Humiliation

samedi 26 août 2006
par  Christine Arven
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En entrant dans la chambre, elle avait senti son ventre se crisper en apercevant le lit où Arnaud, en l’attendant, avait solidement accroché aux montants quatre larges courroies auxquelles il avait fixé d’épais bracelets en cuir noir. Non pas qu’elle refuse ce qui allait immanquablement arriver qu’elle attendait, au contraire, avec impatience depuis de nombreux jours. Mais voir le lit ainsi préparé, pour elle, avait fait naître une émotion où se mêlait inextricablement appréhension et excitation. Arnaud allait, après l’avoir attachée, la fouetter et elle y prendrait du plaisir. Dit comme cela, quoique intrigant, ça paraissait simple. Et pourtant... A chaque fois, cela lui semblait aussi insurmontable qu’inévitable. Un moment, elle eut la tentation de lui demander d’attendre, de la prendre dans ses bras, de la caresser, de l’aimer, pour une fois, comme le font la majorité des amants. Lui dire qu’elle avait aussi besoin de sa tendresse qui était pour elle le tremplin indispensable pour prendre son élan vers lui.

Pourtant, quand il le lui demanda, elle s’allongea, après s’être mise intégralement nue, à plat ventre sur le lit et le laissa l’attacher sans lui opposer la moindre résistance.

C’était peut—être le moment qu’elle préférait que ces instants où elle sentait les mains d’Arnaud sur elle l’apprêtant, la préparant, jaugeant de la résistance des nœuds, vérifiant si les menottes n’enserraient pas trop étroitement ses poignets ce qui empêcherait une bonne circulation du sang. Elle avait alors l’étrange sensation de devenir un objet, un jouet dénué de toute volonté propre. Ce qui était encore plus étrange, c’est qu’elle aimait cela. Cette impression de se décomposer pour mieux se recomposer et retrouver ainsi une unité enfouie et oubliée. Elle sourit en le voyant prendre ainsi soin de son confort alors qu’il s’apprêtait à la fouetter. Elle ferma les yeux laissant monter en elle la chaude et exquise sensation de son excitation qui déjà mouillait son entre—jambes. Elle ne put retenir un gémissement de surprise quand Arnaud d’un brusque mouvement raccourcit l’amplitude des courroies qui maintenaient ses bras l’obligeant à ramener ses épaules en arrière sans souci de la tension qu’il leur imposait.

— Tu as mal ? lui demanda—t—il

— Non, ça va... Ça tire un peu mais ça va...

— Je peux donc encore un peu raccourcir les courroies", lui répondit—il tout en tirant, sans lui laisser le temps de répondre, sur les lanières.

— Ça fait mal aux épaules là, murmura—t—elle dans le vain espoir de l’amadouer

— C’est bien ce que je veux..., lui rétorqua—t—il, d’ailleurs je vais également resserrer au niveau de tes jambes... voilà... c’est bien ma chienne...

— Tu m’as bien attachée cette fois... souffla—t—elle le cœur chaviré d’émotions contradictoires.

— Oui, ma chienne, lança—t—il laconiquement.

Jamais encore, Arnaud n’avait pris autant de soin à l’immobiliser. Une bouffée d’angoisse la parcourut. Jusqu’alors, elle avait toujours eu la possibilité en se débattant un peu vigoureusement de pouvoir se libérer, ce qui lui était déjà arrivé quand la douleur devenait trop forte. Mais là, pas possible. Elle aurait beau tirer sur ses liens, elle les sentait trop solidement liés pour arriver à s’en défaire seule. Un sentiment de vulnérabilité extrême la parcourut de se sentir ainsi désarmée, à l’entière merci de son Maître. Et ce sentiment, paradoxalement, loin de l’effrayer accrut son excitation. Son Maître avait, à ce moment, tout pouvoir sur elle, et cela lui plaisait. Elle était à lui et il pouvait user d’elle à sa guise. Elle lui abandonnait toute résistance, toute volonté. Elle était heureuse. Elle se détendit, confiante, à l’écoute du battement sourd de son cœur.

— Tu es prête ?

— .... Oui

— Je ne veux pas t’entendre crier. Je ne veux pas que tu bouges. Tu as compris ?

— .... Oui, mon Maître

— Tu te rappelles le nombre de coups ?

