Mes lutins

dimanche 17 septembre 2017
par  Lion
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Jusqu’à Trondheim, le tiers inférieur de la Norvège, la partie ventrue du pays, on est encore en Europe, dépaysé mais encore connaissable ; au-delà le territoire forme un boyau qui s’étire en longueur et langueur et mène vers un autre monde, le Grand Nord ; on prend l’unique route ou plutôt une piste ; suffisamment large pour que deux camions puissent se croiser mais en terre battue, avec des nids de poule ou de « mammouth », selon les intempéries ! mon conducteur du 4x4 prend grands soins où il place les roues ; on « gagne » chaque kilomètre.

Les fjords se succèdent en chapelets, profonds à perte de vue, encaissés de hautes montagnes abruptes aux découpes brutales rocailleuses couvertes de conifères ; dans l’eau sombre et froide, en tous lieux des bateaux indispensables à la pêche vitale alimentaire et aux déplacements. Peu de petits villages, les immensités de forêt règnent en maître.

On marque une pause devant la stèle du Cercle Polaire, symbole mythique, non sans émotion ; encore loin devant, lentement, on traverse Trömse, dernière petite ville, à cheval sur un fjord, entourée de montagnes toujours plus ou moins enneigées même en été ; toutes les maisons de bois peintes sont multicolores ; la vie s’est installée ici il y a 6 000 ans ; ce devait être très rude !

On longe les îles Lofoten, par dizaines, petits îlots rocheux qui émergent de la mer, ensoleillés de jaune doré, d’orangé, de reflets miroirs ; des Vikings ont-ils fracassé leurs drakkars contre ce fantastique chambardement géologique ? c’est plus que probable…

Encore un long chemin tout aussi périlleux et enfin le panneau affiche en plusieurs langues ; « ici commence la Laponie » ; j’y suis !

Mini hameau de maisons de bois ; on me présente mon guide, un jeune homme du crû ; le traineau nous attend, huit chiens magnifiques piaffent d’impatience ; c’est parti, emmitouflée dans des couvertures de fourrure.

Petite maison, pièce unique toute meublée de bois, sols parquetés et couverts de tissus épais et fourrures, la cheminée flambe, douce chaleur magique.
Ici la fourrure n’est pas un signe ostentatoire de richesse ni de trophée de safari de luxe ; sa présence est des plus fonctionnelle.
On parle tous les deux un anglais approximatif ! repas, je me couche dans le lit, lui sur un genre de banc avec coussins.
Dehors, il prend tout son temps à s’occuper de sa meute ; d’abord ils le méritent pour leur travail si précieux et puis je les soupçonne de liens affectifs, même si ni les animaux ni l’homme ne le manifestent.

Autre particularité des plus déstabilisante mais passionnante ; ici en été le soleil ne se couche pas ; il plonge vers l’horizon, de terre ou de mer, puis remonte lentement dans le ciel d’un bleu clair merveilleux ; pas de nuit mais soleil de minuit ; l’inconvénient pour nous est de ne plus être régulé par l’astre de Lumière ; on se lève le matin, on se couche la nuit ; pas ici ; on doit écouter son corps, son horloge biologique et ne pas s’épuiser à retarder le repos « d’un peu encore »…
Je me laisse bercer par les flammes dansantes, puis me tourne pour me protéger les yeux et trouver le sommeil, je flotte, déguste ce repos après tant de péripéties ; hier j’étais encore en Provence et maintenant suis au bout du monde, en terres inconnues mais que je désirais tant depuis longtemps, quel voyage !

Je n’ai pas entendu le parquet crisser, plus agile qu’un chat, seulement senti un léger courant d’air derrière moi, puis le contact d’un corps nu, chaud, puis ses mains, je ne résiste pas, partagée entre l’envie physique et la fatigue à lutter…

Je me réveille ; seule ; il a eu la délicatesse de s’éclipser ; le petit déjeuner est près ; je me régale ; et on repart.
J’ai des scrupules d’avoir cédé de suite, à son premier assaut, mais sous le charme des paysages, de l’ambiance, l’envie de découverte et l’appétit de mon corps…

