Mon beau sapin

Par Kingliart
dimanche 7 janvier 2007
par  kingliart
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Cette année tu as décidé de ne pas dépenser inutilement de l’argent pour acheter l’arbre de Noël. Évidemment cela ne m’a pas plu. Et ça ne me plaît toujours pas.

Cela doit faire deux semaines ou peut-être plus que j’attends ici que tu veuilles bien arrêter de me décorer. Tous tes amis sont venus m’admirer. Certains sont venus tâter de très près. Je ne sais évidement pas qui est là et je n’entends personne car tu as eu la douce attention de me boucher entièrement et efficacement les oreilles. Je dois dire que je suis assez contente de ne pas avoir à écouter « jingle bell, jingle bell… » en boucle dans la petite boîte à musique qui accompagne la guirlande qui m’entoure. Je serai devenue folle. Au moins, ma surdité artificielle me laisse le loisir de réfléchir et laisser mon esprit vagabonder. Enfin, je dis cela, mais en réalité je vagabonde assez peu et toutes sortes de pressions et de mouvements me tiennent en éveil.

Mes yeux ne voient pas non plus la lueur intermittente des guirlandes lumineuses. Tu m’as recouvert le visage et les yeux d’une capuche en fine soie qui me colle à la peau. Avant que tu ne décides de me poser des décorations sur les yeux qui maintenant m’aveuglent entièrement, je voyais à travers le fin matériau de soie. Je t’ai ainsi vu à travers ce voile effectuer les premiers préparatifs et m’admirer avec des yeux grands ouverts comme un enfant émerveillé par le bel arbre de Noël ! Mais je ne pouvais pas participer à ta joie, non seulement car j’étais trop étroitement attachée mais aussi parce que le bâillon dans ma bouche empêchait tout son cohérent. Heureusement tu n’as pas installé l’horrible boule de caoutchouc qui me distend la mâchoire mais juste un épais tissu que je mâchonne depuis deux semaines. La lanière qui entoure ma tête au-dessus de la fine capuche de soie me tient étroitement serrée la mâchoire. J’aurai voulu t’empêcher de m’installer tout cet appareillage mais tu m’avais déjà habilement installée dans un carcan qui m’immobilise très fermement. Et qui sert non seulement à m’immobiliser mais aussi à me tourmenter ou me faire jouir.

Tu as commencé par m’attacher très fermement à un poteau horizontal, jambes ouvertes. Je ne savais pas que j’aurais à tenir aussi longtemps cette position mais heureusement tu m’as aidé en me fixant les pieds au sol de manière à ne pas pouvoir les bouger mais aussi en retenant l’essentiel du poids sans avoir à faire d’effort. Heureuse élue, je vais pouvoir maintenant participer et jouir du spectacle ! De jolies cales me retiennent donc immobile et debout avec une relative facilité… Tu as joliment décoré mes chaussures de petites boules brillantes. Comme je voulais absolument voir le résultat je n’arrêtais pas de bouger. Enfin pas très longtemps, car je compris que je ne devais pas bouger la tête quand tu m’attachas le cou au poteau avec un nœud coulant « le temps de t’installer » as-tu précisé. En effet, je ne fis aucun geste inconsidéré qui aurait pu m’étrangler. Alors que je voulu protester légèrement tu serras un peu la corde ce qui me fit taire rapidement. Mes bras furent soulevés à mi-hauteur, retenus par des barres horizontales à droite et à gauche du poteau sur lesquelles furent attachés mes poignets et mes coudes.

Depuis ce jour je suis jambes légèrement écartées, bras écartés, immobile. Mon corps forme le tronc et les branches de l’arbre de noël. Evidemment, un arbre n’a pas que deux branches alors tu as imaginé de nombreux appendices à mon corps-tronc qui imitent à la perfection les branches du sapin. Je ne peux pas les bouger, comme il se doit et je comprends pour quelle raison tu m’as fait porter cette combinaison verte étroitement serrée sur mon corps et ce corset très rigide. C’est la couleur qui sied aux arbres. Le corset est dur comme une écorce…

Mais pour Noël il faut décorer l’arbre. Alors tu commenças à m’orner avec des boules dorées que tu commenças par m’accrocher sur la combinaison. Puis tu en accrochas à chaque téton, sous mon nez, enfin à divers autres endroits plus ou moins sensibles. Tu faisais vicieusement attention à bien me pincer ou me percer la peau à travers la combinaison.

