Une année d’esclavage

3° partie
jeudi 6 février 2020
par  Henic
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L’histoire de Tina

Le piège
Simplement mais avec malice, Goldie ouvre la porte, me pousse dehors puis me lance mon manteau. La lumière du soleil du matin est aveuglante après l’obscurité de la salle de torture. L’air froid de Long Island m’aide à clarifier mes esprits, mais me fait réaliser que je suis presque nue. Je m’accroche à une rampe ornée pour me soutenir, je lève les yeux pour me repérer et je vois deux silhouettes qui s’approchent de moi. Prise de panique, j’essaie de me concentrer et de récupérer mon manteau. Soudain, j’entends une voix féminine qui prononce doucement mon nom.
Il me faut quelques secondes pour reconnaître Tina Reisand, une collègue de travail, et le chauffeur. Ce n’est pas possible. Je suis découverte. Que dire ? Avant que je puisse dire ou faire quoi que ce soit, Tina saisit mon manteau et le place gentiment sur mes épaules. Je lui demande ce qu’elle fait là. Elle me dit calmement de ne pas parler, qu’il y aura plus tard tout le temps pour des explications. Puis Tina et le chauffeur m’aident à monter dans la limousine qui attend. J’ai dû m’évanouir parce que, lorsque je me réveille, je me retrouve allongée sur le siège arrière de la limousine, toujours habillée du soutien-gorge long et des bas que je portais lors de mon supplice. Je vois les yeux du chauffeur qui regarde mes moindres mouvements dans le rétroviseur. Frénétiquement, j’essaie de me couvrir lorsqu’il demande si je vais bien. Pensant qu’il s’adresse à moi, je m’apprête à répondre lorsque Tina dit :
« Elle ne paraît pas sérieusement blessée. »
Dans mon état à demi-conscient, j’avais oublié Tina. Surprise, j’exige de savoir ce qu’elle fait là. En même temps, je me débats avec mon manteau pour essayer de me protéger du regard du chauffeur. Tina m’aide gentiment à m’asseoir en me disant qu’il faut que je me calme et qu’elle va tout m’expliquer dès que nous serons chez moi. Elle ajoute qu’il ne faut pas que je sois gênée par le chauffeur qui en a déjà vu d’autres. Pendant que nous roulons, je passe alternativement de la conscience à l’inconscience. Lorsque je lève à nouveau les yeux, je reconnais mon voisinage. J’ai un million de questions à poser à Tina mais comme je commence, elle me redit que nous aurons tout le temps plus tard. Nous nous arrêtons finalement devant mon immeuble et, par chance, il est encore très tôt et aucun de mes indiscrets voisins n’est encore levé. Tina m’aide à descendre de la voiture mais je peux à peine me tenir debout ni marcher. Elle se tourne vers le chauffeur :
« Jimmy, s’il vous plaît, aidez-nous à monter. »
Sans réfléchir, je lui tends les clés et il ouvre la porte. Puis chacun me prend un bras et m’aide à monter dans mon appartement. Jimmy ouvre la seconde porte et je suis aidée pour entrer et aller jusqu’au canapé. Je suis enfin à la maison et pour la première fois depuis dix-huit heures la veille, je me sens quelque peu en sécurité. En silence, je me blottis dans le confort de mon environnement. Je suis surpris d’entendre le chauffeur demander à Tina ce qu’il peut faire d’autre. Sa réponse est encore plus surprenante. Elle lui dit qu’elle le bipera si elle a besoin de son aide, puis lui demande s’il pourra nous prendre pour aller au travail lundi matin. Avant qu’il puisse répondre, Tina demande juste un oui ou un non, elle connaît les conditions. Je ne comprends pas la signification de tout cela mais il l’assure qu’il le fera et promet timidement d’aider de toute manière. Regardant par-dessus son épaule, il nous fait à toutes les deux un sourire démoniaque et ferme la porte, me laissant seule avec Tina. En silence, je la regarde qui verrouille rapidement la porte et cherche de quoi faire du café. Elle trouve aussi une grande bouilloire et la remplit d’eau brûlante. Elle m’appelle pour me demander où sont les serviettes. Lorsqu’elle les a trouvées, elle les apporte avec l’eau chaude jusqu’au canapé. Comme je ne veux plus être en dehors du coup, j’insiste pour qu’elle commence à répondre à mes questions.