— Oui, mon Maître, cinquante.

— C’est ça.... N’oublie pas le mot..... tu sais que tu peux le dire à tout moment.... je ne t’en voudrai pas....

— Oui, mon Maître, .... je sais...

Du coin de l’œil, elle le vit se saisir de l’épaisse ceinture en cuir mordoré qu’elle lui avait offert. Elle se demandait si elle avait eu une bonne idée en lui faisant ce cadeau... Mais, elle devait bien l’avouer, elle ne le regrettait pas vraiment. Bien sûr, elle allait avoir mal, mais après....

Un tressaillement la parcourut quand le cuir cingla une première fois sa fesse droite. Le coup quoique peu appuyé avait été suffisamment vif pour laisser sur sa peau une traînée ardente. Elle n’eut pas le temps d’analyser la sensation que trois autres coups se succédèrent rapidement sur ses fesses accroissant la sensation de brûlure. Instinctivement, son corps se tendit dans les liens qui la maintenaient attachée sur le lit et ses doigts s’agrippèrent aux courroies à la recherche d’un vain réconfort. Elle entendit Arnaud la contourner et venir se placer à sa droite. Elle se mordit les lèvres retenant à grand peine ses gémissements quand une rafale de coups s’abattit sur ses épaules avec une violence peu coutumière à Arnaud. Il lui sembla qu’un incendie s’était déclenché dans son dos et elle dut faire appel à toute sa volonté pour demeurer, comme l’avait exigé son Maître, parfaitement immobile.

— Ça va, lui demanda—t—il

— Oui, murmura—t—elle d’une voix que la tension qui l’habitait avait rendue rauque

— Alors, je continue ? reprit—il

— Oui

— Bien, je ne veux pas te voir bouger, lui rappela—t—il, et je ne veux pas t’entendre crier. Compris ?

Elle acquiesça dans un soupir. Elle respira profondément exhortant son corps à se détendre. Elle savait par expérience qu’au plus son corps se refuserait, au plus les coups lui sembleraient durs à supporter. Pourtant, malgré tous ses efforts, elle ne put retenir ses cris, quand la ceinture cingla à nouveau violemment le creux de ses reins.

— Décidément, tu ne peux pas t’empêcher de couiner, sale truie.

— Ça fait si mal mon Maître...., gémit—elle

— C’est ce que je veux... te faire mal... bon, alors le bâillon...

— Non, je t’en prie... Je vais me taire... je te promets..., le supplia—t—elle

— Ouais ! ... Non je préfère te bâillonner au moins je serai tranquille...., lui rétorqua—t—il tout en se saisissant du bâillon qu’il avait spécialement confectionné pour elle. Ouvre la bouche...

— Non, je t’en prie.... j’aime pas...

— Tu veux que j’augmente le nombre de coups ? la coupa—t—il d’un ton rude

— ... Non...

— Alors ouvre ta gueule immédiatement.... voilà qui est mieux, dit—il tout en resserrant étroitement autour de la nuque les lanières du bâillon boule qu’il avait enfoncé entre ses lèvres qui, tout en étouffant ses cris, lui permettait malgré tout quelques vagues balbutiements

Combien de fois, la ceinture retomba—t—elle lacérant sans pitié ses fesses, son dos, ses cuisses ? Elle aurait été incapable de le dire. A chaque fois, il lui semblait qu’elle ne pourrait en supporter davantage. A chaque fois le mot magique brûlait ses lèvres. A chaque fois, elle le retenait. S’offrant sans retenue aux coups qui incendiaient son corps. S’offrant à son Maître. Heureuse malgré sa douleur d’être capable de s’abandonner ainsi. De ne pas succomber à la tentation, si humiliante, de lui demander de cesser. Se disant qu’elle était complètement folle. Mais elle aimait cette folie qui la portait à chaque fois plus près de lui. Qui la faisait sortir d’elle—même et devenir lui pour mieux se retrouver.

