Chienne

2 - Préparation
jeudi 1er avril 2004
par  Monsieur Ange et petite soumise
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Dimanche 14 Mars…

Impatiente toute la journée, tête en l’air si bien que je me suis tapée le pied gauche et que le petit orteil devient lentement bleu… Tout de suite j’imagine la réaction de M. Ange qui porte une grande attention à ma présentation et à mes pieds… Quel savon je vais recevoir cela annihile un peu la douleur…

À 21h00 je me connecte sur MSN, j’ai rendez-vous à 21h30 mais peur d’être en retard, ce qui serait impardonnable, je suis déjà là et je tue le temps en surfant un peu sans but précis…

21h30 Enfin ! Comme à son habitude M. Ange est pile à l’heure… Et de suite je lui avoue ma maladresse de début de journée sa réaction ne se fait pas attendre : je me fais enguirlander ! Que mon frère laisse traîner ses chaussures en plein milieu du chemin ne plaide pas en ma faveur : j’aurais du regarder où je posais mes pieds ! Voilà comment m’accueille Mon Maître… Je n’en menais alors pas large…

Mais très vite sa colère retombe… Et la discussion s’engage : pourquoi je ne regardais pas, avais-je la tête ailleurs ? Oui M. Ange, je pensais à notre prochaine rencontre, oui M. Ange cela m’angoisse et m’excite, merci M. Ange de vous occuper de moi…

Puis M. Ange me fait part de ses dernières instructions pour notre première rencontre de la semaine : lundi après-midi. Apporter le matériel, des cds de musique classique (surtout d’orgue c’est si beau…), une ceinture de satin (pour servir de bâillon)… M. Ange m’informe alors qu’il m’appellera dans l’après-midi et qu’après son coup de fil j’aurais une heure pour le rejoindre… Il faut donc que je finisse de me préparer ce soir ou au pire lundi matin…

L’annonce tombe ensuite : M. Ange veut faire de moi Sa catin ! Statut plus honorifique que celui de simple esclave auquel je stagne pour le moment… Cela m’emplit d’impatience et d’excitation ! Pourquoi ne sommes nous pas déjà lundi après-midi ? Mais en même temps je redoute ce moment bien sûr…

Quelles épreuves vais-je devoir affronter pour devenir Sa catin ? Il me prévient que la semaine sera longue et exténuante cela ne calme en aucune manière mon trouble…

Puis il m’abandonna à mon triste sort… Excitée et apeurée…

*****

Dimanche au réveil j’étais impatient je ne peux le cacher, le désir que j’avais de la soumettre n’avait fait que croître au fur et à mesure que le projet se concrétisait. De plus l’envie d’abandonner mon être pendant une semaine, d’être uniquement M. Ange, dominateur sans autre soucis que de dresser son esclave venait pour moi comme un soulagement. Mais tout soulagement se mérite, aussi du sais-je encore travailler toute cette après midi. Une véritable torture parce que, comme chaque lendemain d’entraînement d’aïkido (que je pratique selon les anciennes et rudes méthodes du fondateur) chaque fibre de mon corps se fait entendre dans quelques sourdes souffrances qui me font prendre conscience de son existence pour une part.

Mais d’autre part j’avais autre chose à penser qu’à mes cours de psychopathologie. Mais mon "moi" étant encore le maître de mon corps à cet instant et, à la pensée que chaque travail accomplie ce jour serai ça de temps en plus pour la semaine je réussis à en abattre une somme colossale et surtout à occuper mon esprit toute la journée.

Si bien que j’abordais la soirée calme et serein, ce qui, je le savais, me donnait un certain avantage sur ma soumise. Je la connais bien, je sais qu’a cet instant où je me prépare à manger son estomac lui est noué, elle ne peut rien avaler ou si peu, elle ne pense qu’à cette semaine, qu’à moi, son maître, et cela m’excite prodigieusement...

