1- Les présentations de Geneviève - Chap 1 à 10

samedi 6 février 2010
par  Georgen d’Oronte
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Première partie

Nous en avions parlé, Geneviève et moi après avoir fait l’amour, de ce manque qu’elle ressentait en elle, même lovée contre moi et apparemment repue de désir . Je me décidai à aborder ce sujet le soir de notre second anniversaire de mariage devant deux flûtes de champagne rosé.

— Tu es une jeune prof dynamique de 32 ans, sure de toi dans ton métier et pleine d’avenir . Mais en fait, tu aurais envie de te donner plus avant, de mieux extérioriser les impulsions de docilité que je ressens en toi . En bref, éprouver la sensation de ce délicieux maelström de ne plus t’appartenir … Ai-je tort ? Un léger signe de la tête me confirma mon intuition . Alors je te propose une expérience qui sortira de l’ordinaire pour toi comme pour moi . Je te présenterai à des amis très pros dans le domaine de la domination mais très surs aussi sur le plan de la discrétion, des conventions et de l’expérience . De vrais gentlemen pour tout dire . Serais-tu d’accord pour que je consulte ces amis ?

Geneviève resta pensive un long moment puis murmura un « oui, mais avec toi. » . Cela allait de soi .Georges avait déjà parlé des pulsions de Geneviève à des amis lors de conversations entre hommes. Un simple contact téléphonique suffit pour renouer le contact .

Quinze jours plus tard, Geneviève reçoit une lettre de l’un d’entre eux. Elle la tend à Georges.

Madame et chère Geneviève.

Sur proposition de votre époux George R...vous avez consenti à vous mettre à la disposition des trois prospecteurs de notre groupe en vue d’être préparée progressivement à la soumission . En écho à votre désir, vous vous rendrez à l’adresse que vous confiera votre mari à 17 heures précises ce samedi . Vous sonnerez trois fois . Vous serez vêtue d’un tailleur gris perle à jupe longue et d’un chemisier rose. Vous porterez des sous-vêtements blancs .
Dans l’attente de notre entrevue, recevez, Madame et chère Geneviève , mes hommages amicaux .

Bernard Saint Hubert

La décision ne fut pas longue à prendre car Geneviève sait mordre la vie à pleine dent quand elle le veut . Son goût très sur pour les vêtements lui fait choisir une longue cape vert-olive qui rehausse l’ovale de son visage de brune aux cheveux qui descendent jusqu’aux épaules. Un tailleur avec une jupe longue et un chemisier de la couleur demandée complètent sa tenue citadine. Elle a eu soin de ne pas oublier une parure Chantelle en satin blanc .

A l’heure dite, Geneviève. se rend au rez-de- chaussée d’un petit hôtel particulier en belle pierre de taille situé non loin du Parc M... L’entrée est donnée par une porte en bois patinée par les ans, une sonnette presque dissimulée par un lierre. Elle sonne trois fois et patiente . Un domestique au visage inexpressif vient ouvrir .

— Bonjour madame . Vous êtes attendue. Merci de bien vouloir patienter dans le petit salon. Puis-je prendre votre vêtement ?

Débarrassée, elle est introduite dans un petit salon décoré dans le style Second Empire. Aucune chaise pour l’accueillir. Elle entend son cœur battre d’’appréhension dans le silence de la pièce. La peur ? Non, plutôt une forte curiosité accompagnée de trac , celui de l’actrice qui va entrer en scène .

Un homme vient enfin la chercher, s’efface pour lui permettre l’entrée dans un bureau aux murs recouverts de tapisserie de velours vert. La pièce est faiblement éclairée mais Geneviève peut distinguer cet homme : de taille moyenne, vêtu d’un costume en soie col Mao, il possède des traits fins, une peau qui rappelle celle d’un indien, très foncée et des yeux de braise . Il l’accompagne au milieu de la pièce, devant une chaise faisant face à un bureau de bois noir distant de deux mères environ .Lui-même va s’asseoir derrière ce bureau sans inviter Geneviève à prendre place. Il enchaîne de suite :« Permettez moi de me présenter, Bernard Saint -Hubert.

