WEAR, CARE AND CARESS 1/3

1 - DÉCOUVERTE
vendredi 19 août 2011
par  Germain Dumas
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« …Voyons, voyons… lundi prochain, on sera le huit… Non, Vanessa, ce ne sera pas possible, il faut que ce soit le jour des femmes ; écoute, c’est facile à se rappeler : les jours impairs, c’est pour les pères, et les jours pairs, c’est pour les mères… Tu comprends ?
— Hm… J’essaie, mais…
— Oui, mais ce que je crois plutôt, c’est que tu meurs d’envie d’en savoir plus, hein ?
— Eh bien… Oui, je sais seulement ce que tu m’as raconté au téléphone ; mais là, tu peux m’en dire plus, oui ?
— Bien sûr… Alors voilà, je te raconte tout. Au début, j’étais simplement à la recherche d’un soutien—gorge un peu joli, un peu olé—olé, à porter sous une robe assez décolletée ; et moi, comme je porte rarement de soutien—gorge…
— Oui, je sais, Carla… chez toi, non seulement c’est prometteur, mais ça tient tout seul ; mais là, tu voulais faire de l’effet, c’est ça ?
— Voilà, c’est ça ; et… des magasins de lingerie, maintenant, je ne sais pas si tu as remarqué, mais il n’y en a plus guère !
— Ça, c’est sûr…
— Alors hier, en passant dans le Faubourg, je tombe sur cette nouvelle boutique au nom vraiment un peu tordu : « Wear, Care and Caress »… Tu peux tout imaginer, avec un nom pareil !
— Ça veut dire quoi ?
— Wear, c’est le vêtement ; Care, c’est le soin… et Caress, ça tombe sous le sens, oui ?
— Euh… oui ; et alors ?
— Moi, des mots comme ça, ça m’a fait gamberger, tu vois ; il y avait une toute petite vitrine qui exposait justement un superbe soutif avec de la dentelle bleue… d’une telle qualité, d’une telle finesse que je n’ai pas résisté ; je suis entrée, et… C’est comme ça que tout a commencé… Tu comprends ?
— Non, mais … justement, voilà pourquoi je t’écoute…
— Eh bien voilà… J’ai vite compris que j’étais dans un magasin… non seulement de grand luxe, mais où tout devient possible, jusqu’aux phantasmes les plus inavouables…
— Parce que… même toi, tu reconnais qu’il y a des phantasmes inavouables ?
— Sûr… Donc, à peine entrée, un gars magnifique vient m’accueillir ; vraiment pas mal, cet homme—là, la quarantaine rassurante, très sûr de lui, une mise impeccable, avec un discours très classe tout à fait rassurant. J’aurais juré qu’il surveillait mes pensées avant même que j’entre… ou alors, il avait filmé mon regard sur le soutif… enfin, il savait ce que je voulais, et il allait justement me le proposer, disait—il. Après des salutations, il me conduit dans la pièce attenante où il y avait des patères et des petits meubles pour poser ses affaires ; je dépose mon parapluie, mon sac et les quelques paquets que j’avais déjà… et là, apparaît un vendeur… Écoute, Vanessa, un vendeur comme ça, si on peut appeler ça un vendeur…
— Quoi… c’était un homme, oui ?
— Oui, enfin… presque ; tu vois, entre une jeune tantouse et un maître nageur…
— Hm… Oui, bonne idée, au fond, pourquoi pas…
— Oui, c’est ce que je me suis dit ; mais… en costume !
— Quoi ???
— Oui, en costume de soubrette, s’il vous plaît !
— C’est—à—dire ?
— Eh bien… un corsage assez court et échancré pour exhiber un torse admirable, une jolie peau rose claire, avec une belle musculature délicatement soulignée par le poil de la jeunesse… enfin, tu vois un peu…
— Oui, à peu près…
— Et au—dessous, un maillot de bain blanc immaculé à ceinture basse… ou plutôt un string, mais qui tenait à avoir l’air très correct…
— Non…
— Si, si, je t’assure ; et attends… Par—dessus ce maillot, un a—do—rable petit tablier de mousseline sombre et translucide, avec pourtour brodé bleu, qui voletait au—dessus de ses cuisses dodues et musclées, tapissées d’un joli velours de poil noir… !
