MII

samedi 5 septembre 2009
par  lahoule
popularité : 1%

Episode 21

« Tu as tout enduré pour m’appartenir et appartenir à qui je te donnerai si j’en ai le désir. Tu as accepté de changer de vie en te soumettant. Tu portes constamment sur toi les stigmates de ta soumission et de ton appartenance à ton maître. Ces signes m’appartiennent, même s’ils sont sur toi. Seul je suis à même de t’en délivrer. Tu es libre aussi de renoncer à ton serment, mais alors il faudra passer par des épreuves que je suis seul à pouvoir t’octroyer et qui ne pourraient se faire aisément. Comme tu es en train de lire cette lettre, c’est donc que tu acceptes totalement le don de toi à ton maître. Tu dois apprendre maintenant à te rendre disponible de toi-même et chez toi dans un rituel que tu découvriras en lisant ces lignes et en respectant scrupuleusement ce qui t’est ordonné. »

« Mets-toi nue, si tu ne l’es pas encore. Enfile les bas qui sont sur la table de nuit »

« Ouvre maintenant la boîte qui est sur ton bureau »

MII, les mains moites découvre le grand carton noir et brillant fermé par un ruban doré. Une fois ouvert, elle ne peut s’empêcher un cri intérieur…

— Jamais je ne pourrai !

« Revêts tes attributs pour m’attendre »

Lentement, les esprits en émoi, MII se saisit du lourd collier de cuir et l’ajuste à son cou. Il est fait sur mesure. Toutefois, MII doit légèrement tirer sur les deux extrémités pour le fermer, ce qu’elle ne parvient pas à faire du premier coup.

—  Je vais m’étrangler et j’ai horreur d’être trop serrée au cou !

Cependant, elle ne peut ni résister à l’ordre, ni résister à l’envie qui la saisit jusque dans son sexe.

Alors elle se reprend, allonge le cou au maximum et presque facilement ajuste les deux extrémités qui se joignent en se clipant.

MII se rend compte à quel point ce collier est diabolique. Il lui est impossible de pencher la tête en avant, ni en arrière. Si elle veut tourner la tête, elle est obligée de prendre toutes les précautions et d’y aller avec lenteur en prenant conscience dans son corps du mouvement à opérer. En même temps, la douce contrainte lui rappelle tellement de souvenirs que l’émoi la gagne tout entière.

Elle découvre maintenant les bracelets pour ses chevilles. De cuir noir, ils s’ajustent exactement comme le collier. Une fois clipés, impossible non plus de les enlever !

Sans étonnement, MII trouve les bracelets qui vont garnir fermement ses poignets. Il est aussi facile de les passer. Elle devra prendre une attention toute particulière pour ajuster celui de la main droite à cause de son bracelet définitif.

Que ce soit le collier qu’elle aperçoit dans la glace, que ce soit les bracelets aux chevilles, aux poignets, tous sont garnis de quelques anneaux d’or brillant. MII en est déjà fière et troublée.

« Ainsi parée, va maintenant dans la chambre prendre sous le lit le carton qui s’y trouve »

MII glisse à travers l’appartement dans un état second et retire le cadeau de dessous le lit.

—  Nooon ! pas ça !

MII découvre un énorme faux sexe muni de sangles, avec une excroissance plus petite, qui, à n’en pas douter, va devoir se loger dans son œillet. L’énormité commence par l’effrayer, mais le trouble reste encore le plus fort. MII, à la fois pour plaire à son maître, mais aussi pour satisfaire ce qui grandit en elle depuis un moment, se couche sur le lit, ouvre les jambes au maximum et entreprend la pénétration.

C’est la première fois qu’elle se pénètre d’un faux sexe par elle-même. Celui-ci est si gros qu’elle est obligée de le retirer une première fois, épuisée. Il en est luisant et elle ne peut s’empêcher de le sucer, de le mouiller ce qui la mouille davantage encore, avant de reprendre le lent va-et-vient qui l’excite chaque fois un peu plus.

—  Aaaaaah !

