Rencontre

Premier accroc
jeudi 5 octobre 2017
par  Verdu
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8 votes

Virginie
J’observe la dizaine d’autres personnes présentes pour ce stage de formation, un équilibre parfait entre hommes et femmes. Aucun ne semble sortir du lot, pas de forte personnalité en apparence. Puis mon regard croise celui de cet homme. Je ne peux m’empêcher de frissonner quand ces yeux d’un bleu profonds me fixent, je me sens pénétrée par ce regard. Incapable de soutenir plus longtemps cette vision, je baisse la tête, je réalise que pendant tout ce temps j’ai fait tourner mon alliance avec mes doigts. Je relève timidement la tête et esquisse un sourire, je sens le rose me monter aux joues. Jamais depuis ma première rencontre avec mon mari, je n’avais ressenti cela en présence d’un homme. Pourquoi maintenant ? Là ! Alors que je suis mariée, heureuse en ménage avec un mari aimant de deux enfants charmants malgré les soucis de l’adolescence.
Je dois avouer que sur le plan sexuel, ce n’est plus la fougue de nos premiers ébats, la routine s’est installée et nos rapports se sont raréfiés au point de ne quasiment plus exister. Mais ce n’est pas le plus important, du moins le croyais-je jusqu’à ce mes yeux rencontrent ce regard. Que m’arrive-t-il ? Je n’ai jamais imaginé tromper mon mari et là sur un simple regard, je serai prête à m’abandonner à cet inconnu.
Mon cerveau se met à tourner à toute vitesse. "Profites en ! Personne n’en saura jamais rien. Tu es à plus de 500 km de chez toi !" Me souffle une petite voix. Je sens une bouffée de chaleur me monter aux joues au moment où un des formateurs me demande de me présenter. Sauvée par le gong, tout le monde va croire que je suis timide. Je relève la tête et je me présente.
Il me fixe, comme s’il avait compris ce que je venais de ressentir. Je me contrôle difficilement et fini ma présentation en prenant une grande respiration.
Je plonge de nouveau mon regard sur les documents présents devant moi, écoutant les autres se présenter. Quand arrive le tour de l’homme, il se présente avec une aisance incroyable et tous les regards sont rivés sur lui. Je découvre alors que nous sommes quasiment voisins et que nos lieux de travail sont proches. Malgré moi, je ne peux retenir un petit soupir de satisfaction. L’homme me fixe droit dans les yeux, je me sens fondre. "Que m’arrive-t-il ?" Je serre les cuisses alors que je sens un spasme me traverser le bas ventre. "Merde ! " me dis-je. "Je ne suis plus une adolescente de quinze ans qui craque pour le premier bellâtre venu."
A cet instant, les formateurs nous informent qu’après le déjeuner nous devrons choisir le ou la partenaire avec qui nous travaillerons au cours de la semaine et vu que nous sommes autant d’hommes que de femmes, l’idéal serait que les binômes soient mixtes. Je relève la tête et ose affronter le regard perforant de l’homme en face de moi pour tenter de lui faire comprendre ce que mon corps désire mais que mon esprit refuse en me disant que ce serait une très mauvaise idée.
Un bref coup d’œil autour de la table me fait comprendre que je ne suis apparemment pas la seule femme intéressée par ce male. Il y a cette espèce de "pétasse" blonde au corps quasi parfait qui minaude devant lui. Vexée, je me promets que je l’aurai.
La matinée se passe avec la mise en place du programme et nous relatons nos diverses expériences pour optimiser nos besoins en lien avec cette formation et l’heure du repas arrive.

