Déjeuner entre amis

jeudi 27 octobre 2011
par  deshna
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Nous ne l’avions pas encore racontée. Cela s’est passé il n’y a pas si longtemps. Au départ, cela devait être un déjeuné surprise pour un ami, mais les amitiés dans le monde SM sont parfois aussi cruelles qu’un coup de cravache à l’âme.

Le restaurant était réservé depuis longue date. Par le passé, j’avais déjà eu l’occasion de m’y rendre avec une soumise (dont je tairais le nom pour d’évidentes raisons) qui avait fort impressionné un garçon de salle par sa discipline et sa soumission. Ayant annoncé aux deux autres couples qui devaient nous rejoindre que je me trouvais fort embarrassé, ils me dirent "Si tu veux…" Bref, au lieu de se rencontrer à trois couples, nous nous sommes finalement retrouvé à sept couples, cinq avec Maître et soumise, deux avec Maîtresse et soumis.

Avec le restaurateur, il avait été convenu que nous disposerions d’un salon privé. Le couloir étant séparé par une tenture afin de ne pas déranger les clients vanilles des autres salles. Soumises et soumis sont arrivés habillés de longues capes. La seule tierce personne autorisée à entrer dans le salon est le patron. Lorsque nous entrons dans le salon, la table a été dressée, selon les instructions, pour sept personnes. Nous sommes en train de décapés nos soumises et soumis lorsque le patron fait son entrée dans le salon après avoir frappé à la porte. Avec un air nerveux, il demande de manière fort obséquieuse si tout nous convient, non sans avoir un œil torve envers les tenues des soumises. Dès son départ, chaque soumise et chaque soumis se présente à tous avant de prendre la position d’inspection. Durant de longues minutes, nous tournons autour d’eux, les inspectant avec tout le soin requis. Lorsque cette inspection est terminée, les rôles de chacun et chacune sont attribués pour la durée du repas.

Les soumis sont désignés pour effectuer le service entre la cuisine et le salon, au grand damne des marmitons qui espéraient pouvoir se rincer l’œil aux frais des soumises. Le rôle de fille de salle est tenu par manon, dont la tenue de soubrette lui va à ravir. Elle est très fière d’avoir été retenue pour cette fonction. Là, où d’autres y verraient une humiliation, elle en éprouve de la joie. Les autres soumises servent alternativement de décoration de table et du service sous la table. Tous les dominants de cette journée se connaissent à des degrés divers. Tous s’apprécient et se respectent, ce qui facilite grandement les échanges.

Le salon étant assez grand, il est équipé d’un coin apéritif. Le patron n’a pas bien compris pourquoi il a été demandé que les tables soient enlevées, mais l’espace est libre lorsque les soumis reviennent avec les plateaux remplis de verres. Accompagnés de manon, qui distribue les verres, ils font le tour du groupe avant de prendre place à quatre pattes pour faire leur office de table. A aucun moment, nous n’aurons à nous pencher pour déposer les verres sur les tables, soit une soumise, soit manon s’occupera de déposer nos verres ou de nous les rendre dès qu’un claquement de doigts résonne dans la pièce. Dans un coin, un grand bol d’eau est déposé. Il servira d’abreuvoir. L’un des Maîtres avait suggéré de le remplir d’urine, mais tous ne pratiquant pas les jeux uros de la même manière, cette idée a été écartée. Plus tard, un bol de nourriture viendra le rejoindre.

L’apéritif terminé, nous nous levons pour prendre place à table. Rapidement, manon débarrasse les verres du dos des soumis afin que ceux-ci puissent rejoindre leur Maîtresse pour présenter les chaises. Une fois assis, deux soumises prennent place sur la table, tandis que deux autres se glissent sous la table. Selon la fantaisie de chacun, elles prendront diverses poses. De même, celles placées sous la table attendent nos injonctions pour remplir leur office. A intervalle régulier, nous effectuons une rotation des soumises. Ce qui a pour but de modifier constamment la décoration de la table ainsi que le service sous la table. Il arrivera également aux soumis d’être sollicités sous la table, entre deux allers-retours en cuisine.

Les soumis reviennent avec des plateaux chargés d’assiettes. Avec l’aide de manon, le service est assuré sans délais. Nous avons choisi un menu gastronomique fait de nombreux plats, mais sans quantités exagérées. Plus tard, manon me dira qu’il n’y a pas eu un plat sans que l’un ou l’autre ne glisse sa main entre ses cuisses durant le service pour vérifier son humidité ou carrément la caresser. Elle n’a renversé aucune assiette, mais elle a parfois du faire un effort de concentration pour ne pas se laisser emporter par le plaisir. Nous attendons le troisième plat avant de permettre aux soumis d’aller chercher le bol de nourriture qui leur est destiné. Ils reviennent avec un bol fumant débordant de pâtes.

Au départ, nous avions trouvé l’idée des pâtes simple. Mais le patron, voulant sans doute bien faire, leur a joué un vilain tour. Il a ajouté une sauce au fromage. Avez-vous déjà dégusté des pâtes en sauce dans un bol sans les mains ? Naturellement, le bol doit servir à tous, aussi à la fin, les pâtes sont froides. Cela a causé bien du souci à nos soumises et soumis. Durant le repas, le patron fait une nouvelle apparition, non sans lorgner avidement notre décoration de table, mais sans imaginer ce qui se passe sous la nappe. Dans son rôle de soubrette, manon veille à ce que chaque verre soit correctement rempli et à ce que chacun ne manque de rien.

