Mon oncle

vendredi 23 septembre 2011
par  Baron rouge
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L’on se doit aux autres peut-être. Mais ce don de soi doit-il être vécu seulement dans la contrition ? Il m’a fallu un certain temps pour me réconcilier avec la morale. Celle-ci me fut imposée comme un chacun de l’extérieur ? Elle m’était mystérieuse et m’accablait. J’avais trop peur d’offenser ceux que j’aimais lesquels me parlait de devoirs, de sacrifices ou d’espérances mis en moi. Je leur étais redevable à un point inimaginable. Je mesure à présent que j’ai vécu davantage pour eux que pour moi. J’ai appris que tout ceci était contraire à l’idée élémentaire du bonheur. Je me mentais. Je me bridais. Ma vie n’était que trahison et mensonge. Je simulais. J’étais divisée et sujet au ressentiment. Je devais soulever une montagne de préjugés pour vivre et respirer légitimement. Les années passaient et je sentais sourdre quelque révolte noire en moi. Je savais l’explosion inéluctable. J’aurais voulu cependant la contrôler pour qu’elle épargne certains de mes proches qui eussent été choqués que je ne correspondis plus à mon ancienne image. Heureusement le hasard et quelque accident s’en mêlèrent. Depuis longtemps je soupçonnais mon mari d’infidélité. J’étais par trop accaparée par mes enfants pour donner caution à la médisance colportée par autrui. Je n’avais pas été foudroyée jusqu’alors par l’éclair de l’évidence. Tout cela demeurait dans une brume argentée qui me tenait lieu de bonheur. Cette brume un jour, se dissipa et apparu le ciel bleu et la cruauté du soleil. On croit avoir rêvé. En un instant le château de cartes de vos illusions s’écroule. On s’enferme dans la pénombre de volets fermés. On pleure sur soi et sa jeunesse volée.

On a aussi des envies confuses de vengeance. On en veut à la terre entière et notamment à ceux qui vous ont endormi et mené en bateau. J’ai sauté de ce bateau un jour. J’ai couru chez ce vieil ami de mon père que j’ai toujours considéré comme une sorte d’oncle. Aussi l’appellerais-je : mon oncle. Il m’a enseigné les rudiments du piano Il a une réputation injuste d’excentrique qui l’a depuis ostracisé et écarté du cercle familial depuis la mort de papa.

Il me parut qu’il pouvait en cette grave circonstance remplacer celui-ci. Il habitait une vieille maison à la périphérie de la ville où coule une rivière jolie et encline à la rêverie. Je l’en plaisantais souvent. Je savais qu’il écrivait des vers. Certains m’ont évoqué depuis.

J’arrivais ce jour-là bouleversée. Au milieu des pleurs, il parvint à saisir la cause de mon chagrin. Il crut devoir s’en moquer. Il avait toujours détesté mon mari. Je me plaignis de son manque de compassion. Il rugit qu’on ne devait pas pleurer un con. Je lui montrais les photos qui témoignaient de la trahison. Il déplora que ma rivale ne fut pas même jolie. Ce traitement brutal gagna pourtant à me remettre assez vite. Je ne pleurais plus et m’animais au contraire de vengeance. C’était l’effet escompté par l’oncle. Il me voulait vindicative et non point abattue. En un instant il me découvrit que j’avais moi même concouru à ma vie de nullité et de mensonge. Aussi ne devais-je pas tant perdre de temps à maudire ma famille et mon mari. Ce qui importait est ce que je voulais faire. Je lui avouais justement que l’avenir à présent m’effrayait. Il me traita de lâche de vouloir me cramponner au confort et au néant d’un passé.

Il me représenta que mes enfants étaient grands et autonomes. Que j’avais fait des études brillantes et que je pourrais avec plus de loisir les valoriser à présent. Et puis j’étais loin d’être une fille si vilaine. Je devais prendre du bon temps. La vie est courte et Dieu n’existe pas. Sur ce dernier chapitre, je m’offensais car mon malheur ne m’avait pas rendu encore mécréante.