Quand, enfin, les coups cessèrent, elle resta immobile, le corps tétanisé, dans un état second. Elle entendit Arnaud s’approcher d’elle et lui murmurer combien il était fier d’elle, combien il l’aimait tout en calmant d’une main douce le feu qui incendiait son dos. Peu à peu, elle sentit le tambourinement désordonné de son cœur se calmer. Seule demeurait la sensation de brûlure qui irradiait son corps et la remplissant d’un bonheur profond. Elle y était arrivée et cela lui importait plus que tout. Peu à peu son corps se détendit. D’un mouvement preste, Arnaud la délivra de ses liens et la prit tendrement dans ses bras. Doucement, il la fit se retourner. Un moment, il l’observa allongée nue, bras et jambes en croix sur le lit, en une offrande sans équivoque, les yeux brillant de larmes retenues, le visage empreint d’un léger sourire tendu vers lui. Quand elle le sentit s’enfoncer en elle, une exaltation infinie l’envahit. Comme elle l’aimait à cet instant alors que son corps brûlait encore des coups reçus. Un long moment, sa bouche rivée sur ses seins, il fit aller et venir son sexe en elle l’emmenant au bord de l’extase. Elle se remit à gémir de bien—être, accompagnant d’un balancement de ses hanches son mouvement. Toujours, elle s’émerveillerait de l’accord parfait de leur corps qui vibraient à l’unisson. Elle sentait le plaisir s’épanouir en elle prêt à la submerger. Elle arrima ses jambes autour d’Arnaud afin qu’il s’enfonce plus loin en elle.

— Remets—toi sur le ventre, lui ordonna—t—il en se détachant brusquement d’elle

Elle eut un léger soupir de dépit d’être ainsi délaissée alors qu’elle était en plein envol si près de la jouissance. Pourtant, malgré sa frustration, elle ne lui en voulut pas. La jouissance n’était pas pour maintenant. Elle savait qu’elle devait la mériter. Avec une pointe d’angoisse, elle le vit se saisir du lourd martinet noir aux longues et larges lanières qu’elle craignait tant. Un moment, elle brûla de lui dire qu’elle ne pouvait plus, que ses fesses étaient trop sensibles. Mais, bien sûr, elle retint ces mots.

— Tu te rappelles, je t’avais ordonné de ne pas crier

— Oui mon maître, je me rappelle

— Tu m’as désobéi. Pour ta punition, tu vas recevoir dix coups supplémentaires. Et je t’avertis, ils vont être forts. Je n’ai pas envie de te ménager sale chienne désobéissante !

Elle sentit son ventre se crisper d’angoisse. Dix coups ! Non, jamais, elle ne pourrait. C’était trop ! Mais, sans faire attention à la crispation soudaine de son visage, Arnaud continua :

— Je n’ai pas envie de t’attacher. Qu’en penses—tu ?

— Non, ne m’attache pas. Je préfère aussi.

En disant cela, elle se demanda si elle ne s’avançait pas un peu trop. Attachée, c’était plus facile. Elle n’avait qu’à se concentrer sur la douleur pour la maîtriser. Libre de ses mouvements, elle devrait aussi maîtriser les mouvements instinctifs de son corps qui voudrait s’échapper. Mais déjà, Arnaud reprenait :

— C’est bien ma chienne. Mais, je t’ordonne de rester parfaitement immobile et, bien sûr, de ne pas crier. Tu en es capable ? Je me le demande....

Il laissa sa phrase en suspend. Il savait si bien qu’il suffisait de mettre un tant soit peu ses capacités de résistance en doute pour exacerber son envie de le satisfaire.

— Je ne bougerai pas, mon Maître, promis.

— D’accord alors. De toute façon, au moindre mouvement, au moindre cri, je double la punition.

— Oui, mon Maître

— Mets—toi à quatre pattes, chienne.... Ecarte tes grosses cuisses, je veux ton sexe accessible...

Du coin de l’œil, elle vit son bras se lever. Elle avait beau s’y attendre, elle sentit l’affolement l’envahir quand un déluge de feu s’abattit sur ses fesses. Dix fois, les lanières la flagellèrent durement. Dix fois, son corps hurla en silence de douleur. Dans sa tête affolée, elle comptait. Du moins elle essayait. Plus que sept, plus que cinq. Non, elle n’y arriverait pas. Elle avait trop mal. Ses doigts s’agrippaient désespérément au drap du lit qu’elle mordait, éplorée, à pleines dents pour étouffer ses cris. Arnaud marqua un imperceptible temps d’arrêt. Un bref moment, elle songea qu’il avait pitié d’elle. Un bref moment, elle songea de lui demander d’arrêter. C’était si facile. Un seul mot. Mais non. Pas si près du but.

