Céline (1, 2, 3)

mardi 9 juillet 2013
par  Claire Valmont
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Chapitre 1 : Canicule

Banlieue de Paris 2002.

Pascal a enfin trouvé un engament comme cuisinier sur un bateau de croisière. Il est parti le mois dernier. Il doit encore rester là-bas jusqu’en septembre. Nous nous sommes mariés l’année dernière et nous trimons pour gagner quelques sous qui partent en fumée dans les charges et le loyer. Pour l’instant, j’ai trouvé un petit boulot à mi-temps en intérim, mais cela ne rapporte pas beaucoup. Je dois prendre le bus pour aller jusqu’à la zone industrielle où se trouve l’imprimerie. Je pars à huit heures du matin pour finir à quinze. L’après-midi, il n’y a pas toujours de car pour revenir et il faut souvent attendre une demi-heure, quelques fois plus longtemps.
Je m’appelle Céline et je viens d’avoir vingt-deux ans. Je ne suis pas bien grande, un mètre soixante-deux, mais je me rattrape par une super ligne et un joli minois. J’ai les cheveux châtain que je peigne en queue de cheval, ce qui m’évite de longues minutes de coiffage chaque matin. Cela fait plusieurs jours que la canicule s’est installée. Les journées culminent à près de quarante, et la nuit, la température ne descend pas en dessous de vingt-cinq.
Aujourd’hui, la météo reste fidèle aux jours précédents et prévoit trente-huit. J’ai peu dormi, même avec toutes les fenêtres ouvertes. Je ne sais même pas comment m’habiller. A six heures trente, j’ai pris une douche froide et je ne me suis pas séchée pour tenter de trouver un peu de fraîcheur. Je contemple ma garde-robe sans pouvoir me décider. Une idée me traverse l’esprit, je prends mon grand tee-shirt blanc avec un énorme smilley jaune sur le devant. J’enfile une culotte blanche et le soutien-gorge assorti. Je passe le tee-shirt que je boucle avec une fine ceinture noire. Un coup d’œil dans la glace, mes cuisses bronzées ressortent sur le blanc du vêtement. Certes, cela fait un peu osé, mais mon mari n’est pas là, alors, pourquoi pas. J’attrape mon bus pile à l’heure, je me tasse sur un des sièges du fond et arrive à l’imprimerie.
La journée passe à une toute vitesse, malgré la moiteur accablante. A quinze heures, une fois dehors, la chaleur me saisit. Il doit faire plus de quarante-cinq au soleil. Finalement, il faisait peut-être meilleur à l’intérieur. Je n’ai pas envie d’attendre le bus pendant une demi-heure, aussi, je marche quelques pas et me mets à faire du stop. Sait-on jamais ?

Chapitre 2 : Eric.