— Madame, vous avez consenti à venir en ces lieux de votre propre volonté afin d’y connaître une expérience inhabituelle, celle où vous allez commencer à perdre vos repères traditionnels, en acceptant d’être exhibée. Etes vous toujours d’accord pour poursuivre avec nous ? Dans le cas contraire , vous seriez libre de vous retirer dès ce moment .

La respiration de Geneviève se fait plus rapide. Elle répond, » Oui « dans un souffle en fixant la pointe de ses chaussures .

— Dans ce cas, veuillez vous asseoir, Madame . Je suis particulièrement chargé de déceler vos réactions de plaisir éprouvé à la honte, vos aptitudes à la contrainte et la docilité . Au cours de mon étude, je prendrai des notes qui seront transmises à qui de droit . Voici ce que vous pouvez savoir de notre conduite de ce soir à votre égard :

-* Vous serez déshabillée jusqu’au nu intégral .
-* Vous serez exhibée totalement nue devant un cercle d’hommes.
-* Vous serez montrée dans le plus simple appareil sous tous les angles et positions sans aucune concession à votre pudeur féminine .
-*Toutefois, nous respecterons votre désir transmis par votre mari : vous ne subirez aucune pénétration aujourd’hui .

La situation devient scabreuse pour Geneviève . Elle s’était quelque peu attendue à ce genre de réception mais sans toutefois en mesurer le style et l’intensité . »Alors, oui, elle le ferai, » pense-t- elle, crânement, » pour George. et pour moi aussi ». Elle fait oui de la tête, presque résignée mais avide d’accepter .

— A présent, relevez votre jupe à mi-cuisses . Et rasseyez vous . Bien. Décroisez les jambe, voyons .

— Veuillez poser vos talons contre les pieds de devant de votre chaise . Tournez les pointes de pieds vers l’extérieur . Plus ouvert encore … maintenant, ouvrez trois boutons de votre chemisier … voilà , écartez en les pans . Mettez les bras derrière le dossier et saisissez vos poignets . Voilà qui est bien .Vous garderez la position pendant tout notre entretien .

La voix est grave et chaude, le ton sans réplique. Cette position de par sa simplicité est cependant diabolique. Cet homme a dans le prolongement de son regard une vue sur le renflement de son pubis, certes couvert par son slip blanc mais aussi sur le bombé de sa poitrine dont le haut est généreusement dévoilé et révèle son soutien-gorge blanc . La position de ses pieds tend les muscles intérieurs de ses cuisses et force les grandes lèvres de son sexe à se séparer. Son état de docilité est mis en relief par cette position ouverte et ses mains faussement liées. Elle se sent retenue, comme ligotée mais de son plein gré . Elle est fixée sur cette chaise par le magnétisme tranquille de cet homme et le désir de découvrir d’avantage .

Saint-Hubert la transperce de son regard et sa voix remue en elle des torrents d’envies confuses . Ses questions sont banales au début : identité, antécédents de vie, études etc... Un vrai CV à fournir. Il s’intéresse à ses passions et loisirs , ce qui la motive dans la vie. Puis il enchaîne avec ses espoirs et ses craintes.

— Avait elle déjà failli se noyer, est-elle claustrophobe ou hémophile … ses gouts en matière de lecture , est elle versée sur l’érotisme en art, que pense-t-elle des rapports bisexuels, a-t-elle déjà fait l’amour avec une femme ? Et ses amants présents ou passés, leur type , ce qu’ils lui ont apporté.

Sans en avoir l’air, cet homme l’a rendue nerveuse, transparente à ses yeux. Que peut- elle lui cacher d’autre de sa vie ?