— Non… tu me racontes des histoires, Carla ?…
— Ah, tu ne me crois pas ? Pourtant, c’est loin d’être fini…
— Oui, alors continue.
— Donc, tout en bavardant, on commence par me dépouiller de mon manteau, que l’on suspend avec soin sur un cintre. Les discours du patron… – Ah oui, il s’appelle Maurice, monsieur Maurice, et le vendeur s’appelle Vincent – donc, le discours de Maurice reprend, sur le plaisir des vêtements, l’attrait du luxe, et le plaisir des nouvelles rencontres. Et pendant ce temps, avec des gestes infiniment respectueux, très délicats mais très efficaces, son vendeur se met à déboutonner silencieusement ma robe, alors que moi, captivée par le discours du patron et par la prestance des deux hommes, pourquoi ne pas l’admettre… je me laisse faire…
— Incroyable…
— Comme tu le dis. Donc, j’écoute ; et sans que j’aie un geste à faire, avec une habileté surprenante, je suis dépouillée de ma robe, qui à son tour est soigneusement pendue sur son cintre ; et bientôt, face à ces deux messieurs qui ne cherchent qu’à me plaire, me voilà en escarpins et en petite tenue…
— Super !…
— Oui, enfin… je devrais plutôt dire en très, très petite tenue, parce que… Tu sais, le plus souvent, je ne mets pas de soutien—gorge, mais en plus, j’avais juste un petit string, ce jour—là ! Donc, ces messieurs pouvaient contempler toute l’étendue de ma toison noire ! Et c’était la même chose pour mes aisselles !
— Mais… je croyais que tu avais acheté une tondeuse ?
— Oui, mais… là, justement, depuis des semaines, je n’avais pas eu le goût de m’en servir ; et comme tu le sais, chez moi, ça pousse vite, le poil !
— Aïe… Et ça a été remarqué ?
— Oh… non, avec ces gens—là, pas de problème, au contraire, ils ont été très fair—play, tu vas voir. Au lieu de feindre de ne rien voir, ces messieurs prennent du recul, ils tournent lentement autour de moi pour bien apprécier, me disent—ils, le style très naturel de ma plastique ; donc on me complimente, et on décrit mon image avec des expressions… très choisies, très bien senties, et… très proches de la vérité, m’a—t—il semblé…
— Là, c’est plus incroyable…
— Ah… Là, Vanessa, tu commences à être jalouse, hein !… Mais je t’assure, tous ces gestes, ces regards et ces paroles montraient autant de franchise que de respect ! Alors moi, peut—être un peu étourdie par les paroles et les gestes de ces messieurs, je me sentais parfaitement en confiance.
— Tu ne pouvais guère faire autrement…
— Bien sûr que si ! Je pouvais me rebeller ! Mais non ; j’étais conquise, je n’avais pas du tout envie de me défiler, et je voulais aller jusqu’au bout. Parce qu’il n’y a pas eu que des regards, mais aussi des gestes, et ensuite des attouchements…
— Quoi ???
— Mais oui ; tout en gardant ses distances, et sans se montrer aucunement entreprenant, le patron s’est approché de moi, les mains tendues, pour tâter mes seins.
— Ça, alors…
— Eh oui. Bon, pour la forme, si j’ose dire… il m’a bien demandé la permission, mais… ses mains étaient déjà sur moi quand il formulait sa demande, alors… Mais son toucher était délicat, respectueux… Vraiment, je ne pouvais pas faire autrement qu’accepter, et… à toi, je peux bien l’avouer : j’en avais très envie ! Il voulait savoir s’il était indispensable de me proposer des soutifs à armatures, ou s’il pouvait me proposer des modèles à cage renforcée, ou seulement à voile tendue ; il voulait se rendre compte de la fermeté de mes seins, de la limite des glandes mammaires et de la chair, de la finesse de ma peau… Il palpait en connaisseur, et en tout cas, bien plus délicatement que mon gynéco ; pourquoi protester, hein ?
— Oui… au fond, je te comprends ; et… c’est tout ?