Une première jouissance la cueille au moment où le terrible pal atteint le plus profond de son intimité en la distendant comme seul José en a été capable. Le dernier mouvement a précipité dans son excitation le vit plus petit qui a envahi son oeillet. Elle se sent immédiatement prisonnière de ses pals, envahie de sensations ambiguës. Être contrainte par des sexes, au château, n’a rien à voir avec ce qu’elle est en train de se donner. Le trouble lui appartient en propre, même s’il lui a été ordonné. Elle en gémit s’avoue que c’est la première fois qu’elle se satisfait toute seule de cette manière. Elle n’oublie toutefois pas toutes les jouissances prises et subies au château et ….avec José.

Reprendre ses esprits, se lever n’est pas mince affaire. Marcher avec ce qui occupe ses reins et son sexe lui procure des sensations inouïes. Contrainte comme elle l’a été au château, elle pouvait toujours arguer qu’elle n’avait pas le choix. En ce moment, elle n’obéit qu’à elle-même, personne ne pourrait voir qu’elle désobéit et pourtant, elle agit, se déplace et en goûte toutes les sensations. Devant le miroir, elle se contemple à remonter les sangles qui vont l’emprisonner pour elle ne sait combien de temps. Elle doit s’y prendre à plusieurs reprises pour réussir à accrocher les fines sangles à la ceinture qu’elle a eu beaucoup de peine à cliper, elle aussi. Il lui a fallu inspirer profondément, comprimer sa taille avant d’y parvenir. Maintenant, elle doit attacher la dernière sangle qui remonte le long de la raie des fesses jusqu’à ses reins. Plusieurs tentatives ont échoué et c’est hors d’haleine qu’enfin la dernière sangle est prise. Les sensations sont extraordinaires, à la fois contraignantes, à la fois d’un indicible plaisir intérieur. Elle se retourne plusieurs fois dans la glace pour s’admirer…

— « Je deviens complètement spectatrice de moi-même, de mon corps, de ma soumission et j’en prends…. et j’en prends …. une telle jouissance ! ».

Que c’est difficile de s’avouer ses choses-là…

Elle reprend la lettre. « … je suis sûr que tu n’as pu t’empêcher de t’admirer dans le miroir, de te complaire de ton image et de ces pals qui t’habitent. Alors va maintenant te disposer sur le siège du lit et t’ouvrir jambes et bras comme preuve de ton appartenance indéfectible. »

Encore plus que troublée, dans un état second, MII s’assied, relève difficilement une jambe pour l’accrocher, fait de même avec la deuxième. C’est son image dans le miroir qui la trouble encore. Elle se voit toute ouverte, aperçoit les sexes en elle, l’humidité tout autour. Elle respire avec difficulté tellement les efforts sont violents, surtout avec la contrainte de sa taille. Elle a encore les bras pour s’équilibrer, heureusement. Elle reprend son souffle avant d’amener ses poignets vers ses chevilles et de les crocher à leur tour.

Elle commence alors par perdre l’équilibre et balancer en arrière. Elle est obligée de produire un violent élan pour retrouver un peu d’assise, ce qui a pour effet de provoquer une pression profonde sur les deux sexes et de l’envoyer dans une jouissance incroyable. Elle est en nage. La cyprine s’écoule le long de ses fesses en lui caressant l’oeillet.

— Cela n’arrête jamais, je suis sans arrêt en train de m’octroyer toute seule ce que l’on m’obligeait à faire. Est-ce ça vraiment ma soumission ? Aller de moi-même au-delà de moi-même, au-delà de ce que mon maître pourrait exiger de moi, juste pour lui prouver ma soumission ?

Ainsi attachée, reprenant ses esprits, MII prend alors conscience de tout ce que sa situation lui permet. Elle ne peut se maintenir vraiment en équilibre sur le siège qui est articulé, elle part soit en avant, soit en arrière, mais quel que soit le mouvement, elle peut rétablir son équilibre qu’au prix d’une pression sur son sexe et donc de nouvelles sensations auxquelles bien vite elle ne peut résister. Son corps, son esprit en viennent à s’accorder sur ce léger balancement et les jouissances reprennent de plus belles, de plus en plus fortes, de plus en plus longues. La contrainte dans laquelle elle s’est plongée décuple ses sensations et les ondes de plaisir glissent dans son corps comme l’eau sur les roches.

