MII Episode 3 et 4

vendredi 6 mars 2009
par  lahoule
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EPISODE 3

L’homme approche lentement sa main du sexe de sa soumise, qui s’offre alors spontanément en soulevant les reins pour mieux l’accueillir. Il l’a caresse doucement. Elle est au comble de l’excitation quand il introduit à nouveau un doigt dans son œillet irrité par les coups de fouet et la fessée manuelle qu’elle vient de recevoir. Mais, cette fois, elle n’a pas de mouvement de recul au contraire et même alors qu’il lui pelote les seins de son autre main. Elle prend un plaisir certain. Il fait le tour du lit s’essuyant le majeur sur un lambeau de la nuisette.

Arrivé de l’autre coté, il défait le bâillon. Il caresse le visage de MII qui sent l’odeur de son sexe, de son oeillet. Il introduit ce doigt, ainsi que l’annulaire et l’auriculaire dans sa bouche doucement, mais sans hésitation. Troublée, elle les lèche.

— Que m’arrive-t-il ? se dit-elle dans sa nuit, est-il possible que je n’aie plus que cette envie, le sexe, être prise, caressée, fessée, fouettée ?

De son autre main, l’homme lui pince durement les bouts des seins, qui deviennent de nouveau rapidement très durs. Puis sa main reprend le chemin de l’entrejambe qui s’ouvre docilement. Il réintroduit son majeur dans l’oeillet et presse fermement comme s’il voulait soulever le bassin de MII en la tenant par cet orifice. Il se penche en avant et fait courir sa langue sur le corps, la poitrine, le cou de MII. Puis il mordille ses seins tout en continuant de la pénétrer de son majeur. MII, a les yeux clos par le bas, heureusement, sans cela l’homme pourrait voir au fond de son regard sa transformation, son envie d’être pénétrée, de jouir, de se soumettre. Elle transpire, halète et mouille. Sa cyprine coule de son sexe, s’épanche vers l’intérieur de ses cuisses, coule vers son œillet pénétré, ce qui laisse encore davantage de facilité au doigt de glisser. Cette caresse la fait à nouveau jouir, elle crie alors qu’elle veut être pénétrée devant aussi ! Pour toute réponse, elle sent une morsure sur son téton. Elle explose d’un orgasme qui secoue tout son être. Elle lâche un hurlement d’extase, de douleur et de bonheur mêlés.

Ce n’est pas la première fois qu’elle connaît un tel orgasme. Elle peut même dire qu’elle en est familière avec son amant. Mais, là, c’est à son insu. Elle ne l’a pas choisi, c’est parce qu’elle est soumise et que son maître le veut et qu’il veut la conduire là où il choisira de la mener. Satisfait, l’homme ôte ses doigts des deux orifices. Peu à peu, MII se calme. Son maître va à la salle de bain se laver les mains. Il revient s’asseoir sur le lit de cette femme qui maintenant lui est parfaitement soumise.

Pour s’en assurer encore, il s’agenouille entre ses cuisses, soulève ses jambes pour les poser sur ses épaules, comme il l’avait essayé auparavant. Il introduit alors son sexe dans l’oeillet de l’infortunée qui grimace de crainte. Mais, c’est sans compter sur le trouble de MII, sur la cyprine qu’elle a laissé échapper et qui ont rendu le passage déjà élargi par les doigts très ouverts. La queue chemine, centimètre par centimètre dans l’étroitesse. MII n’en croit pas ses yeux et ni ses sensations. Son fondement s’ouvre sans douleur insupportable et même avec un plaisir qui commence à remonter. L’homme sent cette ouverture nouvelle et remue doucement, mais de plus en plus longuement et fermement. En même temps, il lui caresse les fesses avec le fouet et appuie ses mains sur le creux de ses reins. Au bout de quelques minutes de ce traitement, MII se remet à jouir. Une onde orgasmique violente la traverse. A peine peut-elle reprendre ses esprits que l’homme éjacule dans son cul. Cela suffit à la conduire une nouvelle fois vers l’extase.