Nous nous retrouvons alors dans ce petit self et je me retrouve juste devant l’homme dans la file d’attente avec les plateaux. Je peux sentir son parfum envoutant et je reste sans voix quand il me demande d’où je suis exactement. Je me ressaisis et lui réponds, nous commençons à parler de tout et de rien sur notre région, ce qui me permets de lancer un regard vainqueur à la blonde. Je la vois me fusiller du regard et ajuster son corsage de manière à faire bailler un peu plus son décolleté. Sur ce plan, je ne crains pas la concurrence, depuis le lycée, ma poitrine a toujours attiré les regards masculins et rendue jalouse les autres filles ce qui me permettait de ne pas être trop désavantagée du fait de mes formes à la Rubens.
_Puisque nous sommes quasiment voisins, cela vous dirait il d’être ma binôme pour cette semaine ?" me demande-t-il alors. " De plus, lorsque nous serons de retour chez nous, cela nous permettra de continuer à échanger".
_Oh oui bien sûr !" dis-je avec enthousiasme. Je vois alors la blonde se décomposer. L’homme le remarque aussi et lui envoie un sourire qui me fait bouillir.
_Attablons-nous ! Alors !" dit-il. Et à l’autre femme, il lui propose : "Vous vous joignez à nous ? "
Cela me déstabilise, je n’avais pas envisagé cette possibilité. Elle sourit et reprend du poil de la bête et nous nous installons dans un coin de ce réfectoire relativement bruyant.
Je suis contre le mur et la blonde face à moi, nous échangeons des banalités sur notre travail, nos familles et sur nos attentes quant à la formation, finalement je trouve cette femme moins hautaine comme si elle essayait de me séduire. L’homme reste en retrait de notre conversation de femmes qui se met à virer chiffons après avoir relaté nos expériences de mère.
Son téléphone se met à vibrer, elle répond "Allo chérie ! ... Non, je suis en formation, je ne peux passer ce soir...."
Elle continue de parler avec son interlocutrice et soudain je sens une main se poser sur ma cuisse. Je me raidis, m’immobilise, je baisse le regard sans un mot. Je me laissais faire. Pour la première fois depuis des années, une main masculine autre que celle de mon mari me caressait et je ne protestais pas. Sentant mon accord de principe, la main s’enhardit et remonte sous le tissu de ma robe et caresse le haut de ma cuisse. J’écarte un peu mes cuisses et je sens un doigt se poser sur le triangle de dentelle de ma culotte. Je ne bougeais plus. Notre compagne de table, toujours au téléphone, se lève en s’excusant pour continuer sa conversation. Nous laissant seuls.
Aussitôt, je sens le doigt glisser entre le tissu et ma peau. Avec agilité et adresse, ce doigt trouve mes replis intimes et le bouton fatidique. Je serre les lèvres alors que, l’homme se penche vers moi, je sens son parfum, je ne sais plus où j’en suis. Il me murmure. "J’adore retirer la dentelle avec mes dents... Et j’aime encore plus quand dessous c’est tout lisse..." Je rougis sans un mot car en cette fin de printemps, je ne m’étais pas occupée de cette partie de mon anatomie. Je ne m’étais jamais épilée totalement, depuis mon adolescence, j’étais fière de cette fine toison qui faisait de moi une femme et plus une enfant. Mais ces quelques mots me bouleversent. Allais je céder ?... Je meurs d’envie de mieux découvrir cet homme qui semble savoir ce qu’il veut. Et avec son physique de déménageur, j’imaginais une poitrine virile, velue comme j’aime, pour caresser ces poils qui me font craquer.
Et comme il avait posé sa main, il la retire juste quelques secondes avant le retour de notre compagne de table. Elle semble avoir pleuré. "Que se passe-t-il ?" Lui demandai-je dans un élan compassionnel.
Rien de grave !" me dit-elle, "un petit souci personnel mais ça va s’arranger".
Tant mieux, dis-je en souriant.
Oui !" dit l’homme, "Tout s’arrange un jour. Mais, il va être l’heure de retourner dans la salle."
Et en me regardant, il me lance. "Nous allons nous mettre en binôme."
Oui bien sûr !" Je réponds enjouée et radieuse sans plus me préoccuper de l’autre femme.
De retour autour de la table, nous nous installons par paires selon nos choix et la session commence. Troublée par les évènements du repas j’ai du mal à me concentrer. L’homme s’en rend compte et me regarde en souriant ce qui a le don de me faire encore plus perdre mes moyens.