Tu m’as aussi enroulé cette guirlande diabolique qui passe sous mes aisselles et entre mes jambes. Tu m’as prévenu que des contacts étaient fixé entre mes cuisses, et à chaque cycle d’allumage des ampoules, un léger courant fait frémir mes lèvres du sexe. Cette électrocution de faible intensité devient vite désagréable et même insupportable, mais tu prends bien soin d’éteindre les ampoules et ce n’est qu’à ce moment que je peux enfin me reposer. Il est vrai que malgré moi je joui, je joui intensément et je ne peux pas exprimer mon contentement que par des cris étouffés. Mes lèvres sont constamment stimulées par ces brèves injections d’adrénaline qui inondent tout mon corps. Avec le temps mon corps se tétanise et ce qui devrait être un soulagement devient une contraction douloureuse. Je t’ai même entendu dire que c’était dommage que l’on ne puisse pas voir mon visage car mes grimaces de douleur ressemblent étrangement à celles qu’entraîne le plaisir.

Les arbres ne bougent pas et restent debout. Tu as usé de beaucoup d’ingéniosité pour me tenir debout sans que j’ai à me retenir moi-même. Pour cela tu as utilisé les différents anneaux qui entourent mon corset que tu m’avais ordonné de porter bien serré le premier jour de mon installation. Le poteau fait l’essentiel et quand épuisée je m’affale entièrement, le corset arrimé au poteau retient l’essentiel de mon poids sans me blesser. Mais il y a avait aussi une sorte de fourche sur laquelle s’appuie mon entrejambe. Elle est en mousse et curieusement elle me fait l’effet d’être plus complètement écartelée quand j’y repose tout mon poids que si je me tiens debout par moi-même sur mes jambes. De toutes manières tu a pris soin non seulement à ce que je sois écartée mais aussi bien remplie : tu m’a enfoncée un gode profond et suffisamment large pour se faire toujours sentir. De plus il sert d’embout à une branche de l’arbre qui repose sur le sol et quand je m’affaisse de fatigue cela a pour effet de me remplir encore pus profondément. Le gode est équipé d’un autre engin diabolique : de temps à autre un vibreur se met en marche et m’excite conjuguant vibrations du masseur et contractions des contacts de la guirlande. Evidemment, mon arrière est aussi rempli d’un autre engin du même type. Evidemment, il ne vibre jamais au même moment que celui de devant. Et de même que son petit camarade qui me baise mécaniquement par l’avant, cet intrus dans mon cul s’enfonce lui aussi plus profondément quand je m’endors et ne retient plus mon corps.

Tu m’as décorée jour après jour en ajoutant des boules de Noël. Mais sur les seins et entre mes jambes tu a progressivement posé non pas les traditionnelles boules légères mais des boules que tu pris soin de soupeser devant mes yeux pour me montrer qu’elles pesaient plus lourd. Cela fait peut-être deux semaines que les lèvres de mon sexe sont distendues par ces poids et que mes tétons s’allongent. Je suis certaine que tu as fixé des petites clochettes de Noël. Tu aurais eu tort de t’en priver. Quand je jouis forcée et contrainte ces petites cloches sonnent certainement très joliment. Quel dommage que je ne puisse pas les entendre !

Tu as en effet été ingénieux et tu as trouvé pour me nourrir, me nettoyer, me caresser, me remettre droit et de temps à autre de resserrer mes liens et la taille de mon corset. Tu as en effet pris soin de ton arbre de Noël. Tu prends soin de bien remplacer les piles des engins qui se réveillent au hasard le jour comme la nuit dans mon corps pour ne pas m’ennuyer. Peut-être que la seule attention que j’aurai préféré ne pas ressentir est l’odeur intense de ton sperme sur mon visage. Je t’ai vu te branler intensément face à moi monté sur une échelle pour que ton jus s’écoule droit sur mon visage recouvert de soie. Cela sert à me souvenir que je suis tienne m’as-tu précisé, et à nourrir l’arbre de Noël de semences du bonheur… oh ! mon jardinier. Et je dois dire que je ne sens plus l’odeur à force de l’avoir sous mon nez. Sauf quand parfois tu renouvelles l’expérience ce que je comprend par l’humidité qui imprègne mon masque. J’ai remarqué que certaines nuits sont calmes et qu’aucun bruit ni vibration ne vient troubler mon sommeil. Je t’en suis reconnaissante, car sans cela, je serai devenue folle par manque de sommeil.

Je suis ton arbre de Noël, intensément et longtemps. L’année prochaine je crois qu’il serait tout de même plus sage d’en acheter un véritable.



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