Maître et soumise

Episode 1
mercredi 4 mars 2009
par  Christine Arven
popularité : 3%
2 votes

Cela faisait quelques temps maintenant que nous communiquions via le net.

Récemment, lorsqu’il me l’avait demandé et alors que tout me poussait à le lui refuser, je lui avais donné mon numéro de téléphone. De la même façon, j’avais été dans l’incapacité totale de lui refuser le rendez-vous qu’il m’avait fixé pour ce soir à 20 heures. Sa voix chaude aux inflexions à la fois douces et autoritaires avait balayé toutes mes velléité de résistances. Je suis encore épatée d’avoir si vite capitulé et, à cet instant précis de l’après-midi, je dois dire que j’appréhende ce rendez-vous et qu’une sourde angoisse m’étreint soudain. En fait je ne l’ai jamais vu et je ne sais même pas à quoi il ressemble alors que lui, au contraire, à cet avantage sur moi de m’avoir vu au travers des photos que je lui ai envoyé à sa demande. Encore une chose étonnante… Surtout quand je songe à certaines photos qui ne lui cachent rien de mon anatomie même la plus intime. A cette pensée, une brusque rougeur envahit mes joues. Non, ce n’est pas possible… je ne peux pas… mais comment le joindre maintenant. Je me rends soudain compte que je ne connais même pas son n° de téléphone… ni même d’ailleurs son véritable prénom ... Je ne connais en fait de lui que deux initiales JL.

Je suis plongée dans mes pensées, lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit me faisant sursauter. C’est un coursier qui me remet une enveloppe et un petit paquet.

J’ouvre l’enveloppe et lis les mots qu’il m’adresse.

" Mon amour,

Ce cadeau va te paraître bizarre mais il est le début de ton dressage et de ton appartenance à ton maître libre à toi de l’ouvrir. Mais sache que si tu l’ouvres il faudra aller jusqu’au bout. Par contre si tu refuses, ce soir je repartirai et nous ne nous reverrons plus

Maître JL".

Je reste un moment sans voix devant la teneur du message. Des mots virevoltent devant mes yeux : dressage, appartenance, maître… Je ne comprends pas ou plutôt si, je comprends soudain que ce qui n’était pour moi, jusqu’à présent, qu’un simple jeu, un fantasme que je n’avais nulle intention de réaliser vraiment, n’est-ce pas cela le propre d’un fantasme d’ailleurs, est pour lui, par contre, une réalité. Sa réalité. Dans quoi, me suis-je encore laissée entraîner ? C’est bien de moi, ça ! Je regarde pensivement le paquet qu’il est, bien évidemment, hors de question que j’ouvre et que je compte bien lui rendre tel quel lorsqu’il arrivera en lui disant que, bien sûr, tout cela ne peut aller plus loin.

Ma décision est prise. Je pose le paquet sur la tablette près de l’entrée et tente de l’oublier en me plongeant dans un bouquin. Malgré moi, mes yeux se pose sans cesse sur lui. Intriguée, je me demande ce qu’il peut bien contenir… Non, je dois penser à autre chose… je me remémore soudain certaines de nos conversation pendant lesquelles, la force suggestive de sa voix m’a amené au plaisir… ne pas penser à cela… il a tellement d’imagination… qu’a-t-il pu enfermer dans cette boite ? Après tout, si je regarde cela ne m’engage à rien…

N’y tenant plus, j’ouvre le paquet. A l’intérieur, je trouve une nouvelle enveloppe avec marqué dessus "Instructions " et une espèce de slip soigneusement plié au fond. J’ouvre, un peu fébrile, l’enveloppe :

"Va prendre un bain, tu devras raser ton sexe complètement après tu mettras le cadeau puis ton corset avec des bas noirs à couture une chaîne de seins sur tes tétons, par-dessus une robe et des talons aiguilles et tu attendras mon arrivée".