Aaaaahhhhhhhh, !!!Ooooooooooh !! J’aiiiiime !!! C’est moi, c’eeest àààà moiiii ! Je suis à moiiiiiiiiiiiiii !! AAAAaaaaaahhhhhh !

— « Je vois avec plaisir que tu m’as obéi à la lettre !

— Oh ! Toi !

FIN

PRECEDENT



ZONE ABONNES

Entrez votre pass abonné

Commentaires

Logo de dpsss
mardi 8 septembre 2009 à 08h11 - par  dpsss

Une suite, certainement. Ou une autre histoire : mais il est plus simple de capitaliser sur les personnages qu’on a construits et que les lecteurs ont visualisé dans leur tête.

A propos de Déclic pour le 26 qui était une histoire longue, bien écrite, la fin n’a jamais été publiée : panne d’inspiration, fatigue de l’auteur : ou alors je n’ai pas vu les envois...

Quant à l’idée d’une histoire interactive fondée sur les suggestions des lecteurs, c’est un vieux fantasme qui à mon avis ne mène à rien de cohérent car l’auteur seul sait où il va. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.

Logo de lahoule
lundi 7 septembre 2009 à 14h02 - par  lahoule

Je vous remercie de vos messages, encourageants. Si cette histoire vous a transportés, j’en suis fort aise.
Quand à la suite ? Et bien justement, pourquoi pas, après tout.
Au départ, j’avais envie de cette ambiguité qui se découvre seulement à la fin. Mais peut-être comme dans les romans, on arrive à la fin en devant faire son deuil de la suite.
Cette histoire s’achevait sur une ouverture plutôt qu’une fin.
Vos remarques me suggèrent d’aller de l’avant. Peut-être. En même temps, souvent les histoires ont des chapitres plutôt courts sur RDF, alors que mon naturel penche plutôt vers la longueur.
Si vous êtes prêts pour un nouveau voyage.....
A propos encore, vos remarques me remettent en mémoire une histoire du RDF qui laisait ouverte la suite à chaque chapitre au gré d’un(e ) auteur(e). Pourquoi pas. C’est la remarque à propos de déclic pour le 26 qui m’y a fait penser avec la frustration d’un lecteur ou d’une lectrice resté(e) en rade par le manque de suite palpitante.
Au plaisir

Logo de lÔrye
lundi 7 septembre 2009 à 10h04 - par  lÔrye

Je confirme le commentaire précédent, j’ai rêvé, j’ai fantasmé, je me suis identifiée à MII durant tous ces épisodes. je m’attendais à une magnifique scene de découverte du Maitre, aussi pleine d’émotions que ce nous avons pu ressentir précédement.
Je ne dirais enfin qu’un mot pour résumer mon resenti. "encore"

Logo de dpsss
lundi 7 septembre 2009 à 06h08 - par  dpsss

Fin de l’histoire de MII : c’est dommage pour une histoire bien écrite, sans fautes, sans vulgarité. A chaque épisode, on attendait le suivant et on aurait pu attendre encore, mois après mois.
La fin est pourtant traitée un peu par dessus la jambe et l’ambiguité amant/maître aurait pu donner quelque chose de plus fort. Mais depuis le voyage en avion, j’ai eu l’impression que l’auteur avait envie de passer à autre chose : il avait promis à son héroïne : "tu vas voir ce que tu vas voir" et on n’a rien vu de plus que ce qui était arrivé dans les épisodes précédents.Mais pour aller plus loin, il aurait peut-être emprunter à d’autres registres de la soumission (corporelle notamment comme dans O) ce que l’auteur n’a pas voulu faire.
Félicitations encore et vivement une autre. Pourquoi pas une MIII ?

Sites favoris


2 sites référencés dans ce secteur