Puis, d’une voix plus dure :

— Geneviève, vous vous trouvez dans un cercle d’hommes uniquement. Vous êtes assise , un chien entre et vient fouiller de son museau entre vos cuisses .. Les hommes autours de vous prennent des sourires entendus et narquois . Vous sentez que quelqu’un presse sur vos épaules pour vous obliger à rester assise et consentir à l’envie du chien . Comment réagissez vous ?

Devant mon visage éperdu, il ajoute au bout de quelques instants :

  • mais … exactement comme maintenant ; assise, docile, les jambes écartées en m’offrant le plaisir d’admirer votre Mont de Vénus certes dissimulé par votre slip mais bien en vue cependant. J’attends votre réponse, vous ne pouvez plus reculer. »

Geneviève avale sa salive . En balbutiant, elle parvient à dire :

-Si mon mari est derrière moi et veut que je m’offre en spectacle, je le ferai, oui , je crois. -

— Jusqu’au bout ?

Geneviève se mord les lèvres et répond d’un souffle :

— Oui, jusqu’au bout ...

Et elle ferme les yeux pour mieux ressentir le poids de sa réponse .Cet aveu avait libéré en elle une sourde envie de s’abandonner aux persuasions de cet homme derrière son bureau. Si elle était venu de son plein gré en ces lieux elle ne devait d’en prendre qu’à elle même . Elle irait jusqu’au bout .

— Il vous est suggéré lors d’un cocktail entre collègues de danser puis d’ouvrir votre chemiser, comme maintenant, mais cette fois ci entièrement . Pour distraire la galerie .Or vous ne portez pas de soutien-gorge. Que faites vous ? »

« Je l’ai déjà fait... plus jeune... lors d’une fête bien arrosée . Montrer mes seins à la sauvette ne me gêne pas trop. »

— Vous êtes une femme cérébrale et cultivée ; mais le pénis des hommes doit aussi vous attirer. Efforcez vous de me décrire le sexe d’homme idéal, celui que vous vous représentez lors de vos masturbations . Car, je le sais de par votre mari, . vous pratiquez cela. »

Le souffle coupé par ces révélations si privées, elle s’entend répondre qu’elle aime s’approprier un pénis, oh peu importe la taille, pas trop gros cependant pour plus de confort mais assez épais cependant pour une bonne prise en main.

— Et en bouche , je suppose ?

— Oui... ! Elle fit une pause, rêveuse.

Elle avoue aimer les veines saillantes , le prépuce tiré vers le bas , le frein si sensible, la vie propre de ce membre, son aspect doux et sauvage à la fois, ses testicules si...
Saint-Hubert doit l’arrêter dans ses rêveries car il devient difficile de faire la part de ses utopies ou de la réalité . On lui donnera peut être l’occasion de vérifier ses dires .

En tous cas, les révélations de ses fantasmes ont pour effet de faire frémir ses cuisses . Ce qui n’échappe pas à l’attention scrupuleuse de l’homme .

— Imaginez que vous receviez une lettre signée illisible vous ordonnant de déambuler nue chez vous à 22h devant votre porte-fenêtre éclairée de l’intérieur. Quelle serait votre réaction ?

Le prospecteur avait touché encore juste . Il savait donc que sa maison avait une baie vitrée. Et surtout comment peut-il avoir appris que l’occasion s’était déjà présentée à elle, sans toutefois recevoir de lettre . Un soir qu’elle était seule , la chaleur aidant, elle avait eut la folie de se déshabiller entièrement et de se promener en costume d’Eve devant la baie vitrée de son salon , au risque de se faire voir par les voisins . Elle n’en avait parlé à personne, pas même à George. Geneviève narre cet épisode . Elle a surtout en mémoire ce fantastique orgasme qu’elle s’était procuré en se caressant debout après quelques vingt minutes d’exhibition de sa nudité . Elle omet de rapporter ce détail cependant. Une bouffée de honte l’envahit immédiatement . Et si George avait été mis au courant par l’un des voisins et qu’il ait répété cela à Saint-Hubert ?! Elle piqua un léger fard . Le prospecteur s’en rend compte et lui adressa un sourire narquois qui provoqua une crispation évidente de ses cuisses écartées .