— Pense—tu, ce n’est que le début ! Mais moi, quand on me caresse les seins, le résultat, c’est que mes pointes jaillissent, et elles sont restées comme ça jusqu’au bout, grosses comme mes doigts… D’ailleurs, j’en ai eu des compliments…
— Oui, bien sûr… Les hommes, ils en sont fous, de nos bouts de seins… Et après ?
— Eh bien… après m’avoir encore complimentée, on m’emmène vers la pièce suivante… et de nouveau, c’est quand nous y étions qu’on me fait la proposition d’y aller ; enfin… Donc, je me laisse guider, nous voilà dans l’autre pièce, et là… Écoute, Vanessa, rien que pour le décor, ça vaut le voyage : une grande pièce à peu près carrée, six mètres de plafond, au moins quinze mètres de chaque côté ; sur deux cloisons en angle, uniquement des miroirs… Tu sais l’impression que ça donne : que l’on soit n’importe où, on se voit toujours !
— Oui, je sais… Moi, je trouve ça super…
— Oui, moi aussi ; et sur l’autre angle, des murs aux tendus de rouge, sur lesquels je découvre, suspendus comme des tableaux de maîtres… Écoute, là, je te le donne en mille !…
— Quoi… des images galantes ?
— Pas du tout : des fouets, des martinets, des lattes de cuir, des badines, et surtout des cravaches, des raides, des souples, de tous calibres et de toutes longueurs ; enfin, rien que des instruments à fouetter…
— Oh, la, la… Alors… c’était un guet—apens ?
— Pas du tout ! Et tout ça brillait de propreté et de bon entretien… Mais ce n’est pas fini, attends : au milieu de la pièce, on voyait pendre du plafond des cordes avec leur anneau, assez fortes pour suspendre quelqu’un, mais assez hautes pour qu’on les prenne pour du décor. Il y avait aussi comme une sorte de tableau au petit point, en bleu sur fonds rose, qui proclamait la morale de l’établissement, quelque chose comme « Ici la Femme règne et le client est Roi » ; moi, j’ai trouvé que c’était joli et rassurant, non ?
— Ah, oui… oui, tiens, je dirais comme toi. Et alors ?
— Attends… il y avait bien d’autres choses dans cette salle : d’abord un tapis immense, blanc crème, profond comme je ne sais quoi, une merveille ; il y avait aussi des barres parallèles, une barre verticale, et une barre horizontale, pour faire de la gym ; tu vois, on voulait donner qu’on s’occupe du corps d’un bout à l’autre, quoi ; il y avait aussi une sorte d’appareil, je ne sais pas comment ça s’appelle… tu sais, comme au Moyen—âge, pour immobiliser quelqu’un en lui coinçant le cou et les poignets entre deux planches découpées, pour lui imposer un moment désagréable… ?
— Ah, oui… un carcan ?
— Oui, c’est peut—être ça, mais en plus compliqué. Et puis il y avait un sofa… non, deux sofas, qui étaient en angle, et quelques fauteuils ; et puis un petit bar, et plusieurs sièges de bar assez hauts, les uns recouverts d’un dessus mœlleux, les autres avec un dessus en acier brillant ; il y avait aussi… comment dire, une sorte de siège de gynécologie, mais délicieusement rembourré de partout ; on imaginait très bien qu’il était là pour un usage tout autre que médical…
— Oh, la, la…
— Oui… à moi aussi, ça me faisait de l’impression, mes pointes de seins restaient dressées, de même que le poil entre mes cuisses…
— Ah… tu avais quand même gardé ton string ?
— Euh… oui… Tu vois, un moment plus tôt, devant les attentions dont j’étais l’objet, j’avais fait le geste de vouloir le quitter, ce petit string de rien du tout ; mais Maurice m’a tout de suite arrêtée ; il a dit que pour une femme, ce simple geste d’ôter sa culotte, c’était un mouvement aussi déplaisant pour l’entourage que pour elle—même… Ce qui n’est pas faux quand on est perchée sur des talons aiguille !