— Plus que quatre coups ma chienne.

De nouveau, les lanières lacérèrent avec une rare violence ses fesses qu’elle sentit sous leur féroce morsure s’embraser. Puis, Arnaud, sans modérer la force de son geste, porta directement les trois derniers coups sur le sexe offert. Elle sentit les lanières mordre cruellement la chair fragile de ses lèvres vaginales et de son anus lui infligeant une douleur insoutenable. Le dernier coup assené encore plus violemment lui arracha un cri. Son corps s’arqua en un soubresaut incontrôlable avant de se recroqueviller dans un coin du lit. Elle n’osait plus bouger. Le corps en fusion. Les larmes au bord des paupières. Affolée de sensations. Avide de caresse. De tendresse après cette violence. Affamée de douceur. Incroyablement heureuse.

— C’est bien ma chienne. Je suis fier de toi, entendit—elle, dans le brouillard qui embrumait son esprit, lui murmurer Arnaud.

— J’ai mal, tu sais. Ça brûle..., bredouilla—t—elle dans un sanglot

— Je sais... Tu as été courageuse. Je t’aime, ma douce.

— Je t’aime, mon Maître.

— Tu es à moi. Ma propriété, continua—t—il tout en effleurant le corps qu’il venait de martyriser afin de mieux la posséder

— Oui, je suis à toi, toute à toi

— Tu es belle ma chienne. Viens, contre moi. Tu le mérites.

Tendrement, il la serra contre lui et commença à caresser son corps meurtri la remplissant d’un ineffable bien—être. Tant de tendresse après tant de violence. Le contraste était saisissant, excitant, bouleversant. Chaque fois, elle se laissait prendre au piège de ces sensations antagonistes et pourtant complémentaires qui lui étaient autant nécessaire l’une que l’autre. Douleur et plaisir, une alchimie délicate à réussir qui l’émerveillerait toujours. Elle se sentait si vulnérable dans ses moments d’infinie tendresse où, n’ayant plus aucune défense à lui opposer, il prenait, après l’avoir fouettée, véritablement possession d’elle, de ce qu’elle était au plus profond. Où elle était incapable de retenir l’élan qui la portait vers lui jusqu’à vouloir se dissoudre en lui. Ne faire qu’un avec lui, son Maître, son amant, son amour. Lentement, elle sentit son corps se détendre. Elle se remit à gémir cette fois de bonheur alors que les doigts experts s’appropriaient son sexe en une caresse d’une insupportable douceur. Déjà, la souffrance endurée était oubliée. Déjà, elle sentait le plaisir monter en elle en vagues successives. De plus en plus rapprochées. de plus en plus fortes. Déjà, elle s’abandonnait....

— Tu es ma chose... mon objet....

— Oui... je suis ce que tu veux...

— Mon esclave soumise

— Oui mon Maître.... je ne suis qu’à toi... toute à toi...

Litanie sans fin d’appropriation et de soumission. Comme un code entre eux toujours identique et sans cesse renouvelé d’accepation et de possession.

— Mon animal.... ma truie...

Elle frémit en entendant ce dernier mot. Non pas ça, le supplia—t—elle en silence jamais elle ne s’y ferait. Pas maintenant. Mais comment le lui dire. Comment lui faire comprendre ? Elle n’en avait pas la force. Ne voulait pas le décevoir. Aussi humiliant que les images qu’il faisait naître en elle en l’assimilant à cet animal puissent être. Elle sentit, à bout de force, une dernière résistance se briser en elle. Elle était ce que voulait Arnaud, aussi lui répondit—elle :

— Oui, ta truie, mon Maître

— Ma truie qui n’est bonne qu’à se faire enculer par tous les cochons de la porcherie.

— Oui, mon Maître.

— Dis—le—moi. Je veux t’entendre dire que tu es une truie. Une énorme truie...

— Je suis une truie, mon Maître... une énorme truie qui aime se faire enculer

— C’est bien... Mets—toi à quatre pattes et montre—moi ta grosse croupe de truie afin que je la remplisse

Elle s’exécuta docilement au—delà de tout refus. Son visage reposant entre ses bras, elle s’agenouilla cuisses largement écartées sur le lit.

