La morsure

jeudi 27 novembre 2014
par  Noir Désir
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Volontairement, Il avait tout disposé en évidence.
« Tu sais ce qui t’attend » me dit- Il « tu peux encore revenir en arrière, nous buvons un dernier verre et nous nous séparons ».
« Oui, je sais » répondis-je d’une voix qui se voulait ferme, « je reste ».
« Alors déshabille-toi… en silence et lentement que je profite de ton corps »
Sans le lâcher du regard, je fis glisser ma robe par terre, puis les bretelles de mon soutien-gorge, je jouai un instant avec l’élastique de ma culotte avant de me dénuder complètement.
Je restai ainsi le regardant sans trop savoir quelle serait la suite. Il restait silencieux, certain que le trouble viendrait provoquer chez moi des rougeurs aux joues et les premiers picotements au ventre.
« Redresse-toi, bras croisés en arrière et écarte les jambes ». Les ordres tombaient, me soulageant paradoxalement de ma gêne grandissante.
Il s’approcha de moi et fixa des bracelets de cuirs à mes poignets qui se retrouvèrent bloqués
« Ouvre la bouche ! » ll vint fixer le bâillon-boule. « Tu pourras ainsi crier à ta guise… ».
Je perdis ensuite la vue, un masque de cuir posé sur les yeux. Il ne me restait qu’à me concentrer sur les bruits environnants, son parfum et son haleine.
« Tes seins sont magnifiques » dit-Il tout en les caressant, Il joua avec, les pinçant de plus en plus de fort jusqu’à ce qu’Il juge qu’ils étaient assez dressés pour se voir apposer des pinces. Les premières larmes de douleur apparurent sur mon visage quand Il testa leur arrimage en tirant dessus.
Un court instant, mes poignets furent délivrés avant de me retrouver suspendue au bout d’une corde sans doute accrochée à une poutre.
« Tu es belle ainsi. Mais il te manque ton collier et ta laisse, signes de ta soumission ».
Ainsi parée, j’étais devenue sa Chose.
Le jeu pouvait commencer. Je pourrai ensuite compter les marques laissées par le fouet…

Il s’amusa d’abord à faire glisser la lanière du fouet sur mon corps, je frissonnais de froid et de peur.
Quand le premier coup de fouet vint me frapper comme un éclair, je ne m’attendais pas à ce qu’il me morde ainsi. Si j’avais pu crier, j’aurais réveillé tout l’immeuble. J’ai l’impression que tout mon corps s‘est tendu … comme si j’avais pu rompre mes liens…
Au fur et à mesure qu’ Il maniait le fouet, mon corps me brûlait, la douleur résonnait dans ma tête, vrillait dans mon cerveau. Une onde électrique me transperçait…
Je Vous haïssais, entre chaque coup je Vous traitais de salaud, de sadique et je me maudissais d’avoir accepté de me livrer ainsi à Vous. Tout mon corps me faisait mal. Et, à un moment, j’ai perdu pied, je n’avais plus la notion du temps et de l’espace, j’étais partie ailleurs. Les narines frémissantes à la recherche d’un peu d’air, j’avais le sentiment d’être à l’intérieur d’un brasier, mon sexe se liquéfiait. Une boule de feu s’est emparée de moi, irradiant tout mon corps.
Je me tordais de douleur et de plaisir. Je ne contrôlais plus rien. Une vague de jouissance m’a emportée. J’ai joui comme rarement j’avais pu le faire auparavant …

Il me détacha avec précaution, je ne tenais plus sur mes jambes. Il me retira le bâillon-boule et le masque de cuir.
« Alors comment te sens-tu ? »
« Je ne sais pas, je ne sais plus. Épuisée, heureuse, meurtrie…amoureuse. »






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Commentaires

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samedi 29 novembre 2014 à 17h28 - par  Crabou

J’aime beaucoup ce récit car c’est aussi ce que je ressens quand je suis fouetté. J’adore ce moment où je me mets à transpirer, où la douleur se transforme en plaisir. Mais cela demande d’avoir un Maître ou une Maîtresse qui sait faire monter la "pression" jusqu’à ce moment sans sauter les étapes pour qu’on n’aie pas envie/besoin d’arrêter avant.
Bravo

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