Il m’exhorta de ne pas faire d’esclandre et de rien laisser paraître de mon chagrin. Il me fallait comme mes ennemis apprendre à dissimuler. Mon oncle me promit qu’avant six mois j’aurais révisé de fond en comble mon opinion et sur les femmes et sur les hommes. La douleur et le chagrin sont notre meilleur école. On n’a jamais trouvé mieux. Il me dit que je devais tout au plus me concentrer sur ma seule vengeance même si il trouvait ce sentiment trop bas. Mais se consacrer à celui-ci lui parut un moindre mal. En effet plus tard je n’eus que mépris pour mon mari et ne voulut point me venger. Ces conseils me furent donc précieux. En effet je n’avais renversé la table ni jeté le bébé avec l’eau du bain. Ma famille ne décela pas au début que j’étais devenue cette femme nouvelle et inexorable. Je me rapprochais ainsi de mon oncle spécial. Je repris le piano. Je lui donnais en retour conseil sur la décoration de sa maison. Celle ci partait en quenouille. Il me dit que je le rajeunissais et que nous gagnerions à faire pacte commun contre le reste de la famille. N’étions-nous pas tous deux sensibles et artistes révoltés au regard de cette engeance futile ?

Je voyais qu’il était exalté et je l’en moquais. Je lui avouais par la suite que tous les hommes me répugnaient. Je les fuyais d’autant qu’ils étaient beaux et brillants. Tout cela sonnant faux. Je relisais mes classiques. Balzac et Flaubert m’instruisirent sur la sempiternelle condition des épouses de province. N’avais-je pas vécu dans cet autre siècle ? Je n’avais pas été touchée par la vague émancipatrice du féminisme. Mon oncle me rêvait lui en amazone. Il avait un jeune ami qu’il cru devoir me présenter. Celui-ci était bien de sa personne, physique de jeune premier, d’un bel esprit et de goûts semblables aux miens. Tant de perfections me désolèrent. En un instant l ’oncle perçut l’échec qu’il avait prévu. Le mal était profond. Il me fallait me déprendre de mon costume d’archange pour entrer dans celui nouveau de sorcière. J’avais trop longtemps refoulé une part obscure de moi. Je protestais d’abord de cette hypothèse chimérique car romanesque. Une sorcière n’était-ce pas surannée ? Mais l’oncle voyait plus loin, plus profond en moi que je ne le voulais. Pour m’accomplir il me fallait accepter les aspects les moins nobles de ma personne. Quel rude enseignement. Il s’offrit en précepteur. Il serait Méphisto et moi Faust nouveau en jupons. Aucun pacte ne fut formellement signé et mon âme ne fut pas officiellement en partage. Tout cela m’excita au plus haut point. Je descendais dans les cercles de l’Enfer affublé de cet étrange personnage : mon oncle.

Cela commença par plusieurs humiliations. Il me demanda d’entrer dans le détail de mes relations avec mon mari. Il parut que celles-ci atteignaient au néant. En d’autres termes j’avais été frustré de sexe, donc de vrai plaisir. J’en étais ignorante d’autant que j’avais refusé d’être initié par quelque amant. J’étais la sotte parfaite dont on fait les bonnes mères et qu’on larguera le temps venu pour une autre femme plus jeune, assuré que les enfant sont majeurs et désormais indemnes. Du moins ce sort m’était sûrement réservé. Malgré la crudité de l’approche je du convenir de sa justesse. Je confessais ma niaiserie.

Celle-ci se confirma sur d’autres points et notamment ma méconnaissance des hommes. Je n’avais eu d’homme que mon mari, premier amour que j’avais choisi hâtivement comme conjoint et futur géniteur de mes enfants. Rien que de banal et de sot. Bref toutes les arcanes de la séduction m’étaient demeurées un concept exotique. La drague d’un mâle m’ayant toujours paru risible ou vulgaire, en tout cas anachronique quant à ma position de mère et d’épouse.