On fait des haltes, thé bien chaud, je fais des photos.
Nouveau hameau ; on est invité dans la maison la plus grande, le chef de village probablement ; femmes et enfants, visages ronds, souriants ; repas étonnant, leur langue est vraiment spéciale, je ne reconnais pas de mots d’origine anglaise ni allemande alors j’entends la musique ; je ne sais pas toujours ce que je mange, mais c’est bon, je ne chipote pas.
Avant de sortir il me demande en anglais si je veux bien qu’il me présente trois bons amis ;
« Yes, of course »
Il fait un léger signe de tête à l’un deux, qui vient suivit de 2 autres ;
Les pas crissent sur la neige, maison, les 3 s’assoient, je suis plantée au milieu, pas pour longtemps ;
« Ils n’ont jamais vu une française, ils peuvent te regarder ?
« Oui, bien sûr » et j’attends les bras ballants, un léger sourire de mise,
Il fait glisser mon manteau…
« Tu veux lever ton pull ?
Ah ! Me regarder, me regarder…mais de près ! mes petits seins dressés…
« Un peu du reste ?
Bon, c’est parti, ils me veulent à poil…alors lentement je m’extrais de mon pantalon épais, en string froufroutant…je frissonne de mon exhibition, quasi nue, j’ai ces stimulations étranges, troublantes quand on me regarde, me convoite ; jouer mon striptease est mon puissant aphrodisiaque ! J’aime mon joli petit corps, je suis fière de le montrer et j’aime qu’on me désire, alors quand j’ai des amateurs, quand on m’encourage, mes freins cèdent…
Ils se lèvent, me caressent légèrement, à six mains que de sensations, de frissons partout ! Je vacille les yeux fermés l’esprit dans les étoiles, puis deux bouches sur mes pointes de sein, humm…c’est doux, mon dernier voile contourne mes hanches, glisse ; l’heureux manipulateur s’esclaffe, les deux autres le rejoignent, scotchés sur mon bas ventre, comme paralysés et en admiration. Je sais avoir une charmante anatomie mais ne comprends pas bien ce choc. Mon guide m’explique qu’ils ne sont pas du tout habitués à un sexe féminin totalement épilé, plus nu que nu, pour eux c’est une première, alors ils baignent dans l’extase qu’ils manifestent en me palpant les babines charnues timidement, de façon attendrissante, effleurent pour mon plus grand plaisir puis me frôlent les chaires du bout des lèvres, s’enhardissent de la langue, puis à tour de rôle me bouffent littéralement la chatoune, le clitoris, parfois deux en même temps, se poussent l’un l’autre pour la meilleure place ; mes Lutins me lutinent…

Ils se déshabillent, les corps me frôlent, me massent, se frottent, m’agacent et m’échauffent les sens, ils sont en état second d’excitation, un se présente à ma bouche, vite en érection qu’il utilise dans mon ventre ; le second le remplace, idem et se glissent entre mes fesses ; d’un coup je m’envole…le 3ième…et à tour de rôle ils vont passer par mes trois orifices, plusieurs fois…cela faisait longtemps que je n’avais pas été si pleinement investie et comblée !
Je dis en français mon plaisir, par automatisme ; çà les fait rire tous les 4…il m’explique que la musique de ma langue, l’accent est délicieux et rigolo !

Le supposé lendemain, puisque pas de vraie « nuit », lorsqu’il réitère sa question sur des amis, je percute le malentendu de la formule franco-anglaise et le ridicule de ma réaction naïve d’hier ;
« may I introduce you some good friends of mine ?
Pour ce qui est de me les présenter, me les “introduire”…
Trois encore, même scénario, même immense jouissance ; mon guide se tient à part, regarde, il sait qu’il me possèdera ce soir, tout seul, à sa guise…

Le périple enchanteur se poursuit, lapins blancs bondissants, renards argentés, troupeaux de rennes, campagnes féériques…
Il me mène à ma prochaine rencontre « amicale » ; grand bâtiment de bois très différent ; il ouvre la porte ; j’ai un choc ! des milliers de poissons pendus sur des fils, des harengs, de partout, jusqu’à mi hauteur ; une cheminée centrale, bois de hêtre ; quel spectacle improbable ! Mais comme ils me gratifient encore de douces et puissantes pénétrations, bouche, anus, vagin, je défaille à plusieurs reprises.
Si on prend la première lettre de chaque mot çà fait « b.a.v. », et mes trois orifices naturels en bavent de joie ! Je dégouline de liqueurs mêlées indécente.
Et dorénavant il me demande à chaque fois de parler en français ce qui provoque les mêmes réactions d’effusions et de marades…