— Ecarte plus tes pattes, ma truie. Montre—moi tes babines... hmmmmmm tu mouilles sale truie. Tu as envie que je t’encule, hein ! salope..., reprit—il en saisissant à pleine main les anneaux qui sertissaient ses lèvres qu’il tira brutalement en arrière lui arrachant un râle de douleur mais sans qu’elle tente quoi que ce soit pour tenter d’échapper à la dure torsion qu’il lui infligeait

— Oui mon Maître, j’ai envie de ta queue dans mon cul, lui répondit—elle en retenant un cri de souffrance

— Je ne sais pas si tu la mérites finalement...

— Oh ! oui mon Maître...

— Vraiment, je ne sais pas... Je crois que je vais finir par te vendre... mais tu ne dois pas valoir grand chose... Je vais te donner...

— Non mon Maître je veux rester avec toi. Je veux pas que tu me vendes. Je suis à toi... Qu’à toi, s’écria—t—elle soudain véhémente. Encule—moi mon Maître

— Je fais ce que je veux de toi... Bon... mais je veux voir tes babines bien étirées alors... 160 g devaient les allonger suffisamment, qu’en penses—tu ?

— Mon Maître... non... je t’en prie...., le supplia—t—elle en comprenant de ce qu’il avait l’intention de faire

— Tu ne t’en sens pas capable, sale truie ? Tu me déçois.... Mais je m’en doutais.... Décidément je crois que je vais te vendre... tu n’es bonne à rien...

— Non, non, ne dis pas ça, lança—t—elle s’affolant du ton méprisant qu’Arnaud venait de prendre. Je veux oui.... ce que tu veux...

— Bien, je préfère ça... mais pour te punir je vais ajouter 40 g supplémentaires. Ce qui fera 200 g... Ça va être lourd ma truie... Tu te rends compte, insista—t—il perfidement, 400 g au total....

— Oui mon Maître, lui répondit—elle le ventre noué d’angoisse.

— Ecarte bien tes gros jambons...

Elle ferma les yeux sous l’injure, se concentrant sur ses sensations, alors qu’Arnaud accrochait délicatement à chacun de ses anneaux vulvaires un poids de 160g et un autre de 40g. Elle sentit ses grandes lèvres se tendre démesurément sous la tension qui les distendait. Elle n’avait pas vraiment mal. Pas encore du moins. Mais la sensation était éprouvante. Elle avait l’impression qu’au premier mouvement un peu brusque ses lèvres allait se déchirer.

— Tu es belle comme ça ma truie, si belle si tu savais... avec tes babines qui pendent.... je t’aime....

— Je t’aime mon Maître

— Maintenant, je vais t’enculer. M’enfoncer dans ton trou à bite.

Quand elle sentit le sexe tendu s’enfoncer en elle, elle oublia toutes ses craintes toute au plaisir d’être enfin emplie par son Maître. A chaque mouvement de va et vient d’Arnaud dans son cul, les poids se balançaient d’avant en arrière tirant chaque fois davantage sur ses lèvres. C’était douloureux mais, en même temps, la sensation amplifiait démesurément son plaisir qu’elle sentait gronder et monter inexorablement en elle. Instinctivement, ses doigts se portèrent sur son clito qu’elle se mit à caresser frénétiquement.

— Oui, ma truie, branle—toi, prends ton plaisir... lui souffla Arnaud tout en lui labourant le cul de plus en plus profondément

Elle gémissait sous les coups de reins qui l’enflammaient, s’offrait toute entière au pieu qui la pourfendait sans pitié. Son corps s’arqua et un cri de délivrance lui échappa quand le plaisir la submergea et fusa à travers son corps la faisant retomber haletante sur le lit. Elle reprenait lentement ses esprits quand elle sentit Arnaud la saisir par les cheveux pour qu’elle se redresse.

— Regarde sale truie ce que tu as laissé sur ma queue, lui lança Arnaud en lui montrant son sexe maculé de tâches brunâtres et malodorantes.

— Je suis désolée mon maître ? Pardonne—moi, lui répondit—elle rouge de confusion

— Si tu veux que je te pardonne, tu sais ce qui te reste à faire...

— Mon maître, je t’en supplie pas ça....

— Comment ça "pas ça" ?... Nettoie—moi avec ta langue.... vite...