— Ça, c’est bien vrai…
— Donc, en arrivant dans la grande salle, la première chose que l’on m’a priée de faire, ça a été de m’asseoir sur ce siège. Alors… luxe pour luxe, moi, je n’ai même pas quitté mes escarpins ; donc, c’est Vincent, ce garçon si attentionné, qui s’est occupé de moi. Quand j’ai été installée, les pieds sur un repose—pieds orientable et la tête sur un appuie—tête capitonné, il a lentement incliné le fauteuil de façon que ma tête et mon torse descendent, et que mes jambes et mes fesses remontent ; alors Vincent a délicatement pris mes jambes par les chevilles, il m’a ployée d’une main pour soulever mes fesses, comme un bébé, alors que de l’autre main il dégageait mon string… qu’il a tout simplement mis à la poubelle !
— Oh… ?
— Oui, oui ; mais Maurice était là, il tenait à assister à mon effeuillage jusqu’à la fin, et il m’a dit en souriant : « Ne craignez rien, mademoiselle, la maison vous le remplacera ». Donc, me voilà renversé dans mon fauteuil, complètement nue, mon abricot exposé devant ces messieurs ; tu vois un peu…
— Oui, je vois, mais… je ne vois pas où ça va te mener…
— Attends… Donc, je m’apprête à me relever avec difficultés, mais Maurice s’approche, et il m’explique avec gentillesse : « Non, non, chère mademoiselle… encore un instant, je vous prie ; je tiens à ce que vous repartiez avec des lingeries… non seulement qui vous plaisent parce qu’elles seront jolies, mais qui vous aillent parfaitement, parce qu’elles seront parfaitement adaptés à votre plastique ; et sachez—le, pour nous, votre plastique est unique, de même que la plastique de chacune de nos clientes. Il paraît que…
— Ah, bon… Les tailles standard, ils ne connaissent pas ?
— Non, surtout pas. Donc, il continue : « Naturellement, c’est vous qui choisirez ce qui devra vous plaire, mais pour les aspects strictement techniques, il faut nous faire confiance ; nous sommes d’accord ? Alors, chère mademoiselle… laissez—moi faire, voulez—vous… » Et bien sûr, que j’étais d’accord ! Alors, avec une large courroie molletonnée, il me fixe les pieds sur les deux repose—pieds, puis il les bloque en position largement écartés, et il accentue encore l’inclinaison du fauteuil, de sorte que ma fourche grand ouverte est bien plus haute que ma tête ; enfin il s’incline vers moi, et là, doucement mais franchement, sa main s’applique sur ma vulve…
— Non !…
— Si, si ! Oh, pas longtemps, et sans insister ; alors là, l’air étonné, il regarde mon entrecuisses béant… et il y revient, sa grande main à plat sur mes lèvres hérissées de poil noir ; un instant, ses doigts jouent à retrousser la brosse dure que ça faisait ; puis sa main se fait caressante en revenant dans le sens du poil, je la sens voyager entre mes cuisses, sur mes aines et jusqu’à mon petit trou… et pour finir, il se croit obligé de me faire ses compliments : "Écoutez, Mademoiselle… D’abord, je dois vous le dire, c’est délicieux de voir repousser comme ça une toison aussi vigoureuse" Et il ajoute : "Pour moi, c’est comme si nous revenions au printemps !" C’était joli, non ?
— Ça, oui, alors… Et puis ?
— Alors j’ai demandé pourquoi, et il m’a expliqué que ces mottes rasées, ces exhibitions de monts chauves, ça le déprimait beaucoup, et que pour lui, le poil, c’est la plus belle parure des femmes ; non seulement parce que c’est naturel, mais parce que ça donne une merveilleuse envie de regarder, de toucher, et dans d’autres conditions que chez lui, de beaucoup plus, si affinités, comme il disait !
— Ah… oui, c’est bien dit…
— Mais là, il a continué à me complimenter sur mes mensurations : "Quel pont magnifique vous cachez entre vos cuisses, mademoiselle ! Vraiment, vous êtes… Oui, vraiment très, très bien faite ; vos mensurations intimes contredisent délicieusement le développement si riche et si attirant de vos fesses et de vos cuisses"… Moi, je ne savais plus où me mettre, tu vois…
— Oui, j’imagine…
— Et il a continué : "Donc, de ce côté—là, mademoiselle, votre taille, pour nous, c’est du trois qu’il vous faut, vous voyez. Moi, je tiens absolument à ce que vous soyez à votre aise. »
— Mais… qu’est—ce que ça voulait dire, Carla, du trois ?