Médusée, je relis les mots qui se frayent un passage difficile dans ma tête. Ma conviction s’affermit. J’ai affaire à un malade. Mais alors que je relis attentivement ses instructions, je sens soudain sourdre au creux de mes jambes une humidité sans équivoque… Je suis en fait très excitée par la teneur du message et, surtout, par ce qu’il implique. Il me veut telle que lui a décidé m’ôtant toute initiative. Cette pensée m’émeut extraordinairement. Je sens ma résistance fondre inexorablement. Appartenir complètement à un homme, à cet homme… N’être belle que pour lui. N’avoir pour seul désir que de le satisfaire… Oui, j’ai envie de cela. Pourquoi me le cacher et, surtout, le refuser… Et puis cela ne durera qu’une soirée. Après tout... pourquoi ne pas essayer.

Je me dirige vers la salle de bain. Longtemps, je reste plongée dans l’eau tiède et odorante du bain. Je ferme les yeux. Me laisse glisser dans une douce rêverie… grisée déjà par cette aventure qui m’inquiète et m’excite tout à la fois. Ma main est sur mon sexe, trouve mon clitoris que j’excite doucement du bout de l’ongle. Je suis bien… mon corps s’alanguit alors que je sens la jouissance naître au creux de mes reins et propager sa chaleur dans tout mon corps…

A regret je sors du bain. Ma peau est soyeuse, satinée. Il aimera sa douceur, j’en suis sûre. Soigneusement, j’épile mon sexe ôtant toute pilosité disgracieuse. Je passe ma main dessus. Je veux que mon sexe ne soit lui aussi que douceur exquise… Je me regarde dans le miroir. Mes jambes sont resserrées mais on peut voir maintenant que plus rien ne le cache, au confluent de mes cuisses le sillon de mes lèvres. Je les entrouvre légèrement, et je vois alors poindre mon clitoris encore gonflé de ma jouissance. Je souris à mon reflet. Je me trouve sinon belle du moins très attirante.

A 35 ans, mon corps élancé a gardé la sveltesse de la jeunesse. Mes seins assez volumineux sont encore haut placés, mon ventre plat, mes hanches opulentes mises en valeur par une taille fine. J’ai ce qu’il est convenu d’appeler un corps voluptueux aux courbes gracieuses et sensuelles.
Je me maquille soigneusement, un maquillage un peu plus marqué que d’habitude qui met en valeur mes yeux noisettes striés d’éclat de jade. Longuement, je brosse mes cheveux châtain qui retombe en boucles soyeuses sur mes épaules. Un moment j’hésite. Les remonter en un chignon afin de dégager ma nuque ou bien les laisser libre. J’opte finalement pour la deuxième solution qui ma fait paraître plus jeune. Je termine ma toilette par un voile de parfum.

De la boite, je sors enfin le slip qui y est plié. D’un mouvement instinctif je le lâche quand je me rends compte qu’il s’agit en fait d’une ceinture de chasteté assez spéciale. Elle est en effet équipée outre d’un solide cadenas d’un god et d’un plug. De nouveau, j’ai un moment d’hésitation. Un moment, je trifouille indécise la ceinture incapable de me résoudre à m’en harnacher. L’aventure me semble de plus en plus folle et prendre une tournure de plus en plus perverse. Avec répugnance, je repose, l’objet sur la commode de ma chambre. Hors de question, que je porte cela. Mais, les minutes passant, je sens ma résolution vaciller. Sans cesse mes yeux se posent sur la ceinture qui semble me narguer de son impudeur. Je reprends en tremblant l’objet. Lentement, je fais glisser mes doigts sur les deux olisbos qui l’orne. Un trouble étrange m’envahit au contact de la matière lisse dans lequel ils sont fait. Mes doigts glissent lentement sur les formes rebondies et douces. Je me dis que cela n’est pas si terrible. Je peux toujours essayer.. Après tout rien ne m’empêche d’ôter la ceinture. Et puis personne n’est là pour me voir...