Elle accepte mais dit que nous pouvons parler pendant qu’elle s’occupe de mes blessures. Je me sens impuissante et bizarre lorsque Tina commence à me déshabiller. Elle commence par les chaussures rouges à hauts talons que j’ai portées toute la nuit. Puis elle défait les jarretelles et roule les bas sur mes jambes. Lorsqu’elle commence à défaire le lourd soutien-gorge dans lequel Goldie m’a contrainte plus tôt, ma nervosité me fait demander à nouveau ce qui se passe. Mes yeux croisent ceux de Tina à temps pour voir des larmes s’y former. Je suis si confuse par ce que je vois que je ne réalise pas qu’elle a retiré le soutien-gorge et que je suis à nouveau complètement nue. Alors qu’elle commence à mouiller les serviettes avec l’eau chaude, Tina laisse échapper qu’elle aussi est l’objet d’un chantage et qu’elle est dans le même pétrin que moi.
Incrédule, je reste bouche bée. Nous travaillons ensemble depuis six ans et je n’en ai jamais eu la moindre idée. Alors qu’elle m’essuie avec le liquide calmant, je la fixe, encore sous le choc, et vois les larmes qui coulent sur ses joues. Finalement, elle rompt le silence en disant :
« Ils n’y sont pas allés de main morte… »
Je me mets à bégayer des phrases comme :
« Je n’arrive pas à croire que ça fasse si mal. »
En mettant des serviettes sur mes seins martyrisés, alors que je me dérobe sous la douleur, elle répond :
« Je sais ce que tu ressens, on m’a déjà fait tout ça. »
Tout à coup ; je suis frappée en réalisant ce qu’elle vient de dire. J’essaie de me redresser en disant :
« Qu’est-ce que tu veux dire par « l’objet d’un chantage » ? »
Exhalant un gros soupir de désespoir, Tina se lève et me dit qu’elle va chercher le café, puis qu’elle m’expliquera tout depuis le début. Quelques instants plus tard, elle revient de la cuisine et dépose devant moi une tasse de café. En commentant la variété et la qualité de mon stock de café, elle tient des propos inutiles pour se donner le temps de rassembler ses idées. Je réponds :
« J’ai ça pour quand John vient : il aime le bon café. »
Tina s’assoit dans un fauteuil à côté de moi, enlève ses chaussures et replie ses genoux sur sa poitrine en position fœtale. J’interprète son mouvement comme une manière de chercher un refuge et d’essayer d’échapper à la réalité. À l’évidence, ce qu’elle a à dire lui est très douloureux. Elle finit par se lancer. Elle dit qu’elle a une fille qui a maintenant vingt-quatre ans. Lorsqu’elle en avait vingt, elle a été impliquée dans une affaire de drogue et fut arrêtée pour détention. Il s’avéra qu’elle avait deux grammes de plus qu’une limite donnée et elle fut accusée de vente. Après plusieurs milliers de dollars de frais de procédures et un avocat plus intéressé par ce qu’il pouvait se faire, elle fut condamnée à cinq ans dans la prison d’État pour femmes. Tina continue en me disant comment elle a essayé de faire appel, de prendre d’autres avocats, même des représentants du gouvernement. Elle a essayé tout ce à quoi elle a pu penser parce que sa fille Denise est tout ce qu’elle a. Tina rappelle qu’elle s’est mariée très jeune. Elle fut impliquée dans une relation abusive avec un homme qui trichait tout le temps. Ils ont eu une fille et ont divorcé très vite, elle est restée seule avant qu’elle eût vingt et un ans. Denise était tout ce qu’elle avait. Avant de continuer, Tina imprègne les serviettes d’eau chaude et les replace sur les endroits battus de mon corps. Elle suggère qu’après un peu de repos, un bain chaud me fera du bien. J’approuve sa suggestion et lui demande de continuer son histoire. Apparemment, lorsque Denise est entrée en prison, elle était jeune, attirante, et blanche. Ces qualités en ont fait un objet de grande convoitise à la fois des gardiennes et des autres détenues, la plupart d’entre elles provenant de minorités avec des tendances lesbiennes. Denise était en difficulté dès le début.
À sa première visite, Tina vit que Denise avait été battue et qu’elle était sur le point de craquer. Denise était hystérique lorsqu’elle décrivait comment elle avait été assaillie et violée. Tina fut choquée lorsque sa fille lui avait dit les menaces qu’elle avait reçues si elle ne faisait pas ce qu’on lui disait. Voyant l’état de fragilité de son enfant et entendant ce qu’elle disait, Tina sut que sa fille ne survivrait pas. Tina était immédiatement allée voir la gardienne-chef.
