Tranches de sexe : 6- Enchaînée

jeudi 17 août 2006
par  Alex Cordal
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Alban ouvrit la porte du studio et invita Christel à entrer. L’appartement était entièrement vide. Les volets étaient fermés depuis que l’ancien occupant avait déménagé. Alban enclencha le disjoncteur, et l’ampoule nue du plafond éclaira la pièce

– Voilà, c’est ici ! lança Alban à Christel. Ça te plait ?

– Bof ! Un peu triste, l’appartement vide. Mais comme tu ne m’as pas amenée ici pour faire de la déco, je me contenterai de cette nouvelle niche, mon Maître.

– Très bien ma chienne. Déshabille-toi ! Je pense que je vais t’installer ici, près de l’entrée.

Christel regarda le radiateur du chauffage central qu’Alban lui montrait. C’était l’été, et il n’y circulait pas d’eau chaude, pourtant une onde tiède traversa le corps de la femme soumise quand elle toucha la fonte. Elle ne fut pas étonnée que son Maître ait choisi l’endroit où le sol était carrelé. Ce serait plus spartiate.

Christel était maintenant entièrement nue. Elle se mit au garde à vous et attendit les ordres. Alban sourit en la regardant fixement. Il était plus grand qu’elle et aimait la dominer du regard avant un nouveau jeu. Elle aussi d’ailleurs appréciait de son côté cette dépendance visuelle.
Puis l’homme enleva le sac à dos de ses épaules. Il l’ouvrit et en sorti la chaîne qu’ils avaient achetée ensemble quelques heures auparavant au magasin de bricolage. « assez solide pour attacher un chien » avait demandé Alban au vendeur avec un sourire complice à l’intention de sa compagne. Puis, le couple s’était rendu au rayon serrurerie où ils avaient fait l’acquisition du cadenas qu’Alban sortit du fond du sac.

– Assieds toi par terre et écarte les cuisses ! ordonna Alban.

Christel s’exécuta. Ses fesses découvrirent la froideur et la dureté du carrelage. Christel n’avait pas imaginé un tel inconfort. Elle devrait s’y habituer, car apparemment, son Maître n’avait prévu, ni tapis, ni couverture.
Les cuisses outrageusement écartées dévoilaient le panorama intime de la soumise. Le sexe béant était paré de trois anneaux. Deux, d’un bon diamètre, qui transperçaient chacune des grandes lèvres, et le troisième, beaucoup plus petit qui ornait le clitoris dont le capuchon avait été percé pour le recevoir. Alban aurait aimé se servir de ce dernier petit bijou pour le scénario qu’il avait imaginé, mais la taille de la chaîne l’en empêchait. Il n’utiliserait donc que des deux grands anneaux.
Christel sentit les doigts toucher son sexe. Immédiatement, l’humidité déjà présente se transforma en un début de ruissellement. C’était chaque fois pareil : Le contact physique de son Maître la faisait dégouliner de plaisir, ajouté à cela, l’imagination de la suite… En effet, elle n’ignorait pas ce qui allait suivre, dans les grandes lignes tout du moins. Elle avait accepté de jouer à la soumise cloîtrée, attendant son Maître. Pour les détails, elle faisait confiance à Alban, même si souvent le scénario allait bien au delà de ce qu’elle avait imaginé.
Alban glissa la chaîne dans les anneaux. Il n’aurait pas fallu des maillons plus gros, ils passaient juste. Il tira jusqu’à obtenir deux bouts d’égale longueur. Le choix des deux mètres qu’il avait dû décider au magasin était satisfaisant. Il passa la chaîne derrière le tuyau du radiateur qui pénétrait dans le sol, puis relia les maillons de chaque bout par le cadenas. Il appuya sur le demi-cercle d’acier. Le cadenas claqua. Alban retira la clé et l’enfouit dans sa poche. Il s’assura que le cadenas était bien fermé en tirant dessus. C’était parfait. Christel était maintenant prisonnière, enchaînée par le sexe au radiateur de l’appartement. Sa liberté de déplacement se limitait à un mètre tant qu’Alban ne déciderait pas de la délivrer.