Son maître se retire. MII garde les jambes indécemment ouvertes, le sexe et l’œillet disponibles. Son maître arme son fouet et flagelle le beau postérieur rose et humide. MII n’a plus peur, elle sait ce qui a cédé en elle : sa volonté, ses barrières intimes. Elle sait qu’elle aime ce plaisir, son plaisir, le plaisir sexuel et, mais elle a de la peine à se l’avouer, le plaisir animal qu’on arrive à lui arracher de cette façon. C’est avec son amant qu’ils ont appris peu à peu à aller au-delà de certaines conventions. Mais, en y pensant, avec lui, jamais ils n’avaient franchi une telle frontière. Et là, elle en est bien au-delà. Que va-t-il lui dire ? N’est-elle pas en train de le trahir ? Au début, c’était sans consentement, mais maintenant, après tous ces orgasmes, ces pénétrations, la facilité avec laquelle l’homme lui a ouvert l’œillet ? Plus, elle avait promis à son amant que c’est lui qui cheminerait le premier dans cette voie étroite, voie qu’elle n’osait pas encore prendre ? Le débat intérieur n’est que de courte durée, mais un doute subsiste toujours dans son esprit. Il lui semble reconnaître à certains gestes, certains mouvements son amant. En même temps, elle sait pertinemment qu’il ne peut pas être là, puisqu’elle lui a téléphoné au début de la soirée et qu’il était si loin. Ils s’étaient échangés des pensées très sibyllines, érotiques, voire franchement osées, montrant leur envie de se toucher ….

— Puis-je parler, Maître.

— Oui.

— Je voudrais vous présenter mes excuses. Je souhaite me soumettre à votre volonté, obéir comme vous le voulez. Je suis à vous !

— C’est bien. Il semble que tu as enfin compris ta leçon dit-il la fessant mollement.

— Oui, Maître, j’ai compris. Mon corps vous appartient.

— Seulement ton corps ?

— Mon corps, mon esprit. Tout. Tout ce que vous voudrez, Maître.

— Bien, très bien. Je vais te détacher. Et tu vas me prouver ta docilité.

— Oui, Maître, je vous obéirai.

Il la détache, va s’asseoir dans le fauteuil et lui commande d’approcher. Elle se lève un peu au juger, puisqu’elle a toujours les yeux bandés, mais elle connaît sa chambre sans avoir besoin des yeux pour se diriger. Elle est attentive au moindre bruit, souffle, feulement d’étoffe, à la moindre sensation ; son pied sur la moquette, le tâtonnement pour se diriger. La sensation des bracelets sur ses chevilles, sur ses poignets, maintenant qu’elle bouge par elle-même sont des caresses érotisées. Elle se dirige vers son Maître, en pleine conscience, en plein trouble. Maître est désormais le seul le mot qui vient à l’esprit de MII pour qualifier cet homme dont elle ignore tout, mais qui la possède au-delà d’elle-même, et qui est en mesure dorénavant tout exiger.

— A genoux ! Suce-moi !

MII s’exécute et dégage le membre viril. Elle le caresse un moment entre ses mains, puis une fois durci, se penchant en avant, le prend délicatement en bouche. Le sexe est heureusement de la même taille que celui de son amant, mais après ce qu’elle vient se subir, elle se sent plus libre de laisser aller ses envies. Dynamique et motivée, elle pompe, suce, lèche vaillamment, joue avec le sexe et sa gorge. Elle l’introduit au plus profond de son cou. Elle s’aperçoit qu’en contrôlant ses réactions, elle peut se pénétrer ainsi très profondément. Ses sens se remettent en feu et MII s’octroie une fellation d’une profondeur inconnue. C’est comme si elle voulait avaler le sexe jusqu’à son propre sexe. Pour aller à son clitoris. Ces pensées la troublent au plus haut point. Son propre plaisir resurgit. Elle s’agite alors de plus en plus fortement sur l’épieu qui l’ouvre et elle sent que son maître est emporté dans la tourmente. Soudain, il éjacule dans sa gorge au moment où MII jouit d’elle-même. C’est la première fois que cela lui arrive. Elle sait maintenant qu’elle peut jouir d’une pénétration buccale. Instinctivement MII sait aussi qu’il lui est interdit de recracher la semence. Elle avale. Puis elle entreprend de nettoyer le pénis de son Maître. Mais celui-ci en a encore un peu en lui et éjacule une dernière giclée que MII reçoit en plein visage. Elle ne commet pas l’erreur de s’essuyer. Son devoir est de finir la toilette du sexe de son Dominant d’abord.

