Le hamam

mardi 4 mars 2003
par  Christine Arven
popularité : 1%
1 vote

Une pièce rectangulaire carrelée de bleu très pâle envahie par la vapeur.

Touffeur moite, ambiance embuée, chaude, lumière douce changeante, tamisée.

Il fait très chaud. Sensation de suffocation.

Gestes lents, corps transpirants, ruisselants de sueur…..

Je suis assise dans un coin, nue, le dos appuyé contre le carrelage humide. Mes jambes sont légèrement écartées, une est appuyée sur le sol, l’autre repliée devant moi laissant apercevoir mon sexe. Mes yeux sont mi-clos. Ma respiration lente. Une de mes mains est posée sur mon sein gauche et effleure nonchalamment, du bout de l’ongle, comme par inattention mon mamelon. De l’autre je m’amuse à démêler les poils de ma toison. Prémisses de caresses à venir et qui déjà m’émeuvent.

Autour de moi, 4 hommes. Je les distingue à peine à travers le dense halo de vapeur brûlante qui estompe et adoucit tous les détails. Je sais qu’ils me regardent. Je sens leur regard sur moi, sur mes seins, mon ventre, mes cuisses. Mon corps se cambre légèrement alors qu’une première vibration de désir le parcourt faisant naître sur mes lèvre un léger sourire de connivence.

Des perles de sueur gouttent lentement entre mes seins, glissent le long de mon ventre pour se perdre dans mon nombril. Je soulève mes bras, les étire loin au dessus de moi offrant ainsi tout mon corps à leur regard.

Je regarde ces quatre hommes. Il y a en un très jeune, à peine 25 ans, le look italien, assez beau, le regard que je devine attentif au moindre de mes gestes. Un autre un peu plus âgé, je dirai 35, a une peau d’ébène et un corps athlétique. Sa main est posée sur son sexe, énorme, qu’il caresse négligemment et qui, déjà, se tend. Les deux derniers sont un peu plus âgés, la quarantaine bien sonnée peut-être même davantage. L’un d’eux, le plus âgé semble-t-il, à une carrure massive d’ancien boxeur, l’autre pourrait être qualifié, selon les critères en vigueur, de laid avec son double menton et son ventre au replis flasques. Je sais déjà que je vais faire l’amour avec chacun de ces quatre hommes non pas parce qu’ils me plaisent physiquement, ce qui serait un motif pour le moins banal, mais parce que je l’ai décidé, parce que j’en ai envie. Parce que eux m’ont choisie et que moi je n’ai pas envie de choisir entre eux. Parce que ce soir, je serai soumise à leur désir. Une soumission librement consentie, voulue. Chacun d’eux me plait tout simplement parce qu’il est un homme. Je suis venue pour ça, me faire baiser et donner du plaisir. J’ai envie de chacun, indifféremment.

Le plus moche est maintenant assis prés de moi. Je devine plus que je ne sens sa présence. Il se rapproche encore et sa main effleure légèrement mon pied, glisse très lentement le long de ma jambe qu’elle frôle à peine, remonte sur ma cuisse, s’arrête à l’orée de mon entre-jambe. Une caresse très douce qui me fait soupirer d’aise. Le plus jeune vient s’asseoir derrière moi et pose ses lèvres dans le creux de mon cou. Je m’alanguis contre lui. J’incline la tête offrant ainsi ma nuque à son baiser. Je sens sa langue boire les gouttes de transpiration qui coulent au creux de mon oreille. Sa bouche s’y attarde un moment affreusement et délicieusement long, titillant du bout de sa langue le lobe de mon oreille puis remonte le long de ma mâchoire, de mes joues avant de se poser sur ma bouche. Sa langue force le passage de mes lèvres, se glisse, agile, entre mes dents et envahit ma bouche. Baiser voluptueux, profond. Nos langues s’emmêlent, se perdent, se cherchent, s’enroulent. Je sens une main écarter la mienne pour se poser sur mes seins et commencer à les caresser. La main posée sur ma cuisse a également repris son périple et s’immisce au creux de mon corps que je lui offre complaisamment .