Je termine tranquillement mon repas, fait mes adieux bien vite et sans remords mon être réel et me pose quelques instants dans l’obscurité totale d’une pièce, je ferme les yeux et me met en position de yoga... Je fais le vide... Dans mon esprit je suis dans une antichambre qui relie mon être réel à M. Ange, je ne suis alors ni l’un ni l’autre... Je ne suis plus rien et cela me suffit... Alors lentement j’ouvre la porte vers le coté sombre de mon esprit, une plus grande noirceur encore m’envahit, je laisse couler ces pulsions dans toutes les fibres de mon corps, je laisse mon cerveau s’imprégner de cette cruauté, de ces délices, de tous ces fantasmes pervers refoulés ! Je les laisse couler et affluer, mon psychisme tenu en laisse n’est autorisé à aucun mécanisme de défense : Je contrôle, je maîtrise, je domine...

Alors M. Ange ouvre les yeux sur le monde, j’ouvre les yeux sur le monde.

Un rapide coup d’œil à mon réveil : 21h25, parfait j’ai une véritable horloge dans la tête. Mais pas question que je me précipite, j’adore l’effet de ponctualité, elle n’aura pas cinq minutes de répit, je sais qu’elle est déjà connecté à son logiciel de chat, certainement depuis longtemps, en train de m’attendre, ne sachant quoi faire, regrettant de s’être connecté si tôt mais ne pouvant se résigner à une autre activité de peur de me manquer... Elle angoisse... Que vais je lui dire ?.... Non ma soumise tu n’auras pas de sursis ! Cinq minutes sont cinq minutes, et comme tu le sais, dans chaque épreuve, même les plus insignifiantes, se sont toujours ces derniers instants qui sont les plus difficiles, et donc fort appréciables.

Moi je prends mon temps, je m’installe tranquillement à un ordinateur qui est déjà allumé, déjà connecté à internet même, dont la seule chose qui manque est le logiciel de chat... J’attend... J’attend... 21h30 !

J’allume le logiciel et rentre tout de suite dans le vif !

Aucune souplesse, aucune concupiscence, aucune douceur. Je suis de marbre et tout ce qu’elle peut me dire n’y change rien. Quand j’apprend sa blessure je me courrouce immédiatement ! Quoi ? Un accident ? Une maladresse faute d’inattention ?! Je ne pardonne pas ! Soumise rappelle toi la règle n°2 : "Je veillerai à toujours être la plus présentable possible " ! Ton corps m’appartient et je veux que tu en prenne soin ! Le blesser par une inadvertance et entacher à sa beauté, surtout au niveau des pieds que j’aime et tu le sais, c’est comme me blesser moi ton maître puisque ton corps est à moi ! C’est un affront ! Une faute impardonnable et que je ne pardonne pas ! Tu t’attendais peut être à ce que je te prenne en pitié ? Tu te déverses en excuse et rejettes la faute sur ton frère ?! Je ne veux rien savoir de tout cela ! Tu as fauté et tu seras châtiée ! Voilà tout ce que tu as à recevoir de moi !

Je te sens alors penaude derrière ton écran, un peu perdue, j’aime cela… La confusion, surprendre, cela ne fait qu’augmenter ton angoisse : que va-t-il alors se passer ?

L’orage passé je redeviens calme et impassible, je t’explique monotonnement ce que tu devras faire. Tu as déjà eu des directives dans la semaines, elles ont été distillées, envoyé à toute heure du jour et parfois de la nuit, goutte à goutte afin de toujours tenir tes sens en éveil et faire monter en toi curiosité et angoisse.

Ces derniers détails réglés je peux enfin, avec délectation, annoncer le thème de cette semaine : Tu es mon esclave, bien. Tu penses être une bonne soumise ? Peut être... Mais maintenant il est temps pour toi de devenir aussi Ma catin ! Je lui dit sans saut d’humeur, comme si c’était le plus naturel du monde. Je ne lui demande pas encore ce qu’elle en récent et ne lui livre pas les fonctions et les devoirs que donne ce titre... Pas encore... Laissons la mijoter, fantasmer, désirer... Elle le saura bien assez tôt et je veux que ce soit fasse à moi, je veux la voir réagir à chaque parole que je prononcerai.

Je ne veux pas que notre entretien se prolonge, je veux la voir frustrée pour ce début de semaine, elle a attendu ça toute la journée avec une impatience folle j’en suis sûr, aussi je ne ferai durer l’entretient qu’à peine trente minutes.

Je lui donne les directives horaires pour le lendemain : Je l’appellerai et aussitôt elle devra être à la porte du "Havre" ( c’est ainsi que nous appelons notre donjon improvisé) dans l’heure ! J’aime cela ça fait toujours monter la tension.