Je confiais volontiers à mon mari qu’untel ou untel de ses proches m’avaient fait des avances. Loin d’être offusqué de ces révélations il me disait que c’était plutôt flatteur d’avoir une femme qu’on puisse lui convoiter et que c’était gage que je lui était donc fidèle.
En effet il m’était inconcevable de tromper mon mari. Cependant j’avais une de mes amies qui sans vergogne cocufiait son mari m’en offrant le récit même si je protestais. Il y avait là dedans exhibitionnisme et perversion de sa part et sûrement inavouable fascination de la mienne férue secrètement de ces choses obscures. J’affectais d’être horrifiée et lui représentais toute la honte qu’elle aurait du en avoir. Ma pruderie l’excitait. Aussi tint-elle à me montrer un jour l’amant en question à une terrasse de café. Elle me montra le petit bois où cela s’était fait. Enfin une après-midi elle me planta un bon quart d’heure dans un restaurant pour aller gratifier d’une fellation le beau serveur qui n’avait eu de cesse de nous draguer. Elle revint encore rouge de l’effort et le jeune serveur n’était pas moins troublé dans la suite de son service. J’étais impressionné qu’on put faire cela le plus simplement du monde. Pour achever de me choquer, elle me dit vouloir un bon verre d’eau pour faire passer le sperme qu’elle avait avalé.

Signe déjà de déchéance, j’en vins un jour à la gourmander de me taire désormais ses petites aventures. Elle devenait avare en confidences. En fait elle était devenue amoureuse d’un de ses amants et voulais ne plus s’afficher comme garce. Ce retour de vertu me décontenança plus qu’il me réjoui. Je découvris ainsi le goût que j’en avais pris depuis. Racontant cela à mon oncle, celui-ci en parut soulagé. Je n’en avais pas moins qu’une autre des fantasmes et du vice. J’étais donc mûre pour grandir.

Je dus rappeler mon âge présent : 42 ans. Il me fut demandé si je me considérais jeune ou vieille. Je répondis que je ne me considérais pas. Il me fut demandé encore si je n’avais envie des fois à me maquiller davantage, de libérer mes cheveux et de porter une jupe plus courte voire des escarpins. Je répondis que je trouvais cela ne pas me convenir et que je n’avais jamais eu le projet de séduire un autre homme que mon mari lequel ne me regardait plus. L’oncle me demanda enfin si je me trouvais jolie. Des amies peut-être pour me flatter ou se moquer me confiaient que j’avais pu subjuguer tel ou tel homme de leur entourage. Quant à moi j’ai du mal à discerner dans le comportement masculin ce qui relève du sincère émoi et ce qui trahit une perpétuelle vulgarité adressée indifféremment à tout objet sexuel qui ressemblât à une femme. Bref je n’ai jamais expérimenté le potentiel de mes charmes sur les hommes. Hé bien ma chère nous allons commencer par là.

Je reculais d’un pas effarée. J’eus préféré être jetée plutôt dans une cage de lions. L’oncle me rassura en précisant que l’expérience commencerait piano avant d’aller crescendo. J’exigeais qu’il fut plus clair. Il m’ordonna de me maquiller et m’habiller suivant ses consignes. Par la suite je devrais prendre un verre à une terrasse ensoleillée où sévissaient nombre de mâles. Cela fut fait assez loin dans un autre département afin que nous évitions de mauvaises rencontres. J’étais terrorisée. Pour plus de contenance j’eus droit d’avoir un livre et d’affecter de lire. Je fus bien en peine de pouvoir pousser plus loin que deux pages. Je tirais désespérément sur ma jupe que j’avais choisi trop courte d’autant qu’on pouvait me voir sûrement la naissance des bas si je croisais les cuisses. Outre le garçon de café, j’eus droit à des sourires en coin puis à des propos d’homme que je trouvais trop offensants. Mon oncle à deux pas semblait prendre note de tout cela et à sa mine je voyais son contentement. Au bout d’une heure un malabar manifestement échauffé car aviné se montra fort pressant commençant à me traiter de pute, de garce et d’allumeuse. L’oncle se leva et vint lui dire quelque chose lui montrant une carte. Je savais que celle-ci falsifiée représentait une carte de la police. Libérée, j’éclatais en sanglots au milieu de ses rires dans la voiture. Le sagouin avait tout filmé avec le camescope à la dérobée. Il me félicita. Manifestement tous les hommes du café s’étaient retournés. Je ne les avais pas laissé indifférent. J’étais de la catégorie rare des belles pouliches. A ce compte là j’avais pour moi un physique. Ainsi avais-je haut la main remporté ma première épreuve.