*****

Cela faisait maintenant une heure qu’Alban était reparti après avoir coupé le disjoncteur. Christel s’était habituée à la pénombre. Les rais de lumière qui traversaient les persiennes étaient suffisants pour qu’elle puisse voir autour d’elle. Mais elle n’avait pas entendu la clé tourner dans la serrure quand Alban avait refermé la porte, ce qui l’inquiétait. N’importe qui pourrait entrer et la découvrir ainsi nue et enchaînée par le sexe à son radiateur. Et pas question de se couvrir. Alban avait pensé à tout. Il avait bourré ses vêtements dans le sac à dos et était reparti avec. Christel était là, assise sur une fesse sur le carrelage, les jambes repliées sur le côté. La chaîne qui traversait ses anneaux vulvaires passait sous ses cuisses et rejoignait le radiateur. Un mètre, c’était long et court à la fois. Suffisamment long pour pouvoir choisir une position, mais très court quand il s’agissait de bouger pour changer de posture. Christel en avait fait plusieurs fois l’expérience quand elle avait cherché à se tourner sans réfléchir. L’étirement que la chaîne avait fait subir à ses lèvres l’avait rappelé à l’ordre.

Christel ne savait pas quand Alban reviendrait. Elle en était excitée et inquiète en même temps. Se savoir enchaînée nue dans cet appartement vide, inconfortablement installée sur le carrelage froid, à attendre le retour de son Maître telle une chienne fidèle, "sa" chienne. Que c’était agréable ! Mais, si elle abandonnait ses fantasmes, si elle se raisonnait, la situation était totalement différente. Outre le fait que toutes ses amies la prendraient pour une folle si elle leur racontait les jeux auxquels elle se livrait, deux choses l’inquiétaient : la porte non fermée à clé, et les deux écuelles posées devant elle.
Pour la porte, l’angoisse naissait dès que des bruits de pas se faisait entendre à l’extérieur. Christel imaginait Alban tout à fait capable d’avoir invité quelqu’un à lui rendre visite. Heureusement, chaque fois les pas ne s’arrêtaient, ils passaient et s’éloignaient. Pour les écuelles, c’était différent, l’inquiétude venait de celle de droite, la plus grande. Une heure auparavant, elle était remplie d’eau jusqu’à raz bord. « Ma chienne devras l’avoir bu entièrement dans moins d’une heure » avait déclaré Alban avant de partir. Ce que Christel avait fait, en lapant le liquide comme un animal. Cette façon de boire ne lui était pas imposée, mais c’était tellement évident pour elle. Elle avait entrecoupé l’absorption du liquide, en glissant sa tête vers l’autre écuelle qui contenait quelques biscuits cassés en petits morceaux.

Les deux récipients étaient maintenant vides. Mais en contrepartie la vessie de Christel était pleine. L’envie d’uriner commençait à se faire sentir. Sur ce sujet, l’enchaînée n’avait reçu aucune consigne. C’était inutile, elle le savait bien. Naïvement Christel se dit qu’elle pourrait peut-être tenir jusqu’au retour de son Maître. Elle changea de position et s’allongea sur le carrelage. Son ventre était moins comprimé. Elle eut le sentiment de pouvoir attendre.

Quelques heures plus tard, Christel ne pouvait plus tenir. Son ventre la tordait. Elle devait bien admettre qu’elle serait incapable de se retenir plus longtemps. Elle imagina alors ce qu’Alban aurait souhaité s’il avait été là. Elle n’eut pas à réfléchir longtemps. Elle se mit en position à quatre pattes. Elle plia son cou pour regarder sous elle. Elle vit ses seins lourds au premier plan, puis son ventre arrondi et enfin suspendue à son sexe, la chaîne qui faisait un arc de cercle avant de rejoindre le tuyau du radiateur. Christel commanda sa vessie. Un puissant jet sortit de son méat urinaire et gicla sur le carrelage, lui éclaboussant les cuisses. Elle releva la tête pour terminer son pipi. Elle ferma les yeux et pensa à Alban. Elle était certaine d’avoir réalisé ce qu’il voulait. Elle se sentait bien. Les dernières gouttes tombèrent. Quel soulagement de sentir sa vessie enfin vidée ! Il lui fallait maintenant s’installer pour poursuivre l’attente en évitant la flaque d’urine. Christel se déplaça sur sa droite en se rapprochant du mur, longueur de chaîne oblige. Un mauvais geste fit tendre la chaîne. La douleur inattendue fut très aiguë, ce qui obligea la prisonnière à faire un mouvement en arrière et basculer sur le côté. Ce qu’elle voulait éviter arriva, sa fesse gauche et sa cuisse retombèrent dans la flaque d’urine. C’est alors que Christel se souvint d’une parole d’Alban avant son départ.