Ensuite je ne peux la congédier sans ajouter une dernière petite phrase assassine qui l’empêchera longtemps de dormir alors qu’en même temps elle saura qu’elle doit le faire : Je lui annonce qu’elle doit se reposer car la semaine sera harassante pour elle.

Je n’en dévoile pas plus... Je ne reste pas plus longtemps, attend les politesses d’usage qu’elle me doit et me déconnecte aussi sec.

Là je suis comblé on peut le dire de l’effet certain que je lui ai fait. Alors c’est avec la joie au cœur que je vais préparer notre Havre...

Enfin satisfait je vais me coucher... Mais le sommeil ne vient pas... Trop de fantasmes... Tant pis je dormirai peu...


*****

Lundi 15 Mars…

Enfin lundi ! L’excitation et la peur m’ont tenue éveillée la quasi totalité de la nuit… Exténuée je me lève pour filer sous la douche, l’estomac toujours crispé… L’eau a un effet bénéfique : je me réveille complètement mais je commence alors à appréhender la rencontre de cette après-midi…

Dans un état second je fini de me préparer puis vais petit déjeuner car il faut manger même si mon ventre n’est pas vraiment d’accord : ce matin les céréales ont du mal à passer…

En cours j’ai eu tout le mal du monde à suivre ce que le professeur racontait au sujet des palais et villas à Rome à la Renaissance : mon ventre se tordait d’appréhension et d’impatience et ma tête était loin de là imaginant, ou plutôt tentant d’imaginer, ce que Mon Maître pouvait me réserver…

Mais le pire fut quand mon téléphone posé sur la table se mit à vibrer et que le nom de Mon Maître s’afficha : mon estomac ne fit qu’un tour et dans ma poitrine les battements de mon cœur s’accélèrent…

Que se passait-il ? Le cour venait de débuter je ne pouvais donc pas décrocher ni sortir en catimini de l’amphi car j’étais au 2éme rang… Le téléphone sonna longuement, puis après une courte pose se remit à vibrer… Je commençais à paniquer : mais que se passait-il donc ? Mon Maître savait pourtant que j’étais en cours à cette heure là… Était-ce une nouvelle épreuve ? Devais-je répondre ?

Au risque de me faire corriger, la peur au ventre, je décidais de rester dans l’amphi et de tenter de suivre la vie des architectes de la Renaissance chose qui d’habitude me passionne… Mais ce lundi là le cours fut un véritable calvaire…

À la fin du cours je tape le numéro de mon répondeur et là : plus de batterie ! Je grogne d’impuissance ! La peur augmente : et si M. Ange avait changer le rendez-vous ? Alors commence une véritable course pour retourner chez moi…

Je n’ai qu’un trajet de trente minutes mais j’ai la nette impression que le temps s’allonge et que jamais je n’y arriverais…

Enfin à la maison ! Sans retirer ma veste je branche mon téléphone sur le secteur et attends un peu pour le rallumer… J’appuie sur le bouton, tape mon code, il trouve le réseau je peux enfin consulter ma messagerie… Arg ! Deux messages… Un à 11h : changement de programme, en entendant la voix grave et calme de Mon Maître énonçant ces trois mots mes jambes tremblent : quel est ce changement ? Pourrais-je assurer mes engagements envers M. Ange ? Mon Maître reste très évasif mais je comprends qu’il souhaite avancer l’heure du rendez-vous ! Au secours ! Second message : toujours Mon Maître à 13h qui me demande de le rappeler le plus tôt possible…

Les jambes flageolantes et les mains tremblantes je me saisit du téléphone pour le joindre : répondra-t-il ? n’est-il pas trop tard (il est déjà presque 14h…) ? sera-t-il en colère ?

Rapidement sans réellement réfléchir je compose le numéro et retient mon souffle…

Après deux ou trois sonneries M. Ange décroche… Je me jette à l’eau… Il n’a pas l’air en colère il se montre même presque compréhensif, cela me laisse perplexe… Il me laisse le temps de manger mais je dois ensuite rapidement le rejoindre puis il raccroche… J’avale alors deux œufs sans réel appétit ni envie, mais je sais qu’il faut que je tienne tout l’après-midi donc je dois manger.

