Tranches de sexe : 5- La cage

mercredi 19 juillet 2006
par  Alex Cordal
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Karine s’était déshabillée. Harry ouvrit la porte grillagée. Le passage ainsi laissé entre les grilles n’était pas très large. Karine se dit que jamais elle ne réussirait à y pénétrer. Elle glissa la tête, se contorsionna pour passer les épaules et bloqua au niveau des fesses. Les hanches étaient trop larges.

– Tu as un trop gros cul, souffla Harry en souriant.

– C’est pourtant pas ce que tu m’as dit l’autre jour, répondit Karine avec le même sourire complice.

– C’est vrai, mais ne change rien. Je vais t’aider.

Harry saisit le martinet par le manche, et le leva au dessus du postérieur récalcitrant. Les lanières frappèrent le creux des reins, arrachant un cri aigu à Karine. Conséquences de cette stimulation ? Toujours est-il que le bassin de Karine franchit immédiatement l’ouverture. Harry referma la porte. Il dut appuyer la grille contre les globes charnus et forcer un peu pour que la serrure se ferme. Il tourna ensuite la clef avant de la retirer et l’enfouir au fond de sa poche. Karine était désormais prisonnière de sa cage.

– C’est loin d’être confortable, se plaignit-elle en cherchant à trouver une position moins désagréable.

Mais Karine dut se rendre à l’évidence, elle était complètement coincée. Recroquevillée à quatre pattes, la tête rentrée dans les épaules pour ne pas s’écraser la figure contre les barreau, les cuisses sur les mollets à cause du plafond grillagé qui appuyait sur ses reins, et les fesses collées contre les fines barres de la porte. L’espace entre les tiges de métal était suffisamment large pour laisser une ouverture prometteuse et rendre accessible le sexe et l’anus de la prisonnière.

La largeur de la cage renforçait le confinement. Soixante centimètres tout au plus, si bien que les hanches touchaient les parois.

Karine conclut rapidement qu’elle était immobilisée sans être attachée. Elle se dit qu’elle était folle, d’avoir accepté ce jeu. Elle connaissait Harry depuis quelques jours à peine. N’avait-elle pas eu tort de lui faire confiance en le suivant dans cet entrepôt ? Bien sûr, leur goût commun pour le SM était à l’origine de cette relation intense qui s’était établie entre eux, mais Karine n’avait-elle pas trop rapidement abandonné ses défenses ? Il était un peu tard pour y réfléchir.

Harry leva les yeux. Il regarda le palan fixé à la poutre métallique au dessus de sa tête. Il suivi du regard le cheminement de la chaîne qui descendait en oblique jusqu’au mur. L’homme se dirigea vers cet endroit, libéra le crochet et l’amena au dessus de la cage.

– Qu’est-ce que tu fais ? demanda Karine en entendant le cliquetis au dessus d’elle.

Pour toute réponse, elle se sentit soulevée dans les airs. À mesure que Harry tirait sur la chaîne, la cage montait imperceptiblement en se balançant. Il se contenta de l’élever d’un bon mètre, puis ramena l’extrêmité de la chaîne contre le mur et la raccrocha. Harry retourna vers la cage pour admirer sa captive. Elle était juste à hauteur de regard. Les deux tiges métalliques qui manquaient sur la porte semblaient avoir été exprès pour rendre le cul plus accessible. Au centre, la rondelle brune paraissait réclamer une intrusion violente.

Karine attendait. Elle sentait le regard d’Harry derrière elle. Inquiétude, crainte, mais aussi excitation, plaisir. Elle repensa à Laura, son amie plutôt "classique", à qui elle avait raconté sa relation avec Harry. Laura ne comprendrait jamais ce qu’elle pouvait ressentir en cet instant précis. Qu’allait faire Harry ? Justement, il pouvait "tout" faire, et elle, totalement vulnérable ne pouvait "rien" faire. C’est cela, malgré toute sa déraison, qui plaisait à Karine.

Harry ouvrit le sac de sport qu’il avait amené avec lui. Il en sortit un énorme god en forme de sexe. L’instrument couleur chair était prolongé d’un tube noir qui servait de manche. Sans aucune préparation, Harry fit passer le god par l’ouverture du milieu de la porte, et d’un coup violent l’enficha dans le cul de Karine.

La prisonnière poussa un cri autant dû à la surprise qu’au forçage des sphincters de l’anus. L’objet n’était qu’entré qu’à mi-longueur. Harry insista en saisissant le manche à pleine main et en appuyant fortement pour faire vaincre la résistance que le cul lui opposait.

– Décontracte-toi au lieu de crier ! ordonna-t-il d’un ton sévère.

– T’es marrant toi. T’aurais pu prévenir, rétorqua Karine en se remettant de sa surprise.

Fut-ce la pression exercée par le god, ou la détente que Karine imposa à ses sphincters ? Nul ne le saura. Seule certitude, le gode disparut dans l’antre anale. Seule le manche noir resta visible à l’extérieur.

Karine émit quelques plaintes bien naturelles. Harry attendit qu’elle se taise, puis il imprima des mouvements de va-et-vient à l’instrument. Le balancement de la cage s’amplifia. Les plaintes reprirent, moins fortes, toutefois.

La cage continuait son oscillation scandée par les cliquetis du palan en mouvement. Mais le bruit métallique de la chaîne fut rapidement couvert par des gémissements qui ne s’apparentaient guère à expression de la douleur.

Les inquiétudes de Karine venaient de disparaître comme par enchantement.

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