Quelle chaleur ! J’ai pris la Béhème décapotable, heureusement. Le thermomètre du tableau de bord indique quarante-deux. Je ne sais même pas pourquoi j’ai pris cette départementale, j’aurais mieux fait de contourner ce bled pourri : En plus, une zone industrielle, quelle poisse !
Par contre, je n’en crois pas mes yeux. Une petite pouf fait du stop un peu plus loin. En plus, elle n’a pas froid aux yeux. Elle porte juste un tee-shirt qui lui couvre à peine le cul. Evidemment, je m’arrête à sa hauteur pour lui demander où elle va. Peu importe, je suis prêt à faire un bon détour rien que pour le plaisir. En me penchant, je lui ouvre la portière et elle monte en me gratifiant d’un somptueux sourire.
— Vous allez sur Ozoir ?
— Pas de problème, je peux vous déposer.
Elle s’installe et boucle sa ceinture. Ses cuisses bronzées sont musclées et bien galbées. Sa poitrine semble ferme et remplie. Elle un visage agréable et très souriant. Quand, je me suis rapproché avant de la prendre en stop, j’ai pu remarquer sa petite culotte blanche par transparence. Maintenant qu’elle est assise à côté de moi, son tee-shirt est remonté assez haut, mais ne dévoile rien de plus. Par contre, je remarque son alliance en or. Je lui demande :
— Tu es mariée ?
— Oui, depuis un an.
— Et ton mari te laisse sortir dans cette tenue. Il n’a pas peur ?
— Il ne le sait pas !
— Comment ça, il le sait pas. Il travaille de nuit ?
— Non, il est marin.
— Et en ce moment, il est en mer ?
— Oui…
Visiblement, la petite salope a envie de se dévergonder. Je lui propose :
— Alors, rien ne s’oppose à venir boire un verre ?
— Je ne sais pas… Enfin, c’est-à-dire…
— Je connais un petit bar très sympa. Il y a même des billards !
— Je ne sais pas y jouer.
— Aucune importance, je t’apprendrais. Alors ?
— D’accord, mais pas trop longtemps.
— Au fait, comment t’appelles-tu ? Moi, c’est Eric.
— Céline…
Elle a mis son coude à la portière et je vois le vent s’engouffrer par moment dans la manche de son tee-shirt. Il nous faut près d’une demi-heure pour rallier le bar de Marcel.
Marcel, c’est le pote de toujours. Il a monté cette affaire depuis deux ans. Le bouche à oreille a fait le reste. Nous nous installons au comptoir sur les hauts tabourets de bois et je commande deux Punch sans lui laisser le temps de protester.
— Tu vas voir, Marcel les prépare à la perfection. N’est-ce pas Marcel ?
— Oui Eric. Après, tu vas faire un billard avec la petite ?
— Marcel, la petite s’appelle Céline et elle est mariée, alors un peu de respect, s’il te plait !
— Toutes mes excuses M’dam’. Céline, c’est un joli prénom, dit Marcel en présentant les deux verres décorés de sucre-glace, d’un petit parasol et d’une longue paille torsadée.
Eric les prend et avance celui de Céline vers elle. Pratiquement tout de suite, elle aspire une goulée de rhum avec la paille multicolore.
— Aie ! C’est fort !
— La première gorgée, toujours. Après, on s’habitue. On monte ?
— Pardon ?
— La salle de billard est à l’étage. Je te demandais si tu voulais bien faire un billard. C’est pour cela qu’on est venus ici, non ?
— - D’accord, dit Céline en descendant de son tabouret qui retient un instant le bas de son tee-shirt et découvre sa culotte blanche aux yeux d’Eric.
Rapidement, elle tire dessus pour se couvrir, mais elle se rend compte, à son air, qu’il n’a rien perdu de ce court moment d’exhibition.
Eric prend les deux verres et traverse la pièce en direction d’une porte qu’il ouvre pour découvrir un escalier de bois.
Sans plus de complexe, Céline s’engage la première, suivie de près d’Eric qui ne perd pas une miette des deux belles gambettes qui montent devant lui. Arrivés à l’étage, Eric installe leurs boissons sur une table et apporte des queues de billard.
— Tu veux jouer au quel ?
— Je te l’ai dit, je n’y connais rien…
— Alors, celui-ci est plus drôle pour débuter, dit Eric en lui montrant un billard américain. Il faut mettre les boules dans les trous. Rien de bien compliqué.
— Tu me montres comment faire ?
Eric met les boules en place dans le triangle et installe la blanche en face.
— Tu te mets là et tu tire dans le tas !
— Ca a l’air simple ! Je peux ?
Céline prend une queue et s’installe face aux boules, mais ne sait pas très bien comment s’y prendre. Alors Eric se colle contre elle et lui prend délicatement les poignets pour la guider. Il sent la chaleur de son corps contre sa peau et le parfum de ses cheveux.
— Voilà… Tu vises… et tu frappes… comme ça !
Les boules volent dans tous les sens et une seule va se loger dans un des trous de droite.
— Et maintenant ? Demande Céline, toute rayonnante d’avoir fait mouche du premier coup.
— Maintenant, avec la blanche, t’essayes d’en mettre une autre dans un des trous du même côté.
— Et si je n’y arrive pas ?
— Alors, ce sera à moi de jouer…
— D’accord !
Céline réfléchit un peu et se positionne à gauche, devant la boule blanche, pour éjecter la boule numéro quinze. Peut-être par chance, elle réussit l’exploit. Eric la regarde en souriant et va boire une gorgée de punch. Céline vient le rejoindre et lui dit :
— Cela n’a pas l’air trop difficile…
Elle boit une gorgée et retourne au billard. Fait une fois le tour et s’arrête, le dos tourné à Eric. La boule blanche est assez éloignée et elle est obligée de se pencher en avant pour se positionner. Eric ne bouge pas et admire les charmantes fesses de Céline, tout juste protégées par le fin nylon de sa petite culotte, où un pli forme comme un sillon. Peut-être n’en a-t-elle pas conscience, mais cela attire fortement le regard d’Eric. Cette fois, son geste n’a pas été assez précis et aucune boule ne rentre dans son logement. Eric se lève au moment où Céline se redresse et se retourne vers lui avec un adorable sourire.
— Loupé ! S’exclame-t-elle joyeusement avant de croiser le regard d’Eric et de retourner siroter son punch.
Au moment où ils se croisent, Céline arrête Eric en le retenant par la manche et lui demande
— Comment se fait-il qu’il n’y ait que nous dans cette salle aujourd’hui. Personne ne vient jouer ?
— Marcel ne voulait pas que l’on nous dérange.
— Ah !?
Eric retourne près du billard et aligne le reste des points sous l’œil intéressé de Céline. Une fois la partie terminée, ils redescendent dans le bar qui commence à se remplir d’habitués qui matent sérieusement les cuisses de Céline au moment où elle se hisse sur son tabouret. Ce qui la met mal à l’aise. Eric se penche alors vers elle pour lui demander :
— Tu veux rentrer ?
— Oui, il y a trop de monde.
Ils saluent Marcel et retournent à la voiture qu’il avait pris soin de laisser à l’ombre. Malgré cela, le cuir des sièges est brûlant et Céline pousse un petit cri de surprise au moment de s’assoir. Rapidement, Eric met la voiture en marche et la dépose près de chez elle, car elle n’a pas voulu lui montrer où elle habite. Peut-être de peur des racontars des voisins. Elle regarde la voiture s’éloigner et continue à pied pour regagner l’appartement qui lui semble bien vide.

