3 - La découverte

dimanche 22 juillet 2007
par  Mademoiselle
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Me voilà attachée, bâillonnée... La pièce est envahie de gémissements auditifs, de cris. La dame de l’enregistrement se fait fesser et elle aime ça. La chaleur de mon intimité grandit. Je commence même, instinctivement, à remuer. Les attaches aux chevilles s’enfoncent.

Je veux atténuer cette chaleur. Frotter mon sexe contre les draps pour lui offrir un début de satisfaction, d’attention. Mais je ne peux rien faire. J’essaye même de ne pas écouter, de penser à quelque chose de complètement anodin pour faire descendre la pression sexuelle qui s’empare de mon corps, de mon esprit. Sans effet.

Je sens ma grotte s’humidifier, se remplir. Mes seins pointent. L’excitation gagne du terrain. Je me surprends même à respirer fort, et à avoir un souffle coupé. Les cris du couple martèlent mon cerveau. Je n’entends finalement plus que les râles qui sortent du poste. J’ai envie de me caresser. Je veux dégager mes poignets et fondre sur cette partie de moi qui commence à se soumettre à un incendie ravageur.

Je maudis mon époux de me laisser ainsi. Il aurait pu me laisser au moins une main de libre me dis-je. Je me serais caressée frénétiquement là. Je me serais pénétrée et j’aurai pincé mon clito pour me faire jouir, crier de plaisir.

Mais tel n’est pas le cas. Je suis là... écartée, ligotée, bâillonnée... soumise à une douce torture. Entendre un couple s’accoupler bestialement, dans les cris et les douleurs.. Tout du moins pour elle... Lui, lui dire des mots d’amour, des mots durs.. alterner la tendresse et la fermeté... La maltraiter puis l’aimer... Et moi, je ne peux rien me faire...

Je me tortille sur le lit.. Les attaches me cinglent les chevilles. Je remue mon bassin, histoire de lui donner un semblant de début d’actes... mais cela ne comble rien du tout. Je veux que l’on me prenne sauvagement, que l’on me caresse, que l’on m’embrasse. Je veux que ce désir qui me consume, qui me rend folle soit anéanti par la jouissance, par une fusion corporelle. Je veux... Je veux... Mais je ne peux rien y faire.

J’en suis là de ma situation quand un bruit sourd résonne dans la pièce. Il est revenu. Je ne l’avais pas entendu avant là.

— Et bien que vois-je ? Heureusement que tu étais attachée sinon tu m’aurais démonté le lit. Tu as tout mis sans dessus dessous.

Je remue légèrement la tête pour voir qu’en effet, dans ma frénésie corporelle, j’ai quelque peu défait les draps du lit. D’ailleurs, ceux-ci sont presque à terre.

Il s’approche... tire les draps pour les mettre dans un coin de la chambre... Il se penche sur mon corps. Je vois ses doigts s’aventurer entre me cuisses.

— Mmmm.. Mais c’est que tu es plus que trempée mon amour. Finalement, j’ai bien fait de te faire attendre... Cela dit, tu vas attendre encore un peu.

A ces mots, je veux hurler mais la boule du bâillon m’en empêche.

— Je vois que la perspective d’attendre encore un peu ne te convient pas. Les traits de ton visage en disent long ma belle. Et puis, pas la peine, de vouloir parler ou autres, tu ne peux rien faire à part souffler, gémir.

Il se redresse puis sort de la pièce pour en revenir quelques secondes après avec à la main deux espèces de pince.

— Regarde ma chérie ce que je suis allée acheter pour toi. Et ce n’est que le début des trésors que je vais t’offrir dit-il avec un sourire énigmatique, mystérieux.

Il s’approche et commence à caresser les seins qui faisaient mal au vu de la tension sexuelle accumulée.

— Etant donné ton excitation, cela va être un jeu d’enfant de t’installer ces pinces à seins.

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