L’après-midi se passe et alors que je me prépare à rejoindre mon hôtel, il s’approche de moi et sûr de lui, il me prend par la taille et me dit "Allons prendre un verre !".
Avec plaisir !" Dis-je, "Mais laissez-moi passer à mon hôtel avant pour y déposer mes affaires."
Bien sûr, mais je crois que nous sommes logés dans le même hôtel. Allons-y ensemble."
Quelques minutes plus tard, je le laisse me suivre dans ma chambre. Il referme la porte et je me retrouve debout devant lui, mon visage au niveau de sa poitrine. Je frémis quand il pose ses mains sur mes épaules et que nos regards se croisent. Je le vois baisser le regard et sans hésiter, je lui offre mes lèvres. Nous partageons un long baiser passionné, je ne résiste pas lorsque je sens sa langue me caresser les lèvres et je la laisse fouiller ma bouche.
Je me colle contre lui, sortant sa chemisette du pantalon, je passe mes mains sous le vêtement, sur son torse et découvre avec ravissement une poitrine velue comme je les aime. Lui, non plus n’est pas inactif et je sens ses mains faire glisser la fermeture éclair de ma robe, je l’aide à faire glisser le vêtement qui tombe au sol et je me retrouve en sous-vêtements. Si j’avais su, j’aurais mis quelque chose de plus glamour ce matin. Mais je n’ai pas le temps de me poser beaucoup de questions car avec une dextérité incroyable, il fait suivre à mon soutien-gorge le chemin de ma robe et m’allonge doucement sur le lit. Ses lèvres ayant à peine quittées les miennes.
Penché au-dessus de moi, sa bouche quitte mon visage et descend dans mon cou où elle ne s’attarde guère pour venir se poser alternativement sur les pointes de mes seins. Rapidement, ma poitrine réagit et mes tétons durcissent. Il me caresse de ses mains que je sens descendre sur mes hanches en même temps que sa bouche quitte ma poitrine pour embrasser mon ventre, mon nombril. Puis comme il me l’avait dit à table, ce sont ses dents qui attrapent ma culotte et la tirent sur mes cuisses. Je soulève mes fesses pour lui faciliter la tâche et ses doigts la font ensuite glisser à mes pieds. Je suis nue, son visage est entre mes cuisses. Je sens son souffle chaud sur mon intimité, il m’ouvre de ses mains puissantes et un coup de langue explore mes replis secrets m’arrachant un soupir de surprise. Je découvre cette gâterie que mon mari ne m’avait jamais proposée, l’agilité de sa langue que j’avais découverte dans ma bouche ne se dément pas et je la sens passer partout où elle peut se glisser. Je me cambre, je m’offre totalement. Je lui caresse les cheveux, je ne veux pas qu’il cesse. Je me mors les lèvres, je ferme les yeux pour apprécier totalement cet instant magique.
Tout en continuant à lécher mon intimité, aspirer, mordiller, il glisse un doigt en moi, mon excitation monte encore d’un cran, il le sent et un deuxième doigt vient rejoindre le premier et ensemble ils commencent un mouvement de va et vient. Sa main libre vient me caresser la poitrine, me pincer les tétons. Je ne sais plus où j’en suis. J’en veux encore plus. Il le devine.
Il s’écarte alors de moi et je réalise qu’il est nu, le sexe raide en érection, comment a-t-il pu se dévêtir sans que je ne m’en rende compte ?
Un sourire carnassier sur le visage, il me regarde.
_Tu es vraiment appétissante ! Tes rondeurs rendent le jeu encore plus amusant"
Et sans un mot de plus, il me pénètre lentement mais surement. Je le sens en moi, profondément. Jamais, je ne m’étais sentie comblée de cette manière avec mon mari. Appuyé sur ces mains de chaque côté de mon visage, il commence des aller-retours puissants de plus en plus profond qui m’arrachent de petits cris à chaque pénétration. Je sens le plaisir monter de manière irrépressible. Je croise mes chevilles sur ses hanches pour le maintenir prisonnier. Il accélère, il se cale sur mon rythme.
Je ne me retiens plus... "Encore !" lui dis-je.
Le plaisir mon te en moi et me submerge, je pousse un cri de jouissance au moment où il se répand dans mon ventre avec un grognement de plaisir.
