L’accompagnateur

Chapitre 1 : L’apprivoisement.
samedi 25 mai 2013
par  Khyor
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Chapitre 1 : L’apprivoisement.

— Bonjour ! lançai-je ...
Surprise, elle minauda un bonjour de confusion marqué d’un petit sourire.
Je n’insistai pas plus et la laissai partir devant moi pour la regarder. Elle était à peu près de ma taille... Dans les un mètre soixante quatre... Elle portait un jolie robe blanche et surtout ce qui me faisait plaisir, elle n’avait pas de collants ni même des bas, juste un petit déhanchement qui soulignait les contours de sa petite culotte.

Je décidai de la suivre à une distance plus que raisonnable... Je voulais savoir quelle direction elle allait prendre... Oui ! Nous allions vers la gare du R.E.R. Je continuai à la suivre... je pressai le pas pour ne pas la perdre de vue... Elle tourna sur la gauche et monta l’escalier pour finir sur un quai... Je regardai très vite l’affichage électronique et lu la destination finale de son train... Etampes ! Je savais !

Allègrement je franchis les marches... C’était parfait, on allait dans la même direction sauf que mon trajet divergeait... donc je pouvais continuer à la suivre du regard de mon quai.... Chouette, super.... pensai-je.

Une fois assis dans mon train me vinrent les images de cette fille.... Un peu rondelette... Son visage ? Et bien je dois me l’avouer ! Je n’y avais porté aucune intention particulière et je ne pourrai pour aujourd’hui vous le décrire...Une certitude...C’est qu’elle entrait dans le style de femme que j’apprécie... Le genre Rubens, voir Matisse pour les quelques tableaux que j’ai vu aux musée du Louvre. Je laisse couler cette agréable rêverie... Quand soudain.... Bon sang ! Mais oui ! A aucun moment elle ne s’est retournée...

Le doute s’installa... Des pensées, les plus folles venaient frapper ma tête... Et si je ne lui avais pas plût... Et si je n’avais pas réussi à captiver son attention... Et si....
Je m’en veux ! Avec un effort encore plus fort que l’anxiété qui m’habitait, je parvins à me calmer...
Je verrai bien demain ! Me dis-je pour fermer la porte aux bêtises déferlantes et les évacuaient ainsi... A demain ! Belle inconnue... A demain !

Le mardi suivant ce court bonjour... J’arrivai un peu plus tôt à l’arrêt de bus... Montai dedans et pris volontairement le milieu afin d’avoir une vue stratégique du véhicule. En effet, il me suffisait de faire un trois soixante degré pour englober totalement l’espace à ma vue... j’étais obligé de la voir monter... Je devançai même un peu le trajet du bus rien que pour la voir... Et lorsqu’elle serait à l’intérieur alors là j’exécuterai mon plan.
La voilà ! Elle est dedans ! Je me dirigeai de suite avant même que le bus ne redémarre... Ce qui inévitablement me colla contre son corps.... Qu’elle sensation ! Pourtant je me trouvai un peu penaud.

— Bonjour, je m’appelle Jean-Jacques et je suis content de vous voir...
— Et moi c’est Sylvie !
— On va s’asseoir ? En lui montrant deux places au fond...

Comme elle était devant moi... Rien de plus facile que de prendre le siège près du couloir et par conséquent elle devenait une sorte de prisonnière...
Je pris de suite une conversation anodine tout en menant un sondage... Quels sont ses goûts et à chaque fois qu’il y avait concordance... Je sautais sur l’occasion pour commencer à lui faire la cour en choisissant le mode flatterie... Donc je continuai ses réponses par :

— Mais tu as complètement raison c’est super comme groupe de musique... C’est un de mes préférés...

Je m’aperçus que le tutoiement était passé comme une lettre à la poste... J’avais marqué un sacré point là ! Je pressentais comme un petit trouble ... J’enfonçai le clou !
J’avais tout en main ! Son nom, l’adresse, l’âge... Je pouvais donc abattre ces atouts et la convier à un rendez-vous qu’elle ne pourrait refuser... Je pris tout ce qui me restais de lecture, d’études personnelles afin de formuler une phrase interrogative qui ne laissait le choix que pour une seule réponse possible ... Le " oui ", d’accord ou encore un " pourquoi pas ", qui avait à mon sens, la même réciprocité.
— OK ! Je passerai samedi vers dix heure trente, devant chez toi ! J’aurais une Citroën " A.X " grise .... En plus comme tu aimes le poisson, je te préparai une de mes spécialité...
Sans attendre sa réprobation ou son approbation... Je fis volte face et gravis quatre à quatre l’escalier qui accédait à mon train.