— C’est cette posture sur cette chaise qui me rend si disponible à ses questions et qui provoque ces réactions, pensa t elle.

Elle n’a pas le temps de poursuivre ces réflexions car l’homme continue :

— Quelles marques de sévices corporels redoutez vous le plus quand vous faites l’amour, madame ?

— Eh bien … les morsures visibles . Il est gênant de laisser apparaître de telles traces. Et puis, ce qui peux être indélébile comme...

Elle s’arrêta , dans sa gêne honteuse .

— Comme quoi, madame ? Poursuivez.

— Les traces laissées par une fessée par exemple .

— Et quoi d’autre, madame ? Un martinet ?

— Oui...ailleurs que sur les fesses.

— Ou donc alors ? » Cet homme est insatiable .Elle ne répond pas ....

- Alors, je vais vous le dire ; sur les seins, le sexe. Nous savons certaines choses sur vos pratiques sexuelles. Ne croyez pas que nous avons fini de fouiller dans votre jardin secret . Un autre prospecteur va prendre le relais. Une dernière question cependant , à laquelle vous apporterez une réponse nette et précise . Depuis votre entrée dans cette pièce , mentionnez les changements qui se sont produits dans votre esprit et dans votre corps . Merci de ne pas bafouiller . Si vos étudiants vous écoutaient parler... !

Ses mots la transpercent encore une fois. Elle avait parfois rêvé de se montrer nue en cours devant les désirs tendus de ces jeunes adultes, mais sans passer à l’acte , bien entendu.

Elle avale sa salive puis :

— Eh bien, je ne sais plus vraiment où je suis, ni dans quel lieu ni quelle est ma vraie personnalité . Pourquoi suis je venu ici.? Je ne peux plus , ne veux plus partir ; j’ai le sentiment que d’autres choses m’attendent qui feront de moi une femme différente .

— Et vos changements physiques, Geneviève, vous les oubliez, je crois ? Serais-je obligé de parler à votre place ?.

— Non, s’il vous plait. J’avoue que j’ai aimé garder les jambes écartées et que ….je suis... excitée ... et que mes vêtements me pèsent et me tiennent chaud . Que ma gorge est serrée et que ...mes seins ont durcis . C’est ce que vous recherchez non ?

— Très bien, Geneviève : mettez vous debout et rajustez votre tailleur. Reboutonnez votre chemisier pour redevenir la personne respectable que vous étiez en entrant ici . A présent, passez dans la pièce à côté par cette porte à droite dans le fond.

Le cœur battant, elle pousse la poignée d’une porte capitonnée en vert. Au moment de franchir le seuil, la lumière s’éteint derrière elle. Elle réalise qu’elle est chancelante de tension physique et intellectuelle. Ils l’avaient bien préparée..mais à quoi d’autre ? LIRE LA SUITE

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Commentaires

samedi 20 février 2010 à 08h07

Texte sans vulgarité bien ecrit bravo a l’auteur

Maverick

Logo de JLB 60
lundi 8 février 2010 à 21h11 - par  JLB 60

Probablement l’un des plus beau texte du site. Sans vulgarité, d’une écriture parfaite et sensuelle. Cette lente évolution et soumission acceptée (voulue ??) est fascinante. Nous attendons la suite avec un plaisir non dissimulé. Ce texte me fait penser à celui posté il y a plusieurs mois : Déclic pour 26. Félicitations

Site web : Quel classe !
Logo de Iris
dimanche 7 février 2010 à 10h50 - par  Iris

Un texte magnifique soutenu par un style sans faille et une plume enlacant le lecteur dans une ambiance aux fragrances envoutantes.
Un délice !

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