BlackMasterCow

1° partie : Angelina piégée
mercredi 14 septembre 2016
par  Angelina
popularité : 1%
9 votes

Los Angeles, juin 2013
Lina appuyait encore et encore sur le bouton de la sonnerie, sa mère ne répondait pas. Elle se résolut à sortir sa propre clé et à ouvrir. Dix jours sans nouvelles, ce n’était pas normal. Mais l’appartement était vide et dans son état normal, un vrai foutoir avec des vêtements froissés partout, des verres sales, des cartons à pizza... Ah maman ! Quelle fée du logis !
Lina soupira et passa en mode flic ; elle inspecta méticuleusement les lieux, ce qui fut vite fait, après tout Amanda n’occupait qu’un modeste logement composé d’un séjour avec coin cuisine, d’une chambre et d’une salle d’eau. Elle remarqua l’absence de sa petite valise de bord, mais pour le reste Lina était incapable de remarquer ce qui pouvait bien manquer d’autre.
Elle démarra l’ordinateur portable posé sur le chevet, le temps qu’il soit prêt elle consulta la messagerie du téléphone fixe. Elle fit défiler plusieurs messages sans intérêt - dont certains émanaient d’elle-même -, avant de s’arrêter au dernier qu’elle écouta plusieurs fois.
« On passera te prendre à 16 heures vendredi, attends en bas de chez toi, et tu as intérêt à y être sinon tu sais ce qui va se passer. Bagages minimums, pas besoin de vêtement là où tu vas. Efface ce message. »
Pour le coup, Lina était inquiète ; ce n’était pas bon, pas bon du tout. Amanda avait de grosses dettes de jeu, elles en avaient parlé quelques jours avant sa disparition, et le créancier la harcelait et la menaçait. La coïncidence avec sa disparition n’était sûrement pas fortuite. Elle avait encore dû trouver un plan à la con pour rembourser ses dettes. Lina s’assit devant le micro et pianota sur l’historique des sites Net visités. Rien de bien palpitant, surtout des sites de mode de vente en ligne. Sur la messagerie, en revanche, plusieurs contacts avec la même personne, un dénommé BlackMasterCow, dans les jours précédents sa disparition. Une proposition de travail très bien rémunéré, qui éloignerait en outre Amanda de LA pendant plusieurs mois. A la clé, 50 000 $ !
« Putain, dans quoi tu t’es fourrée, maman ? Tu dois tant de fric que ça ? Tu as trouvé quoi, comme arnaque, pute à Tijuana ? Non, tu recevrais jamais tout ce fric, pas à 38 ans. Et c’est qui ce mec, BlackMasterCow, le maître noir des vaches ? »
Lina débrancha l’ordinateur et le coinça sous son bras ; elle sortit de l’appartement encore plus inquiète que lorsqu’elle y était entrée ; et aussi un peu abattue ; elle décida de passer chez son pote Harry, un hacker de son âge – 20 ans -, pour essayer de trouver quelques renseignements. Elle démarra sa vieille Mustang cabriolet après avoir couiné en posant ses fesses sur le cuir rendu brûlant par le soleil de début juin. Il habitait sur Mulholand Drive, rendue célèbre par le film de Lynch. Sa petite maison de location était toujours aussi mal entretenue vue de la rue, mais l’intérieur abritait des fleurons de la technologie moderne en matière d’informatique et de connexion très haut débit. Il était chez lui, bien sûr, il ne sortait quasiment jamais de son antre, se faisant livrer sa nourriture (abondante à défaut d’être équilibrée) et tout ce qui lui était nécessaire.
Il n’ouvrit qu’après que Lina lui a téléphoné pour l’avertir qu’elle était devant la porte. Vingt ans, chauve, blafard (il n’avait pas vu le soleil depuis trois ans au moins), et obèse. Pieds nus, vêtu d’un bermuda bariolé et d’un tee-shirt des Lakers. Il sourit de toutes ses dents gâtées à Lina qui l’embrassa sur les deux joues, se collant pour ce faire contre le ventre de son ami.
— Salut, Angelina, ça fait un bail... plus de 4 mois ; alors, miss FBI, ça se passe bien à Quantico ?
— Bien, mais je suis en congé avant d’être affectée à Boston.
— Putain, Boston ! Tu vas te cailler tes jolies petites fesses, il paraît qu’il y gèle 6 mois dans l’année !
— Bon, tu sais, j’ai pas trop le choix non plus ; je verrai bien.
— Enfin, avec un bac à 15 ans et tes études de droit, tu aurais pu entrer dans un cabinet d’avocats ici au lieu d’aller travailler pour l’oncle Sam.
— Je verrai dans quelques années, pourquoi pas. Bon, Harry, j’ai des soucis avec maman...
— Tu m’étonnes ! Déjà, à l’école primaire, elle oubliait de venir te chercher une fois sur deux...