Je m’avance hésitante vers le grand miroir de ma chambre. Un moment, je me regarde a demi nue, dans ma main cet étrange slip qui m’attire et me révulse tout à la fois. J’écarte mes jambes, les plie légèrement, et, délicatement, après les avoir enduit d’un gel lubrifiant, j’introduis en moi les deux olibos. Le premier glisse sans difficulté dans le conduit bien lubrifié de mon vagin. Par contre, j’ai un moment d’hésitation quand je pose le second à l’entrée de mon anus. Il m’est déjà arrivé, bien sûr, de pratiquer la sodomie, j’en ai d’ailleurs retiré un plaisir insoupçonné, mais de façon très sporadique et je sais qu’à cet endroit-là je suis très étroite et que l’intromission est toujours source de douleur plus ou moins forte selon la fougue de mon partenaire. J’appréhende donc la douleur que l’instrument va occasionner en se frayant un passage. J’appuie franchement sur le dildo qui, à mon profond étonnement, après avoir forcé la barrière de mes sphincter, glisse beaucoup plus facilement que je ne l’aurai cru au creux de mon corps et prend sans trop de difficulté sa place en moi m’arrachant un soupir d’aise. Je me tortille un peu et, fermement, l’enfonce loin en moi. La sensation est troublante et diffuse immédiatement dans mon corps ainsi empli une onde de plaisir incontrôlable. Sans plus réfléchir, trop occupée par les sensations éprouvées, je fixe la ceinture à ma taille et referme le cadenas qui la verrouille. Je ceins ensuite sur mes seins la chaîne. Le pincement des pinces sur mes tétons m’arrachent un gémissement. Légère douleur vite oubliée par l’excitation qu’elles font naître et qu’amplifie les deux objets maintenant profondément fichés en moi. Chacun de mes mouvements amplifie les sensations éprouvées. Sous la ceinture, je sens mon vagin ruisseler de désir. J’ai soudain une fulgurante et irrépressible envie de me caresser. Mais alors, je me rends compte que la ceinture m’en empêche et que je n’ai pas la clef du cadenas… Fatal oubli de la part de JL ou volonté délibérée ? Je penche pour la deuxième solution…

Je m’habille rapidement ainsi qu’il me l’a demandé, corset, bas noirs à couture, courte robe noire bien ajustée, essayant à grand peine d’oublier l’orage qui gronde en moi et que je n’ai nulle manière de calmer. Il est à peine 15 h et nous avons rendez-vous à 20 heures. Il va donc falloir attendre 5 heures ainsi.

Je me pelotonne sur le canapé, n’osant plus le moindre geste, tentant de calmer la tempête qui m’habite… les heures passent… lentement… exquises… terribles… me faisant subir une torture délicieuse qui met tous mes sens en éveil. Je l’attends… Délectables et doux tourments qu’il m’inflige avant même de m’avoir vue et qui me font déjà sienne tout au long de cet interminable après-midi…

Retrouvez l’intégralité de ce récit dans le livre (papier ou téléchargement) : Maître et soumise









align="middle" quality="high" bgcolor="#000000" name="10036_5e_2_PD_315x300"
allowScriptAccess="sameDomain" allowFullScreen="false"
type="application/x-shockwave-flash"
pluginspage="http://www.adobe.com/go/getflashplayer"
flashvars="siteurl=aff.publicdisgrace.com&sitename=publicdisgrace&natsid=christinearven&program=revshare&campaign=flash"
>


ZONE ABONNES L’abonnement vous permet :

  • d’enregistrer et d’imprimer les textes publiés,
  • d’avoir accès à certains récits dont la teneur ne permet pas une large publication,
  • d’accéder à la galerie photos privée de RdF.
    Entrez votre pass abonné

Commentaires

Sites favoris


2 sites référencés dans ce secteur