Je lui demande ;
« Pourquoi toujours par 3 ?
« Cela ne te convient pas ? tu en veux plus ? moins ?
« Non…
« La nature vous a doté de trois accès délicieux, alors profite ?
Logique, simple, imparable, et….très très satisfaisant, ils ont tout comprit :
Il m’explique que pour son peuple l’amour est naturel, un plaisir comme tous les autres, sans complexe mais avec respect, la femme étant au centre de toute famille, groupe, village. De fait je n’ai pas à me plaindre, ils prennent soins à mes plaisirs, s’enthousiasment à mes orgasmes, me laissent un minimum de temps pour reprendre mon souffle avant de poursuivre de plus belle…

Lendemain, balade ; lac gelé ; igloo, le premier que je vois de ma vie !
Ce sont trois femmes qui m’attendent !!! Je suis caressée, léchée partout, les tétines, la chatoune, mon bouton d’amour happé, elles se positionnent pour que je puisse leur rende la pareille…puis l’une d’entre elles me parcourt la vulve du bout du pied, ma fente, les petits doigts gigotent à l’entrée, puis dans le vestibule, puis à l’intérieur avec grande délicatesse mais détermination ; je connaissais le « fist » classique, avec une main, mais là avec le pied, c’est un scoop et je dois avouer des sensations des plus originales et fortes !

Deux heures plus tard plus loin, un trio mâle, enfin, car j’ai besoin de jouir fort !
Ils pourraient être 6 ou 9 tant ils sont infatigables, m’honorent plusieurs fois, la ronde se forme sans se rompre, inlassablement, indéfiniment, « tournez manège »… !!!
Pourquoi me suis-je plainte d’avoir la chatte en feu ? de n’en plus pouvoir ?
Mon guide a traduit, les hommes papotent, se marrent ; deux m’empoignent sous les genoux et m’élèvent en l’air, ouverte, je m’agrippe à leurs épaules, ils me sortent, l’air est vif ! quelques pas, il a dû y avoir au coin de la cabane des tombées d’eau en goutte à goutte pour former une énorme stalagmite, au moins 80 cm de haut
« Oh nooon…
Et si ! ils me positionnent au dessus, m’abaissent avec précaution, la tête du glaçon géant frôle ma fente, trouve l’entrée de mon vagin, s’introduit sans peine ; ils vont me faire descendre remonter lentement, longtemps jusqu’à ce que je crie comme une folle, l’intérieur dilaté et congelé !
Alors ils me rentrent, toujours en « chaise à porteur » ; leurs pénis si fiers tout à l’heure se sont recroquevillés, alors ma bouche fait reprendre forme au membre aussitôt logé dans ma chatte froide qui reprend vie et jouissance, puis le second puis le troisième….

Ce matin il me fait mettre à quatre pattes, croupe en l’air, m’introduit tout au fond du vagin un modeste appendice recouvert d’une fourrure à poils courts, un second dans l’orifice étroit disponible ; petits mais délicieux !
« Debout »
Ah, c’est fini ? Ça commençait bien…
Il me fait enfiler un genre de body, l’extérieur d’une peau fine et souple, l’intérieur de la même fourrure que mes gourmandises ; la couture épaisse s’insinue au plus intime de ma fente et de ma raie fessière ; mes babines sont recouvertes devant, puis il le monte sur mon ventre, mes seins sont enveloppés, deux bretelles maintiennent l’ensemble ; très seyant ! très ajusté, moulant, quoiqu’un peu picotant, surtout à l’entre-jambe, mais chaud et agréable.

Il me fait enfiler deux hautes bottes de fourrure à mi cuisse ; quelle allure ! Et un carré de fourrure sur les épaules, on sort !
On n’a pas fait 20 mètres que je sens une gêne à ma chatte, mais il m’entraîne, puis l’irritation se fait plus nette, je le lui dis ;
« C’est normal, c’est fait pour, tu vas aimer !