Le Maître remballe son phallus. MII entreprend de s’essuyer, mais l’homme, d’un geste, lui ordonne d’attendre une minute, le temps de prendre des photos de son visage souillé de sperme.

— C’est bien, tu es très douée. On dirait que tu as fait ça toute ta vie ou que tu as un amant avec lequel tu sais partager les plaisirs.

Soudain MII entend crépiter un appareil photo.

— Ca, c’est pour immortaliser ce moment et pour veiller à ce que tu ne fasses pas de bêtises !

— S’il…. Vous …. Plaît, essaie-t-elle, pour exprimer son refus.

Mais le maître lui coupe la parole.

— Parfait, je n’en demandais pas plus !

MII rougit et baisse les yeux intérieurement. Peu avant l’aube, son maître décide qu’il est temps de lever la séance. Il lui enlève les bracelets, ramasse le fouet et remet le tout dans son sac.

— Puis-je parler, Maître.

— Oui.

— Avant de partir, n’allez-vous pas me prendre dans mon sexe ?

— Non, tu t’es refusée tout à l’heure. Maintenant, tu en as envie, c’est bien, mais j’ai décidé de te faire cet honneur que quand tu seras vraiment demandeuse.

— Mais je souhaite que vous me preniez, Maître.

— Tu souhaites… Cela ne me suffit pas. Je veux que tu en ressentes le besoin au plus profond de toi. Cela doit devenir pour toi une obsession. Quand tu ne pourras plus penser qu’à cela, alors, tu seras prête. Seul le temps peut faire cette œuvre. Tu devras prendre ton mal en patience.

MII entend son Maître ouvrir son armoire et choisir une robe. Il l’amène pour qu’elle la touche. Elle reconnaît sa robe de soie si douce sur la peau, mais qu’elle n’ose pas souvent mettre à cause du voile transparent. Comment a-t-il pu choisir justement celle-là dans toutes celles qu’il y a dans l’armoire ? Elle est si ample et si légère, qu’elle semble pouvoir être soulevée par la moindre brise. En même temps, c’est une véritable caresse érotique de la porter. Encore une fois, c’est un sentiment ambigu qui la domine. Le vouloir pour le plaisir et le craindre par pudeur. Il est vrai qu’en ce moment, elle se rend compte que ce n’est plus elle qui choisit. Cette robe, quand elle la porte, la rend nue. Et sans doute c’est ce que veut son maître. Comment réagira-t-elle entre l’obscurité de cette nuit et demain, au grand jour quand il lui faudra passer à l’action. Ce qui pourrait n’être qu’un rêve, un fantasme sera réalité. Sera-t-elle supportable ? L’homme lui laisse une enveloppe avec des instructions pour les heures à venir.

— Maintenant, tu vas aller dormir. Repose-toi bien. Tu auras besoin de toutes tes forces. Je veux que tu m’attendes à 10h00 au Bourg-de-four, dans cette robe sans sous-vêtement, hormis des bas à couture. Tu en as ?

— Oui, Maître !

— C’est bien, je vois que tu es une femme, une vraie et que mon choix se révèle à la hauteur de mes espérances. Est-ce bien compris ?

— Oui, Maître.

— Tu as intérêt, dit-il d’une voix basse mais menaçante.