J’avoue avec quelque honte que je découvris avec étonnement mon nouveau personnage dans ce petit film. J’eus du mal d’abord à me reconnaître dans cette créature aux jambes infinies, aux cheveux blonds et voletant dans le vent et dont le pied nerveux se démenait sans cesse dans un escarpin à moitié enlevé. Objectivement j’incarnais ces animaux de foire que sont ces femmes bandantes sorties tout droit des magazines telles des poupées gonflantes. Mon mari eût bien été étonné que je parvins déguisée à un tel résultat. Je comprenais l’émoi que j’avais alors suscité et pardonnaient à posteriori tous ces hommes et leur excitation. Je dus en convenir avec l’oncle. J’avais du potentiel et trouvais cela à présent plutôt divertissant. L’oncle me proposa que nous réitérions l’expérience cette fois ensemble. Nous dînerions au restaurant. Je serais attifée encore plus sexy et ferais croire que j’étais sa poule voire peut-être une prostituée. Pour le coup loin de m’insurger, j’éclatais de rire. J’apprenais vite. Je prenais goût maintenant à tout ce théâtre. En quelques jours je m‘étais métamorphosé en sorcière. Cela fut fait encore dans l’autre département. Nous nous amusâmes tels des fous. Nous bûmes plus que de raison. Les clients chuchotaient et étaient manifestement choqués de notre couple. Je savais à nouveau la scène filmée. Je fis mine d’allumer tour à tour mon oncle et les hommes alentour. Je me pris vite au jeu. J’y découvris un plaisir profond et certain. Je ne sus si mon oncle voulut ajouter plus de véracité au tableau mais à la sortie devant quelques clients il me ce caressa ostensiblement le cul ce que j’acceptais de bon cœur. Je lui demandais si ce n’était trop superflu ce qui lui arracha un petit sourire. Le film visionné ne fut pas un moindre triomphe. J’étais encore plus garce que l’autre fois. J’avais outré cette fois le maquillage et la minijupe. Il n’était pas exclu que l’on me prit pour une pute. Bref la main au cul en était presque la consécration.

L’oncle considéra qu’il fallait faire une pause. J’avais fait d’énormes progrès. Tout cela devait être mûri et décanté. Je trouvais cela dommage car la dernière sortie m’avait émoustillé et fait découvrir une sorte de jouissance à me grimer notamment. En toute impunité et sous le masque je pouvais faire advenir mon nouveau fond de sorcière. Toutes ces réflexions me remuèrent durant la pause de dix jours. Je n’en allais pas moins en ville fringuée un peu plus sexy que d’habitude ce qui fit froncer le sourcil du mari. Pouvais-je avoir à présent quelque amant ? serais-je rattrapée par le démon de midi ? je n’étais pas mécontente d’allumer la jalousie de mon butor de mari. Quoiqu’il en soit je rencontrais les mêmes hommages et regards des autres hommes. J’avais adopté rapidement une façon de marcher, de croiser les cuisses et de me baisser qui eurent fait chaviré tout un régiment. A l’insu de mon oncle je me consacrais à un entraînement quotidien. Bref ce fut une élève impatiente du cours prochain qui se présenta à lui. Je le vis un instant rêveur. Il mesurait au mieux le bouleversement opéré en toute ma personne.