Il se passe pratiquement une semaine avant que la BMW ne repasse devant l’imprimerie où travaille Céline. Tous les jours, depuis son escapade chez Marcel, elle a mis une minijupe différente et un top ou un chemisier léger dans l’espoir de le revoir. Elle est assise à l’arrêt de bus quand il passe à sa hauteur. Aussitôt elle se lève et se penche à la portière.
— Vous pouvez me ramener sur Ozoir ?
Avec un large sourire, Eric lui répond :
— Cela tombe bien, je passe justement par là.
Céline porte un petit corsage ivoire aux manches bouffantes agrémentées de fines dentelles et une minijupe en jean un peu délavée. Elle boucle sa ceinture de sécurité sous l’œil satisfait d’Eric. Très à l’aise, elle se renfonce dans le siège, tout savourant le plaisir de se laisser conduire. Céline se met à lui raconter toute une histoire qu’il a du mal à suivre, tout occupé à sa conduite. Il finit par lui dire :
— J’ai un cadeau pour toi…
— Un cadeau, pour moi ? Et où est-il ?
— Dans la boite à gants. Regarde, c’est une petite boite noire.
Céline se penche en avant après un regard en biais au conducteur sans arriver à savoir s’il blague ou s’il lui a dit la vérité. De toute façon, la curiosité est la plus forte et elle manœuvre l’ouverture du rangement. Effectivement, une petite boite se trouve à l’intérieur. Eric la regarde prendre l’écrin et l’ouvrir. Céline n’en croit pas ses yeux. A l’intérieur se trouve une petite chaînette en or formant un collier où est suspendue une émeraude, enchâssée dans un treillis d’or. Le tout doit valoir une petite fortune. Céline n’ose pas prendre le collier tant il lui apparaît merveilleux.
— Je ne peux pas accepter…
— Je t’assure, c’est pour toi, insiste Eric devant son hésitation.
Elle prend délicatement le bijou, le passe à son cou et boucle le minuscule fermoir. L’émeraude se cale entre la naissance de ses seins mais reste invisible, cachée par le col de son vêtement. Seule, la chaînette apparaît et brille dans la lumière, Alors Eric lui dit.
— Si tu veux me faire plaisir, défais un bouton que je te vois avec…
La jeune femme hésite un peu mais lui cède et déboutonne le haut de son corsage pour laisser apparaître le bijou.
— C’est mieux ? Demande-t-elle ingénument en se tournant vers lui.
— Cela pourrait être encore mieux, si tu veux vraiment me faire plaisir.
Céline se doute bien qu’elle s’est mise toute seule en difficulté en acceptant ce cadeau, mais il est bien trop tard pour faire marche arrière et une petite pointe d’adrénaline lui souffle d’accepter ce qui va suivre.
— Et que veux-tu que je fasse ?
Eric reste un bon moment sans rien dire, paraissant absorbé dans sa conduite. Elle le regarde, attentive à ce qu’il va lui demander. C’est d’une voix douce mais suffisamment autoritaire qu’il lui dit.
— J’aimerais que tu retire ton soutien gorge. Cela me plairait de savoir ce bijou orner tes seins nus.
Elle aspire une grande bouffée d’air tout en se mordillant la lèvre inférieure. C’est vrai qu’après cette partie de billard où il l’a prise entre ses bras, où elle a senti ce grand corps tout contre le sien, elle a fait des rêves érotiques où il était son héros. Doit-elle lui avouer ? Une multitude de pensées s’entrechoquent dans sa tête, son mari parti pour des mois. Sa vie loupée et triste, sans relief. Alors un peu de piment, pourquoi pas ? Céline jette un œil pour savoir vers quelle destination ils roulent. Voyant qu’ils sont encore sur une petite route, elle se penche légèrement pou dégrafer l’attache de son soutien gorge dont les élastiques se détendent, lui libérant la pression sur sa poitrine. Elle passe sa main par la manche de son corsage pour attraper une bretelle qu’elle tire pour libérer son bras. D’un geste élégant, elle reprend l’autre côté qu’elle tire en entrainant son vêtement qui passe par la deuxième manche. Rapidement, elle ouvre la boite à gants et l’y range.
— Voilà, s’exclame-t-elle avec la satisfaction de lui avoir obéi.
— C’est bien, tu es une bonne petite fille. Pour fêter cela, on va aller boire un verre à la terrasse du premier café que l’on voit. Tu me préviens dès que tu en vois un qui te plait !
— D’accord ! Réplique-t-elle, toute heureuse de s’en tirer à si bon compte.
Elle n’est pas longue à repérer une terrasse de bar ombragée où Eric peut garer sa voiture sur une petite place à proximité. Il fait le tour pour lui ouvrir la portière et lui tend son bras pour qu’elle s’y accroche. Ils parcourent ainsi la dizaine de mètres qui les sépare du café. Ils s’installent à une table libre, car un couple et quelques habitués sont déjà assis pour consommer. Galamment, Eric lui tire une chaise pour qu’elle s’asseye et prend place en face d’elle. La terrasse dispose de quelques tables rondes en plastique vert sombre bon marché, ainsi que les chaises assorties. Le patron ne tarde pas à venir les voir pour prendre leur commande. Eric demande une bière et Céline, un panaché. Bien évidemment, le patron ne peut s’empêcher le remarquer le décolleté de son chemisier et l’émeraude qui orne sa poitrine en partie dévoilé. Eric est aux anges de la voir ainsi, gênée mais provocante et sûre de sa beauté. Il est maintenant persuadé qu’il n’aura aucun mal à lui faire franchir encore quelques étapes pour l’amener chez ses amis Marie et George et la laisser entre leurs mains.