J’ouvre les yeux. Trois hommes sont maintenant tout contre moi, m’entourent de leur présence virile. Le premier écarte largement mes jambes d’un geste assuré et disjoint d’une main experte les lèvres de mon sexe l’exposant à son regard, à leur regard. Je sens ses doigts se poser sur mon clitoris et commencer un lent mouvement de va et vient qui m’arrache mes premiers gémissements. Ses doigts glissent à l’intérieur de mes lèvres, remontent sur mon bouton, s’y attardent avant de redescendre, remontent. Sous ses doigts, mon sexe frémit, se crispe. C’est moi, maintenant, qui écarte davantage les cuisse pour faciliter leur exploration. L’ancien boxeur en profite pour poser sa bouche sur mes seins, ses lèvres se saisissent de mes tétons, les aspirent, les mordillent doucement du bout des dents, les tètent avidement. Je les sens se dresser, gonflés de désir. Mon bel italien continue à m’embrasser de plus en plus voracement. Un baiser qui est déjà comme une pénétration. Sa langue s’enfonce très loin dans ma bouche. Le quatrième est un peu plus loin. Debout, il nous regarde et se branle. Il bande déjà terriblement. Un sexe magnifique, long, épais, noir, de forme bien incurvée. Mais déjà une bouche s’est posée sur ma chatte, une langue s’enroule délicatement autour de mon clito, s’en amuse, l’aspire, le lâche, revient, le lèche. Premiers frissons de plaisir, de désir. J’avance mes hanches vers cette source de bien-être, les fait onduler. Un sexe d’homme vient se poser dans ma main. Je le saisis avec bonheur et commence à faire aller et venir mes doigts le long de cette hampe de chair soyeuse et douce. Ma bouche est toujours prise. Sur mes seins une bouche également qui va de un à l’autre. Mes mamelons deviennent durs et extrêmement sensibles à cette caresse qui me fait haleter de bonheur. Ma bouche, mes seins, ma chatte sont caressés, embrassés, malaxés. Sur mon corps d’autres mains encore qui se glissent le long de mon dos, sous mes hanches, mes fesses m’ouvrant et m’offrant encore davantage à leur regard, à leur désir. Se saisissent de moi.

On m’allonge sur le sol humide et tiède, écartant largement mes jambes. Je me laisse faire, docile, soumise à ces désirs d’homme. Mon corps réclament d’autres caresses. Mon corps n’est plus que désir, volupté. Ma tête repose sur les cuisses de l’un d’eux. Je tourne légèrement la tête afin de prendre entre mes lèvres le sexe qui s’offre enfin à mon désir. Je fais aller ma langue tout au long, tendrement. Je le lèche lentement, m’attarde sur son gland, l’entoure de ma langue, le tète, me délecte de sa saveur enivrante. De la main je caresse ses couilles, les saisis au creux de mes paumes, les fais rouler entre mes doigts. Ma langue descend vers elles, s’en saisit, les lèche à leur tour, les avale toute entières. Je reviens à son sexe, fait lentement remonter ma bouche et l’enfonce d’un seul mouvement au fond de ma gorge. Je l’aspire complètement. Je vais, je viens, je monte, je descend, le suce. Plaisir intense que de sentir dans ma bouche ce sexe si dur, prêt à exploser. Mais déjà, il se retire, mes lèvres sont de nouveau embrassées, possédées par mon bel italien. Dans chacune de mes mains vient se poser une queue bien raide, sensation grisante que de sentir leur dureté. Mes doigts vont et viennent sur elles. J’ai envie de les sucer, les goutter. Passer d’une à l’autre. Je sens des mains sur moi, sur mes seins, mon ventre, entre mes cuisses. Mes hanches ondulent, s’offrent à ces caresses multiples, en redemandent encore et encore.

Mes jambes sont repliées, remontées, écartées. Une bouche se pose sur ma chatte. Quelle bouche ? je l’ignore mais quelle importance, elle est si douce. Une langue s’enfonce en moi pareille à un sexe, me pénètre de sa douceur insistante. J’ai envie de jouir. Plaisir intense. Mes jambes sont remontées encore plus haut, exposant mon cul au regard de mon fellateur. Il y pose sa bouche, sa langue, l’y enfonce assouplissant le passage si étroit. De ses doigts il me caresse la chatte, s’y introduit. Je le sens en moi. Caresse qui m’affole, qui me fait gémir de plaisir. Ses doigts sont maintenant aussi dans mon cul. C’est trop bon. Une chaleur intense m’envahit. Je suis au bord de la jouissance. Mes seins sont gonflés de désir. J’ai envie qu’on les suce encore, qu’on les tète. Mon corps vibre tout entier, frémit du plaisir contenu, prêt à exploser.