En entrant dans le bureau de la gardienne-chef, elle ne put croire en sa chance. Il s’agissait de Mme Collins, une cliente des Winston qu’elle avait souvent vue au bureau. Après un échange cordial mais rapide, Tina expliqua la raison de sa présence. La gardienne-chef avait vraiment semblé préoccupée et sans hésitation, avait promis de regarder l’affaire, mais elle avait expliqué que la prison était après tout un endroit dangereux plein de rebuts de la société. Tina raconte comment elle avait pleuré et supplié la gardienne-chef de l’aider, ajoutant qu’elle ferait n’importe quoi pour assurer la sécurité de son enfant. À ce moment-là, la gardienne-chef avait dit que, parce qu’elle travaillait chez les Winston, elle était sûre qu’il serait possible de faire quelque chose.
Un fort gémissement de ma part donne à Tina l’opportunité de cesser de raconter son histoire, qui semble très difficile à raconter. La douleur ne diminue pas et Tina insiste pour que je prenne un bain brûlant afin de faire diminuer les enflures. Elle me dit aussi qu’elle a une pommade qui va aider. Sans attendre ma réponse, elle va faire couler un bain. Puis elle revient m’aider à me lever du canapé. Alors que nous nous dirigeons vers la salle de bains, je trouve très étrange de marcher complètement nue à côté de cette femme. Nous travaillons ensemble mais en fait, nous ne nous connaissons guère. Nous avons déjeuné ou dîné ensemble plusieurs fois pendant ces années mais nous ne sommes pas devenues des amies. Je pense que Tina est inhabituellement calme et souvent de mauvaise humeur. Elle est toujours restée très réservée et travaillait de longues heures, arrivant souvent tôt et restant tard. Souvent, je me suis demandé pourquoi elle restait si longtemps sans raison apparente. Le contact de l’eau sur mon corps me fait mal mais j’essaie de retenir mes sanglots. Tina explique que c’est nécessaire et que je me sentirai bientôt mieux. Elle a raison. Au bout de quelques minutes, je me sens un peu mieux. J’en profite pour demander à Tina pourquoi elle est là et combien de temps elle va rester. Je repense à la demande qu’elle a faite au chauffeur, dont j’avais appris qu’il s’appelait Jimmy, de venir nous prendre lundi matin. Sa réponse est qu’elle va passer le reste du week-end avec moi. Les Winston lui ont ordonné de m’aider et de m’expliquer certaines choses. Mais elle se dépêche d’ajouter qu’elle est contente de le faire et aurait bien aimé que quelqu’un l’aidât à ses débuts. Comme une partie de la douleur s’évacue de mon corps et que mon esprit redevient clair je me sens à la fois confuse et gênée. Tina paraît sentir mon inconfort et suggère que j’aille m’allonger un moment. Elle m’aide à me mettre sur pieds en prenant derrière la porte une robe de chambre qu’elle pose sur mes épaules. Puis elle m’aide gentiment à aller jusqu’à la chambre et me conseille de dormir un moment, en promettant qu’elle m’en dira plus ensuite. Vu l’état dans lequel je suis, je ne peux attendre. Je demande, non, j’exige, que Tina me donne encore du café et m’explique. Évidemment, ce qu’elle doit me dire n’est pas facile pour elle.
Elle revient à son histoire en me disant qu’elle avait fait confiance aux Winston et à la gardienne-chef. Elle était certaine que sa fille serait en sécurité. Tina explique que Denise s’est vu donner un travail à la prison et a même été placée dans un dortoir à l’écart du reste de la population. Tout semblait aller aussi bien que possible. Après environ un mois, Tina explique qu’un jour, on lui a demandé de rester tard pour une réunion. À sa surprise, les gens présents à la réunion étaient M. et Mme Winston, la gardienne-chef, la doctoresse Kim et Goldie. Tina n’avait pas pensé que ce pût être autre chose qu’une réunion de travail où elle pourrait être utile. Elle se souvient comment elle est allée tout de suite vers la gardienne-chef pour la remercier personnellement de son aide. Au lieu de la charmante Mme Collins à qui Tina avait parlé auparavant, elle fut choquée de se voir intimer l’ordre de s’asseoir, de se taire et d’écouter.
Entendre Tina expliquer comment on lui avait donné de faire un choix m’est familier. Soit elle fait ce que veut le groupe, soit Denise risque de se trouver en danger. D’abord, on rappelle à Tina sa volonté de faire n’importe quoi pour aider sa fille. Puis elle entend une explication détaillée de ce qu’ils exigent d’elle en échange de la sécurité de sa fille. Se sentant tout à coup mal, Tina quitte la pièce en courant, en larmes. Elle est choquée de ce qu’elle a entendu. Il n’est pas possible qu’elle, ni aucune femme, puisse faire volontairement ce qu’on lui demande.