— Non, mon Maître, je ne peux pas.... je t’en prie..., l’implora—t—elle à nouveau

— Fais—le tout de suite si tu ne veux pas garder les poids à tes lèvres jusqu’à demain...

— Mon Maître, pitié, le supplia—t—elle une nouvelle fois

— Nettoie immédiatement ta merde sale truie, lui ordonna—t—il d’une voix inflexible

Elle le regarda désespérée. C’était beaucoup plus que de l’humiliation. L’humiliation, elle pouvait l’intégrer. Elle faisait même partie intégrante de son plaisir en lui faisant ressentir dans toute sa force son appartenance à son Maître. Sa dépendance. Mais pas ça. Pas cet acte répugnant qui l’avilissait au plus bas niveau et lui donnait le sentiment de régresser à un stade antérieur où toute dignité, toute identité lui était refusée. Pas cet acte qui bafouait et piétinait sans aucun égard ce qu’elle avait de plus précieux, son amour. Impavide, son Maître, insensible au malaise qui grandissait en elle, continuait sa litanie d’ordres. L’obligeant à plier, à se courber. Elle entendait les mots partagée entre sa répulsion et la terreur de le perdre en n’étant pas capable de le satisfaire. Choix insoluble entre tous. Elle se sentait s’enfoncer, s’engluer dans un monde de pulsions obscènes qui lui faisait horreur et la coupait de toutes véritables sensations. Marionnette entre ses mains. Bien sûr, elle aurait pu tout stopper immédiatement. Il lui suffisait de dire un mot. Un tout petit mot et elle redeviendrait sa douce soumise, son amante adorée. Arnaud redeviendrait tendre. Jusqu’à la prochaine fois... Alors à quoi bon... Aussi ne pouvait—elle se résoudre à le prononcer. Aussi ne pouvait—elle qu’accepter cet avilissement que tout en elle refusait, cet abaissement qui outrageait sa dignité de femme. Un mot... Elle sentit une boule se nouer au creux de son ventre. En silence, dans l’impossibilité totale de formuler son refus, elle lui hurla d’arrêter, de ne pas l’obliger à cela. Qu’il était en train de tout détruire. Pourtant, incrédule, elle se vit se pencher vers le sexe souillé. Elle se vit tendre sa langue et lentement commencer à lécher, malgré sa répugnance et en réfrénant la nausée qui lui tordait le ventre, la queue maculée de ses fèces.

Quand elle se redressa le cœur et la tête chavirés d’émotions contradictoires, son visage ruisselait de larmes de détresse. Elle se sentait blessée au plus profond et pourtant, elle n’arrivait pas à vraiment lui en vouloir de l’avoir contrainte à cet acte dégradant entre tous. Il était le Maître et il avait tout pouvoir. Elle lui avait abandonné tout pouvoir. Cependant, elle ressentit confusément du fond de sa détresse que cette fois qu’il était sans doute allé trop loin et qu’il avait abusé de son pouvoir en voulant, au mépris de ses interdits les plus profondément ancrés et sans se soucier du mal qu’il lui faisait, l’amener à ses limites les plus extrêmes. Elle avait bien sûr sa part de responsabilité dans cette situation. Elle n’avait pas prononcé le mot.

Il était le Maître, et outrepassant son dégoût viscéral, elle lui avait obéi. Et soudain elle se haït pour cet acte auquel elle s’était, elle—même, contrainte.

Elle se laissa glisser en arrière s’effondrant sans force sur le lit. Dans un brouillard, elle le sentit décrocher les poids. Elle en eut, malgré son soulagement un vague regret. Quand il la prit dans ses bras, elle éclata en sanglots convulsifs en se serrant contre lui, contre cet homme qu’en dépit de tout ce qu’il pouvait lui faire, lui dire ou lui demander, elle aimait de toutes ses forces et dont il lui semblait être devenu le prolongement. A qui elle était incapable de refuser quoi que ce soit au risque, elle en en prenait brutalement pleinement conscience, de se perdre.








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Commentaires

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jeudi 16 janvier 2014 à 17h01 - par  Henic

Peut-on considérer que l’on aime vraiment une personne, fût-elle soumise, si l’on est capable de la pousser à bout, de la mener "au risque de se perdre" ?
Certes, la soumise a été consentante, mais dans quel état sort-elle de l’épreuve : renforcée et grandie, ou malheureuse et détruite ?

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