L’inconnu de l’am

mardi 8 avril 2003
par  Christine Arven
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C’est le milieu de l’après-midi. Un après midi terne et monotone. Caroline se tient debout derrière la vitrine de sa boutique de lingerie et regarde, avec ennui, les passants qui défilent à pas pressés et frileux sous la pluie fine et froide qui tombe sans discontinuer depuis le matin ne jetant qu’un bref regard à la devanture où elle a pourtant si joliment arrangé dans un mélange savant et suggestif de soie et de dentelle, soutien-gorges, slip, guêpières, nuisettes transparente et autres lingeries toutes plus affriolantes les unes que les autres.

« Quel ennui… » pense-t-elle.

Nonchalamment, elle parcourt du regard la boutique. Il n’y a vraiment rien à faire. Tout est impeccablement bien rangé. Malgré elle, elle sourit. La boutique est si jolie. A la fois élégante et sobre. Son regard effleure les sous-vêtements. S’arrête un moment sur cet ensemble soutien-gorge, slip et porte-jarretelles en soie sauvage mauve. A la fois si raffiné et si coquin avec sa transparence si soigneusement étudiée. Il lui plaît tant. Son regard s’égare vers le fond du magasin où sont exposés, à l’abri des regards non avertis, les modèles plus sexy, voire franchement provocants qu’elle réserve à une clientèle privilégiée.

Un moment, elle pense que ce serait amusant d’exposer en vitrine, le modèle en fine dentelle grenat, slip et soutien-gorge ouverts aux endroits stratégiques, qu’elle a reçu ce matin et qui a suscité en elle lorsqu’elle l’a découvert un léger émoi. « Peut-être cela ferait-il s’arrêter les gens » pense-t-elle avec une moue désabusée. Mais l’idée l’amuse. Un peu de provocation dans toute cette grisaille réveillerait peut-être un peu les gens de leur torpeur hivernale. Ce serait franchement amusant de voir leur tête à tous ces coincés du cul, songe-t-elle en souriant.

Elle se détourne et s’avance vers le fond du magasin. Elle saisit délicatement entre ses doigts l’ensemble si exquis. La dentelle est si fine, si douce au toucher. Il est vraiment superbe. Comme ce matin, elle sent au contact soyeux du tissu un frisson la parcourir. « Tiens, si je l’essayais, histoire de voir l’effet qu’il a… »

Elle se dirige vers la cabine d’essayage et, après s’être rapidement dévêtue, se pare de l’ensemble. Elle reste un moment muette en découvrant dans le miroir le reflet de son corps ainsi paré et ressent un soudain émoi qui la trouble profondément. La tenue est extrêmement suggestive et sexy sans être le moins du monde vulgaire. Ses seins et son sexe sont enserrées dans un écrin de dentelle fine au reflet irisé. Des ouvertures judicieusement placées laissent entrevoir ses tétons ainsi que son pubis parfaitement épilé. Elle se tourne et découvre que là également une échancrure dégage bien ses fesses et découvre au moindre de ses mouvement la partie la plus intime de son anatomie. Elle se tourne et retourne devant le miroir admirant l’effet de l’ensemble qui rehausse les formes douces de son corps lorsque elle attend la porte de la boutique s’ouvrir.

Elle esquisse un mouvement d’impatience. « C’est pas vrai… Juste maintenant » pense-t-elle en se réajustant rapidement. Mais en bonne professionnelle elle cache son agacement sous un sourire et s’avance vers son visiteur.

Tiens, c’est un homme. Assez jeune. Pas mal qui plus est. Son sourire de circonstance se transforme en un véritable sourire qui illumine ses yeux d’un éclat de joie. « Après tout, l’intermède n’est peut-être pas si désagréable que ça. »

L’homme se tient debout au milieu de la boutique. Un peu intimidé semble-t-il. Il est grand, solidement bâti. Cheveux noir et œil de velours. La petite trentaine tout au plus. Manifestement, il n’a pas l’habitude d’entrer dans ce genre de boutique et il ne peut s’empêcher de laisser errer son regard indécis mais appréciateur autour de lui.

— Bonjour, monsieur. Que puis-je pour vous ?

