2 - La nouvelle vie de Jeanne

mardi 3 novembre 2015
par  Guido
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Le soir de notre mariage, Britt et moi, comme le jour de notre rencontre, mais dans un vrai lit et pas sur le sol humide d’une cave, nous fîmes l’amour tendrement, sans autre instrument que nos mains et sa langue. Je crois que j’eus un orgasme, qui n’était pas feint, contrairement à ceux que je simulais chaque jour pour nos spectateurs d’Amsterdam. Je m’endormis dans ses bras. J’y étais encore blottie quand je me réveillai, avant elle, au petit matin. Je réfléchis à ma destinée, à mon avenir.
Tout d’abord, quid de mon identité ? J’avais été surprise, à la mairie, d’entendre mon prénom d’Anne-Marie, que j’avais presque oublié. Voulais-je le récupérer, maintenant que je me considérais comme maîtresse de moi-même ? En fait, non. C’est Jeanne qui avait rencontré et aimé Britt. Il n’était pas question de la faire disparaître.
Plus longuement, je m’interrogeai sur mes goûts et mes désirs. Je savais que je n’avais plus envie de souffrir. Dieu sait si Madame m’avait fouettée avec ardeur ! Je ne regrettais pas cette expérience, ce sentiment de sortir de son propre corps, mais je ne voulais plus la vivre. Je devais reconnaître qu’il me plaisait infiniment plus de donner que de recevoir. De toute évidence, c’était l’inverse, fort heureusement, pour Britt. Nous nous complétions donc, comme le maître et l’esclave…
Mais je devais m’avouer que j’étais beaucoup plus cérébrale que physique. Ce qui me fascinait par-dessus tout – et m’avait conduit à vivre l’expérience inopinée de soubrette chez Madame – c’est l’autorité et la soumission qu’elle provoque chez certains. Je pouvais comprendre, à la limite, qu’une femme, modelée par des siècles de supériorité masculine, se soumette à son époux, plus fort, par définition plus viril, mais pourquoi m’étais-je pliée aux caprices de Madame ? Je ne trouvai pas la réponse, mais je savais que j’expérimenterai sur Britt ce pouvoir un peu magique d’être obéie, sans rechigner.
Et puis, en continuant mon introspection, je me dis que, malgré trois années d’expérience Sm – à un certain niveau, malgré tout ! – mon expérience d’amour physique avec les hommes restait étrangement limitée. Certes, j’avais sucé des centaines de queues, mais seulement trois ou quatre m’avaient – maladroitement – pénétrée. J’eus l’idée, qui me sembla excellente, de demander à Monsieur Max s’il voudrait bien me faire l’amour. Je ne vois pas pourquoi il refuserait. J’aimerais aussi, bien sûr, permuter nos rôles avec Madame, la fouetter puis me faire lécher le minou, exactement comme elle l’avait si souvent pratiqué quand je vivais dans son donjon, mais cette requête me semblait plus délicate à formuler…
****
Britt se réveilla et m’adressa le plus désarmant des sourires.
« Descends et agenouille-toi ! »
Elle ne se fit pas prier. Je l’informai de ce que j’avais décidé.
« Tu vas me servir, exactement comme j’ai naguère servi Madame. Tu porteras une tenue de soubrette, tu me parleras à la troisième personne. Tu connais les règles : les mains derrière le dos, les yeux toujours baissés, etc. Tu seras fouettée quotidiennement – ce qui n’était pas mon cas, me dis-je in petto – et, si je le souhaite, tu dormiras avec moi. Prochainement, tu seras marquée au fer rouge sur le pubis ; c’est Monsieur Max qui organisera la cérémonie. Des questions ? »
« Puis-je continuer à appeler Madame Maîtresse ? »
« Oui, accordé ! ».
Ladite cérémonie devait avoir lieu le temps de réunir le matériel. Je décidai de réunir à dîner Madame et Monsieur Max pour en régler l’organisation. Évidemment, Britt s’occupait de tout.
Ce fut la soirée des surprises. Madame arriva la première, avec un magnifique bouquet de fleurs. J’étais très émue. Je le fus plus encore, alors que Britt les installait dans un vase, quand elle me dit :
« Tu peux m’appeler Dominique ».
Je n’étais pas certaine d’y arriver… Tandis que nous buvions l’apéritif, Britt à nos pieds, elle me fit part de ses projets :
« Je viens de céder Sue à Monsieur Max. Un bon prix ».
J’en déduisis, mais je m‘en doutais, qu’elle nous avait naguère vendues nous aussi…
« J’ai rencontré une autre fille, Nancy, Américaine elle aussi. Nous sommes très amoureuses. Je vais aller vivre avec elle à Los Angeles. Elle n’est pas du tout Sm, ce n’est pas bien grave… ».
J’étais abasourdie ! Non seulement Madame – je veux dire Dominique – allait quitter la France, mais elle renonçait aussi à ses jeux !
« Vous allez me manquer, Dominique ! »
Je n’étais pas encore passée au tutoiement… Elle me caressa gentiment la joue
« Je ne suis pas encore partie et je garde mon appartement ; j’y reviendrai au moins une fois par an ».
Monsieur Max arriva, ce qui m’évita sans doute de fondre en larmes. Lui aussi nous donna quelques nouvelles fraîches. Sue m’avait remplacé, après deux ou trois intérimaires, dans mon job de pipeuse et elle semblait être à la hauteur. À Amsterdam, sa petite entreprise, comme il l’appelait, tournait à plein régime ; en revanche, faute d’actrices motivées et crédibles, il avait dû renoncer au show que Britt et moi avions donné quelques mois durant.
« Si vous avez envie de reprendre du métier… » dit-il en souriant « Bien sûr, nous partagerions les bénéfices ».
Je déclinai évidemment cette offre, mais, le champagne m’aidant à surmonter ma timidité, je lui fis la proposition à laquelle je pensais depuis quelque temps.
« Je n’ai pratiquement pas d’expérience avec les hommes. Accepteriez-vous de me faire l’amour ? ».
« Bien sûr, quand tu veux, dès ce soir, après-dîner », dit-il en riant.
Il m’interrogea sur mes quelques expériences et fut ahuri d’apprendre à quel point elles étaient limitées et il s’esclaffa quand il découvrit que j’étais vierge de l’anus.
« Quoi ! rien ne t’a pénétrée, pas même un gode, un jouet, une bougie ? »
« Non, Monsieur Max, je n’en ai jamais eu l’idée ni l’envie ».
Et c’est vrai que Madame, enfin Dominique, n’utilisait elle aussi que mon côté face.
« Tu sais que je pourrais monnayer assez cher cette qualité… ».
L’homme d’affaires reprenait parfois le dessus sur l’ami… Je promis, en tout cas, de conserver cette virginité jusqu’à nouvel ordre. Et je n’osai pas demander quand il me ferait l’amour.
La cérémonie du marquage fut fixée au dimanche suivant, au donjon, car il fallait que les patientes soient strictement immobilisées. On décida que Sue serait elle aussi marquée, non pas de deux initiales, comme Britt (JB) – j’ai volontairement omis de souligner que B était l’initiale de mon nom propre — mais d’une seule, le M. de Max – on débattit un certain temps pour savoir si ce serait sur son pubis ou sur son sein. Je me demandais même si elle savait ce qui l’attendait et j’avais hâte de la rencontrer. LIRE LA SUITE



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