– Ne fais pas de bêtises pendant mon absence. Je sais que tu es une chienne très propre, et je ne veux pas avoir à te punir à mon retour, avait déclarer Alban.

Cristel comprenait maintenant le sens de ces propos et l’allusion à la propreté. Il était évident qu’en remplissant la grande écuelle d’eau à ras bord, Alban avait anticipé ce qui venait d’arriver. C’est pourquoi la soumise enchaînée savait ce qu’il attendait d’elle, sans avoir à l’entendre explicitement. Elle savait aussi comment elle devait accomplir cet acte. Christel s’appuya sur sa main gauche et releva ses fesses. Elle reprit sa position à quatre pattes. Mais cette fois, elle plaça le haut de son corps au dessus de la flaque d’urine. Elle plia les coudes pour rapprocher sa tête du carrelage inondé. Elle sentit l’odeur caractéristique du liquide répandu sur les carreaux. Tel un animal, elle approcha son visage du sol, sortit la langue de sa bouche et se mit à lécher le carrelage. Cet acte ne la dégoûtait plus par rapport aux premières fois qu’Alban le lui avait faire accomplir, sans la contraindre d’ailleurs. Il lui avait laissé le choix. Mais cela plaisait tellement à son Maître, alors avait-elle vraiment le choix ? Le dégoût, les nausées de l’époque avaient disparu depuis bien longtemps. Christel s’était habituée, et elle devait même reconnaître que ce travail de nettoyage la mettait de plus en plus souvent dans un incompréhensible état d’excitation.

Christel continua à laper consciencieusement son urine. Son léchage dura quelques minutes. Elle s’appliquait à n’oublier aucun carreau souillé. Elle se sentait humiliée mais heureuse, car elle faisait cela pour lui. Lorsqu’elle eut presque fini son nettoyage, elle se surprit à sentir l’excitation envahir son ventre plus que d’habitude. Son sexe réclamait qu’on s’occupe de lui. Sans doute l’enchaînement, la situation de dépendance physique amplifiaient-ils le phénomène.
Elle termina les derniers coups de langue, et s’installa en position assise. Elle posa sa main droite sur son clitoris qu’elle commença à caresser. Christel réfléchit un instant. Alban ne lui avait donné aucune consigne à ce sujet. Aucun ordre, aucun interdit. Elle sourit. Il ne l’avait pas fait, car il voulait lui laisser une récompense. Elle se sentait si bien maintenant. Elle glissa sa main vers ses anneaux pour s’assurer que la chaîne ne la gênerait pas. Aucun problème, les maillons tendus tiraient légèrement ses lèvres et passaient sous une cuisse sans pour autant la faire souffrir. La main remonta vers le clitoris durci. Les doigts s’humidifièrent plus que nécessaire pendant leur parcours.
Le mouvement de la main de Christel s’accéléra au même rythme que sa respiration. Elle ferma les yeux. L’image de son Maître était omniprésente dans son cerveau. Quand reviendrait-il la chercher. Maintenant, en pleine jouissance ? Ou plus tard ? Ce soir ? Demain ? Peu lui importait. Elle était avec lui. La soumise laissa échapper quelques cris aigus avant de sentir l’orgasme l’envahir.

C’est à cet instant que la porte de l’appartement s’ouvrit…

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