Puis, il s’en va. MII reste agenouillée, devant le fauteuil où elle vient de faire allégeance. Un long moment, pour mieux se remémorer les différentes émotions qu’elle a ressenties au cours de cette nuit. D’abord, la crainte :

— Comment concilier ma vie avec mon amant que j’aime et mon nouvel état de soumise ? Comment vivre ces deux folies ? Ma vie était magnifique jusqu’ici, je n’avais aucune envie de la compliquer, même si la soumission lui est imposée. Et puis, mon amant ne doit revenir que dans une semaine. D’ici là, bien des choses peuvent encore changer…

En même temps, elle ne peut que s’interroger sur ses sentiments. L’amour, la soumission, les réactions époustouflantes de son corps. Elle a goûté à des choses qu’elle croyait relever uniquement des fantasmes, à l’encontre de tous ses principes.

— J’ai plongé, contre mon gré au début il est vrai, mais avec quel délice, finalement. C’est comme un réveil de mes sens qui opèrent dans un registre jusque là inconnu ou plutôt seulement imaginé. Enfin, depuis que j’ai ces orgasmes si intenses, je ne ressens plus que l’envie que cela recommence. Et si cela passe par une soumission profonde, je me soum…

Epuisée, elle s’endort.

EPISODE 4

Le réveil retentit. Pendant une seconde, MII pense qu’elle a fait un rêve très doux et érotique. Mais très vite, la réalité lui revient à l’esprit. Un homme s’est introduit chez elle pendant son sommeil, l’a attachée avec des bracelets de cuir, l’a caressée, l’a fessée, l’a fouettée, après l’avoir bâillonnée. Elle a été sodomisée et pour finir, elle a dû lui faire une fellation. N’était-ce qu’un rêve érotique ? Elle cherche quelques indices de ces émois. En glissant sa main sur ses fesses, elle les sent sensibles, au moindre effleurement. Soudain, en se contractant dans un geste involontaire, c’est son œillet qu’elle sent. Elle prend alors conscience qu’elle ne peut avoir rêvé et qu’elle a bien été pénétrée dans cette voie si étroite. Elle glisse un doigt là où elle a l’habitude d’être caressée, parce qu’elle s’est rendu compte des effets délirants qu’elle ressent quand son amant la caresse à cet endroit. Elle constate qu’en glissant son doigt, il rentre tout seul, comme dans son sexe.

Quand le maître est parti, elle s’est sentie soumise à cet homme, elle a éprouvé un grand vide, le manque. Elle ne pouvait le nommer autrement que Maître. Au réveil, c’est toujours comme cela qu’elle a envie de l’appeler. Du reste c’est le seul prénom qu’elle lui connaisse.
Elle se lève, piquée par la curiosité et s’approche de la commode. Il a en effet laissé des instructions sur la commode. Elle n’ose les lire, gênée, mais troublée. Cette enveloppe témoigne de son vécu. C’est sa soumission qu’elle a sous les yeux et encore une fois elle sent le désir la saisir.

Il lui a donné ce rendez-vous. Si elle obéit, c’est à la rencontre de sa soumission qu’elle se rend. Elle deviendra une esclave docile, soumise à son Maître. Mais c’est aussi à un impossible retour qu’elle va, de cela, elle n’a aucun doute. Si d’aventure elle se refuse, reviendra-t-il la nuit pour la punir ? Il est arrivé à pénétrer son appartement sans problème. Peut-être simplement l’abandonnera-t-il ? Son trouble intérieur est si intense qu’elle ne peut supporter une telle idée.

— C’est donc un signe de mon acceptation !