— Ça voulait dire que… Voilà, sur ma vulve et entre mes cuises ouvertes, il n’a pu loger que trois doigts en largeur ! J’ai appris que du trois, c’est rare, et c’est super… alors que pour d’autres femmes, c’est du quatre, du cinq… et au—delà ; mais d’après lui… Tiens, écoute la seule chose un peu coquine qu’il s’est autorisé à me dire : "Les hommes le savent bien mademoiselle, plus le pont est étroit, plus le passage est serré, et plus la femme est capable de donner du plaisir à un homme"… Tu te rends compte ! Nous voilà plus savantes, hein !
— Oui… mais je me rends compte que c’est à bon compte qu’il t’a mis la main au panier, avec ces bonnes paroles…
— Et alors ? Je t’assure, à part… Oui, dans la position où j’étais, à part tâter délicatement le poil sur mes lèvres, je t’assure qu’il n’a pas insisté ; et même… je le regrette vraiment.
— Allez, Carla, c’était pour te taquiner… Et là, c’est tout ?
— Penses—tu ! Comme j’étais en position, il a continué : maintenant, il fallait mesurer ma féminité, comme il disait.
— Qu’est—ce que c’est que ça, encore…
— Oh, simplement, il a mesuré l’espace entre mon petit trou et mon clito, et ensuite entre mon petit trou et le point le plus haut de la raie de mes fesses ; tu sais, là où elle s’épanouit en triangle… Lui, il appelle ça l’étoile…
— Oui, pourquoi pas… Oui, là, on peut comprendre…
— Oui… enfin, tout ça leur donnait une mesure globale de mon bassin, mais seulement de bas en haut. Mais… oh, je t’assure, Vanessa… la douceur de ses mains quand elles me caressaient le lèvres à rebrousse—poil, ou quand elles arpentaient ma raie des fesses… Franchement, je n’en revenais pas.
— Et moi, rien qu’à t’entendre… maintenant, je t’envie…
— Oui, tu peux… Ensuite, il fallait mesurer mon tour de fesses… seulement voilà : chez eux, pas question de mesurer ça si je m’étais remise debout ! Chez eux, il faut qu’une femme soit suspendue pour faire cette mesure, pour que les muscles de ses fesses ne jouent aucun rôle. Chez eux, c’est comme ça…
— Quelle précision !
— Eh bien non, justement pas, ce n’est pas la précision qui les intéresse, c’est le naturel. Donc, il a demandé à son vendeur d’amener la corde.
— Quelle corde ?
— La corde du plafond ; alors Vincent a appuyé sur une petite console, et la corde est descendue tout doucement, jusqu’au—dessus de ma tête, avec un gentil bourdonnement. DE son côté, Vincent a pris dans une armoire une espèce de harnais avec des larges courroies de cuir souple ; on a poussé sous la corde un fauteuil confortable, et on m’a fait asseoir pour l’attacher à mes bras levés… sans serrer, tu vois, ça se serre tout seul… Je devais avoir l’air un peu paniquée, alors Maurice m’a dit : « Ne craignez rien, mademoiselle, vous allez être soulevée d’à peine quelques centimètre, juste pendant la mesure, pour annuler l’effort des muscles qui vous maintiennent debout. » J’ai été rassurée ; Alors Vincent a encliqueté le crochet sur l’anneau de la corde, il a appuyé sur son petit bouton, et… je suis montée tout doucement ; oh, pas au septième ciel, juste pour que mes pieds soient à une main au—dessus du tapis.
— Tu devais quand même être un peu inquiète, comme ça, pendue toute nue par les bras devant ces deux hommes ?
— Eh bien… non, tu vois ; au contraire, je me sentais à mon aise, parfaitement détendue. Je pouvais me voir dans les miroirs, avec mes seins bien dressés et ma taille affinée par ma suspension… Et puis cette situation me plaisait beaucoup puisque je voyais l’effet que ça faisait sur les deux hommes, leurs regards et leurs réactions…
— Leurs réactions ?