— Je sais bien ; mais c’est ma mère. Elle a disparu, et j’ai trouvé un échange de mails avec un mec bizarre. Regarde ça... BlackMasterCow.
— Je cherche tout de suite ; même paiement que d’hab. ?
Lina fit discrètement la grimace ; le paiement, c’était une pipe bien profonde en avalant son sperme. Fataliste, elle acquiesça malgré tout. Il prit le portable et descendit dans sa cave transformée en salle high-tech. Il s’installa dans l’immense fauteuil sur mesure sur lequel il passait ses journées et ses nuits souvent. Lina descendit derrière lui tout en déboutonnant son chemisier ; pas question qu’elle se tâche, les éjaculations de Harry étant rares et abondantes. Elle s’assit sur le pouf en cuir assorti au fauteuil et dénoua les lacets de ses Converse noires, puis fit glisser sur ses jambes son jean Dolce & Gabbana ; elle se leva pour bien plier ses affaires sur un tas de revues pornos, puis libéra sa poitrine. Serg aimait la voir nue, il tiendrait moins longtemps. Elle posa donc sur ses affaires sa petite culotte en coton et revint pour s’asseoir. Harry l’interpella :
— Putain, Angie, tu es de plus en plus canon ! Avec les nénés que tu te payes… Ils sont naturels, au moins ?
— Pff ! Bien sûr, tout est d’origine, idiot !
— Ils sont si gros, et ils tombent pas… Et le cul que tu as aussi, putain, je bande comme un âne, moi ! Cette fois, tu me laisseras te la mettre dans la chatte, dis ? S’il te plaît ?
— On s’était mis d’accord, tous le deux. Un pipe, gorge profonde et j’avale ; c’est pas mal, non ?
— Oui, mais ça me suffit plus. Tu as d’autres types pour traquer sur la toile ? Non, hein… Alors cette fois, c’est pipe et chatte. Tu verras, tu vas aimer ton vieux pote.
— Tu exagères ; mais je comprends que j’ai pas le choix… Alors d’accord.
Le hacker passa plus longtemps que prévu à remonter les diverses pistes, à entrer dans les métadonnées du portable, à retrouver les fichiers effacés et à reconstituer l’histoire d’Amanda.
— Putain, c’est salement glauque, ce truc. Jamais entendu parler. On a ça en Californie ?
— C’est quoi, ça ? De quoi parles-tu ?
— Le WSBM, white slaves for black masters. Un centre de dressage pour esclaves blanches tenu par des noirs. Au nord de Valencia, sur la 138, il doit y avoir une piste privée, un héliport, une clôture double et électrifiée. Des gardes. D’où vient le fric, mystère. Pas de publication, pas de vidéo.
— Comment on les contacte ?
— Je ne sais pas encore…
— Et ma mère est là dedans, il faut que je contacte quelqu’un…
— Mmm… J’ai une adresse Internet ! Mais tu as intérêt à faire attention avec ces types, ce sont des pros, quand tu vois comment ils ont masqué leurs activités en dessous des radars. Le type des messages, BlackMasterCow, ce n’est pas un saint ; pas d’adresse IP attachée, pas fiché non plus à la NSA ou chez toi...
— Tu as piraté le FBI ? Bravo, tu finiras en prison !
— Sérieux, si tu dois prendre contact avec ce gars, il te faut une sacrée bonne raison, tu peux pas le contacter et lui dire que tu cherches ta mère. Tu veux visiter leur centre ?
— A ton avis ? Bien sûr, il faut que j’y entre, d’une façon ou d’une autre.
— Ils proposent des stages, j’ai vu.
— Pourquoi tu le disais pas plus tôt ? C’est parfait.
— Minimum quatre mois...
— Ah !
— A l’essai, mais contrat normal d’un an.
— Non ! C’est dingue ; mais si j’arrive à entrer, je trouve ma mère, si elle y est du moins, puis je me casse.
— Pour entrer, il te faut faire acte de candidature. Parrainée par un black, je vois.
— Tu connais un gars dans ce milieu qui accepterait de me parrainer ?
— Je sais pas trop... Tu te rappelles Lewis, le connard du lycée qui t’emmerdait tout le temps ?
— Si je me rappelle ? Il me pelotait dans la cour et rêvait de me sauter. Il est en prison à Corcoran, je crois.
— Il vient de sortir. S’il t’a toujours à la bonne, tu dois pouvoir t’en servir pour le parrainage. J’ai son adresse à LA, dans Watts. Tiens, son numéro. Mais fais attention à tes fesses, Angie. Bon, viens me sucer... LIRE LA SUITE




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Commentaires

Logo de pipo
mardi 11 octobre 2016 à 08h51 - par  pipo

très bon texte on attend la suite avec impatience

Logo de pabblo
vendredi 16 septembre 2016 à 13h47 - par  pabblo

Super,merci pour pour ce texte tres bien ecrit.Vivement la suite !

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