.

— FAUX ! Réessaye.

— C’est pour agrémenter nos jeux, nos désirs.

— Encore faux. Décidément, ton cas s’aggrave.

Il déchira son slip. Elle était maintenant nue à genoux devant lui. Elle avait des courbes parfaites, des fesses fermes des cuisses musclées. Il la désirait vraiment.

— Que veux-tu subir comme première punition ?

— Ai-je un choix ?

— Non ! Tu décides et j’évalue, mais maintenant tu peux t’en choisir deux puisque tu as posé une question sans en avoir la permission.

— D’accord, cinq coups de fouet sur les fesses et cinq sur les seins.

— Mais attends, laisses-moi rire. Tu crois que tu n’en es qu’à ce petit nombre de coups. Je sais de quoi tu es capable. Je sais ce que tu peux endurer physiquement. Tu peux plus que ça.

— 10 alors.

— Allons, fais un effort. Tu peux prendre bien plus que ça. Je fixerai donc moi-même le nombre. Ce sera 20 sur les fesses, 20 sur les seins et 20 dans le dos. Le dos c’est en prime pour ne pas avoir suggéré une punition à ta hauteur. Commençons donc tout de suite. Chaque gémissement te vaudra deux coups supplémentaires. À toi de voir ce que tu veux endurer maintenant.

Le supplice commença. Jessy n’eut pas de mal à retenir ses cris ou pleurs. Éric l’avait dernièrement habituée à beaucoup plus fort. Elle s’en sortit avec seulement 8 coups supplémentaires.

— Bien, tu es endurante. Continuons donc. Je te repose la même question, pourquoi avoir voulu d’un autre homme dans vos relations ?

— Éric sait que ça fait partie de mes phantasmes. Il a voulu m’offrir cette soirée après que je l’ai eu surpris au lit avec une autre femme.

— D’accord. Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ce genre de jeu bdsm ?

— Le désir de l’abandon, le mélange entre la douleur physique et mentale.

— Bien, alors tu vas être servie !

— ..

— Je vois que tu ne comprends pas, tant mieux. Tu t’es masturbée dernièrement ?

— Non !

— Hum, ce n’est pas ce que les caméras dans la chambre ont démontré…

Jessy n’en croyait pas ses oreilles. Elle savait que cet homme, dont elle ignorait toujours le nom, avait communiqué avec son mari pour obtenir divers renseignement. Elle n’aurait pas cru possible qu’Éric mette des caméras dans la chambre pour l’espionner.

— Pour la masturbation, la punition ne sera pas trop pénible tu verras, pour le mensonge ce sera tout autre.

— …

— Je vais te donner un vibrateur, je le pose sur le sol et tu vas t’empaler dessus. Pour commencer, tu vas monter et descendre, aller à ton rythme. Je te veux excitée. Je ne te donne pas le droit par contre d’atteindre l’orgasme !

Jessy obéit malgré la honte. Elle le vit partir vers la porte. Elle ne savait pas s’il était parti pour de bon ou s’il allait revenir. Elle n’osait pas se lever. Elle cessa tout de même le mouvement pour mieux écouter ce qui se passait.

— Qui t’a permis d’arrêter ? Je vais vraiment finir par croire que tu fais exprès ! En tout cas, je t’ai tout de même ramené quelque chose.

Jessy pu observer un ensemble d’électrodes reliées à une machine.

— Avec ça, tu ne pourras certainement pas te retenir. Il faut faire attention, ça reviendra contre toi !

L’homme posa une électrode sur son anus et l’autre juste en haut du clitoris. Il mis la machine en fonction. Jessy senti de petits chocs la parcourir. C’était tellement spécial comme sensation, son désir monta en flèche. Voyant cela, l’homme arrêta les électrodes.

— Mais ça va vite, n’est-ce pas ?

— Oui

— Alors passons aux choses sérieuses. Disons que ce petit moment d’excitation sans pouvoir atteindre l’orgasme était ta punition pour la masturbation. Je t’ai dit que pour le mensonge tu trouverais ça plus dur.

L’homme lui mit un foulard sur les yeux et il repartit à nouveau la laissant comme ça, trempée. Elle avait toujours le vibrateur en elle et continuait le mouvement. Elle était clitoridienne, donc le vibrateur ne pouvait l’amener à l’orgasme et elle désespérait de pouvoir jouir. Elle entendit la porte d’entrée ouvrir à nouveau, il revint vers elle. Jessy sentait sa présence tout près.

La machine se remit en marche tout doucement, l’excitation montait à nouveau. Son clitoris lui faisait mal de désir. Une sensation froide et gluante sur celui-ci la prit par surprise. Elle n’osait pas parler. Elle savait que l’homme venait de l’enduire d’une substance. Elle ne savait pas ce que c’était.

L’homme augmenta la machine d’un cran. Jessy gémissait de plus en plus et surtout beaucoup plus fort. Une nouvelle sensation vint lui chatouiller le clitoris ainsi que toute la région génitale. Elle ne comprenait pas mais c’était tellement agréable. Elle sentit qu’elle ne pourrait se retenir de jouir plus longtemps. Elle cria de plaisir. À ce moment, l’homme lui enleva son bandeau. Jessy était tout près d’exploser lorsqu’elle aperçut l’énorme chien qui était en train de la lécher. Elle fût horrifiée mais ne pouvait se soustraire aux caresses buccales de l’animal Elle remarqua aussi la présence d’Éric qui venait d’entrer accompagné de la même femme qu’elle avait vue dans son lit quelques semaines plus tôt. À ce moment, tout son monde bascula. La honte, le plaisir, la douleur psychique ainsi que le désir de cet orgasme se mélangeaient dans sa tête. Elle explosa dans un orgasme qui lui parut traverser son corps en entier. La sensation dura longtemps. Elle s’écroula sur le côté. L’homme retira le chien et arrêta la machine permettant ainsi à Jessy de reprendre son souffle et ses esprits.

C’est la voix d’Éric qui la ramena à la réalité :

— Tu n’es vraiment qu’une dégueulasse. Trouver du plaisir sous la langue d’un chien, tu n’es qu’une sale chienne également.

Jessy aimait auparavant qu’il la traite ainsi. Elle sentait au fond que ce n’était qu’un jeu et qu’il l’aimait au fond. Ce jour là par contre, elle ne sentit que la colère, le mépris d’Éric. Elle se mit à pleurer à chaudes larmes. Elle ne dit pas un mot.

— J’espère que tu as aimé ton expérience Jessy, reprit Éric. L’homme ici présent se nomme André. Il est maintenant ton nouveau Maître.

Jessy ne comprit pas ce qu’il voulait dire. Elle était confuse.

— Je ne veux plus de toi. J’ai trouvé la femme qui me convenait. Tu n’es plus celle que je désire. Notre couple est à la dérive depuis un moment déjà. Aujourd’hui, c’est terminé. J’ai décidé de te donner à lui. Je t’ai vendu plutôt.

Sur ces paroles, Éric embrassa la femme, ce qui déchira Jessy. Ils sortirent tous les deux laissant André et Jessy seuls dans la maison.



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