La douleur des larmes

samedi 11 juin 2011
par  deshna
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« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître, Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » Alfred de Musset

Un courant d’air frais entre tes cuisses te rappelle ce jour peu ordinaire. Il a presque soulevé ta minijupe et dévoilé tes fesses. Ne pas porter de culotte ne te dérange pas. C’est plutôt en porter une que tu crains, surtout aujourd’hui. Et si tu trembles, ce n’est pas de froid. Déjà le décor est planté, alors que je viens t’accueillir à la sortie de ta voiture, tu dois traverser le parking seule. Lorsque tu entres dans le building, tu appuies sur le bouton correspondant à l’appartement de ton Maître, mais alors que tu espères entendre sa voix, c’est le bruit aigre, presque strident de l’ouvre porte qui se fait entendre. Tu es attendue, pas besoin de t’annoncer.

L’utilisation des ascenseurs a toujours provoqué un malaise en toi. Ce n’est pas une phobie, mais tu n’aimes pas te retrouver seule dans ces engins. L’immeuble est équipé de deux ascenseurs. Un grand qui peut contenir au moins six personnes et un petit dans lequel on imagine mal tenir à trois. Le grand est le plus lent, mais il y a de fortes chances qu’il s’arrête aux étages et que tu ne sois pas seule. Le petit est plus rapide, mais seule, le sentiment de claustrophobie est réel.

Hésitante, tu te dis que le sort en décidera. Tu prendras celui qui est le moins haut dans les étages. Lorsque tu arrives dans le hall, les deux cages sont au niveau du rez-de-chaussée. Tu as quelques secondes pour te décider. Ton Maître déteste attendre. Tu optes pour le grand. Les portes se referment. Rien ne bouge. La lumière s’éteint. Moment de panique. Seule la petite luciole de la lumière de secours brille au plafond. Dans ton énervement, tu as oublié d’appuyer sur le bouton d’étage. Tu appuies dessus avec force, comme s’il allait faire décoller l’ascenseur qui démarre avec une lenteur consommée et des vibrations qui font penser qu’il va se décrocher à tout instant. La lumière est revenue à l’instant où tu as pressé le bouton, mais il te faut toute la montée pour retrouver tes esprits.

Naturellement, personne n’est venu te rejoindre, et c’est seule que tu rejoins l’étage de ton Maître. Les portes de la cage se sont à peine ouvertes, tu te précipites dans le couloir. Tu arrives face à la porte de l’appartement. Nul besoin de sonner, la porte est grande ouverte, la lumière éclaire brillamment le hall, faisant contraste avec la lumière chiche du couloir. Pour toi, cette porte ouverte n’est nullement une invitation à entrer. Du moins pas dans cette tenue. Tu sais ce que tu dois faire.

Un à un tu enlèves tes vêtements et tu les déposes sur la chaise qui près de la porte. Tu ne pourras en franchir le seuil qu’une fois complètement nue. Le risque de voir un des voisins sortir ou rentrer chez lui est réel. Ton Maître adore t’imposer cette épreuve, même si c’est toi qui lui en a suggéré l’idée. Il le fait depuis qu’il a découvert que tous les appartements de l’étage sont occupés par des adultes. Plus d’une fois, tu as manqué d’être surprise en très petite tenue.

Si le fait d’être dénudée t’autorise à entrer, il ne te donne pas pour autant le droit de refermer la porte. Il te faut maintenant passer ta tenue de punie. Dans le fauteuil, face à la porte, se trouvent les vêtements que tu devras porter au cours de cette journée. Une vieille culotte, propre, mais trouée. Un vieux soutien-gorge défraichit et devenu informe au fil du temps. Une vielle paire de chaussettes défraîchies. Une minirobe ornée du mot PUNIE pour bien souligner l’état de celle qui la porte.

Si tes vêtements sont surannés, ils n’en sont pas moins propres. Ton Maître a horreur de la crasse. Il se plaît à t’humilier, mais jamais à te dégrader, à t’avilir. Un jour, tu as abordé le sujet avec lui. Sa réponse a été très simple : « Il est facile de dégrader, il est plus plaisant d’humilier. » Naturellement, impossible d’expliquer la différence à qui est vanille.
Il est rare qu’une journée soit consacrée aux punitions, mais ton cahier déborde. Tu trouves la décision de ton Maître tout à fait juste, même si sévère, de consacrer tout ce temps à te punir. Tu as exagéré, tu le sais. Tu as besoin d’une remise à niveau. Et, il n’y a pas plus pervers et sadique que lui pour réaliser cela. Une fois en tenue, tu dois le retrouver dans la pièce où il se trouve. En passant dans le hall de nuit, tu ne peux t’empêcher de te regarder dans les miroirs qui couvrent les placards. La vue de ton image fait que tu détournes promptement le regard.