— Oui, l’un comme l’autre, ils bandaient ferme, ça ce voyait parfaitement.
— Oui… c’est vrai qu’en imaginant un peu la scène, ça ne m’étonne pas…
— Alors Maurice a pris un peu de recul, pour me contempler tout entière, et… il semblait m’admirer réellement, tu vois.
— Tu en as, de la chance… Et alors ?
— Alors, c’est lui qui a fait la mesures de mes fesses avec ses grandes mains douces, depuis une crête iliaque jusqu’à la raie des fesses, et ça faisait… un empan, une main et trois doigts, je crois ; et ensuite, il m’a mesurée depuis la même crête iliaque jusqu’à mon nombril, et là, il comptait le nombre de doigts, je ne me rappelle plus, mais… ce que je me rappelle, c’est la douceur de ses mains sur mes fesses ! Et pour être plus sûr, il a demandé à Vincent de faire la mesure à son tour… Et là, je dois dire que les mains de Vincent étaient encore plus douces que celles de Maurice… Enfin, ils sont tombés d’accord. Maurice m’a fait ses commentaires, en disant que… oui, que pour une femme longiligne comme moi, mes fesses étaient nettement plus développées que chez la moyenne, et que de ce point de vue, c’était vraiment très réussi. Moi, je veux bien, moi qui surveille tout le temps mes fesses et mes cuisses, parce que je les trouve trop grosses… En tout cas, ça m’a fait plaisir de voir que ça leur plaisait. Pendant leurs mesures, j’étais calme, bien installée, je ne demandais rien à personne, et… ces caresses douces sur mes cuisses et jusqu’entre mes fesses… ça me donnait des frissons, tu peux l’imaginer…
— Oh oui, ça je l’imagine ; ils prenaient leur temps, quoi.
— Attends, j’avais deux heures à perdre ! Tout allait bien !
— Ah, bon… Alors, c’est tout ?
— Mais non, Vanessa !… Attends, j’en suis encore juste au début, j’étais juste en train de me mettre dans l’ambiance ! Alors, pendant que mes fesses étaient doucement caressées par des mains arpenteuses, mes regards partaient dans tous les sens, et c’est à ce moment—là que je leur ai posé cette question : « Dites, vous qui prenez si grand soin de vos clientes, pouvez—vous m’expliquer pourquoi tous ces fouets sont exposés dans cette salle ? »… Et tu sais ce que m’a répondu Maurice ?
— Je ne sais pas, moi… Que c’était pour mettre au pas les clientes récalcitrantes, ou pour dresser les serviteurs… Non ?
— Tu n’y es pas du tout, ma pauvre… et moi non plus, je n’y étais pas. Il m’a répondu que… d’abord, son magasin comme ses services n’étaient pas réservés aux dames, mais accessibles aux deux genres, un jour sur deux, comme je te l’ai dit.
— Ah oui…
— Mais surtout, que… même si je pouvais trouver ça étrange, à la seule vue de ces fouets et cravaches, nombre de clientes ou de clients sont tentés d’en acheter, de s’en servir, ou de s’y soumettre ; parce que dans l’ambiance qui leur est offerte, ils n’ont aucune honte à oser le réclamer…
— Non…
— Oui, et le plus souvent, à en redemander !
— Dis donc, c’est plus profond que ça en a l’air, ton équipe !
— Tu vois… Alors j’ai demandé si tous ces ustensiles étaient réellement des vrais fouets, ou simplement des objets décoratifs… et on m’a assurée qu’ils étaient bien réels, et qu’ils étaient souvent utilisés.
— Et toi, qu’est—ce que tu en pensais, alors qu’on te balançait doucement au bout de ta corde ?
— Eh bien… je t’avoue qu’une réponse aussi franche m’a donné des idées : puisque d’autres le réclament et y reviennent, pourquoi pas moi ; juste pour voir, quoi ; et que… si vraiment certaines personnes prennent du plaisir en jouant au fouet, je ne voulais pas rater ça ; mais je venais d’arriver, tu comprends, alors j’ai pensé que c’était un peu tôt ; et puis toutes ces mains posées sur moi, ça me donnait envie que ça continue, parce que… après avoir pris mes mesures, les mains n’avaient pas quitté mes fesses pour autant…
— Ah, voilà…
— Oui, et c’était délicieux, je dois le reconnaître… Là, Maurice m’a demandé si je souhaitais qu’ils poursuivent leurs caresses, ou si j’étais tentée par l’essai d’un fouet particulier…
— Et alors ?