— Bonjour mademoiselle, j’aurais besoin de vos lumières je crois. Je cherche une tenue sexy pour offrir à ma copine... C’est un peu gênant de venir seul dans ce magasin et … je ne sais pas que choisir…

Son regard insistant détaille, appréciateur, Caroline des pieds à la tête tandis qu’il lui parle. Il faut dire que Caroline est une très belle femme. Elégante, la tenue qu’elle a choisie ce matin, un corsage ajusté au décolleté juste assez profond pour découvrir la naissance de ses seins et une jupe longue mais largement fendue, met en valeur sa taille élancée. « Quel homme charmant, se dit Caroline avec un soupir, dommage que ce ne soit pas pour moi »

— Bien sûr, monsieur. Quel style aimeriez-vous ?" répond Caroline en se détournant tout en faisant virevolter autour d’elle, comme par inadvertance, les pans de sa jupe ce qui a pour effet de découvrir furtivement ses jambes, longues et fines gainées de bas de soie.

Elle sait l’effet ravageur qu’a ce mouvement sur la gent masculine et s’amuse de leur réaction.

Caroline n’est pas une fille facile mais elle aime bien séduire et susciter le désir des hommes. Elle s’amuse de leur émoi auquel, parfois, au gré de ses envies, elle succombe. Il est si agréable de succomber à la tentation… Caroline est une libertine. Elle aime le plaisir et les jeux de l’amour.

— Et bien... Auriez-vous quelque chose à me conseiller ? Je cherche une tenue à la fois raffinée et osée... Si vous voyez ce que je veux dire... Mais vous voyez sûrement. Vous êtes tout à fait le genre de femme à porter ce genre de dessous, si je puis me permettre.

Le ton à la fois courtois et plein de sous-entendu, stoppe net Caroline. Elle se tourne et lui jette un regard furtif. Mais oui, il la regarde de manière non équivoque. Un frisson parcourt soudain Caroline à ce regard appuyé qui lui avoue sans aucun doute possible qu’elle lui plaît beaucoup.

Caroline est un peu offusquée par le désir évident et abrupt qu’il manifeste et s’apprête à le remettre vertement à sa place lorsque, à son grand étonnement, elle s’entend répondre :

— Je viens justement de passer une tenue qui vous plairait je pense. Si vous voulez je peux vous montrer.

(Je suis complètement folle mais… quel homme !, pense-t-elle en aparté. Il est vraiment très beau. Après tout… pourquoi pas ?)

L’homme semble un peu étonné par cette proposition originale qui le prend un peu de court lui qui pensait mener le jeu. Mais après un bref moment de réflexion, il répond :

— Hé bien... Je... Oui, pourquoi pas. Si cela ne vous gêne pas !

— Mais pas du tout. Si vous voulez bien me suivre dans la cabine.

— Avec plaisir ! (décidément, cette fille est vraiment excitante !)

— Je suis à votre entière disposition, Monsieur, lui répond Caroline avec un sourire effronté.

— Ne me dites pas ça. Je risquerai de vous prendre au mot !

— Mon seul souci est…. de vous satisfaire, Monsieur (et de me satisfaire aussi...)

— Si vous saviez quelles idées j’ai en tête, vous ne diriez pas ça ! Bien... Puis-je voir ce que vous avez à me montrer ?

— Si vous voulez. Je vais commencer par ôter mes vêtements, dit-elle en se dirigeant vers la cabine d’essayage.

Mais l’homme s’est rapproché tout près de Caroline qui le sent soudain se presser dans son dos. Surprise par la soudaineté de l’attaque, Caroline esquisse un mouvement de retraite mais l’homme la retient fermement contre lui. Une main curieuse glisse sous sa jupe et remonte le long de ses cuisses, dévoilant la couture de ses bas. Son autre main s’est posé sur ses seins qu’elle pétrit doucement.

— Hmmm, ravissant...

La main sur ses cuisses remonte encore, atteint la limite des bas et touche la peau de Caroline qui n’ose plus bouger, électrisée par ce contact. La paume de la main est chaude, douce… irrésistible.

A son contact, Caroline frémit et se laisse aller contre le torse de l’homme. La main remonte encore de quelques centimètres et se pose sur son entre-jambe. Caroline sent, à travers la soie de sa culotte, son sexe devenir brûlant. Sans grande conviction, déjà conquise, elle tente une nouvelle fois d’échapper à l’homme. Mais la caresse et si douce… Un long frémissement la parcourt et elle ne peut retenir un soupir de contentement tout en écartant légèrement les jambes afin de faciliter la caresse de l’homme. LIRE LA SUITE




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Commentaires

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mercredi 30 janvier 2013 à 08h35 - par  Henic

Elle ne connaît pas son prénom mais lui utilise son diminutif. L’intimité est-elle à sens unique ? Pourtant, la descripion de ce moment intense qui s’achève en paroxysme montre bien que l’intimité a été partagée... à fond !