Mécaniquement, elle se douche tout en retournant le problème dans sa tête encore et encore. Il y a ce que semble dicter sa tête et ce qu’exige presque douloureusement son corps. Durant la douche, en se frottant délicatement avec le savon, c’est toute sa nuit qui lui revient. Ses fesses, son clitoris, son œillet, ses seins lui rendent compte de leur vécu. Elle se trouble rien qu’à y penser. Elle imagine déjà la suite des événements, de sa vie et à nouveau le trouble s’installe en elle. Furieux, obsédant, goulu. Une envie d’y replonger impérativement comme à une sucrerie ou un cornichon que l’on suce en absorbant son odeur et sa saveur vinaigrée. Après avoir crémé son corps encore plus que d’habitude, ce sont toutes ses sensations qui se sont transformées. Elle ressent l’envie de faire plaisir à sa peau, de la mâtiner, de la préparer à la douceur, juste retour des effets cuisants qui la troublent tellement. Finalement, elle sort de la salle de bain en émoi et va chercher ses bas à couture qu’elle glisse précautionneusement sur ses jambes. C’est encore une caresse délirante qu’elle s’octroie. Elle fait attention à bien les tendre, à placer la couture très droite. Elle se regarde dans le miroir pour vérifier son ajustement et aperçoit en même temps certaines marques sur ses fesses qui témoignent encore s’il était besoin qu’elle n’a pas rêvé, d’une part et qu’elle est en train de se préparer d’autre part à exécuter ce que son maître lui a ordonné. Elle s’habille avec la robe de soierie noire qui la caresse tant. C’est la première fois qu’elle la met en étant nue dessous. Ces préparatifs, elle les déguste, les adore, elle en rajoute et sent bien en elle les effets dévastateurs qu’ils ont. A ses réactions intérieures, elle remarque que son maître a été capable de connaître et anticiper les sensations qu’elle ressent ainsi parée selon ses exigences.

— Aucune des traces laissées par le fouet ou les fessées ne dépassent de la robe, ouf !
Elle se choisit une paire de souliers vernis très haut. Elle sait combien ils la mettent en valeur et nul doute que son maître saura apprécier ! Déjà, elle s’aperçoit qu’elle est attentive à ce qu’il pourra en penser.

— Se peut-il que je sois déjà soumise à ce point ?

Elle est prête, parée, parfumée jusqu’aux creux de son sexe.. Jusqu’à maintenant, tout ce qu’elle a fait depuis son réveil ne porte à aucune conséquence. Elle s’adonne à son propre plaisir. Mais après ? Elle doit, à présent, prendre cette décision qui pèsera lourdement sur le reste de sa vie. Debout au milieu de sa chambre, elle hésite encore longuement, tout en s’admirant dans le miroir. La silhouette qu’il lui renvoie est somptueuse. Elle est d’une beauté à couper le souffle. Maquillée assez fortement, peut-être trop se dit-elle, elle a le regard clair et magnifique.

Soudain, tout devient lumineux, elle ira.

Comme les instructions le stipulent, elle laisse sa voiture au garage et prend les transports en commun. Elle remonte la rue Verdaine, non sans s’arrêter un moment devant le magasin de lingerie. Inutile d’entrer puisqu’elle est nue et qu’elle doit le rester. Néanmoins elle ne peut s’empêcher de contempler la vitrine. Il y en a tellement, et qui lui vont si bien. Pourvu qu’elle ait encore l’occasion de s’en parer.

— Et si mon maître exigeait que je sois toujours nue ? Même esclave, j’arriverai sans doute à le persuader du bienfait de me parer de lingeries, se dit-elle.

Arrivée à l’entrée de la place du Bourg-de-four, elle s’immobilise. Elle fouille des yeux le tour de la place. L’homme n’est pas là. Progressivement au cours du chemin, MII a senti tout de même son estomac se nouer. La rue montait, comme MII monte vers sa soumission. Elle est saisie de vertige et ne peut aller plus loin.

— Pourquoi devrais-je me soumettre à cet homme dont j’ignore tout, que je n’ai même jamais vu ? Je ne pourrais même pas le reconnaître au grand jour, puisque toute la nuit j’ai eu les yeux bandés, je ne connais de lui que sa voix, ses mains, son sexe dans ma bouche ?

A cette évocation, le trouble ouvre dans son sexe.

Elle redescend un peu la rue en courant et haletante, se réfugie au fond d’un café. Elle commande un porto qu’elle avale d’un trait. Elle éclate en sanglot. Le cafetier touché par cette vision vient la réconforter.