Céline se met à raconter une partie de sa vie. Sa rencontre avec Pascal, son mari, sa vie à l’usine, ses soirées, seule devant la télé… C’est exactement ce qu’il attendait, il lui propose d’aller dîner dans un restaurant parisien qu’il connaît bien. Elle hésite, mais elle s’est tellement épanchée sur sa vie ennuyeuse qu’elle cède rapidement. Eric laisse de quoi payer l’addition et la prend par la taille pour la raccompagner jusqu’à la voiture sous l’œil un peu jaloux des autres consommateurs.
Le trajet jusqu’à Paris est assez rapide. Malgré quelques embouteillages à proximité des halles, Eric parvient à se faufiler et trouver miraculeusement une place de stationnement. Ils parcourent plusieurs centaines de mètres avant qu’il ne lui montre la façade d’un bistrot où trône un bonhomme de bois grandeur nature supportant le menu. Eric lui ouvre la porte et lui fait signe d’avancer vers le fond de la salle. Il n’y a encore que peu de monde et le chef vient directement saluer Eric et Céline dès qu’il les aperçoit. Après quelques mots de bienvenue, il leur indique une table un peu à l’écart, où d’après lui, ils seront plus tranquilles. Céline observe le restaurant. D’où elle se trouve, elle a une vue sur le bar tenu par le patron. Il ne s’est pas encore mis aux fourneaux. Son comptoir est surplombé par des étagères de bois aux décors ciselés. Des bouteilles et des verres y sont rangés. Derrière, une machine à café qui doit dater des années quatre-vingt. Le moulin électrique y est accroché. Malgré son âge, elle est rutilante. Certainement entretenue avec une affection particulière. A côté du percolateur, des bouteilles de toutes sortes. Au dessus, des verres et des bouteilles d’apéritif retournées avec leur doseur automatique. Le patron court d’un côté à l’autre pour servir les nouveaux clients qui viennent d’arriver. Il y a deux couples d’âge mûr et cinq hommes qui viennent uniquement pour l’apéritif avant de rentrer chez eux. Céline en est là de sa contemplation quand elle entend Eric lui demander :
— Tu as choisi quelque chose ?
— Non pas encore. Et toi que me conseilles-tu ?
— Une spécialité de Raymond : Saint-Jacques grillées enrobées de viande des grisons sur lit de lentilles verte du Puy. Ensuite, tu peux prendre une truite ou de l’anguille…
— Je n’ai jamais mangé d’anguille. C’est bon ?
— Raymond la prépare divinement, un vrai régal. Je te conseille d’y goûter.
— Alors, va pour les Saint-Jacques et l’anguille…
Sur un signe discret d’Eric, Raymond vient les voir, alors que les deux couples viennent de s’installer à une table de quatre. L’un des deux hommes jette un coup d’œil rapide à leur table pour s’apercevoir du décolleté suffisamment ouvert de Céline. Les deux femmes n’ont rien remarqué ou ont tout simplement fait mine de l’ignorer. Raymond prend les commandes pendant qu’une serveuse vient de faire son apparition et s’occupe du comptoir. Eric a commandé une bouteille de champagne que lui apporte la fille. Avec un engageant sourire, elle les sert, puis repose la bouteille dans son sceau de glace avant de se diriger vers la table des deux couples pour leur demander ce qu’ils désirent boire. Elle revient quelques minutes plus tard avec une bouteille de vin de bordeaux qu’elle dé bouchonne et sert un fond de verre à l’homme qui s’était intéressé à Céline. Il goûte le vin et semble en apprécier la finesse. La fille les sert tous les quatre et retourne à son bar où attendent d’autres clients.
Le repas se passe à merveille, Céline a bu trois flutes de champagne et se sent un peu pompette. Sans que la tête lui tourne, elle voit les choses autrement. Tout lui paraît plus clair et plus beau. C’est à peine si elle s’aperçoit qu’ils quittent le restaurant et qu’Eric la tient par la taille d’une manière un plus intime. Peu importe, elle se sent bien et heureuse. Lorsqu’elle regagne la voiture, Eric lui ouvre la portière et elle s’écroule avec un doux bonheur dans le fond du siège en cuir. Elle soupire d’aise et gonfle intensément sa poitrine. Elle sent son chemisier se tendre contre sa peau nue et cela lui rappelle qu’elle a laissé son soutien-gorge dans la boite à gants. Mais qu’importe, il est bien là où il est. Eric s’installe au volant, tout en lui jetant un coup d’œil rapide. Il constate son alanguissement et sourit en se tournant vers elle.
— T’es bien ?
— Oui. On rentre ?
— Pas de problème. En route pour Ozoir !
Le moteur vrombit un instant avant que l’auto de s’arrache de sa place et s’insère dans la circulation. Céline regarde la Seine qui défile dans la nuit. Ils ont pris les quais et la circulation est encore un peu dense. Ils arrivent tout de même à l’autoroute et le rythme s’accélère progressivement jusqu’à ce que les lumières des lampadaires cèdent la place à la nuit. Céline a basculé sa tête en arrière et s’est assoupie. Eric la regarde de temps en temps. La peau blanche de ses seins apparaît dans les décolleté où trône le bijou qu’il lui offert. Bientôt la voiture ralentit. Ce qui a pour effet de réveiller la jeune femme.
— On est déjà arrivés ? S’inquiète-t-elle.
— Non, on sort de l’autoroute. Encore un petit quart d’heure.
— Ah ?!
Ses yeux se referment doucement. LIRE LA SUITE