Vingt minutes plus tard je suis repartie…

Tout le long du trajet j’énumère tous les objets que voulait M. Ange et réfléchis si je les ai tous : il ne manquerai plus que j’ai oublié quelque chose !

Au pieds de l’immeuble j’arrête ma marche effrénée pour reprendre mon souffle… Après une grande inspiration je pénètre dans l’immeuble et sonne à l’interphone…Déjà j’entre dans un état second, ma conscience et mon esprit rebelle commencent à s’affaiblir, à doucement s’effacer pour que je devienne une parfaite petite soumise…

Dans l’ascenseur je remet en place mes cheveux ébouriffés par le vent, je commence à sortir mon collier de mon sac mais l’ascenseur est trop rapide et déjà je suis devant la porte de Mon Maître qui s’ouvre sans me laisser le temps d’enfiler la marque de ma soumission…

*****

Lundi, réveil 6h30... Une horreur, je n’aurai pas dormi quatre heures... Et bien je pense que je vais être frais... Moi la marmotte qui dort habituellement au minimum huit heures pour ne pas être fatiguée...

Enfin il n’est pas temps de faire des simagrées, je suis fatigué ? Qu’à cela ne tienne, douche froide !

Me voilà fin prêt ! Heureusement j’avais tout préparé la veille et je suis prêt pour aller à la fac. Après mon petit déjeuné j’étais tellement excité que je me sentais déjà en pleine forme. Pour moi il en va ainsi, le plaisir que me procure l’état d’angoisse de ma petite soumise me stimule. C’est une espèce de vampirisme...

J’aborde cette journée avec beaucoup de plaisir et d’excitation. J’avoue avoir eu du mal à mettre un pantalon. De plus dans le métro je me plonge dans la petite biographie de Vanessa Duriès : Le lien ce qui n’est pas pour me ménager. Mais peu importe j’adore être dans cette état de désir quasi animal. J’ai l’impression alors d’être un prédateur, je me sens fort et puissant, le monde qui s’ouvre à moi ne me fait plus peur, j’avance serein et royal...

Bien sûr mon premier cours est un calvaire ! D’habitude j’adore la psychopathologie, surtout comme aujourd’hui lorsque nous faisons des études de cas, mais la vraiment le cœur n’y ai pas rien à faire ! Ma tête et pleine de fantasmes et je sens mon sexe emplit de désir me rappeler le programme dès que je bouge un peu sur ma chaise...

Très inconfortable, surtout que je suis assis à côté d’une amie ! Pourvue qu’elle ne remarque rien !

D’habitude à s’affoler pour ce genre de chose le désir descend de lui même... Mais là, dans mon état d’esprit, dans le plaisir que je prend à dominer, dans le rôle que j’entretiens, bien au contraire le fait qu’on puisse me surprendre m’excite d’avantage ! J’ai l’impression de maîtriser tout mon environnement, de pouvoir cacher mes désirs flamboyants même à une femme se tenant tout prêt de moi ! J’adore ça, mes fantasmes reprennent de plus belle et les minutes s’égrainent décidément bien lentement.

Mais enfin, après deux heures d’âpre silence de ma part selon ma professeur manifestement déçue ( il faut dire que d’habitude nous débattons du cas tout les deux et les autres regardent, là elle à du tout faire toute seule) je peux passer à autre chose, me plonger dans des révisions pendant trois heures pour passer le temps et surtout calmer mon sexe qui me commence à me faire atrocement mal.

D’ailleurs mon sexe se rappelant à moi j’en mesure toute les conséquences à cet instant ! En effet je dois me lever ! Mais bon, je reste calme et maîtrise la situation, j’ai la chance d’avoir une besace, chose bien pratique pour cacher un membre bien gonflé !

A grand pas je me rend à la bibliothèque après avoir parlé un peu avec quelques amis. Tout en parlant avec eux je suis absent, je les regarde et leur parle mais suis au dessus de la conversation... Je me vois leur parlant sans être là et je me dis... Si ils savaient... Si ils savaient quel pied je suis en train de prendre en ce moment, si il savait que non loin de là une esclave se plie en quatre dans l’attente d’exaucer mes moindres désirs... Mais ils ne savent pas... Ils ne savent pas et moi je suis fier comme un coq ! Bien sûr droit comme un "i" on me demande ce que j’ai, parfait j’ai une excuse qui m’est tombée toute chaude dans les mains à ce premier cour, encore la meilleur note de la promos ( ça passe mal auprès de ceux qui me connaissent bien car je suis pas du naturel à m’en venter mais plutôt à m’en contrebalancer royalement, c’est peut être pour ça que je ne stresse pas).