— Alors madame, que vous arrive-t-il donc de si grave pour pleurer ainsi.

— J’ai rendez-vous au Bourg-de-four avec un homme mais je n’ose y aller, répond-elle machinalement.

— Il faut mieux avoir des remords que des regrets, madame.

MII reste un moment à déchiffrer ce message. Les remords, c’est l’action, et agir c’est vivre. En fuyant, MII choisit de ne pas vivre cette aventure. Elle le regrette déjà. Son cafetier philosophe a raison : elle doit y aller.

Elle paie sa consommation et remonte la rue à l’endroit prévu. Elle attend plusieurs heures sur le trottoir devant le palais. Trop tard, elle a raté le rendez-vous. Déçue d’elle, blessée intérieurement, elle erre jusqu’au soir dans les magasins, mal à l’aise, pleine de regrets tout en restant troublée de se promener ainsi nue sous sa robe. La nuit venue, elle rentre à son appartement.

— Pourquoi ai-je tant hésité ? Tu es une idiote ! se reproche-t-elle intérieurement.

Vers 21 heures, MII se décide à grignoter un peu et à aller se coucher. Elle n’a goût à rien ce soir. Rapidement, elle s’endort d’un sommeil agité. Elle se réveille au bout d’une heure en sueur. Elle ne parvient pas à se rendormir. Elle reste dans le noir à écouter, à percevoir les bruits de la nuit. Le noir amplifie les choses, elle s’en est déjà rendue compte quand elle avait les yeux bandés. Tout paraît plus grand et en même temps plus subtil. Le moindre geste, le moindre tintement prend des proportions inattendues.

Il est près de deux heures à présent, MII commence à sommeiller quand elle entend du bruit dans l’escalier. Son cœur se met à battre la chamade. Si c’était lui ? Instinctivement, elle repousse le drap de satin et s’agenouille sur son lit, jambes écartées, offertes. Elle est tendue, prête à se prosterner devant son Maître. Elle ferme d’instinct les yeux. Il entre et allume la lumière. Il voit MII dans sa position de soumission. Celle-ci, sans réfléchir, se jette aux pieds de son Maître, le visage tourné vers le sol. Elle sait qu’il va être furieux. Elle se prépare mentalement et physiquement à recevoir à nouveau fouet ou fessée, peut-être les deux. Elle clôt les yeux parce qu’elle ne peut imaginer la soumission que dans la nuit.
Une violente gifle s’écrase sur sa fesse gauche, ravivant les douleurs de la nuit passée. La deuxième, encore plus forte, sur l’autre fesse, la renverse à moitié. Il l’attrape par les cheveux pour la remettre en équilibre. Pour échapper à la correction en cours, MII baise les chaussures de son Maître. Loin de s’attendrir, il la reprend par la chevelure, la remet en position et la fesse de nouveau.

Au moment où elle veut mettre sa main sur sa fesse, il la lui bloque.

— Ne touche pas.

Vlan, encore une volée.

— Cette fesse m’appartient et ne t’appartient plus. Elle est à moi. J’en fais ce que je veux. Vlan. Tu dois faire tout ce que je te demande. Vlan.

Chaque phrase de son monologue est ponctuée par une cuisante brûlure.

— Tu me dois obéissance, soumission et dévotion. Tu m’as déçu ce matin. Tu n’es pas venue. Tu es une fille rétive. Voyons comment vais-je te punir ?

— Pitié, non, j’ai déjà été durement punie. Depuis votre arrivée vous n’avez cessé de me fesser.

— Qui t’a autorisé à parler, insolente ? Une nouvelle fessée sur la cuisse droite. De quels droits oses-tu me dire ce que je dois faire à mon esclave ? Vlan, sur la fesse gauche.
Un lourd silence, pourtant de quelques secondes seulement s’installe. Ce bref répit montre à MII l’étendue de sa situation. C’est comme si elle contemplait tout au travers d’une loupe. Maintenant, elle est suspendue à une parole et sa respiration s’est arrêtée !