Et les deux leurres eux aussi se mettent en œuvre ; sous l’action de ma marche, de mes contractions internes, ils ont tendance à descendre ; or les poils à contre-sens freinent leur descente tout en irritant mes intimités si sensibles et en buttée contre le fond de la culotte ne peuvent s’expulser de mes antres, retenus de force, ce qui agace en permanence tout mon vagin et mes grandes lèvres, ainsi que mon sphincter qui doit gonfler de minute en minute !
Le problème quand quelque chose va mal c’est qu’on focalise ; et plus on y pense, plus on ressent et plus on s’agace ; plus on s’écoute et plus les sensations prennent de l’amplitude, pas toujours justifiée ; rompre le cercle vicieux pour la spirale vertueuse est difficile ! C’est en court résumé le principe des pratiques sado-maso, douleurs ou plaisir, acceptation ou rejet, maîtrise ou débordement ; j’en test un échantillon modeste mais efficace, mon corps et ma tête sont agités.

Bon an mal an j’arrive au sommet d’une petite colline ; je découvre la vision enchanteresse du paysage, champs de neige, arbres couverts lourdement et pas loin un étang qui fume, d’un bleu vert à la Walt Disney ! irréel ! on y va, de plus en plus crispée par mes deux bijoux et tout le vêtement. Il me fait mettre nue et me tire vers l’eau ; elle est chaude ! Pas tiède, non, chaude ! il m’explique que c’est une bonté de la nature d’avoir fait cette piscine naturelle, résurgence d’eau d’origine volcanique et à parfaite température.

Sur le chemin de retour, nue, moi devant, non pas par galanterie mais bien pour se repaître de ma croupe en mouvance, on voit parfaitement le rouge laissé par le body. A la cabane il me masse longuement avec une crème parfumée, profite pour me peloter, me tripoter sans gêne, insinuer des doigts, puis me fait l’amour ; je suis chaude comme un volcan !

Mais la semaine est vite passée ; de retour à Bergen, le grand port, un ferry de nuit m’attend ; bureau d’accueil à bord ;
« Ah c’est vous la fameuse Dame Française ?
… ?? ah, suis-je connue ?
« La suite Royale pour Madame » au groom qui saisit mes bagages, je lui emboite le pas ;

Magnifique pièce, vue panoramique sur la mer à travers les immenses baies vitrées, les lumières de la ville, et trois hommes ! Je ne m’attendais vraiment pas à cette dernière invitation, j’allais friser la mélancolie, et boum çà repart !
On m’invite à la salle de bain à me parer d’une tenue qui m’attend ; chemisier et mini jupette plissée ultra légère, courte raz les fesses, blanche et rose comme une jeune fille bien sage, mais transparents ; porte-jarretelle, bas assortis…et mes trois artistes me jouent des partitions symphoniques…
Milieu de nuit, j’ai un vrai coup de pompe ; on me sert un jus de fruit dans lequel il fait goutter des larmes d’une « potion vitaminée aux extraits naturels » ; efficace, je recouvre toute ma vigueur et mes appétits de sexe ; ils saluent ma renaissance car ils ne semblent pas du tout en état de déposer les armes et je les « fourbis » goulument…

Je suis chez moi ; devant ma porte un colis ; le paquet m’est bien destiné ; il a noté mon adresse ; va-t-il m’envoyer tous les Lapons de passage en France ?
Je l’ouvre fébrilement ou plutôt je déchire l’emballage ; dedans, les hautes bottes en fourrure que j’ai adorées, le body diabolique, une culotte même peausserie pour envelopper tout les volumes de mes fesses, et au fond, un assortiment de quatre joujoux, de petite à grande taille ; enfin un petit flacon du fameux élixir….
Au dos d’une photo où il me semble reconnaître le groupe que j’ai rencontré : « amicalement, à notre charmante Reine des Lutins ».

Décembre 2010

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Commentaires

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dimanche 17 septembre 2017 à 18h17 - par  Henic

Voilà un récit charmant.
J’admire au passage la belle santé de l’héroïne...

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