Chapitre 1 : Le grenier

Par Serge Frapart
mardi 8 septembre 2009
par  Collectif
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Maître Torti est tout guilleret ce matin, il a rendez-vous dans la demeure de son ancien ami Adrien décédé dernièrement. Son cœur est serré d’avoir perdu ce complice de route, ils s’entendaient à merveille lors de déplacements nombreux sur la planète. Mais ses pensées sont toutes tournées vers celle qu’il adore depuis de nombreuses années, son amitié avec Adrien retenait ses pulsions pour Danielle, sa veuve. Sa silhouette est gravée à jamais dans ses rétines, son visage lui apparaît dès qu’il ferme les yeux. Il faut dire que la dulcinée en question est une femme épanouie, la quarantaine entamée et un entretien de sa forme qui fait se retourner de nombreux hommes et pas mal de femmes sur son passage. Sa mission d’aujourd’hui va lui permettre de la côtoyer plusieurs jours, il doit ouvrir une lettre remise de longue date par son ami. Il doit surtout surveiller à la bonne exécution de ses volontés. Ce n’est pas le testament officiel, celui-ci a fait l’objet d’une lecture près du notaire quelques temps auparavant. Non c’est une sorte de jeu qu’Adrien a fomenté pendant ses longs voyages en avion, son imagination lui permettait de pimenter les réunions d’affaires et tous les invités en ressortaient ravis. Mais cette fois Maître Torti n’est pas au courant du contenu, cela fait partit des projets posthumes d’Adrien.

Il pense à ceux convoqués sur la note explicative accompagnant la missive. Danielle bien sûr revient toujours en premier, les jumeaux enfants d’Adrien ont grandi, ils ont plus de vingt ans, il ne les a pas vu souvent car ceux-ci ont fait leurs études dans diverses institutions qui les éloignaient souvent de la famille. Puis l’amie intime de Danielle, Amélia, une rousse explosive aux yeux verts, très proche et, parait-il, en bon termes avec son amie dont les confidences sont souvent entrecou-pées de rires aigus. Une femme désirable, pas très farouche et surtout très expressive, elle aime ou elle aime pas, pas de faux-semblant. Il y a aussi Miss Rosa, une métisse ramenée lors d’un voyage en Afrique dans les débuts de son mariage. La maîtresse de son ami pendant de longues années, la nounou préférée des jumeaux qui la considèrent comme leur maman de cœur. Elle s’est empatit comme toutes femmes africaines mais cela lui donne un exotisme qui ne déplait pas sur le marché de la ville. Elle est complice de nombreuses exaltations de son patron et de lui-même dans des soirées privées. Puis surtout le chauffeur, homme à tout faire de la demeure et de son environnement. Jo, il se fait appeler comme cela car sa mère n’a pas trouver mieux que le saint sur le calendrier de ses patrons, il est né un quatorze juillet. Il comprend parfaitement le français et l’anglais mais ne répond que par monosyllabe, ce n’est pas un expressif mais il sait imposer sa présence. Pal mal de visiteurs et visiteuses de la demeure en sont témoins, il aime tout de la vie et mord à pleines dents. Adrien l’a récupéré aux Antilles, il avait fui son pays et espérait faire fortune dans ces contrées, il ne doit sa survie qu’à la gentillesse de ce Monsieur près d’un aéroport. Poursuivi par une bande de gars armés de machette et drogués à mort, il a vendu sa vie à Adrien pour fuir la mort qui s’approchait. Depuis maintenant une bonne dizaine d’années sa présence est constante dans les bois et la mer qui entourent cette demeure.

Il pense à la propriété de son ami Adrien, c’est une superbe demeure entourée d’un parc immense et surtout avec accès direct à la mer. Sur la coté méditerranéenne, les marées ne sont pas violentes et une crique naturelle avec une caverne sert de refuge au petit rafiot lors de sorties du port. Un escalier mène directement de la pelouse à cette caverne, refuge constant des enfants pendant leur adolescence. Que de secrets sont enfermés dans ces rochers, que de courses effrénées ont battu ses marches ramenant des jeunes rouges de confusion. La course demeurait l’excuse mais les regards des mères ou des adultes présents n’étaient pas dupe, la découverte de la vie n’était pas loin de cette caverne. Le parc entouré de grands murs de verdure n’est pas lui non plus sans histoires à raconter, les fêtes souvent grandioses s’y déroulaient, mais les plus pimentées avaient toujours lieu lorsque Danielle partait à Paris dans la famille. Il rougit de ses souvenirs, son sexe enfle démesurément dans son pantalon de toile, que de soirées il a apprécié passer dans ces frondaisons avec le climat si particulier de la cote d’Azur et ou la sève montait aussi ailleurs que dans la végétation.