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Commentaires

Logo de Crabou
mardi 16 juillet 2013 à 18h59 - par  Crabou

Décidément Claire, vous êtes une auteur qui sait tenir ses lecteurs captivés de bout en bout.
J’adore ce texte et je lirai à coups sûrs la suite dés qu’elle sera disponible.
Bravo

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dimanche 14 juillet 2013 à 09h00 - par  AngeM78

Très beau texte.
Très bonne progression dans le récit. On attend la suite des aventures de céline avec impatience !

Logo de bizber
dimanche 14 juillet 2013 à 03h18 - par  bizber

Voilà une histoire qui débute de façon très plaisante. Votre style agréable permet de bien entrer dans l’histoire. J’attends de voir comment cette jeune Céline va assumer la suite.

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vendredi 12 juillet 2013 à 08h14 - par  henic

On se demande parfois pourquoi les gens se marient, si leur union ne peut pas résister à quelques semaines d’absence...

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mercredi 10 juillet 2013 à 11h43 - par  marc

Belle histoire, j’attends la suite avec impatience. ..

Logo de Magister52
mercredi 10 juillet 2013 à 09h31 - par  Magister52

Un superbe début de récit. Une héroïne plaisante et naïve qui se lance dans une histoire dont elle ne peut imaginer la suite. Très intéressant ;-)

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