La nuit suivante, alors qu’elle est assise, seule, à s’inquiéter pour la sécurité de sa fille, Tina reçoit un appel d’une Denise terrifiée. Elle dit à sa mère qu’elle est transférée à nouveau avec la populace et qu’elle la supplie de l’aider. Il est facile de comprendre ce qui se passe. Si Tina refuse de coopérer avec ses employeurs et leurs amis, sa fille ne survivra pas. Désespérée, Tina appelle les Winston. Après de longues supplications et de nombreuses prières, non seulement au nom de sa fille mais aussi en son nom propre, elle essaie en vain d’offrir d’autres modes de paiement. Lorsque Mme Winston se met à rire, le caractère de Tina prend le dessus et elle menace d’appeler la police. Si fatigué et dolente que je sois, toute mon attention est tournée vers l’histoire de Tina.
Le jour suivant, Tina signale qu’elle est malade. Elle a passé toute la nuit à réfléchir à quoi faire. Ses pensées reviennent à ce qu’on lui a dit la veille et à la situation de sa fille. Elle continue de penser que ce qu’ils veulent d’elle n’est pas normal. Si le sexe est tout ce qu’ils exigent, même avec des femmes, elle peut faire avec. Après tout, elle a quarante ans, elle est en bonne forme, il y a près de vingt ans qu’elle est divorcée. Elle n’est plus une oie blanche. Mais ce qu’ils exigent est malsain, pervers et répugnant.
Sans qu’elle me l’ait dit, je sais ce qu’elle veut dire. Elle me dit que ses réflexions furent interrompues vers midi par un messager qui frappe à la porte. On lui donne un paquet contenant une bande vidéo et un papier. Je ne peux m’empêcher de penser que cela ressemble fort à la manière dont j’ai moi-même été piégée. Elle se souvient qu’elle s’est immédiatement mise à regarder la cassette vidéo. À l’évidence, elle avait été tournée à la prison. La voix qui commente est celle de la gardienne-chef. Tina reconnaît certains locaux qu’elle a vus lors de ses visites. Au bout d’une minute ou deux, la scène passe dans des pièces que Tina n’a jamais vues. Ce qu’elle voit est une cellule où sont allongées environ une douzaine de femmes. La plupart sont Noires ou Hispaniques.
Une autre scène montre un groupe de Noires dans une grande salle de douche. Elles ont l’air vieilles, sales et dures. Il y a quelques jeunes Blanches, toutes ont l’air d’avoir peur. Certaines se font laver par de jeunes Blanches dans un coin, plusieurs autres sont en train de donner des coups de pied et des coups de poing à une petite blonde. En scrutant la vidéo, Tina voit que la plupart ont de gros hématomes, certaines semblent même avoir été fouettées. La scène suivante montre une séduisante rousse. Elle est nue et suspendue par les poignets, et elle crie pendant que la gardienne-chef la fouette avec brutalité. La caméra montre toute la pièce. Horrifiée, Tina voit que c’est une sorte de donjon. Tina se met à pleurer en me racontant ce qu’elle a vu. La caméra se déplace et montre Denise attachée sur une grande table en bois. Elle hurle pendant que quatre gardiennes de forte carrure lui arrachent ses vêtements. Sur la table à côté de Denise se trouve un assortiment de godes et plusieurs fouets à l’air horrible. Tina dit qu’à ce moment-là, l’écran est devenu blanc.
Elle se rappelle qu’elle a pris le papier et y a lu que cela, et même pire, pourrait facilement arriver sauf si elle décidait de sauver sa file et de coopérer. Comme ils ont réussi à me contraindre à la soumission, ils avaient réussi à le faire avec Tina. Elle n’avait pas le choix. Denise est tout ce qu’elle a et le groupe le sait. Voir son enfant à la merci des gardiennes a fait bondir Tina sur le téléphone pour appeler M. Winston. Hystérique, elle le supplie d’appeler la prison et de les faire cesser. Elle promet de faire tout ce qu’ils veulent pour assurer la sécurité de sa fille. Avec une voix qu’elle n’avait encore jamais entendue chez M. Winston, il lui dit qu’il s’attendait à son appel. Puis il lui demande si elle sûre de son changement d’attitude. En larmes, Tina admet qu’elle est piégée et qu’elle n’a pas le choix. De manière sarcastique, il lui dit qu’elle a bien raison et qu’il accepte d’appeler la prison. Puis il lui dit de venir au travail le lendemain et d’être prête à rester tard. Tina se souvient qu’il anticipe sa question. Il lui dit qu’après le travail, elle va rencontrer certaines des autres personnes concernées et qu’il lui faudra signer quelques papiers. Puis, plus sarcastique encore, il ajoute qu’il a hâte de la voir le lendemain. Tina se rappelle à quel point elle était en colère et pourtant impuissante en l’entendant rire en raccrochant le téléphone. LIRE LA SUITE


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