A la porte de Son bureau, tu attends, sans un bruit, sans un geste. Il est occupé à son ordinateur et il serait stupide de ta part de vouloir le déranger, à moins que tu ne trouves que ton cahier de punitions n’est pas encore assez étoffé. Tu ignores le temps que tu devras patienter avant qu’il ne daigne se tourner vers toi. Tu as horreur d’attendre. Et ces quelques instants sont déjà une punition pour toi.

Curieuse, tu ne peux t’empêcher de regarder l’écran, même si en théorie cela t’est interdit. Ton sang ne fait qu’un tour. Je suis sur un site d’enregistrement d’esclaves. Même si, tu mérites d’être punie, tu ne mérites pas ce genre de bassesses réservées à des catins de bas étages qui croient qu’en criant leur asservissement, elles seront plus soumises que les autres.

« Tu as regardé l’écran » Je me suis tourné d’un seul mouvement. Tu as été surprise et tu ne peux masquer d’avoir été prise sur le fait. « Oui, Maître » tu ne peux te retenir de baisser la tête. Je soulève ta minirobe et je glisse une main dans ta culotte. Comme un adolescent de quinze ans le ferait en partant à la découverte du sexe des filles. Mon geste est volontairement maladroit. Tu sais que tu auras à subir toute sorte d’humiliations au cours de la journée. Obéissante et bien éduquée, tu écartes instinctivement les cuisses. Tu sens mon doigt glisser le long de ta chatte. Tu es trempée.

Tu t’en veux toujours un peu lorsque ton corps trahit tes pensées refoulées. Parce que si ton corps parle pour toi, ton esprit se refuse à l’admettre. Ton Maître a bien compris ce paradoxe et il en joue sans retenue. La séance commence par l’analyse de ton cahier. Il passe en revue chacune de tes fautes, comme pour mieux te les jeter au visage. Tu as le droit de te défendre, de t’expliquer. Tu le fais rarement. Bien souvent, avant même de commencer, il a écrit, à côté de chaque faute, la sanction qu’il compte t’imposer. Il est rare qu’il revienne sur sa décision et décide d’alléger la sentence. Mais jamais, suite à son passage en revue, il n’a décidé de l’alourdir.

Ton cahier, tu as dû lui envoyer la veille au soir. Il n’est pas exceptionnel qu’il passe plus d’une heure à imaginer les sanctions, à les mettre en place. Parfois avec sadisme, souvent avec un brin de perversion. Jamais rien de vicieux. Un juste équilibre en force physique et coercition mentale. Une fois la liste des punitions énumérées, il t’emmène sans ménagement au donjon. Tu ignores ce qui t’attend. Tu sais qu’il ne lui faut pas beaucoup de punitions pour te donner ce sentiment de fautive. Mais aujourd’hui, plus que tout autre, il te noue l’estomac avec une force inégalée.

Sans attendre, tu te prosternes, ainsi qu’il est de règle avant chaque punition. Lorsque je t’ordonne de te redresser, tu prends une grande goulée d’air. Tu sais que la journée sera longue. Tu ne tardes
pas à te retrouver agenouillée. D’habitude, c’est sur un tapis en coco. C’est déjà arrivé que ce soit sur un bac remplit de graviers, mais cette fois, c’est sur la pire chose qui soit pour les genoux d’une soumise : des grains de riz. La vue des grains de riz t’effraye car, en général, cela indique que tu vas devoir tenir la position durant un certain temps.
Ta minirobe t’est ôtée. Je baisse à moitié ta culotte, je place une pince à anneaux sur ton clitoris que je serre sans ménagement, mais sans exagération. Tu ne peux t’empêcher de penser que d’ici la fin de la journée, il risque de souffrir bien plus. Je relève ton soutien-gorge pour également y placer deux pinces. A l’aide de ficelles, je relie les pinces à deux plateaux à tarte munis d’un pied.

Ta punition consiste à tenir les deux plateaux, bras tendus à l’horizontale devant toi. Si tu baisses le plateau de gauche, la ficelle tire sur la pince de tes seins. L’autre, c’est pour le clitoris. Dans chaque plateau, je place trois billes d’agate. « Si tu fais tomber une bille, cinq coups avec le paddle. » Tu as envie de hurler ton mot de sécurité. Je t’offre le choix entre souffrir ou avoir mal. Le paddle est ce que tu crains le plus. Trois billes dans chaque plateau, cela fait trente coups, alors que j’avais dit que je ne dépasserais jamais quinze. En une fois, tu te sens perdue.