— Je sais comment je vais te punir !

Il sort un bâillon de sa poche, lui bande les yeux et entreprend de la mettre en position. Comme s’il jouait avec une marionnette, il la guide dans des positions diverses, toutes plus troublantes les unes que les autres, il la conduit par les tétons ; debout, les jambes écartées, les reins très creusés, les bras au-dessus de la tête ; sur le fauteuil, les jambes ouverts, les mains derrière le dossier. Cela met MII dans un état d’excitation extraordinaire, elle devient prête à tout pourvu que le jeu continue, mais elle n’ose exprimer quoi que ce soit et tout reste prisonnier de son corps, mais avec quels bénéfices en sensations ! Enfin, il la remet à genoux, cuisses écartées, les mains jointes tendues vers le plafond, dans une position contraignante et fatigante, mais ô combien troublante.

— Ne bouge plus. Je vais chercher mon sac dans ma voiture. Si tu bouges, tu le regretteras.

Après de longues minutes, il revient. MII a glissé une main pour masser une fesse plus douloureuse au moment où son maître arrive. Est-ce involontaire ou prémédité de sa part, ce qui montre bien l’état dans lequel elle se trouve.

— Tu as bougé constate-t-il. Ta punition sera donc doublée.

Il ouvre son sac. Il en sort un rouleau d’adhésif très large. Il reprend MII par les tétons et très lentement la conduit dans l’appartement jusque dans la cuisine. Là il lui attache les chevilles aux pieds de la table et lui plie les bras pour les attacher dans le dos de façon à ce qu’ils soient parallèles. Encore debout, ce lien met en proéminence ses seins, comme si elle gonflait les poumons de fierté. La position est terrible. Elle ne peut bouger les bras. Ses jambes sont écartelées, son sexe, son œillet disponibles. Ensuite, toujours en la tirant par ses bouts, il la courbe au-dessus de la table. Ses fesses en épousent le bord et sont mises en évidence. Qu’il va être facile de la fesser encore ou de la pénétrer, ou les deux à la fois. Il la lâche et fait un tour complet de son cou avec l’adhésif, passe le rouleau sous la table et vient le coller derrière la nuque de MII. Elle est maintenant totalement immobilisée, à sa merci.

A l’inverse de ce qu’elle a cru tout d’abord, ni fessée, ni pénétration ! Il commence par caresser longuement les fesses offertes, puis son sexe, son œillet découvert. Il passe le doigt le long de colonne vertébrale, s’arrête dans le creux de ses reins. Elle sent la folie la gagner sous ces caresses sulfureuses et dans son immobilisation. Elle contorsionne dans la limites de ses possibilités, ce qui a la propriété d’augmenter son plaisir. Pendant ce temps, son maître lui explique comment il la punira. Incroyablement, MII sent que son sexe se met de nouveau à couler. L’exhibition outrageuse, les liens, les caresses, loin de la dégoûter, la précipitent dans un plaisir humide et profond, mais qui n’épargne pas à son esprit échauffé la crainte de ce qui va suivre.

— Pour ne pas être venue au rendez-vous, tu recevras 10 coups de fouet et 10 de plus pour avoir bougé tout à l’heure. Tu dois absolument apprendre à obéir. Après chaque coup, je veux que tu comptes les coups reçus, ceux à recevoir. Tu devras également me remercier de prendre en main ton éducation et t’excuser pour ta désobéissance. Si tu te trompes, on repart à zéro. As-tu compris ?

— Oui, Maître.

Le premier coup s’écrasa, arrachant un cri à MII.

— Silence et compte !

— Un, encore 9. Je vous remercie et vous prie de m’excuser.

— Très bien.

— Deux, encore 8. Je vous remercie et vous prie de m’excuser.

Au septième coup, MII craque.

— Ah ! Pitié, non ! Je vous supplie d’arrêter.

— Tu as encore dit "non". Tu dois oublier ce mot. Pour t’y aider, tu recevras dix coups de plus. Où en est-on. Je ne me rappelle plus. Ce n’est pas grave. Reprenons à zéro.