Je ne vous compte pas la suite en détail... Eh ! bien nous n’étions que mardi !
En résumé la fin de la semaine passa ainsi...
Des baisers à pleine bouche assez longs pour deviner quelques soulèvement de sa poitrine opulente mais pas trop lourde, et de temps à autre une main insidieuse en dessous de la jupe ou de la robe mais s’arrêtant toujours à mi cuisse... Faisant naître quelques frémissements... Voilà somme toute une relation simpliste, j’allais écrire " Normale ". Mais je voulais ouvrir le rideau le plus lentement possible afin de dévoiler le décor d’une scène théâtrale lorsque que le premier comédien lance la première tirade et met à nu le thème de la pièce aux yeux ébahis des spectateurs !

Samedi ! Enfin ! Je me levai et me dirigeai vers la salle de bain... Je vous arrête net sur une présentation plus que banale de ma personne... J’ai trente-un ans... Un petit mètre soixante quatre et un ventre un peu rond.... Pour être plus exact une corpulence bien plus proche de Napoléon Bonaparte que celui de Monsieur Alain Delon... C’est bien clair pour vous mesdames si vous passiez et me croisiez... Il est certain que vous ne m’auriez pas adressé le moindre regard. Eh bien mince ! Je suis comme je suis et j’assume !
Pour en finir avec la plastique, la beauté... J’avancerai comme une philosophie du moins en ce qui me concerne... Que la beauté... Qu’elle émane d’un homme ou d’une femme... N’est jamais mangée en salade ! Si j’ajoutais le fait que Sylvie était fille de facteur et moi Premier né d’une famille d’ouvrier même pas qualifié alors je crois que vous avez compris dans quel milieu social nous évoluons.

Nous arrivâmes à la cité des " Petits Oiseaux " d’Athis-Mons, ville du département 91.
Je menais par la main celle dont j’aurai l’honneur d’assouvir ses moindres envies...
Je n’avais pas le sentiment qu’il faille à tout prix lui faire la présentation des lieux... Non... Et je ne saurai vous dire pourquoi je la fis asseoir sur un canapé et sans mot dire allai directement dans la cuisine en m’écriant :
— Café, Jus d’orange, limonade... Que veux-tu ?
— Jus d’orange !
Je revins et dans le mouvement appuyai sur marche le tourne-disques.... Evidemment sur la platine le dernier album de son groupe préféré. Au moment où je passai derrière elle, je me penchai sur son cou et lui appliquai un baiser doux et tendre... son visage assez ovalisé commençait à prendre une jolie teinte... je continuai vers ses lèvres légèrement pulpeuses, glissai ma langue à l’orée de sa bouche pour en titiller la pointe et papillonnai ainsi pour finir en enveloppant cette sucrerie.... Nous échangeâmes nos sucs salivaires, et je vis palpiter ses seins de pus en plus vite et mon émoi montait en une chaleur qui descendit vers mon sexe à la vitesse d’une avalanche... Comme pris par une tempête... Je la guidai vers ma chambre... Comment s’est-on retrouvé entièrement nus avant même d’avoir atteint le lit ? Eh puis mince au diable le protocole de l’effeuillage amoureux !
C’est une vague qui nous entraînait.... Je tirais sur les tétons, elle répondait en pressant sur mes grelots, je lui triturais son clitoris, elle décalottait mon engin aussi fort que j’eus peur que le prépuce explose comme une fusée. Je suis dans la tourmente, elle l’alimente de plus belle... Venant à moi, comme une délicieuse invitation... Nous ne faisions plus qu’un seul corps tellement si fort, tellement complice... que nous finîmes dans l’éclatement de la jouissance suprême... Elle s’arque-boutant, moi m’enfonçant en elle.
Comment, même par métaphore, vous décrire ce moment si sublime qui vous fait redescendre sur terre comme une plume qu’un vent léger et coquin s’évertuerait à empêcher qu’elle touche le sol...

— Jean-Jacques ... Mon chéri ! Je suis heureuse que ce soit toi, rien que toi ! Enfin je veux tout pour toi !
— Moi aussi mon amour, moi aussi....
Lentement je me redressai et avec une main j’effleurai ses seins en souriant à la pensée qu’elle serait mise sur une voix peu commune et que je n’étais plus un accompagnateur mais un guide car je l’avais apprivoisée....




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