Il ne faut guère de temps avant que la douleur fasse son apparition. En fait, il s’agit de douleurs. Elles sont apparues en même temps. Dans tes genoux et dans tes bras. Le moindre mouvement vers le bas amène des tractions sur tes tétons et sur ton clitoris. Tu te dis que si tu laisses tomber le plateau de droite, ton clito sera arraché. Aussi, tu fais des efforts incommensurables pour garder le plateau de droite le plus haut possible.
Celui de gauche n’est pas mieux. Même si la traction sur les tétons est légèrement plus supportable, tu ne peux guère descendre avant que la douleur te laisse à penser que tu risques de perdre tes tétons aussi surement que ton clito. Tes genoux, c’est l’enfer. Tu sais que tu ne dois surtout pas bouger. Même si la douleur est intense, si tu bouges, ce sera pire encore.

Le bruit mat d’une bille qui tombe te sort de ta torpeur. « Merde » penses-tu. Mais, si tu sais que cela te vaudra cinq coups de paddle, du coup, le plateau de gauche s’en trouve allégé et plus facile à maintenir. « Dommage que ce n’est pas celui de droite. Cela ferait du bien à mon clito » En même temps, tu te dis que si, pour épargner ton bouton de plaisir, tu dois subir cinq coups de paddle, malgré ta phobie de cet engin, cela vaut le coup. C’est donc sans hésiter que tu fais tourner les billes dans le plateau de droite jusqu’à ce qu’il y en a une qui s’en échappe et tombe sur le sol avec un bruit de sentence définitive. « Dix » cette pensée t’a traversée l’esprit comme une aiguille chauffée à blanc.

Le répit n’est que de courte durée. Bien vite les billes restantes font ressentir leur poids. Tu aimerais bien alléger le plateau de droite encore un peu. Tant pis si tes seins doivent en pâtir un peu. Face à la douleur de ton clito, tu n’hésites pas longtemps. Le bruit de la bille qui rebondit sur le seul sonne comme le glas. « Quinze. Quinze coups de paddle, plus tout ce qu’Il a prévu, je ne pourrais jamais supporter cela » Mais de nouveau, le plateau est plus léger. C’est celui de gauche qui est plus lourd. De plus en plus lourd. Mais là, pas question que tu le délestes de la moindre bille. Tu es déjà à ton maximum de coups de paddle. Tant pis, tu subiras la sanction jusqu’au bout. Tes tétons aussi.

Le répit de la boule en moins semble avoir duré seulement quelques secondes. Le plateau est de plus en plus lourd à maintenir. Tu te rends compte que tu as commis une erreur. Plutôt que d’éjecter les billes une à une, tu aurais mieux fait de toutes les virer d’un seul coup. Le nombre de coups de paddle n’aurait pas changé, mais le poids du plateau s’en serait trouvé plus allégé sur une plus longue période. Dans la douleur grandissante qui embrouille ton esprit, tu vires la dernière boule du plateau de droite. C’est seulement lorsqu’elle roule au sol que tu te rends compte que cela signifie « vingt »

Tu es à bout, tu n’en peux plus. A l’instant où je viens te libérer de tes tourments, tu laisses tomber une dernière boule. Tu ne sais pas si elle sera comptée ou pas. Tu as trop mal. Tes genoux sont en feu, tes seins hurlent de douleur, ton clitoris te fait l’effet d’une aiguille brûlante qui irradie dans tout ton corps. Dès que tu es libérée, tu roules sur le côté et tu frottes tes genoux avec frénésie pour enlever des grains de riz qui semblent incrustés dans ta peau. Ce n’est que la première punition, mais déjà, tu te sens exténuée.

Je t’ordonne de te relever. LIRE LA SUITE

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Commentaires

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dimanche 12 juin 2011 à 23h21 - par  Henic

Décidément, Deshna a un vrai talent pour écrire un scénario, décrire son évolution et les pensées qui traversent les personnages.
Comme le soulignent les derniers paragraphes, cette punition est terrible car son côté physique, pour rude qu’il soit, n’est pas le plus difficile à supporter : l’aspect mental est autrement violent et punitif.
Comme il est bon de pouvoir ensuite se laisser aller à la tendresse partagée entre le maître et la soumise qui s’aiment !

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