Cela va lui manquer maintenant, et dans la voiture qui le conduit à la demeure il le fait remarquer à Jo.

— Monsieur sera toujours le bienvenu, vous le savez bien. Monsieur a recommandé de vous considérer comme son frère.

— Je sais Jo mais ce ne sera jamais pareil, il me manque et ses amusements aussi. Enfin il me reste à remplir sa dernière volonté, après je pense rester respirer quelques jours sa présence dans ces murs et le parc. Après… et puis Danielle sera présente, cela devrait me faire oublier son absence.

— Toujours amoureux de Madame Danielle ? A votre âge ! Il ne faut plus vous contenter de soupirer comme un collégien !

— Que sais-tu de l’amour toi ? Tu n’aimes que toi ! Pourtant avec les avantages que tu as, tu fais l’unanimité dans les environs, et surtout la jalousie de beaucoup.

— Ne parlez pas comme ça Monsieur, c’est des racontars, je suis comme les autres mais je donne ce que d’autres gardent pour eux et mes partenaires en sont gourmands.

— Gourmandes Jo, tes partenaires en sont gourmandes, Adrien te reprenait toujours sur le féminin et le masculin, tu ne changes pas et c’est tant mieux.

***

Tout le monde attend son arrivée, les jeunes s’ennuient royalement, Amélia est de toute beauté malgré le petit conciliabule en privé avec Danielle, elle même est superbe avec ce chignon qu’elle arbore comme un étendard. Miss Rosa fouraille dans ses casseroles, elle veut que son repas soit soigné. Et puis surtout pourquoi doit-elle être présente ? Elle n’a rien à voir avec leur histoire, après tout, elle n’est que la domestique.

C’est un grand moment pour tout le monde, la lecture de la missive les laisse pantois, tous sont concernés. Beaucoup de phrases inutiles mais tous ont retenus l’indispensable :

"Dans le bureau un coffre est encastré dans le mur derrière la bibliothèque, la clé permettant de l’ouvrir est dans une autre partie de la maison. Celui ou celle qui la découvrira pourra ouvrir ce coffre et tout son contenu lui appartiendra et vous savez que je dissimulais beaucoup de secrets. Mais dans les recherches personne ne pourra repousser les autres chercheurs ou chercheuses, tout est permis pour parvenir à sa découverte. Le parc est grand mais elle n’est pas enterrée, par contre des possibilités de cachettes existent, à vous de les trouver. Bonne recherche à tous et Maître Torti, tu es prié de surveiller le bon fonctionnement des recherches en y participant. "

Tous se regardent, la cupidité se lit sur plusieurs visages, les cerveaux des résidents fonctionnent à cent à l’heure. Plus question de repas, chacun sort de son coté et part à la recherche de la for-tune.

Seul Jo rejoint Miss Rosa dans la cuisine, elle finit de préparer en se lamentant du mauvais coup fait par Monsieur Adrien, il va gâcher la nourriture.

— Tu ne cherches pas dans ta cuisine ? Il y venait souvent pour te donner ses directives, il n’avait pas l’habitude de chercher dans les placards ?

— Il faisait ce qu’il voulait, tu le sais depuis le temps il ne s’intéressait pas tant à mon cul. Il faut dire qu’il a un peu grossit et il aimait bien les femelles plus fines. Mais il avait du savoir vivre, nous mettre au même rang que sa madame et sa copine c’est pas rien. Et toi tu ne pars pas en chasse ?

— Moi j’ai faim ! Tu sais que je ne fais rien de bon sans l’estomac remplit, donne tes bons petits plats et je te ferais voir des étoiles.

— Garde ça pour les autres, elles sont plus attirantes que moi, mais mange avec moi, on va les laisser se fatiguer.

