L’été initiatique

mercredi 4 juillet 2007
par  Duca
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J’étais jeune cet été là. Je m’en rends compte maintenant avec le recul ; maintenant que les années ont passé et que mes certitudes se sont muées en expériences.

Oui j’étais jeune, et de cette innocence que l’on nie mais qui fait votre charme, de celle que l’on voudrait perdre lorsque l’on a 18 ans et qu’on ne connaît rien à la vie. J’étais jeune et j’étais vierge, pourtant mon corps exultait de sensualité inassouvie, même si je me soulageais parfois seule, en secret, toute honte bue…Je devais découvrir cette année là que la honte n’est qu’un des nombreux moyens d’atteindre le plaisir, et que parfois l’on peut désirer ce que l’on redoute.

J’étais en vacances avec mes parents en Bretagne, au bord de la mer. J’étais alors de nature sauvage, et je ne trouvais de plaisir à ces vacances qu’à fuir mes parents dans de longues promenades sur les plages, aux heures et aux endroits peu fréquentés. Une fin d’après midi, un peu grise, je me baladais un peu d’humeur maussade lorsque je décidais de m’asseoir non loin d’un couple d’un certain âge. Malgré la fraîcheur, la femme était seulement vêtu d’un maillot de bain deux pièces tandis que l’homme sur lequel elle était adossée, à demie allongée entre ces jambes ouvertes, était habillé d’un pantalon clair retroussé aux mollets et d’une chemise en lin blanc ouverte. Je ne sais pourquoi, mais l’allure de ce couple m’intriguait, et je coulais des regards en douce dès que je le pouvais. A cette heure, nous étions pratiquement seuls sur cette plage, et l’emplacement que ce couple et moi avions choisi était particulièrement isolé.

Soudain, un regard en biais m’apprit à ma grande surprise que l’homme avait passé une main dans le haut du bikini de sa femme et caressait doucement son sein, là, à quelques mètres seulement de moi. Je sentis la honte me monter aux joues, ainsi qu’un vague chatouillement dans le ventre, que je reconnus immédiatement. Cela m’excitait ! Voir cette main caresser et pincer ces tétons de manière si impudique m’excitait ! Je tournais rapidement la tête de l’autre côté. Je n’osais pas me lever, de peur de les déranger, et puis je n’en avais pas envie.

Un gémissement à ma gauche. Je ne pus m’empêcher de jeter un regard. La deuxième main de l’homme était maintenant dans le slip de la femme, et celle-ci, fermant les yeux de contentement, imprimait des mouvements du bassin pour accompagner cette main qui fourrageait son intimité. La main qui travaillait le sein avait complètement écarté le petit bout de tissu et laissé apparaître un globe un peu volumineux terminé par un joli mamelon fermement titillé entre les deux doigts experts de l’homme. Je détournais une seconde fois les yeux, affreusement gênée mais terriblement émoustillée.

« Regardez ! » L’ordre provenant de l’homme arrêta les battements de mon cœur. « Regardez, continua-t-il, vous en mourrez d’envie. » Hypnotisé à la fois par la voix impérieuse de l’homme et par les gémissements de plus en plus rauques de sa compagne, j’obtempérais. La main évoluait de plus en plus rapidement sous le slip de bain, et d’où j’étais je pouvais entendre les clapotis des doigts de l’homme qui fouillait le sexe mouillé de la femme. Mais ce qui me coupa la respiration, ce fut le regard de cet homme qui ne me quittait pas, qui semblait glisser sur ma peau, évaluer mes formes, peser mes seins et littéralement me déshabiller. Je sentis mon clitoris se gonfler d’excitation tandis que la femme poussait un ultime cri de bonheur en se cambrant sur la main de son compagnon, la tête rejetée en arrière et les yeux révulsés.

Replaçant le soutien gorge de sa compagne et dégageant sa main, il me fit signe d’approcher. Tétanisée, je ne bougeai pas. « Allons approche ! » ordonna-t-il de la voix agacée des gens habitués à ce que l’on obéisse. Une fois encore, je ne pus qu’obtempérer à l’ordre et je me levais pour franchir les quelques mètres qui nous séparaient. Arrivée devant le couple, l’homme me fit signe de me baisser. Je ne sais pourquoi j’adoptais tout naturellement la position agenouillée, ce qui fit sourire ironiquement l’homme. « Tu n’es pas très belle, lâcha-t-il, mais j’aime tes gros seins et ta taille fine. »

A ces mots je rougis.

« -Es-tu encore vierge ?

Ecarlate, je hochais la tête.

— Bien. Très bien. »

Puis, sortant une carte de la poche de sa chemise : « Viens ce soir à cette adresse, à partir de neuf heure. » Comme je ne bougeais pas pour prendre la carte, il s’empara brutalement d’un de mes seins, le malaxa, fit jouer le téton qui pointait sous mon débardeur entre ses doigts, m’arrachant un soupir de gêne et de plaisir. Il sourit encore, puis glissa sa main dans mon décolleté pour en ressortir sans la carte. « Neuf heure » dit-il et lui et la femme se levèrent, m’abandonnant là, à genoux, honteuse et fébrile sur cette plage.

Quand ils eurent disparu, je sortis la carte d’entre mes seins et identifiai l’adresse comme étant le quartier chic des maisons à louer. Des gens riches. Des pervers. Je ne devais pas y aller.

Et pourtant j’y allai…




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