— Un, encore 9. Je vous remercie et vous prie de m’excuser.

— Très bien.

— Deux, encore 8. Je vous remercie et vous prie de m’excuser.

Quand le trentième coup tombe enfin, les fesses de MII sont en feu, tout comme son sexe.

— Tu ne pourras plus t’asseoir avant plusieurs jours sans penser à ce moment de crainte et de délice en même temps ! se dit-elle troublée.

Il coupe les liens avec un couteau à cran d’arrêt. MII s’effondre au sol et baise les pieds de son Maître, le remerciant sincèrement.

Il accepte l’hommage, la relève, l’embrasse à pleine bouche et lui tend la robe et les chaussures qu’elle avait choisies la veille.

— C’est bien, pour les chaussures, tu as bon goût, mais je t’en ferai enfiler des plus hauts encore. Habille-toi et suis-moi. Nous partons.

— Maître, puis-je parler ?

— Oui, fais-le !

— J’aimerais aller aux toilettes m’essuyer. Partons-nous longtemps ?

— Pour ce qui est de t’essuyer, pas question, tu resteras mouillée, c’est comme cela que je te veux. Pourquoi veux-tu savoir combien de temps serons-nous loin ?

— J’ai besoin de prendre quelques affaires, de quoi me changer, de l’argent, ma trousse, mon sac à main.

— Là où nous allons, tu n’as besoin de rien !

Il attrape son sac et la prend par la main. Elle lui emboîte le pas, les yeux toujours bandés. Si elle croisait quelqu’un dans l’escalier ! Quelle honte ! En même temps elle se rend compte que ça l’excite. Il doit être au moins cinq heures du matin et elle ne devrait pas rencontrer âme qui vive. Ils descendent, traversent la rue et s’arrêtent devant la voiture. Il la tient par un sein à travers la robe de soie pendant qu’il ouvre la porte, ensuite l’aide à s’asseoir.

Au moment où la voiture démarre, MII se fait la réflexion qu’elle ne reconnaît pas le ronflement caractéristique de la voiture de son amant. Ils roulent pendant un bref moment. Au bruit, elle s’aperçoit qu’ils entrent dans un parking souterrain. Son maître coupe le moteur, sort, vient ouvrir sa porte et l’aide à s’extraire. A peine hors du véhicule, il la plaque contre la carrosserie, lui intime l’ordre de relever sa robe au-dessus des fesses. En la maintenant à la taille, il la pénètre de trois doigts dans son sexe trempé. MII jouit immédiatement en gémissant !

— Bien, très bien, je vois que les leçons portent déjà des fruits. Ses doigts abandonnent son sexe et le maître les porte à la bouche de MII qui les lèche. Elle sent sa propre odeur et son trouble ne cesse de croître.

— Ne lâche pas ta robe, je veux pouvoir admirer tes fesses !

Ensuite, son maître la reprend par un sein pour la conduire à l’ascenseur.

— Pourvu qu’on ne croise personne, se dit MII, honteuse !

Mais elle ne peut s’en rendre compte puisqu’elle a toujours les yeux clos par le bas. Pendant l’ascension, il lui caresse les seins, les fesses, la maintenant, malgré la honte, la peur, sur les charbons ardents. Elle sent brusquement le froid sur ses cuisses au moment où l’ascenseur les libère et sent sa robe qui retombe glisser sur ses jambes. Quelle caresse !

— Quand je serai parti, tu enlèveras ton bandeau que tu attacheras à ton poignet et tu retourneras au Bourg-de-four. Là tu suivras à la lettre les instructions qui sont dans cette enveloppe.

— Oui, Maître.

Elle veut poser des questions. Mais il lui impose le silence. Il disparaît dans l’ascenseur.

— Ce n’est pas encore maintenant que je verrai celui qui prend une telle importance dans mon corps et mon esprit !

Elle traverse la promenade à la fois gaie, détendue et à la fois avec toujours cette crainte au creux de l’estomac.

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