En effet c’est la panique dans la maison, toutes les pièces sont parcourues par des mouches vire-voltantes. La première à parcourir les pièces est Danielle, elle connaît quelques secrets cachés dans ce coffre et ne voudrait pas les voir dans les mains d’une autre personne. Amélia est dans le même état d’esprit, elle aussi ne voudrait pas voir exposé certaines facette de sa personnalité. Maitre Torti suit un moment tout ce petit monde mais est resté gravé dans sa mémoire « Personne ne pourra repousser les autres, tout est permis pour parvenir… » C’est l’occasion de satisfaire sa libido, vaincre sa timidité vis à vis de Danielle. Il la suit dans ses déplacements et bientôt se re-trouve derrière elle dans la montée au grenier. Ses yeux glissent sur les mollets et remontent sous la robe. Elle porte des bas, il voit dans le mouvement des genoux une parcelle de peau au dessus du bas. Son ventre se contracte, il avale sa salive en provocant un bruit bizarre. Danielle s’arrête de monter, un pied sur une marche, l’autre sur la marche du dessus. Dans son mouvement pour le regarder, sa robe ouvre sa corolle et ses yeux sont éblouis par les fesses nues, un léger string cache le sexe mais il a une vue de l’intimité de celle qui embrase ses pensées.

— Eh bien cher Maître, que se passe t’il ? Vous avez faim ? Miss Rosa peut vous donner ce qu’il faut pour vous nourrir.

— Ce n’est pas de cela que j’ai faim, c’est de vous, ma belle et tendre Danielle, j’ai faim de votre peau, de votre corps, de votre sexe. Je vous désire depuis si longtemps et aujourd’hui j’ai la pos-sibilité de vous le dire et, surtout, de vous consommer.

— Il vous a fallu tant de temps pour oser me déclarer votre flamme ! Cette excuse de recherche avec tous les coups permis vous donne le courage de m’aborder sur ce terrain. Sachez que je ne vous aime pas, trop de turpitudes réalisées avec mon défunt mari m’ont refroidies de votre préten-due amourette. Si vous voulez me sauter, je ne puis m’en défendre sans perdre la possibilité de continuer mes recherches, mais je n’en tirerais aucune jouissance. Maintenant si vous avez envie de me prendre dans l’escalier, faites vite car d’autres pourraient arriver et cela ne serait pas un spectacle très ragoûtant pour mes enfants.

— Mais non ma chère, je n’ai pas cette envie malsaine qui vous passe par la tête, je vous désire mais pas comme une chèvre que l’on prend au bord d’une route ou d’un talus. Non, je vous veux tendre et souple comme un roseau, palpitante comme une biche aux abois, et surtout criant à tous le plaisir qui lui dévaste le ventre. Je ne suis pas pressé, vous ne devez pas l’être non plus, allons dans ce grenier qu’Adrien aimait tant et nous allons y échanger nos vues sur la façon de prendre du plaisir.

Danielle monte les dernières marches, elle ne s’occupe plus de ce regard qui fouille sous sa robe, elle devine qu’elle va bientôt la quitter. Mais elle connaît ce grenier, cette pièce particulière dans laquelle Adrien venait surveiller la mer et les environs certains soirs de pleine lune. La lunette pivo-tante entre les quatre fenêtres permettant un tour complet de l’horizon encombre le milieu de la pièce. Les banquettes contre les murs permettent de se reposer pendant ces longs moments d’attente et de surveillance. Elle se tourne vers son amoureux transi :

— Dois-je me mettre nue pour vous faire plaisir ? Ou préférez-vous profaner mon corps couverts de mes oripeaux pour avoir le plaisir de me les déchirer ? Parlez, je n’aime pas cet air de chat convoitant sa proie.

— Doucement ma chère, il ne faut pas brusquer les choses, vous avez l’air d’aimer l’amour à la hussarde, moi j’aime le raffinement, j’aime la surprise et surtout celle transmise par les yeux de celle qui ne sait rien.

Il repousse un siège et ouvre une porte dans le mur, une porte invisible pour quiconque ne connaît pas son existence. D’ailleurs l’expression qui s’inscrit sur le visage de Danielle indique bien sa méconnaissance de ce détail.