Hummmm !" Dit-il. "Tu as encore beaucoup de choses à découvrir."
Oh oui, fais les moi découvrir..." Et il s’affale à côté de moi sur le lit. Je viens poser ma tête sur sa poitrine pendant que nous reprenons nos esprits, je lui caresse le torse, jouant avec un pendentif étrange qu’il porte, on dirait une Vénus préhistorique. Il me caresse le dos, les fesses, les cuisses.
Nous restons ainsi calmement installés pendant quelques minutes. Je récupère lentement, je frisonne en repensant à ce que je viens de faire. C’est la première fois que je me retrouve comme cela avec un autre homme que mon mari, je ne me reconnais pas. "Comment ai-je pu faire cela ?" Mais je dois m’avouer qu’il a tout pour me faire craquer.
En riant il me donne une petite claque sur la cuisse et me dit : "Je crois que tu devrais aller te doucher car je te propose de découvrir un petit resto sympa, mais il faut prendre la voiture pour y aller".
Je souris en me levant nue "Merci !" Lui dis-je. "J’ai hâte !"
Je rentre dans la douche et sans savoir pourquoi, je ne ferme pas la porte. Alors que j’ai les yeux fermés à apprécier l’eau qui coule sur mon corps, je sens des mains venir me caresser le dos, les fesses. Il me savonne doucement, puis je le sens se coller contre moi, passer ses mains sur mon ventre, remonter sur mes seins. Je me laisse faire je me recule contre lui, je sens son membre viril contre mes fesses, puis une de ses mains glisser sur mon bas ventre, entre mes cuisses. "Ce n’est pas possible, il ne peut pas recommencer, c’est incroyable !"
Je ne résiste pas et me laisse faire, ses doigts savent y faire et je le sens glisser son sexe entre mes fesses là où personne n’est jamais allé et doucement, habillement il cherche à visiter ce passage. Je ne sais que dire, que faire. Je ne me refuse pas et il entre doucement ce qui me provoque des sensations inconnues nouvelles qui se traduisent par un petit gémissement que je laisse échapper. Il entre profondément en moi sachant me faire perdre pied par les caresses que me prodiguent ses mains ailleurs sur mon corps.
Au bout de quelques minutes de ce traitement, nos corps unis dans le désir partagent un plaisir commun.
Il se recule doucement et me retournant me pose un long baiser sur les lèvres. Je ne sais plus que dire. Et nous finissons de nous doucher, silencieusement et frissonnants.
Il sort de la douche le premier et me tend une serviette pour que je m’essuie. Je lui souris en le remerciant mais de voir ce corps nu me trouble. Il finit de s’essuyer et retourne dans la chambre pour se rhabiller. Enveloppée dans ma serviette, je le suis. Il s’approche de moi et me prenant par les bras, il me pose un baiser chaste sur le front.
_Habille toi, je t’attends dans le hall de l’hôtel !"
Il quitte la chambre et je me retrouve seule. Je ne sais que penser. Je viens de passer une heure incroyable. "Ai-je rêvé ?"



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Commentaires

Logo de Verdu
jeudi 26 octobre 2017 à 18h42 - par  Verdu

Merci pour votre commentaire, j’en tiendrai compte pour mes prochains écrits mais maintenant qu’il est écrit je ne peux plus revenir sur cette situation.
Mais avait-elle envie de lutter contre cette pulsion ?

Logo de Sylvain de Perry
lundi 23 octobre 2017 à 09h53 - par  Sylvain de Perry

Bonjour Verdu,

un agréable récit au style clair. J’espère que vous allez rapidement en publier la suite.

Sylvain de Perry.

Logo de pierre
mardi 10 octobre 2017 à 14h20 - par  pierre

Magnifique récit plein d’erotisme on a hâte de lire la suite
bravo à vous

Logo de Henic
vendredi 6 octobre 2017 à 16h14 - par  Henic

Un début bien écrit, qui se lit sans difficulté.
Mais au fond, il est consternant de constater la facilité avec laquelle Virginie bascule : aucune trace d’une réelle lutte intérieure, d’une volonté propre. Ce n’est plus un coup de foudre, c’est un puissant anesthésique qui en fait une poupée de chiffon.

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