A la fin du repas, nous nous apprêtons à partir lorsque le patron fait une troisième apparition. Il est visiblement très nerveux. Il s’approche de nous en formulant une requête légèrement surprenante. "Compte tenu du caractère un peu particulier de votre groupe, permettez-vous à mon épouse et à moi-même d’échanger quelques mots avec vous ?" Nous acceptons bien volontiers. Il ressort pour revenir la seconde suivante avec son épouse, qui devait attendre derrière la porte. Nous sommes tous debout. Son épouse se dirige vers le groupe des soumises et soumis. Sans se présenter, elle commence à leur poser une multitude de questions. A la fois intriguée et émoustillée par la situation. La patron reste en notre compagnie, plus curieux de notre satisfaction culinaire et n’osant poser trop s’approcher (malgré son envie réelle) des soumises. Dans la foulée, il nous apprend que tous les autres clients ont quitté le restaurant.

A un moment donné, j’entends son épouse demander aux soumis "Mais comment vous, des hommes, pouvez-vous acceptez cela ?" Jugeant la question hors de propos, nous mettons un terme à son interrogation. Nous alignons les soumises et soumis en position d’inspection avant de remercier les patrons pour leur prévenance à notre égard. Ils nous demandent s’ils peuvent nous accompagner pour la suite de la journée. Nous refusons. L’une des Maîtresses leur promet de reprendre contact avec eux ultérieurement. Je demande au patron de renvoyer les marmitons (ou de les enfermer dans la cuisine) le temps que nous sortions. Chacun attache le mousqueton d’une laisse à sa propriété avant de l’entraîner à sa suite (sans être couverte d’une cape cette fois). Dans le parking, désert, nous rejoignons les voitures. Le parking est longé par une autoroute en surplomb. Pour les automobilistes, il est visible sur une distance de 50 mètres. Nous ne nous y sommes pas éternisés, mais deux automobilistes nous ont lancé des coups de klaxon.

Environs 30 minutes plus tard, nous nous retrouvons dans un donjon. Il m’est impossible de relater chronologiquement tout ce que nous avons fait. Plusieurs moments furent très intenses. La douche, disposant enfin de l’eau chaude, connu des instants particulièrement torrides. A un autre moment, les soumises et soumis attachés à un grillage subissent la caresse d’une brosse à dent électrique et d’un vibromasseur particulièrement efficace, même sur les soumis. La première qui jouit se voit confier le tablier de soubrette, mais d’autres jeux font qu’elle ne le garde pas longtemps. Les soumis subissent les outrages de leur Maîtresse. Là aussi pour le plus grand plaisir de tous. Comme ils jouissent de concert, les Maîtresses décident de les attacher face à face à la croix de Saint-André. Ils sont cravachés sans retenue par leur Maîtresse. Ayant terminé, elles décident de les laisser se reposer sur la croix. Moment choisit par deux Maîtres pour y attacher deux soumises. Les soumises pressent de tout leur corps sur les dos meurtris des soumis avant d’être cravachées à leur tour. La vue des soumis ressentant les vibrations des soumises sous la douleur des coups est un spectacle d’une rare intensité.

Plus loin, les deux antiques tables de gynécologie ploient sous les soubresauts des soumises qui y sont attachées. Celles-ci se tordent sous la brûlure de la cire chaude avant de connaître les plaisirs de leurs consoeurs qui, d’une langue très habile, les font décoller dans une série d’orgasmes retentissants. Une autre soumise, à la chatte sensible découvre les joies de l’orgasme sous la cravache. Elle ne croyait pas cela possible avant d’être proprement ravie de la découverte. Après une pause, nous attachons une soumise au palan, les bras écartés, une barre d’écartement munie d’un gode entre ses cuisses. Les quatre autres soumises sont attachées par paires au bout de la barre. Toutes ont les orteils qui touchent à peine le sol. Munis de cravaches, Maîtres et Maîtresses distribuent les coups avec légèreté. Cela dure un long moment, pour le plaisir de tous. Instant de communion entre tous. Nul besoin d’échanger des paroles, les regards suffisent. Ayant découvert les joies de la fontaine, les Maîtres se plaisent à caresser les soumises qui ne tardent pas à se répandre. Certaines sont surprises de la quantité de liquide qu’elles laissent échapper.

Autre moment encore, lorsque les soumis, installés à leur tour sur les tables de gynéco, reçoivent des plaisirs buccaux des soumises. Plaisirs encore, lorsque les soumises et soumis alignés à quatre pattes, fesses en l’air, se font pluger. Devant l’alignement des culs ainsi exposés, l’un des Maîtres dira "On penserait à un tableau de chasse". Chacun et chacune étant caressés par les divers dominants et devant reconnaître, qui son Maître, qui sa Maîtresse. Les perdants se recevant la raquette à mouche, les gagnants étant autorisés à jouir.

Instants de franche rigolage lorsque, à la demande de plusieurs soumises, nous organisons une séance de soulagement urinaire collective dans le parking (protégé) du donjon sous une pluie battante. Bonne humeur encore, lorsque nous avons fait un concours de caresses. Chacun signifie à sa soumise ou à son soumis une interdiction de jouir, mais pour les dominants, le gagnant est celui qui parvient à obtenir le plus rapidement une jouissance. Tous et toutes, craignant de devoir porter le tablier de soubrette pour faire toute la vaisselle, leur résistance est impressionnante. Même le recours à l’arme ultime, le vibro de Maîtresse C…, plus efficace qu’une brosse à dents électrique, n’est pas arrivé au bout de la résistance de certaines. Elles n’ont cédé que lorsque leur Maître leur en a donné l’autorisation avec force cris.

A la fin de la séance, nous nous retrouvons, chacun avec sa propriété sagement assise à ses pieds pour échanger souvenirs et impressions. Chacun remercie, comme il se doit, Maîtres et Maîtresses avant de se quitter avec la promesse de se revoir dans un avenir proche.

Texte écrit en 2005 par mon Maître Designer.




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