— Vous ne connaissez pas votre maison ma chère ! Cela va être un plaisir de vous la faire découvrir. Eh oui, notre cher Adrien aimait beaucoup venir dans cette pièce, souvent seul mais parfois avec de la compagnie. Allez ma chère enlevez vos oripeaux comme vous dites, et tendez vos mains. Voilà vous avez compris, la surprise ne fait que commencer ! Laissez-vous aller ce ne sera douloureux que si vous refuser l’évidence.

Ses mains attachées avec des bracelets de cuir sont suspendue à un câble descendu du plafond assez haut au centre, la lunette est repoussée dans un angle et ses jambes sont ouvertes par des cordes reliées à des anneaux sous les fauteuils. C’est une biche affolée qui psalmodie des prières à son bourreau, son rejet de son envie d’elle la condamne à toutes les folies qu’il peut inventer. Et cette clé qui peut-être cachée dans des endroits inconnus, cela se bouscule dans sa tête et lui donne un mal de crane. Elle ne voit pas le premier coup de fouet arriver, par contre la brûlure lui arrache un cri qui doit s’entendre dans la maison entière. Elle se sent ridicule, pour un simple coup de fouet crier aussi fort c’est absurde. Les suivants, elle se mord les lèvres pour étouffer ses gé-missements, la lanière mord profondément la peau et son corps devient rouge sang. La peau éclate par endroit, la vue des perles de sang arrête le bras de Maître Torti, il vient caresser les reins en feu. Sa paume produit plus de douleur que le fouet, Danielle se tord au bout de la corde. Il presse les mamelles gonflées de désir, les coups ont fait se dresser des tétons effrontés, ses doigts les font rouler entre eux les faisant gonfler encore plus. Puis il passe la main sur les lèvres du sexe, elle ressort toute humide des secrétions intimes que la position ne peut retenir.

— Tu vois ma belle, tu apprécies le traitement, tu mouilles comme une catin ! Je suis sur que tu as envie que je te prennes pour te refroidir la cheminée. Alors vrai ou faux ?

— Oui, prend moi vite, j’ai le feu au ventre, je suis une chienne que tu vas baiser rapidement.

— Pas trop vite, il faut attendre un peu, la douleur va s’atténuer et ton plaisir refluer. Je veux pren-dre le mien, toi tu n’en voulais pas alors laisse-moi agir à ma guise.

Il sort d’autres cordes du placard, il entoure les seins fiers, ils deviennent deux gros melons qui tournent au pourpre rapidement. Il lui laboure le corps avec une cravache souple, les mamelles sont couvertes de stries boursouflées, les larmes coulent sur le beau visage ravagé, les cris deviennent incessants. Il ne s’en préoccupe pas, les autres non plus d’ailleurs, sinon Jo et Miss Rosa qui se regardent en souriant.

— Madame est la première à découvrir les secrets de sa maison, elle a l’air d’aimer, tu ne trouves pas Jo ? Si tu montais pour voir si tu peux être utile ?

— Pas tout de suite, il ne faut pas déranger les enfants lorsqu’ils jouent. Je vais faire un tour dehors, il fait beau et l’inspiration peut venir avec le vent du large.

Maître Torti fait découvrir à Danielle de nombreuses possibilité d’utiliser les cordes. Elle finit par être suspendue par les pieds, le crâne effleurant le sol, le chignon en guise de coussin. Il la branle dans cette position et la fiste dans des hurlements déments. Elle jouit pourtant malgré elle, son corps apprécie les caresses et douleurs successives, elle inonde son ventre, ses écoulements descendent entre ses seins et atteignent son menton. Elle se sent souillée par ses propres épan-chements, cela lui débloque une case et elle jouit une nouvelle fois toute seule. Il s’en étonne et la soulève en lui rattachant les poignets, elle est à l’horizontale et son ventre à hauteur de son sexe. Il la pénètre d’une seule poussée, il voulait prendre son plaisir et elle est si humide et chaude qu’il n’arrive pas à se retenir, il éjacule comme un collégien. Il a attendu trop longtemps pour se satis-faire et reste sur une piètre prestation. Il la détache, la laisse allongée sur le sol et ramasse les divers ustensiles dans le placard. Une fois le fauteuil remis en place, aucune trace ne subsiste de ces engins de torture, seule une flaque sur la moquette montre les dégâts. Danielle s’est assise et le regarde comme un extra-terrestre, il remarque à ce moment le chignon toujours impeccable sur le crâne de celle qu’il idolâtrait ce matin encore. Il ne peut se retenir et vient lui donner un baiser de remerciement, sa main en profite pour démonter cet apparat féminin, les cheveux tombent en cascade sur le dos, ils descendent jusqu’au bas des reins. Les pointes caressent les fesses si ap-pétissantes.