J’étais prêt à sauter le pas. En l’occurrence un homme devait me sauter. Il me faudrait passer le rubicond. Donner mon con au premier venu. Mon oncle me le choisirait. Il m’assura en riant que tout cela ne serait filmé mais qu’une de ses amies surveillerait au cas où. Bizarrement j’étais déçu non pas que je dus coucher mais que ce dut être un autre homme que mon oncle. Je n’osais pas m’ouvrir à lui de cette pensée bizarre. Je compris qu’il fallait lui être docile et donc lui obéir en tout. Il me dit avec une pointe de cynisme que le type était notaire et qu’il lui était redevable. Et que cette homme était fort vicieux et que si la femme lui plaisait, il accepterait sûrement de lui arranger ses affaires. Bref il s’agissait bien de prostitution. A ma question l’oncle approuva et me demanda si j’avais à redire. Je dis non effrontément et affectant de sourire. Cela fut fait chez une de ses anciennes maîtresses. L’appartement était cossu. Trônait à l’étage un beau piano droit près du lit. Le notaire était élégant et portait beau ses soixante ans. Il voulu que je lui joua des sonates de Scarlatti pour éprouver ma technique. J’y réussissais. En vrai mélomane, il était prêt d’oublier l’objet de notre rencontre. J’eus droit cependant à des premières caresses. Afin de masquer mon inexpérience je décidais stoïquement de me conformer à tous ses désirs. Je réussis mieux la seconde fellation que la première. Il perçut un peu que j’étais novice. Il me prit deux fois. J’appréciais ce que je sus une levrette. Il me dit que cela avait été bon mais qu’une seconde fois devait être requise.

Mon oncle voulait que son affaire réussisse. Aussi il consenti à un autre rendez vous pour la semaine suivante. J’y fus meilleure cette fois-là. Ce jour fameux, je découvris ma prédilection pour la fellation. J’aime en effet sentir fondre et s’affermir une verge dans la bouche. Mon notaire fut cette fois plus grossier et brutal. Il en voulut manifestement pour son argent et ce fut ce jour là que mon anus fut dépucelé par un homme. Je vis un peu mon oncle mécontent que le notaire se soit permis une telle liberté. Moi-même je n’avais pas trop apprécié. Les quinze jours suivant je fus prostitué dans un petit bois à deux ou trois camionneurs de passage. Mon oncle négociait des tarifs généreux. Je pris un évident plaisir à être possédée dans la cabine de leur camion, par des hommes grossiers, virils et d’une classe sociale si étrangère à la mienne. Dans mes yeux brillants, mon oncle vérifiait que je n’avais plus rien à apprendre. La métamorphose était totalement accomplie .

J’eus le soir même une altercation avec mon mari. Il m’avait fait suivre. Il savait que je revoyais le supposé oncle. Il me dit qu’il me dénoncerait auprès de la famille. Je l’en défiais et lui envoyais à la figure que je lui soupçonnais quelques infidélités. Il se cabra et me jetant un regard de mépris, ajouta : « Ne t’avise pas à coucher avec ce cochon. »
Ce me fut un déclic. Il me tentait de la pomme à croquer. Il ajoutait involontairement à ma félicité en me signalant précisément ce qui me faisait encore défaut. L’élève pour s’accomplir doit s’accoupler avec son maître. Inceste quasi nécessaire. Je me radoucis et affectant de faire la paix rassurait mon mari quant à mes dernières toilettes. Elles avaient soi disant choqué mes voisins et mes enfants. Je promis de renouer avec une mise plus sobre. En fait je cachais dans la voiture un arsenal de vamp et pouvais à loisir me changer en extérieur. j’allais raconter tout de go cela à l’oncle n’excluant pas que mon mari le soupçonna d’être son rival. Cela le fit bien rire et il ajouta mystérieux qu’il faudrait peut-être un jour y songer. J’embrayais. Je dis que je n’avais plus besoin qu’il me choisit des hommes. Je ferais selon et pour mon bon plaisir.