— Eh bien… sur le moment, et avec des regrets que je gardais pour moi, j’ai dit non pour le fouet ; qu’on verrait peut—être plus tard, ou une autre fois. Mais qu’en revanche, s’ils voulaient bien continuer à m’offrir leurs caresses, je les en remerciais très sincèrement…
— Là, tu as été vraiment hardie, ma belle…
— Et alors là, tu n’imagines pas… Sur mon corps aussi complètement offert, ils s’y sont mis à pleines mains, à quatre mains, et j’ai été couverte de caresses, de la tête aux pieds, pendant… Oh, je ne sais pas… plus d’un quart d’heure, c’est sûr… Pour que je sois plus à mon aise, ils ont apporté une banquette en velours, pour que j’y pose mes jambes ouvertes, et qu’ils puissent me fouiller plus commodément… Il faut dire que pour les caresses, il en connaissent un rayon, ces deux—là, et moi, tu me connais, Vanessa… les caresses, ça me rend folle…
— Oui, je sais ; ils t’ont fait grimper aux rideaux, je parie ?
— Oh… ça, oui… trois fois ! Chaque fois, ils m’épongeaient délicatement, et ils remettaient le couvert ! Et ils ont continué jusqu’à ce que ma fièvre finisse par retomber. Là, j’ai passé une demi—heure extraordinaire ; et si je te raconte tout ça, c’est en pensant que tu te laisseras peut—être tenter !
— Oh, mais je te l’ai dit, je suis tentée, n’en doute pas… Mais au fait, qu’est—ce que tu as acheté, finalement ? Ou plutôt, qu’est—ce qu’ils t’ont vendu ? C’était cher ?
— Oh, c’est vrai… Mais attends, je n’en suis pas encore là… Après cette séance délicieuse, on m’a fait redescendre de mon petit nuage, et je continuerai après. Mes achats, je les ai faits bien plus tard, vers la fin ; on m’a présenté les lingeries qui correspondaient à mes mesures, et je me suis décidée pour trois ensembles coordonnés, un blanc, un gris et un bleu clair… Et j’en suis absolument enchantée.
— Ah, bon… Quel genre, quel style ?
— Eh bien… pour le haut, ce sont des balconnets, mais en mousseline simple, sans armature ni renforts, tu vois…
— Oh, la, la… Il doit falloir que la forme soit impeccable…
— Eh bien là, c’est le cas, je t’assure, et c’est parfait.
— Et pour le bas ?
— Les petites culottes ? Parfaites ; j’en portais une hier, justement, et je ne la sentais même pas ! Elle tient toute seule, sans ceinture serrée ou adhésive, et elle ne se voyait même pas sous ma robe
— Et… c’était cher ?
— Oh… un peu plus cher qu’ailleurs, mais… Bon, avec toutes les prestations complémentaires, j’étais ravie.
— Et… ton string, qu’ils avaient mis à la poubelle ?
— Eh bien… ils m’en ont offert un autre, bien mieux adapté à mes mesures ; mais moi, après ce que je venais de vivre entre leurs mains, j’ai préféré rester complètement nue sous ma robe ; tu vois, j’avais envie d’être bien disponible, au cas où… D’ailleurs c’est justement ce que Maurice m’a conseillé.
— Et en plus de toutes ces privautés, tu n’as reçu aucune proposition déplacée ? Aucune avance ?

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Commentaires

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dimanche 21 août 2011 à 15h24 - par  Crabou

Voilà un magasin bien agréable mais Vanessa a eu tord de ne pas goûter à la "douce caresse" d’un fouet.
Moi, j’ai découvert ce plaisir il y a bien des années et lorsque je ne suis pas fouetté pendant quelque temps, cela me manque terriblement.
Une main qui caresse doucement mes fesses après y avoir appliqué sévèrement le fouet est une vrai jouissance.

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