— Ma chère, il va falloir venir vous restaurer, après une séance de ce style il faut reprendre des forces. Acceptez mon bras pour vous aider à redescendre.

— Mais… mes… vêtements…

— Vous n’en avez pas besoin, ma belle, votre chevelure suffit à vous protéger. Vous êtes sublime dans cette tenue, les fesses soulignées par vos cheveux, votre ventre cachée par votre tablier de sapeur. Une robe serait indécente, vous avez vécu trop longtemps cachée derrière ces paravents, maintenant vous pouvez vous libérer.

Elle le suit accroché à son bras, elle n’a plus sa volonté, elle est perdu entre le vécu du moment, le passé si fade, et surtout cette clé qui obnubile ses pensées. Miss Rosa éclate de rire en la voyant arriver, elle lui claque la fesse :

— Bienvenue dans ce territoire réservé aux chiennes comme moi. Viens manger ma poule, tu vas en avoir besoin pour continuer tes recherches.

— Mais Miss Rosa, qui vous permet…

— Tes cris de chienne qui se fait prendre contre sa volonté avec beaucoup de plaisir, c’est cela qui me permet Madame. Oui, je connais cette façon de baiser et surtout les cris de jouissance que tu as poussé. On ne me la fait pas à moi ! Allez mange sinon je te fais fouiller ma cuisine et tu vas apprendre d’autres utilisation de tes fesses.

Danielle n’en revient pas, la tendre Miss Rosa qui lui parle comme une matrone de bordel, elle connaît ce langage mais ne s’attendait pas à l’entendre dans sa maison.

Jo parcourt la pelouse, il ne cherche pas l’introuvable, pour lui cette clé n’existe pas. Monsieur Adrien leur a joué un sale tour et veux se venger de quelque chose. Il va dans sa cambuse installée dans un coin du parc et s’enferme à l’abri des regards. Il allume des bougies et fait brûler des bâtonnets odorants. Il s’installe sur sa natte de raphia et entonne une litanie de mots étranges. Peu à peu il entre en transes, il n’est plus un chauffeur ou un jardinier, il est un esprit. Il peut se déplacer et passer entre les murs, il peut voir tout sans être vu. Par contre il ne trouve nulle part la clé prétendue ce qui le conforte dans son idée, il cherche ce que son maître a voulu faire comme mauvais tour mais rien ne lui apparaît clairement. Il découvre un peu plus de choses en regardant chaque personne, leur avidité laisse passer une partie de leur âme. Sous des vernis éblouissants il découvre quelques petites faiblesses et espère pouvoir en profiter. Maître Torti n’est pas le moins dépourvu de faiblesses mais aussi que de puissance derrière sa gentillesse. Il remarque l’absence de Frédéric, il n’est pas dans la maison avec les autres. Il part à sa recherche et le trouve dans la caverne au bord de l’eau. Il n’est pas seul, un garçon est avec lui arrivé en scotter des mers et ils parlent assis l’un contre l’autre. Il remarque tout de suite l’affinité qui existe entre eux, ce sont deux amants qui se parlent, pas deux copains. Le baiser mettant fin à leur conversation prouve sa découverte. Le petit Frédéric aime les hommes, si cela peut lui faire plaisir, il va lui montrer ce qu’est un homme dans sa jungle.



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Commentaires

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mardi 8 septembre 2009 à 15h11 - par  Rêves de femme

je prends donc la suite à ce moment là de l’histoire, comme je l’ai dit dans un autre post le lieu sera le hall et 3 personnages Maître Torti, Miss Rosa et Frédéric.
bon pas facile comme exercice, je vais néanmoins essayé de poursuivre dans le même esprit que le tien.
VieilAmi

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