Je lui échappais. Je marquais une volonté manifeste d’émancipation. Je le vis pour la première fois mortifié et triste. Il éprouvait cela comme une trahison que je voulus prendre mon envol hors du nid. Il me dit qu’il avait encore à me guider. Je lui dis que j’en savais assez à présent et que son joug me pesait. Je le fixais droit dans les yeux. Nous parlions d’égal à égal. Sorcière contre sorcier. La répartie lui manquait. Son regard semblait se perdre derrière moi. Je lui dis que nous devrions nous aérer. Je m’attifais en garce et prenant le volant, je l’emmenais au petit bois où il lui plaisait des fois à me prostituer. A pareille heure nous encourions le risque de ne trouver nul client. Il me le fit remarquer. Je lui répondis tant mieux et arrêtait la voiture sous les arbres. Il comprit à mon regard mon projet. Je mis quelque émotion à lui ouvrir la braguette. Il eût lui même quelque répugnance à bander. Mais j’étais devenue experte. Sa queue s’affermit rapidement. Je lui sortais le grand jeu comme si il se fut s’agit de quelque client de marque. Il voulut m’embrasser et le je rejetais : »Chéri, une pute ça s’embrasse pas ». Je le plantais là et sortis de la voiture pour m’appuyer contre l’arbre le plus proche. Il m’y rejoignit un peu colère. Je le dominai et le menais en barque. Son ego de mâle reprenait le dessus.

Il comprit qu’il devait faire le goujat et me prendre sans façon. Il me plaqua contre l’arbre et soulevant la minijupe obtint que je me cambra plus. Le string écarté, il me pénétra et commença à me besogner calmement. Il me pelotait les seins. J’attendais cela depuis trop longtemps. J’étais empli de jouissance et de reconnaissance qu’enfin je pus me donner à lui. Celui qui m’avait révélé à moi même. Il comprit cela aussi. Il obtenait son du en récoltant les fruits d’un si long investissement. Il était loin le temps où il me faisait sauter petite fille sur ses genoux en présence de papa. Il me baisait avec une frénésie sacrée et non moins déférente. Il éprouvait par lui-même ce dont pouvait jouir tous les clients. Il s’autorisa ce jour-là à m’enculer ce que je refusais aux dits clients et n’avait pu interdire au notaire. J’avais protégé jusque là cet endroit le considérant réfractaire à toute jouissance. Mon notaire n’avait pas été délicat et m’en avait dégoûté. L’oncle sauva l’honneur et fit montre de plus de dextérité. Je le laissais pénétrer doucement et s’ébrouer dedans. J’entrevis pour la première fois la sorte de plaisir requis par ce type de pénétration. Par la suite le chemin fut un temps réservé à mon oncle et que je lui demandais souvent d’emprunter. Il devint dès ce jour-là mon maquereau et mon protecteur. Il me garda de tout amour stupide pour quelque homme que ce soit. J’étais assuré d’être libre et indépendante d’une telle association.




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Commentaires

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jeudi 19 avril 2012 à 18h33 - par  GERBERT7

Aucun dialogue,
c’est une façon d’écrire mais alors il faut suggérer ce qui suppose des qualités du même type que celles qui permettent d’écrire plusieurs pages sur...une madeleine et non pas se contenter d’un récit linéaire sans aspérités.
Dommage.

Point précis : les sauteries avec au menu la bite sale de camioneurs on peut aussi dire sale bite à force d’en parler cela finit par être lassant, il vaut mieux rester entre gens convenables, ils sont plus vicieux et très imaginatifs, beaucoup plus que la petite espèce...

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lundi 26 septembre 2011 à 10h01 - par  Le Mentor

Voilà une histoire très particulière ! L’inceste est déjà un fameux tabou, mais l’"oncle" qui devient le mac de sa "nièce", c’est génial ! Si voous avez encore de telles idées, poursuivez !

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