Enfin bon je m’enfuis à la bibliothèque ce qui passe pour une attitude normale chez moi... Mais là ! Enfer et damnation ! La bibliothèque de la faculté est fermée à cause d’un incident technique !

Là c’est trop ! Je me renseigne mais on ne sait pas quand elle rouvrira. Je vais à droite à gauche pour trouver une salle, mais là encore échec, un lundi matin à 10h c’est dur de trouver une salle vide...

J’abandonne ! Bien vite certes car mes motivations sont ailleurs... Pas question d’attendre trois heures le sexe dressé et se tordant dans mon jean pour un cours aussi intéressant soit-il.

Tant pis je rattraperai ce cours sur quelqu’un je suis pas à ça près... Et puis surtout... Si je pars maintenant il y a bon moyen d’avancer notre séance d’une part, et vu l’heure qu’il est, de bien faire angoisser ma soumise d’autre part.

Je sort sur le parvis, me met un peu à l’écart, assez loin pour que personne ne m’entende parler mais assez près pour que des bribes puissent être surprises si quelqu’un tend l’oreille un peu trop perversement...

Enfin je compose le numéro de ma soumise et attend. Cela sonne... Sonne encore... Parfait elle est en cour et doit se tordre en se demandant si elle prend le risque ou non de répondre... Finalement elle ne prend pas le risque... Je laisse un message répondeur calme mais dont le seule contenu la fera transpirer et m’appeler sur le champ.

Content de mon petit effet je rentre au Havre.

J’arrive tôt et pas de message en sortant du métro... Bah ! Elle doit être encore en cours... J’en profite pour manger et je décide d’user de ce gain de temps pour apporter un petit plus.

Hormis mon défaut de perfectionnisme qui me fait constamment vérifier l’état des préparatifs je prend le temps de m’habiller pour les circonstances.

J’enfile mon pantalon de vinyle noire, lacé sur les cotés, je met ma belle chemise pirate qui s’ouvre sur mon torse et laisse entrevoir, à travers ses lanières, mon pendentif ( une pointe de flèche en obsidienne, vieux symbole maya de force et d’intrépidité). Je met ma grande ceinture avec sa boucle argenté en forme de croix celtique ainsi que mes bijoux. Ainsi ma main gauche est entièrement recouverte de bagues articulées en argent dont celle de l’index se termine par une griffe acérée qui, si elle n’est là que pour l’esthétique habituellement, s’avère redoublement efficace en matière de dressage. Cette main est alors surmontée d’un large bracelet avec une fleur de lys entourée de quatre pierres noires que j’ai fait faire sur mesure au même endroit que pour le collier de ma soumise.

Enfin j’enfile mes bottines dont je sertit la gauche d’un éperons à long clous. Dernière petite touche je me coiffe et met mes cheveux en catogans, cela me donne un regard plus stricte et sévère. Je me regarde longuement dans une glace et admire le travail… Parfait ! Voilà une séance qu’elle n’oubliera pas !

D’ailleurs en parlant de séance je vois qu’il est déjà 13h et qu’elle n’a toujours pas rappelé... Ça ce n’est pas normal. Je la rappelle et lui ordonne de m’appeler immédiatement lorsqu’elle aura mon message. A cet instant je pense qu’elle est dans le métro car je tombe tout de suite sur son répondeur. Mais bon, je ne lui en veux pas car c’est moi qui est bouleversé le programme. Alors je rumine une heure durant...

Quand enfin j’ai son coup de fil et que j’apprends le fin mot de l’histoire je reste calme toujours sur le même postulat. Je lui ordonne de manger et de venir le plus vite possible !

Alors ces derniers instants je les consacre à revoir mon programme comme un acteur de théâtre relirai son texte... Le temps passe lentement et avec un ennui certain, l’excitation, trop longue, est retombée. Mais, quand j’entends l’interphone sonner elle revient au galop et décuplée !

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