J’ai envie qu’on me prenne, qu’on s’engloutisse en moi. J’ai envie d’un sexe d’homme en moi. Envie à en hurler. Mais on s’éloigne de moi. Non.... On me demande comment je veux être prise. Je ne sais. Comme ils veulent. Cela n’a pas d’importance. Mon amant noir s’allonge et me demande de venir sur lui. Son sexe est dressé, impressionnant, magnifique. Je m’accroupis sur lui. Lentement je descend vers lui. Je le sens à l’orée de moi. Il se tend vers moi. Ses yeux brillent de désir. Je fais aller et venir son sexe immense le long de ma chatte l’huilant de mon plaisir et, enfin, le laisse me pénétrer. Je le sens en moi qui s’enfonce. Lentement. Très lentement. Loin très loin, toujours plus loin, très profond. Le regard des trois autres est posé sur nous, attentif. Son sexe est maintenant profondément enfoncé en moi. Je reste ainsi un moment, sans bouger, seuls mes muscles vaginaux se resserrent, se relâchent en un mouvement régulier autour de son sexe qui m’emplit toute entière et que j’aspire ainsi au plus profond de moi, que j’emprisonne dans une gangue de velours chaude et humide. Je monte, je descend. Ses mains sont sur mes hanches et accompagnent mon mouvement, l’amplifient, me soulèvent et me font redescendre. Encore et encore. De plus en plus vite, de plus en plus en plus profond. Il me possède toute entière. Chaque mouvement l’empale plus loin en moi et me fait défaillir de plaisir. Ses couilles battent contre mes fesses. Je le sens au bord de la jouissance. Pas encore. Nous nous arrêtons. D’un mouvement preste, il glisse hors de moi. Je gémis à ce vide soudain qui me laisse désemparée. Mais déjà, il est remplacé et de nouveau, un sexe me remplit de sa présence. Plus fin, plus long, plus nerveux. La sensation est différente mais aussi délicieuse. Je le sens s’empaler en moi, très profond m’arrachant à chacun de ses coups de reins, des cris de plaisir.

Une main dans mon dos m’oblige à m’incliner. Je devine ce qui va se passer. Frayeur éphémère quand je sens des mains écarter mes cuisses et un deuxième sexe se poser entre mes fesses, forçant doucement d’un mouvement très souple, très lent le passage. Douleur passagère quand il s’introduit vite oubliée par le baiser de mon plus jeune amant. Je sens son gland me pénétrer et m’élargir d’un mouvement tournant. Je me cambre pour faciliter cette intrusion et lui permettre de se planter très loin en moi. Je les sens tous les deux en moi. Moment d’immobilité absolue afin que je m’habitue à cette double possession. Des ondes de plaisir me transpercent les reins, embrasent mon ventre. Doucement je reprends mon mouvement de va et vient. Des mains sur mes hanches me font aller et venir. Je les sens, tous les deux, loin en moi comme des sexes jumeaux unis dans un même mouvement. Je hurle de plaisir, de joie, de bonheur. Jouissance extrême qui me comble. Je ne suis plus que sensualité. Mes seins sont caressés, embrassés, sucés. Je tourne la tête et un troisième sexe vient se poser sur mes lèvres. Je le lèche. J’ai envie de le sentir couler au fond de ma gorge, de le boire. Ma langue s’affole, tout autour. Je suis complètement prise, complètement à leur merci et j’aime ça. Je me sens complètement femme. Bonheur intense que nous partageons à l’unisson dans une même jouissance, un même cri. Je les sens à l’unisson couler en moi, m’inonder les reins, le ventre, la bouche, les seins. Je m’abreuve à cette source. Mon corps se tend une dernière fois dans un ultime spasme de bonheur avant de retomber entre leurs bras qui se tendent pour m’accueillir et me bercer.




ZONE ABONNES L’abonnement vous permet :

  • d’enregistrer et d’imprimer les textes publiés,
  • d’avoir accès à certains récits dont la teneur ne permet pas une large publication,
  • d’accéder à la galerie photos privée de RdF.
    Entrez votre pass abonné

Commentaires

Sites favoris


2 sites référencés dans ce secteur